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Critiques sur Terminus Belz (94)
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Lolokili
  22 septembre 2016
Le truc avec Emmanuel Grand, c'est qu'on est presque voisins.
Donc bien sûr j'avais eu vent de ses bouquins.
Donc bien sûr j'ai maintes fois été tentée de les lire, maintes fois contrée par Lolokiprocrastine, une copine du genre collante je t'expliquerai.

Le truc avec Emmanuel Grand, c'est qu'un soir de juillet dernier voilà-t-y pas que je le rencontre chez des potes au hasard d'une fiesta (une teuf hein, pas la voiture)
Zicmu à donf… bonjour, bonsoir, Emmanuel, Lolo, enchanté, ravie, tout ça.
Zicmu à donf toujours… longue et affable conversation à thématiques diverses – l'écriture, la lecture, sa progéniture, ma progéniture, les vacances en voiture (la voiture là c'est surtout pour la rime bien sûr) – au bout de laquelle je promets (enfin, je me promets, parce que Manu, lui, il a rien demandé) de lire au moins un de ses deux romans avant la fin de l'année (un troisième opus est dans les starting-blocks si j'ai bien tout compris). Les congés se pointant à grands pas qui plus outre, un polar pour l'été c'était pas la mauvaise idée.

En éventail de doigts de pieds sur une plage de l'île lumineuse (dit l'office du tourisme) où j'avachis d'ordinaire ma torpeur aoûtienne, j'ai donc ouvert Terminus Belz.

Niveau escale insulaire et embruns atlantiques, à une ou deux saisons près j'étais plutôt raccord. Niveau ambiance en revanche c'était nettement plus calme sous mes orteils que du côté des récifs de Belz, Enez Ar Droc'h, l'île des fous (dit l'office du tourisme mais à vérifier).

Emmanuel Grand y plonge l'essentiel de son intrigue, un îlot fictif inspiré de Groix (dit-il), microcosme d'irréductibles marins-pêcheurs armoricains peuplé de mythes fantastiques non moins irréductibles voire tout aussi bretonnants. Cerise sur le cargo, le débarquement inopportun d'un jeune réfugié ukrainien, ainsi que d'un impitoyable gang de mafieux roumains lancé aux trousses d'icelui, plombera un peu plus encore l'atmosphère qui n'en demandait pas tant pour partir en quenouille.

Thriller un brin oppressant mêlant le réel au surnaturel, l'enquête policière et la chronique sociale, ce premier roman d'Emmanuel Grand se révèle assez prenant, agréable à lire et habilement structuré. Certes, il n'ambitionne pas de concurrencer Lehane ou Stephen King mais dans le genre, et malgré parfois quelques clichés ou petites longueurs, Terminus Belz tient plutôt bien la mer.


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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koalas
  29 novembre 2015
Mark'os tombe sur un...

La mafia roumaine aux trousses, Marko, clandestin ukrainien répond à une annonce et trouve refuge au bout du monde, en Bretagne, à l'île de Belz. Embauché sur le chalutier La Pelagie par le bourru Caradec, Marko fait délier les langues des marins du bar de l'Escale ; Marko a le mal de mer, pas vraiment le pied marin, ni grec...Justement, un pied tranché, Pierrick un marin brut de décoffrage, vient d'en retrouver un dans ses filets de pêche, un mauvais signe et pas le dernier qui va semer le trouble dans l'île aux fous. Le coupable est tout trouvé...

Bonne surprise pour ce polar d'Emmanuel Grand qui déboussole, fait tourner la tête - de l'Ukraine, Roumanie, France, Bretagne- l'estomac - par son escale très mousseuse - et qui revigore par son air marin.

Belz, c'est un drôle de microcosme, une petite île bretonne en vase clos et en fût de chêne, avec son bistrot, son église, sa librairie, ses secrets, ses légendes bretonnes, ses chalutiers et son étranger...

Les sujets sont vieux comme le monde : la peur de l'Autre, le racisme, le chômage, l'alcool, la religion les légendes et la mafia.

Les personnages ont de sacrées gueules : Caradec, le patron bourru, Pierrick, une barraque et barrique percée, Venel, un libraire soulant de légendes, un drôle de Papou insulaire, des méfiants mafieux comme Vlad et Dragos et l'héros Mark'os qui ronge son..

Terminus Belz, un polar breton qui vaut bien l'Escale....

Merci à Babelio, à la SNCF et aux éditions Liana Levi pour cette découverte insulaire.




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domisylzen
  22 août 2016
Cours Marko, cours ! T'as la mafia roumaine au cul, Marko.
Fallait pas buter les passeurs, les bâtards ... abuser d'une jeune et belle fille ! Et piquer leur thune ! Franchement !
Allez les mecs faut qu'on se sépare, qu'on se planque : on s'appelle pas pendant un an. Mais ou aller ou se planquer, la mafia à des tentacules partout, prêt à tenta … enfin bon.
- C'est vous qui cherchez un marin ?
- Ouais, vous avez déjà navigué ?
- en Grèce sur un bateau usine.
- OK … il y a un bateau à deux heures ? Rendez-vous à l'embarcadère de l'île de Belz.
L'île de Belz, Enez Ar Droc'h en local, l'île des fous. Il s'y passe des trucs, des trucs pas comme ailleurs … des trucs qu'on n'explique pas. Une île de marins fort en gueule, de vieilles légendes et de croyance, une île ou les mystères sont bien entretenus à grand coup de silence et de regards équivoques.
T'arrêtes pas Marko, ils sont tous après toi maintenant: la mafia, les flics, les marins et même l'Ankou. Cours Marko, cours !
Un thriller au rythme haletant avec quelques havres de paix comme pour reprendre respiration. Un roman qui surfe sur pas mal de vagues, la mafia qui contrôle tout, celle du racisme gratuit, du drame social pour les pêcheurs, de la mythologie et surtout celle de l'immigration avec l'arrivée d'un étranger dans une petite communauté.
Un roman qui vous prend par les tripes dès les premières pages pour vous laisser hébéter, exsangue avec le mot fin.
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Didili
  06 décembre 2015
Partenariat BABELIO - SNCF, j'ai eu le plaisir d'être sélectionnée !

On plonge dans ce polar comme on plonge en enfer ! Marko, jeune Roumain fuit son pays. Clandestin à la merci de passeurs non scrupuleux son passage pour la France va très vite tourner au cauchemar !

Marko et ses compagnons de galère vont alors devoir tuer pour survivre et fuir !!!! A ce moment là, la mafia roumaine va n'avoir de cesse de retrouver les passagers justiciers pour se venger !

Les clandestins se séparent à l'arrivée en France et c'est Marko que l'on va suivre plus particulièrement. Celui-ci pour se fondre dans le paysage va se chercher du travail loin du continent sur l'île des fous, Belz !
Il se fait passer pour un pêcheur lui qui n'est même pas un marin d 'eau douce pour aller travailler sur l'île... Il se croit à l'abri sur cette île mais finalement le danger va être encore plus présent !

Ce livre est un savant mélange de modernité et de croyances bretonnes !

En cela Emmanuel Grand a su captiver mon attention. L'auteur alterne entre des chapitres consacrés à la vie sur l'île et ses fameuses légendes et la traque de la mafia sur le continent.

Marko est un homme attachant et on espère pour lui que sa situation va s'arranger.

Si j'ai aimé le déroulement de cette histoire et l'écriture de l'écrivain ayant savamment mixé modernité et traditions, j'ai été moins convaincue par le dénouement et ses explications un peu trop tarabiscotées à mon goût.

Au final, une bonne lecture qui m'a embarquée entre réalité et cauchemars sur une île bretonne.

Des personnages hauts en couleurs de Dragos le tueur fou à Papou l'îlien pétrit de croyances bretonnes.

Et surtout l'Ankou... Finalement peut être le personnage principal de ce roman...

Merci à Babelio et à la SNCF pour ce partenariat !
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vieuchamp
  27 février 2015
Premier roman de l'auteur, donc première incursion dans son univers, et ce grâce à l'opération masse critique que je remercie pour cette découverte.
Cet univers navigue entre le polar classique, un peu d'irréel, quelques bons sentiments, tout cela pour faire une bonne approche dans le monde certainement très difficile du premier roman.
Marco quitte l'Ukraine, où la temprétaure sociale n'est pas très clémente, en compagnie de quelque acolytes au fond d'une cargaison de camion en direction de l'Europe. La fuite tourne mal et ils se trouvent tous poursuivis par la mafia locale.
On suivra le parcours de Marco qui s'échouera sur l'ile de Belz, en Bretagne, où malgré son mal de mer, il se fera embaucher par un marin-pêcheur local, tout en se faisant passer pour un grec, pour échapper au contrôle de l'immigration.
Le récit sera intéressant, avec une approche assez délicate sur la vie de ces habitants, pris à la gorge par les quotas de pêche et le climat social. L'auteur n'oublie pas non plus, je dirais, l'indispensable histoire d'amour.
Le petit bémol pour moi, ce sera le côté irréel, le rêve et les vieux démons qui ressurgissent et qui prennent une bonne part dans la fin du roman.
Le résultat reste toutefois très agréable à lire, et ce premier roman sera très certainement suivi par d'autres, qui seront certainement plus fignolés, ne laissant pas de côté certains détails qui auraient mérités d'être plus approfondis dans "terminus Belz".
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StefEleane
  19 novembre 2015
Que j'aime les romans qui bousculent les vieilles croyances bretonnes. Je vois les vieilles bigoudènes au coin du feu, raconter aux enfants qu'il ne faut pas sortir la nuit à cause des viltansou, sorte de feu-follet. Comment l' Ankou vient pour prendre hommes, femmes et enfants. Avec ce roman je suis servie ! Tout est sur le fil du rasoir, oups sur la lame de la faux , entre réel et superstitions !

Marko est Ukrainien, il fuit sont pays dans un camion avec 3 autres compatriotes. Le trajet ne se passe pas vraiment comme il aurait du et les deux passeurs se font tuer par les fuyards. Marko doit non seulement se cacher car il est sans papier sur le territoire Français, mais en plus, il a la mafia Roumaine à ses fesses.
Quoi de mieux qu'un petite île Bretonne !
Ah, ce qu'il ne sait pas, c'est que les Bretons, marins de surcroît, ne sont pas faciles. Surtout lorsque l'on tombe sur une île où les croyances sont bien encrées !
D'ailleurs n'appelle t'on pas cette île , l'île des fous !
Quand en plus on retrouve le cadavre d'un homme, qui avait malmené Marko, éventré et décapité. Moi je dis que finalement ce n'est pas la meilleure des planques ! Mais Marko est coincé sur cette île, plus moyen de partir maintenant !
Tu te crois dans la merde ? Moi, je suis dans la merde. Jusqu'au cou. J’ai la mafia au cul, les flics aux basques et un crime sur le dos. Moi, je suis dans la merde, Papou. Et toi et les autres, vous me cassez les couilles.

Un huis clos lent et pesant se déroule sous nos yeux. Avec un climat rude, des hommes rustres et poussés par les traditions à de vieilles histoires de Diable et autres malédictions. Autour de ce tronc vieux de plusieurs centenaires s'enroule une liane tortueuse. Celle de Dragos, mafieux chargé de retrouver les quatre Ukrainiens.

L'auteur prend son temps, explique la vie des marins, la rudesse du climat et les divers conséquences pour les hommes, les pertes des familles de pêcheurs, les difficultés financières.. Ce n'est pas qu'un simple Thriller ! On sent un véritablement engagement de l'auteur pour se milieu si ardu !

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, et vous, aurez-vous le courage d'affronter l'Ankou ?

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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Bazart
  21 juillet 2015
Marko, jeune clandestin ukrainien sans papier est poursuivi par des tueurs. Mais se réfugier sur une petite ile bretonne que l'on surnomme l'ile des fous est-ce vraiment une bonne idée ? Marko a-t-il plus à craindre de la mafia roumaine que de l'Ankou ce spectre qui hante la lande pour aspirer l'élan de vie des mortels ? Ce n'est pas sure.

Lorsque que la réalité crue : clandestin, passeurs véreux, mafia d'Europe de l'Est, rencontre les superstitions primitives de la Bretagne profonde cela crée un mélange étonnant et violemment surréaliste. Mais le plus surprenant c'est que le récit fonctionne et le lecteur captivé a du mal à lâcher ce polar original. L'ile est une forteresse où l'étranger doit se battre pour être accepté, mais elle sait aussi devenir protectrice lorsque la mort rôde.

Il y a un soupçon de Fred Vargas dans la manière de mixer mythologie et croyances locales avec une intrigue contemporaine très ancrée dans la réalité. Dans ce récit qui va d'Est en Ouest de l'Europe, Emmanuel Grand revendique l'influence de Dennis Lehane et de Simenon,le pari est osé mais parfaitement réussi. Baz-art à la joie de vous faire part de la naissance d'un vrai écrivain de polar. Bravo Monsieur Grand, vous êtes un Grand auteur !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Renod
  24 décembre 2015
Marko Voronine souhaite entrer clandestinement en France. Il fait appel aux services d'une filière de passeurs roumains. Mais au cours du voyage, les migrants, cachés dans la remorque d'un camion, se révoltent contre les chauffeurs. La filière, tenue par une organisation criminelle, dépêche Dragos, un homme de main, pour punir les passagers. Marko, contraint de fuir dans ce pays où il ne connaît personne, doit trouver de toute urgence un travail et un toit. le hasard le guide sur l'île de Belz où un patron de pêche cherche un matelot. Cette île située au large de Lorient est principalement habitée par des marins pêcheurs. Ces hommes qui peinent à gagner leur vie voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un marin étranger. Voilà notre Marko coincé entre deux étaux: il se sait recherché par les tueurs de la mafia et il doit faire face à l'animosité des îliens qui menacent de dénoncer cet étranger en situation irrégulière à la police. Marko va rapidement prendre conscience que son refuge est une terre de violence et de superstition.

J'ai été séduit d'emblée par le principe d'un roman qui mêle intrigue policière et légendes bretonnes. Séduit par le principe, mais pas convaincu par l'histoire. le récit comprend de nombreuses facilités, les personnages principaux manquent de profondeur et les scènes d'action sont grossières. "Terminus Belz" pourrait être classé dans la catégorie des mauvais romans policiers. Mais le livre trouve un supplément d'âme dans ses passages fantastiques et dans ses descriptions de la mer, des paysages de l'île et de la vie des pêcheurs.
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tchouk-tchouk-nougat
  04 décembre 2015
Belz est une petite ile bretonne habitée par des marins pécheurs où la vie et dure. C'est le pays des légendes et de l'Ankou. La bas tout le monde se connait et craint Dieu et les démons. L'ile des fous qu'on l'appelle. celle où il se passe des choses étranges. Et c'est là qu'atterrit Marko, ukrainien qui fuit son pays et la mafia roumaine. Il veut se faire oublier, passer inaperçu et gagner un peu sa vie quand même. Pour cela il accepte un poste de marin pécheur. Lui qui a le mal de mer... Autant dire qu'il ne passe pas inaperçu et qu'il ne se fait pas que des amis...

C'est une découverte sympa que ce policier mais qui pourtant ne m'a pas transporté.
L'univers de cette petite ile, ses pécheurs et ses légendes sont bien rendues. La plupart des personnages sont attachants et paraissent du crus. Marko est un jeune homme débrouillard et plutôt sympathique bien qu'au final assez quelconque.
Le rythme m'a par contre moins convaincue. Assez lent tout au fil du livre. le meurtre n'arrivant qu'en lisant la moitié de l'ouvrage. Et en plus je trouve que de la façon dont il est relaté il reste très secondaire. L'auteur ne s'attarde pas sur l'enquête policière, la recherche des suspects. le commissaire Fontana ne sert au final pas à grand chose. C'est plutôt dommage car le suspense s'en ressent laissant de gros creux dans les vagues remous que peut susciter l'approche de la mafia roumaine. le dénouement se fait en quelques pages. Un peu trop vite surement.

Je remercie Babelio et son partenaire SNCF sur cette masse critique spéciale polar. A tous ceux qui le recoivent n'essayer pas de décoller la grosse étiquette bleue et moche de la SNCF... Mal m'en a pris. Ca décolle vernis et couleurs de la couverture...
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Didier_Tr
  24 avril 2016
Premier roman d'Emmanuel Grand. Un brin de tourisme breton, enfin, quoique, faut aimer les chalutiers et les légendes pour être tenté d'y aller passer des vacances. C'est pour le côté "authentique" du roman. Parce que côté accueillant, il y aurait beaucoup à dire. Quoique, finalement...

Des sans-papiers, fugitifs, ukrainiens, poursuivis par la mafia roumaine, et sa manie des grosses voitures.

Et voilà donc ces différentes histoires qui se mêlent et se démêlent. Cocktail réussi, même s'il y a quelques petites naïvetés dont l'auteur aurait pu se passer, pour faire dans le vraiment noir, mais après tout, c'est pas plus mal.

Donc Marko, en fuite depuis son Ukraine natale, cherche un refuge pour se faire oublier, mais manque de chance, l'île bretonne sur laquelle il débarque va se révéler particulièrement "animée".

Des personnages bien campés, attachants, complexes juste ce qu'il faut. Une très bonne réussite pour un premier roman qui donne envie de suivre cet auteur.

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