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EAN : 9782812926464
Éditeur : De Borée Editions (12/03/2020)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l'antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d'être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice, l'inspecteur Lerouet, le voilà plongé au coeur d'une intrigue où l'on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l'ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Emylit23
  26 avril 2020
Tout d'abord merci à Babelio et aux Éditions de Borée pour ce roman.
L'antiquaire Hippolyte Salvignac et l'inspecteur Jules Rouet sont amis et se retrouvent embrigadés, à la demande de Georges Clemenceau, dans une enquête concernant un cadavre trouvé aux abords de la maison de Claude Monet. Celui-ci est embarrassé voire déprimé par cette découverte d'autant plus que, quelques jours plus tard, son beau-frère sera également assassiné. Ces meurtres ont-ils un rapport entre eux? Au fur et à mesure de l'histoire, on apprend qu'il y a plusieurs crimes non résolus de vagabonds mais quel est le point commun, qu'est-ce qui relie ces crimes entre eux?
Après un début un peu touffu, beaucoup de crimes d'entrée de jeu et beaucoup d'informations (sont- elles toujours utiles ou l'historien a-t-il voulu se faire plaisir?), on voit où le récit veut nous entraîner.
Par le biais de cette enquête, le lecteur assiste à plusieurs événements du début du XXème siècle: le transfert du corps de Zola au Panthéon dans la tumulte, le meurtre du mari et de la mère de Mme Steinheil (ex- maîtresse de Félix Faure), l'affaire Dreyfus et les tensions engendrées au sein du peuple français mais aussi au niveau de l'Etat,...
Cette enquête nous fait également voyager à travers la France. Les lieux sont détaillés de telle sorte qu'on se projette dans le jardin de Monet, dans les campagnes, en bord de Seine,...
L'auteur est un historien. Cela se ressent dans son écriture notamment, au travers des évènements évoqués mais aussi au travers des descriptions minutieuses de l'archéologie des lieux visités (cathédrale, ancienne abbaye, la résidence de Monet,...) ou des objets de l'époque,...
Au travers du roman, on croise des gens célèbres comme Maurice Leblanc ( Père d'Arsène Lupin), Claude Monet, Georges Clemenceau, Picasso est également évoqué.
J'ai passé un agréable moment à parcourir la France en compagnie d'Hippolyte et j'ai beaucoup apprécié la rencontre chez Claude Monet. On fait un bon dans le temps et ce temps est celui des voyages en charriot, en train, à pied ou parfois en voiture donc, on prend le temps de découvrir un paysage, une cathédrale, un cours d'eau, ...
L'enquête est placée au second plan. Toutefois, il nous faut attendre la fin du livre pour découvrir le coupable mais, là n'est pas l'essentiel.
Si vous cherchez du suspens, passez votre chemin mais si vous voulez voyager dans le temps et dans la France, ce livre est pour vous. Bonne lecture!
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Quentin_Tournon
  23 avril 2020
Je tiens à commencer en remerciant grandement les éditions de Borée pour l'envoi de cet ouvrage. Je remercie également Babelio pour l'organisation de la Masse Critique qui m'a permis de le recevoir.
Le mélange polar et roman historique est sans conteste une valeur sûre. Environnement dépaysant, sociétés nouvelles pour le lecteur et même la possibilité de quelques personnages historiques en invités plaisants. Mais n'est pas Jean-François Parot qui veut. Pour que la sauce marche il faut bien entendu une certaine érudition sur la période concernée. de ce coté là aucun problème avec Philippe Grandcoing. La question sera plus de savoir s'il est capable de nous présenter une histoire intéressante.
Là-dessus l'auteur ne prend aucun risque. L'histoire consistera principalement à enchainer les personnages historiques marquants. Clémenceau, Monet, Maurice Leblanc, etc… L'enquête en elle-même manque d'intérêt intrinsèque. Philippe Grandcoing cherche surtout à dresser une carte postale de Paris et de la Normandie durant cette période, et surtout à mettre en avant le climat social et politique de l'époque. Mention spécial aux tensions entourant le transfert des cendres d'Emile Zola au Panthéon, très biens présentées. Mais l'intrigue criminelle au centre du récit elle, n'est pas fascinante, et la révélation finale sent un peu la facilité scénaristique. Il faut dire qu'au vu de la narration il aurait été difficile de faire autrement. Disons le tout de suite, la couverture qui nous vend « Une enquête d'Hippolyte Salvignac » n'est pas loin du mensonger. N'ayant pas lu les autre livres de la saga j'ignore s'il s'agit d'une spécificité de l'auteur, si le personnage principal se contente de vivre sa vie, d'aller d'un point à un autre, tout en discutant avec d'autres personnages qui lui donne directement les indices (sans qu'il n'ait à les chercher particulièrement je veux dire) voire fasse les réflexions à sa place. Il en résulte une certaine impression de voire une enquête du point de vue d'un Watson, plus compétent pour provoquer les déductions chez les autres que pour les produire lui-même. En soit le parti pris n'est pas mauvais, mais en plus d'être présenté comme un enquêteur par la couverture, les autres personnages font bien référence à lui de la sorte.
Alors qui est-il cet Hippolyte Salvignac ? Personnage étrange en fait. Etrange car il ne ressemble pas à un personnage de fiction. Il ressemble en fait plus à un personnage réel. Il s'occupe en effet différents aspects de sa vie, s'intéresse à plusieurs choses en même, ne possède aucune obsession particulière. La majorité du temps les personnages principaux de romans n'ont à l'esprit qu'une ou deux choses en même temps, et tout les éléments du récit y font référence. Pas ici. Hippolyte gère ses affaires dans ce qu'elles peuvent avoir de banales, s'occupe de ses relations, sans que tout cela ne soit traité comme des éléments de fiction. En somme quelque chose de très naturel et réaliste. Après cela ne va pas sans conséquences négatives. La première, à fortiori sans avoir lu les autres tomes de la saga, est l'impression de stagnation qui en ressort. La deuxième est un double désintérêt. Un désintérêt pour les éléments de la vie d'Hippolyte face à l'enquête policière en cours, mais aussi un désintérêt face à cette enquête en raison de l'insistance sur ces aspects quotidiens et sur le contexte historique. Sinon le personnage n'a rien de déplaisant. Bien au contraire, il a l'air serviable, amical, jamais hautain ou méprisant. Il ne semble toutefois pas disposer de capacités d'enquêtes justifiant le fait que Georges Clémenceau en personne fasse appel à lui pour enquêter. Pour le reste des personnages il n'y a pas grand-chose à dire. Ils font le travail, et à l'image du héros ils paraissent tous très naturels et réalistes, y compris, et c'est le plus impressionnant, les historiques.
De cet aspect réaliste ressortent des dialogues naturels et vivants mais qui comprennent le plus gros défaut stylistique de l'ouvrage. En effet de nombreux dialogues s'attardent sur les détails quotidiens et triviaux, pour repasser à la narration extérieure lors des passages importants. Ce fait accentue l'impression de désintérêt du récit pour l'intrigue principale dont j'ai déjà parlé.
Il ressort donc de cette lecture un mélange de frustration et d'intérêt. Frustration car on a l'impression que ce n'est pas l'enquête qui est au centre du récit. Intérêt cependant, car, surtout pour un amoureux de l'Histoire comme moi, on a une vraie sensation de promenade dans cette époque, peut-être pas aussi belle qu'on le dit.
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polacrit
  14 octobre 2020
Mai 1908. Jules et sa compagne Madeleine ont racheté une auberge située sur les bords de Seine, entre Vernon et Gaillon, nommée l'auberge de la Vierge. Salvignac, qui apprécie particulièrement ce coin de campagne, y séjourne régulièrement. C'est alors que Clémenceau s'invite pour un déjeuner, non pour admirer le paysage mais pour confier à Jules une nouvelle mission: mener une enquête discrète sur le cadavre d'un homme inconnu, criblé de coups de couteau au niveau du coeur, découvert dans un fossé non loin de la maison de Monet, à Giverny; apparemment, l'homme aurait été assassiné plus loin, dans la rivière, et son corps déplacé après le meurtre.
Pourquoi repêcher un cadavre et l'abandonner ensuite sans se donner la peine de le cacher? Pour brouiller les pistes? Quelques jours plus tard, le 31 mai, le peintre Adolphe Steinheil et sa belle-mère sont retrouvés assassinés dans leur maison de l'impasse Roncin, à Paris. Marguerite Steinheil, l'épouse, est retrouvée vivante, ligotée dans sa chambre. Pourquoi Clémenceau s'intéresse-t-il à ce fait divers? En souvenir de la mort du président Félix Faure, décédé neuf ans plus tôt d'une crise cardiaque dans les bras de la belle Marguerite? Pour ses conséquences politiques: "A l'époque, il s'est murmuré que la mort de Félix Faure n'était pas un accident...Que Meg serait repartie de l'Elysée avec des documents compromettants, ou qu'elle aurait tué le président parce qu'il venait de se rendre compte qu'elle l'espionnait pour le compte d'adversaires politiques ou d'une puissance étrangère. A coup sûr, on va reparler de l'affaire Dreyfus dans les jours qui viennent." (Page 28).
Bien qu'Hippolyte soit promu auxiliaire de police afin de seconder Jules dans ses investigations sur les deux affaires, l'enquête sur le mort mystérieux piétine: le corps n'est toujours pas identifié, aucun témoin ne s'est présenté; la police ne dispose d'aucun indice matériel. C'est alors que le beau-frère de Claude Monet est assassiné chez lui, à Paris, dans des conditions qui rappellent singulièrement le meure d'Adolphe Steinheil.
Quel lien entre ce que la presse appellera "Le Crime de l'impasse Ronsin", la mystérieuse série d'assassinats dans l'entourage du peintre Claude Monet à Giverny et à Paris, et l'affaire des deux pensionnaires de l'hôpital de Rouen décédés peu de temps après leur sortie dans des conditions dramatiques? de la Normandie au Limousin, Salvignac, secondé par l'écrivain Maurice Leblanc, qui se fait fort d'échafauder des théories plus abracadabrantes les unes que les autres, aura fort à faire pour démêler les fils inextricables de ces affaires criminelles, parfois au péril de sa vie.
Allusion à la Brigade mobile: nouvel organe de police créé en 1907, par Clémenceau sur les conseils de Célestin Hennion, directeur de la Sûreté générale, ancêtre de la police judiciaire française, dont la mission est de "traquer les criminels en apportant son aide aux policiers et gendarmes locaux, mener des enquêtes à grande échelle sans tenir compte des découpages administratifs qui entravaient la bonne marche des procédures policières et traquer des suspects sur tout le territoire." (Page 154) =>Les fameuses Brigades du Tigre.
Le +: la fiction habilement intégrée dans la réalité: Maurice Leblanc qui demande à Salvignac des renseignements pour son prochain roman, et qui aide ce dernier dans ses investigations en décortiquant les meurtres sur lesquels il enquête, comme s'il écrivait un roman policier; évocation d'un crime célèbre (le crime de l'impasse Ronsin) diluée dans une enquête policière fictive; répercussions de la panthéonisation des cendres de Zola sur les enquêtes de Lerouet.
Le ++: côté didactique du roman rendu vivant par les dialogues expliquant certaines notions de façon claire, avec des mots simples et justes, notamment l'impressionnisme: "Je pense qu'il veut nous faire réfléchir à ce qu'st la couleur, la lumière. Ce qui compte, c'est l'effet. Ses tableaux ne sont pas là pour reproduire une réalité, raconter une histoire. Ils sont la saisie d'un instant fugace, une impression à un moment donné." (Pages 83-84).
Tuer est un art fourmille d'anecdotes et de détails sur la vie mondaine, culturelle et politique de l'époque, créant un canevas sur lequel l'auteur tisse la crédibilité de son intrigue. Un polar historique de grand classe, passionnant et addictif. Des personnages intéressants et attachants que l'on a plaisir à retrouver au fil de leurs enquêtes.
Lien : https://legereimaginarepereg..
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Bigmammy
  20 mars 2020
On commence vraiment à s'attacher au personnage créé par Philippe Grandcoing dans ce troisième épisode mettant en scène Hyppolite Salvignac et son ami l'inspecteur Jules Lerouet.
La petite quarantaine, mais vite essoufflé, séducteur et élégant, toujours célibataire mais cependant un peu complexé par son origine de fils de notaire quercynois, pas très à l'aise dans la société intellectuelle parisienne Salvignac est passionné d'art ancien mais fréquentant aussi les artistes les plus iconoclastes de l'époque.
Pour le lecteur qui aime se replonger dans l'atmosphère des tableaux de Jean Béraud, c'est un plaisir … L'intrigue ne sert ici, finalement, que de prétexte à partir sur les routes de Normandie en compagnie de Maurice Leblanc et de sa soeur Georgette, actrice célèbre et compagne de l'écrivain belge Maurice Maeterlinck, et même si tout tourne autour du vieux maître bardé de doutes Claude Monet et de sa sublime propriété de Giverny.
Même si Clémenceau lui fait l'honneur de sa confiance, Salvignac joue un peu les utilités sans vraiment comprendre pourquoi - et pas plus que la police ou la gendarmerie - une série de cadavres de vagabonds parsème les rives de la Seine : des hommes de rien, chétifs ou malades … mais qui semblent avoir pour seul point commun : une proximité pouvant perturber Claude Monet, le très bon ami du ministre de l'Intérieur. L'enquête doit donc rester discrète mais elle va recevoir l'appui d'un homme aussi sagace que célèbre : le « père » d'Arsène Lupin. L'auteur rend ici un hommage appuyé à Maurice Leblanc, tout comme, voici quelques années le fit Michel Bussi dans ses romans « Nymphéas noirs » et « Code Lupin ».
Encore un prétexte pour visiter les grand sites comme les falaises d'Etretat, la cathédrale de Rouen, les ruines de Jumièges et l'abbaye de Saint Wandrille, le pont de Vernon, le château de Tancarville … A plusieurs reprises, il suffit de consulter les images de ces décors pour vérifier combien la description en est fidèle.
En fait, et comme il est d'usage, la clé de l'énigme n'apparaît que dans les derniers chapitres, avec une scène de suspens et une fin tout à fait morale de cette sombre histoire, où l'auteur ne peut s'empêcher de nous enseigner le détail des grandes affaires de cette « Belle Epoque » comme les derniers ressauts de l'affaire Dreyfus et l'affaire du double meurtre de l'impasse Ronsin qu'il connaît si bien.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Sami33
  12 mai 2020
La semaine dernière, je vous présentais la seconde enquête de notre antiquaire de choc avec plaisir dans "Le faubourg des diaboliques" et c'est naturellement que j'ai plongé immédiatement dans le tome 3 !

Pas de repos pour notre duo d'enquêteurs qui va devoir se remettre au travail plus vite qu'il ne se l'était imaginé. Clemenceau leur demande d'enquêter sur un corps qui a été retrouvé aux abords de la maison de Claude Monet à Giverny. Clemenceau est totalement déprimé par cette découverte et c'est pour cette raison qu'il a fait appel à Lerouet et Salvignac, il a une pleine confiance en eux. Mais ce que n'avait pas prévu Georges Clemenceau c'est que quelques jours plus tard, c'est le beau-frère de Monet que l'on va retrouver assassiné... Quel est le rapport entre ces deux meurtres ? D'autres assassinats vont malheureusement survenir comme celui de Steinheil... Hippolyte Salvignac n'aura d'autre choix que de faire appel à Maurice Leblanc, romancier (auteur et créateur d'Arsène Lupin), afin de l'aider dans cette épineuse enquête.

A mesure que l'enquête avance, on comprend que ces deux meurtres ont peut-être un rapport avec des crimes non résolus où ce sont des vagabonds qui ont été assassiné... Y a-t-il un lien entre ces deux affaires ? Quel est-il ? Se pourrait-il que les meurtres de ces inconnus et des deux récents meurtres aient un lien ? Une chose est sûre, nous allons voyager à travers toute la France pour trouver le coupable !

Ce troisième tome démarre sur des chapeaux de roues ! Il y a des meurtres en pagailles, on est abreuvé d'informations mais on se demande où toutes ces données vont nous mener. Comme à son habitude, l'auteur va mêler Histoire à son histoire, notamment lorsque l'on va transférer le corps d'Emile Zola au Panthéon, autant vous dire que j'ai bu ce passage comme du petit lait.

La plume descriptive de l'auteur nous donne envie d'aller visiter les lieux qu'il se plaît à nous décrire dans son roman. Je n'avais aucun problème pour m'imaginer les lieux, les paysages, la maison de Monet...

Tout ça pour vous dire que j'ai passé un agréable moment avec ce polar historique qui nous permet le temps de quelques pages de faire un sacré bond dans le passé qui est loin d'être déplaisant... A découvrir !

Lien : https://leslecturesdeladiabl..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
polacritpolacrit   14 octobre 2020
De part et d'autre, des bordures d'iris, d'asters, de marguerites et de campanules formaient deux murets multicolores ondoyant sous la brise. On eût dit qu'un jardinier paresseux avait laissé faire la nature. Les fleurs semblaient pousser en touffes désordonnées, se mêlant les unes aux autres dans un foisonnement digne d'une jungle tropicale. A y regarder de plus près, il était évident qu'une telle composition de couleurs, qu'une telle construction de plans et de perspectives, qu'un tel ordonnancement savant des formes ne pouvaient qu'être le fruit d'un projet mûrement réfléchi
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polacritpolacrit   14 octobre 2020
Tout cela n'était qu'un théâtre d'ombres. On jetait en pâture au lectorat quelques demi-vérités et beaucoup de menteries, tandis que juges et policiers travaillaient en coulisse. Puis, un jour, après plusieurs mois d'enquêtes silencieuses, un magistrat décidait de traduire devant la cour d'assises un prévenu, à moins qu'il n'abandonne l'affaire. Si procès il y avait, le public était alors convié à une nouvelle représentation théâtrale, avec ses premiers rôles, ses figurants, ses personnages stéréotypés, son éternel décor et ses éventuels rebondissements. Quant à la vérité..
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polacritpolacrit   14 octobre 2020
Salvignac resta un moment plongé dans ses pensées. Il mesurait tout l'écart qu'il y avait entre la longue enquête à laquelle il avait été mêlé, avec ses mystères, ses rebondissements, et cette conclusion judiciaire. Il se demandait si, finalement, il avait toujours envie d'aider Clemenceau et sa police. Certes, il aimait dénouer les fils d'une intrigue, mais au regard des résultats la satisfaction était mince. Aucun des protagonistes de l'affaire des trafics d'oeuvres d'art dérobées dans les églises n'avait été condamné.
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polacritpolacrit   14 octobre 2020
La nature avait été façonnée au fil des siècles par les hommes. Le fleuve, large et majestueux, fendait de part en part de vertes prairies dominées par la masse plus sombre des bois qui couronnaient les plateaux environnants. Les maisons à pans de bois, les jardins fleuris, les troupeaux de vaches laitières, les hommes qui s'activaient aux travaux des champs, les embarcations de toutes tailles et de tous usages apportaient mille touches pittoresques au vaste panorama.
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polacritpolacrit   14 octobre 2020
Votre personnage de papier, il ne fait pas exploser des bombes, il ne manie ni la dynamite ni le browning. Mais il est telle l'eau tombant goutte à goutte sur un sol calcaire: il va s'insinuer dans les profondeurs, creuser d'immenses cavités, alimenter des rivières souterraines, développer tout un relief karstique invisible en surface, mais qui, à terme, sapera l'ordre social. Néanmoins, pour cela, il faudrait lui donner un peu plus de mordant, davantage d'acidité.
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