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EAN : 9782226243034
480 pages
Éditeur : Albin Michel (03/09/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.63/5 (sur 1127 notes)
Résumé :
« - Un kaïken.
- Tu sais à quoi ça sert ?
- C'est avec ce poignard que les femmes samouraïs se suicidaient. Elles se tranchaient la gorge... »

Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d'un insaisissable criminel, « l'Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus.
Ce flic tourmenté, complexe, cherche à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (205) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  22 avril 2020
L'inspecteur de service dans ce roman que je termine ? Olivier Passan, qui poursuit de ses assiduités, contre vents et marées un certain Patrick Guillard qu'il soupçonne d'être « l'accoucheur », qui tue les femmes enceintes et je passe les détails sordides constatés par les enquêteurs.
Après avoir dévoré Lontano et Congo Requiem, j'ai eu un peu plus de difficultés à ingurgiter et digérer ce roman de Grangé. J'ai d'abord trouvé les personnages fermés et taciturnes, pas d'entente entre policiers comme on le trouve chez Thilliez, mais bon, l'auteur me semble fidèle à sa façon d'écrire, et puis, ces crimes sordides mêlés aux soucis de Passan en instance de divorce, son passé d'enfant né sous X et ses démêlés avec la hiérarchie, cela n'a rien de stimulant, pour l'ambiance au boulot, on repassera. Fifi, policier punk au service de Passan semble sortir un peu du lot, mais il pourrait s'énerver un peu plus et mettre les points sur les i à notre inspecteur parfois soûlant.
Ensuite, mon baromètre à suspens à fait le yoyo : dans la première partie, on connaît de toute façon le coupable, le travail du policier consistant à prouver sa culpabilité dans la douleur et l'entêtement vu qu'on a retiré l'enquête à ce flic rebelle et violent. (J'ouvre, à ce sujet, une parenthèse : ça devient une mode de retirer les enquêtes aux policiers, sans doute pour pimenter l'histoire, mais le lecteur sait bien que ça continuera coûte que coûte et ça commence à me faire sourire, il faudrait que je dénombre les romans policiers que j'ai lus et dont les enquêtes sont suspendues ou retirées). Une première partie donc, intéressante… Sans plus…
En revanche la suite est hautement addictive : un deuxième événement survient avec une transition bien étudiée entre les deux affaires, et roulez jeunesse, c'est reparti avec cette fois, avec un bain de culture japonaise, des événements propres à faire s'attacher un tant soit peu le lecteur avec notre relativement antipathique héros, avec sa femme venue tout droit du pays du soleil levant, mystérieuse et ambiguë à souhait, avec des rebondissements et tout ce que l'on aime trouver dans un bon thriller.
Bien qu'il ne soit pas l'auteur de romans policiers que je préfère et que Kaïken ne surpasse en rien les deux romans cités plus haut, je reste fidèle aux écrits de Jean-Christophe Grangé.
Challenge pavé

Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Aela
  03 septembre 2012
Kaïken, c'est le nom du poignard dont se servent les épouses des samouraïs pour se faire seppuku, c'est à dire pour accomplir le suicide rituel.
C'est le titre du dernier thriller de Grangé, qui nous entraîne dans une folle poursuite, en France et au Japon, à la recherche de tueurs psychopathes.
Tous les ingrédients d'un "bon" Grangé sont là: le rythme, les personnages pugnaces, l'étrangeté: un tueur hermaphrodite, une mère japonaise dont on découvre plus tard qu'elle n'a pas pu mettre au monde ses enfants..
Et surtout, à la clé, une fascinante découverte du Japon traditionnel, dont Grangé se montre un grand amoureux.
A lire pour se laisser envoûter par ce Japon crépusculaire si bien évoqué par Grangé.
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Lorraine47
  13 février 2014
Moment jouissif et régressif: j'ai lu "Kaiken" et j'ai aimé!
Kaiken: késako? Une lame japonaise: pas faite pour la ménagère de base: non une arme de belle facture pour les initiés aux arts martiaux!
J'ai été bien surprise par mon "Cri Cri d'amour": tout d'abord l'action se passe presqu'exclusivement dans le "neuf trois" avec une petite excursion tokyoite, unité de lieu rarissime pour notre enragé des quatre pattes!
On n'est pas très loin non plus de l'unité de temps chère à nos grands tragédiens, puisque le thriller se concentre sur quelques semaines!
Grangé aurait-il été inspiré par le Japon au point d'épurer son style à l'exemple des jardins zen?
Je réponds oui: c'est efficace comme un sabre, goûteux comme une tempura et piquant comme le wasabi! Vous comprendrez donc qu'il est impossible de s'endormir en lisant Kaiken et qu'il est tout autant difficile d'éteindre les feux!
Pour les amoureux de thriller épris du Japon il est évident que ce compagnon de route sera agréable!
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bilodoh
  23 mars 2017
Un thriller qui nous entraîne dans deux univers, celui des malformations génétiques et du Japon.

Un policier amoureux fou du Japon traditionnel et qui a même épousé une Japonaise, bon prétexte pour faire voyager le lecteur au « Pays du soleil levant ». On parlera de musique, de samouraïs, de seppuku et bien sûr de kaïken, mais aussi des façons d'exprimer (ou de taire) les émotions, du sens de l'honneur et de la famille. On évoquera même la société japonaise moderne qui porte les paradoxes de cet héritage culturel.

Dans la vie de l'enquêteur, il y a aussi des crimes sordides, des femmes éventrées, un suspect dont on découvrira peu à peu les problèmes. Les horreurs s'enchainent et un duel à mort s'engage, une confrontation terrible, surtout quand on s'attaque aussi à la famille du policier.
Une lecture qui tient en haleine, un scénario plein de rebondissements, même si parfois certains détails pourront susciter l'incrédulité ...

Un bon polar et une fenêtre sur des mondes exotiques…
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Fredo_4decouv
  30 août 2012
Je tiens à féliciter les éditions Albin Michel pour cette superbe couverture. Il faut reconnaitre que l'éditeur avait tendance ces dernières années à faire le minimum syndical concernant les couvertures des romans de J-C Grangé, d'Aurélien Molas et de Maxime Chattam. La donne a depuis changé avec les beaux visuels de Léviatemps et le Requiem des Abysses.
C'est au tour de Kaïken de profiter d'un superbe écrin avec une typo qui met du même coup en avant le fameux sabre du même nom que le titre. Avec le visage en dessous et le nom de l'éditeur dans l'axe, nous profitons d'une création graphique qui donne de suite le ton.
Kaïken est avant toutes choses une immense déclaration d'amour de Jean-Christophe Grangé au Japon et à l'un de ses icônes : la femme japonaise. Rarement l'auteur aura paru aussi enthousiaste dans son écriture et dans son envie de nous faire plonger au coeur d'une culture et d'un état d'esprit. Cet amour qui transpire semble parfois naïf mais il en devient particulièrement touchant. Encore un élément troublant qui fait se mélanger l'image du héros à celle du romancier.
Pour son intrigue, l'auteur multiplie les fausses pistes pour autant déboussoler son héros que son lecteur. Comme dans son précédent roman, le Passager, JC Grangé a tendance à écrire des personnages qui forment autant de ronds dans l'eau. Un peu comme s'ils n'étaient finalement qu'une variante du même personnage. En partant de l'un des personnages principaux, Passan, on peut facilement ajouter une variable qui nous emmène au personnage suivant, et aller ainsi jusqu'au dernier personnage clef de l'histoire. On se retrouve donc avec de drôles de similitudes qui servent peut être l'intrigue mais qui nuisent à la crédibilité de la construction. Deux personnages issus du même orphelinat, deux qui attendent leurs imminentes renaissances, deux reflets déformés d'une même image, etc.
Du coup, on se retrouve avec successivement diverses mèches d'allumées, qui sont autant de pistes possibles pour la suite de l'intrigue. Et étrangement, J-C Grangé va coup sur coup les éteindre comme on éteint la flamme d'une bougie, en les pinçant avec deux doigts humides. Pas d'explosions donc au bout de ces mèches, juste un léger panache de fumée. L'auteur a d'autres plans en tête.
Et c'est là ma grande déception. Autant je suis emballé par la présentation de ce couple atypique autant l'intrigue policière semble complètement sacrifiée pour nous emmener jusqu'à un duel qui n'en est pas hein puisqu'il ne va pas jusqu'à sa raison d'être.
D'où le fait que je me retrouve plutôt partagé à la fin de ma lecture. J'ai lu un bon roman mais certainement pas un bon thriller.
C'est étonnant de poser les bases d'une intrigue policière avec des personnages aussi forts et de constater que finalement, il sont littéralement jetés au rebut par le romancier, d'une manière assez expéditive, presque sacrifiés pour un final qui aurait du être dantesque mais qui ne l'est pas.
On retrouve dans Kaïken la verve et la passion du voyage d'un Vol des Cigognes mais on y perd en route la majeur partie des éléments qui en aurait fait un bon thriller, un comble en soit pour celui qui se considère comme le patron du thriller hexagonal.
Si ce dernier est un tournant dans la bibliographie du romancier, son prochain roman, en parvenant à associer la passion de Kaïken à la qualité des intrigues policières de ses meilleurs livres, sera très probablement un grand cru.
L'avenir nous dira si Kaïken est une chrysalide et s'il nous montre la nouvelle orientation que souhaite prendre Jean-Christophe Grangé. C'est dire si son onzième roman sera une nouvelle fois particulièrement attendu.
Frédéric Fontès, 4decouv.
Lien : http://www.4decouv.com/2012/..
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critiques presse (1)
LeFigaro   07 septembre 2012
Il s'agit bien d'un thriller haletant et violent, comme a toujours su les écrire Grangé.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   31 août 2012
A l'hôpital Sainte Anne, un service s'est spécialisé dans le Paris shokogun (le syndrome de Paris).
Chaque année, une centaine de Japonais sont si déçus par la ville qu'ils sombrent dans la dépression ou la paranoïa.
Ils sont internés, soignés, rapatriés.
Naoko n'en est pas là.
Elle a le coeur dur - merci papa - et n'a placé, a priori, aucun espoir romantique ici.
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Lilou08Lilou08   09 septembre 2012
Passan admirait ces êtres qui ne craignaient pas la mort. Des hommes pour qui le devoir et l’honneur étaient tout, pour qui la sinistre joie de vivre des « gens heureux » ne comptait pas. Naoko ne supportait pas cette admiration morbide. Pour elle, c’était encore une manière de stigmatiser son peuple. Toujours la même rengaine d’une culture tragique, oscillant entre perversité sexuelle et mort volontaire. Des clichés qui la mettaient hors d’elle.
Olivier avait renoncé à discuter. Il préférait peaufiner sa propre théorie. Pour un Japonais, l’existence est comparable à un fragment de soie. Ce n’est pas sa longueur qui compte mais sa qualité. Peu importe d’en finir à vingt, trente ou soixante-dix ans : il faut que l’existence soit sans tache ni accroc. Quand un Japonais se suicide, il ne regarde pas devant lui (il ne croit pas vraiment à l’au-delà), mais derrière. Il évalue son destin à la lumière d’une cause supérieure – shôgun, empereur, famille, entreprise… Cette soumission, ce sens de l’honneur, c’est la trame du tissu. On ne doit y déceler ni scorie ni souillure.
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Lorraine47Lorraine47   11 février 2014
Jean Cocteau avait piqué une réplique à Pierre Reverdy et l'avait placée dans les dialogues d'un film de Robert Bresson: " Il n'y a pas d'amour. Il n'y a que des preuves d'amour." instantanément la phrase s'était élevée au rang de maxime universelle. Passan avait toujours perçu dans cette formule une vérité profonde: en amour, seuls les actes comptent, les mots ne coûtent rien.
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Lorraine47Lorraine47   12 février 2014
D'abord, elle lui avait enseigné le langage des signes afin de pouvoir communiquer plus spontanément. Ensuite, elle lui avait expliqué que la vraie révolte n'est pas d'agir en fonction d'un adversaire mais de l'effacer purement et simplement. Agir comme s'il n'existait pas. Alors seulement on était libre. On pouvait identifier ses propres désirs.
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AelaAela   03 septembre 2012
Les garçons de leur génération étaient des échalas aux cheveux orange, peu intéressés par les filles, encore moins par le sexe, qui vivaient par procuration à travers les jeux video, la mode, les drogues.
Satisfaits d'eux-mêmes, complètement passifs, ils se croyaient originaux.
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