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EAN : 9782226392091
Éditeur : Albin Michel (02/05/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 508 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  01 novembre 2019
D'habitude, je me rue sur les Grangé en mode mort de faim dès qu'un nouveau paraît. Mais pas pour celui-là, pas eu envie à cause du thème SM / bondage a priori trop racoleur et devenu trop systématique dans l'univers du polar / thriller à la recherche de provocations faciles pour aguicher le lecteur. Mais voilà, à 1 euro chez Emmaüs, j'ai forcément craqué … et j'ai bien fait !
La première partie a été accompagnée de « pffff » et autres soupirs, les yeux au ciel. Ben oui, il faut bien présenter les meurtres atroces de deux strip-teaseuses, puis tout le monde interlope et glauque du porno très très hardcore dans lequel elles gravitaient ( on a droit à une petite encyclopédie des perversions sexuelles les plus trash, de la nécrophilie à d'autres qui m'ont fait écarquiller les yeux ). Et enfin, l'inévitable flic borderline qui va être chargé d'y mettre un nez dedans, malgré ses névroses. Bref, je me suis tout de même un peu ennuyée malgré toutes ces joyeusetés à découvrir, c'était lassant et assez artificiel.
Le deuxième partie est, elle , brillante ! le rythme s'emballe pour devenir irrespirable lorsque l'enquête se resserre autour d'un duel entre le flic Corso et le principal suspect, un peintre génial, excentrique, qui a purgé 20 ans de prison pour un horrible meurtre avant d'exploser comme artiste incontournable. Leurs psychologies respectives de deux duellistes sont parfaitement fouillées. Surtout, j'ai adoré l'idée d'utiliser l'art comme ressort important de l'action. le tueur mutile ses victimes en reproduisant des toiles du peintre espagnol Goya. Grangé s'est amusé à inventer une trilogie, les pinturas rojas, à partir de la fameuse série des pinturas negras, et cela apporte beaucoup de profondeur à l'enquête.
La troisième partie est tout aussi haletante, cette fois construite autour d'un procès … même si Jean-Christophe Grangé tombe dans son petit travers ... laisser son imagination délirer jusqu'à imaginer des rebondissements plus que capillo-tractés qui culminent dans un dénouement aussi ébouriffant que pas du tout crédible. Soit. J'ai marché malgré tout, et j'ai dévoré les dernières pages à donf.
Malgré des défauts très « grangesques », c'est un très bon divertissement. Ce n'est pas le Grangé que je préfère, loin derrière le Serment des limbes, les Rivières pourpres, La Ligne noire ou Lontano ) mais très au-dessus de Kaiken ou du Passager que je n'ai définitivement pas appréciés.

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Sylviegeo
  20 juillet 2018
Je ne vais pas me faire aimer mais qu'est-ce que j'ai rigolé. Oui car je viens de lire une farce. Une farce grotesque, perverse mais une grosse farce.
Nous sommes loin des Rivières pourpres ou encore du Vol des cigognes. Cette caricature de flic, super héros, qui sait tout faire avec cette attitude inutile c'est juste non. Bon alors vous voyez que je n'ai pas embarquée du tout dans ce récit précipité, cliché, où l'on dirait que l'action doit cadrer avec les phrases choc de l'auteur. Et ces surnoms donnés à chacun , c'est obligé ? Pour moi, il n'y a absolument rien de crédible dans ce roman. Tout est faux, tout est risible, tout est insensé. Pourtant, il y avait matière. Mais ce genre de traitement, juste une grosse farce ou comme il est dit en page 539: "Il opta pour un scénario de film." Mais ajoutons que c'est un film de série Z...
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Sangpages
  09 mai 2018
Bon...
Je pourrai te la jouer grande chronique avec tout le tralala...
Je pourrai te dire que depuis 24 ans, Grangé et moi c'est une histoire d'amour et que même si parfois on n'était pas toujours d'accord, ce 13ème est une vraie apothéose de son talent...
Je pourrai te dire que "La terre des morts" est une plongée en apnée dans le monde du SM, bondage, Shibari, perversions et autres réjouissances...
Je pourrai d'ailleurs te dire que c'est cru et qu'il pourrait tout de même te déranger si tu as une âme sensible...
Je pourrai te dire que c'est aussi un plongeon dans l'art contemporain et que ce mélange du porno hard et de l'art à quelque chose de vraiment troublant...
Je pourrai te dire que comme toujours les personnages sont travaillés à la perfection...
Je pourrai te faire, d'ailleurs, un descriptif complet des personnages avec toute la psychologie qui va avec...
Je pourrai te parler de son style nerveux, direct et intense, de son génie mais aussi de sa capacité à fixer les images sur ta rétine en version indélébile...
Je pourrai te dire que je me suis fait mener en bateau et que ce sera pareil pour toi...
Je pourrai te dire que la trame est excellente et le final juste parfait...
Je pourrai te dire que je l'ai lu en 2 jours et ce juste parce que je ne voulais pas laisser mes enfants crever de faim...
Mais je peux te dire quand même que j'ai inventé un prétexte pour ne pas aller voir l'intégralité du match de foot de mon fils pour pouvoir le finir...
Je pourrai te dire que c'est un one-shot et que j'adore ce fait-là...
Je pourrai te dire que comme à son habitude, il fait un petit passage en Suisse...
je pourrai te dire beaucoup de choses...
Mais à quoi bon ?
Pas moyen de te faire comprendre l'essence même du truc...
Rien qui ne paraisse pas insipide...
Alors j'arrête mon blabla et te dis qu'une chose:
LIS-LE ! C'est juste MAGISTRAL !!!
Du Grand - gé !!!
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Ziliz
  14 septembre 2019
Une strip-teaseuse assassinée, salement mutilée, et saucissonnée selon les règles du shibari - art de bondage japonais. Ses collègues du Squonk sont unanimes : cette Nina était une chic fille, sympa, sans histoires. Et voilà Corso, notre flic un brin facho-macho, parti enquêter tous azimuts dans le milieu du sexe tarifé et/ou extrême (BDSM).
On est chez Grangé, on ne peut s'attendre à de la douceur et du politiquement correct. Et il faudrait être de mauvaise foi pour prétendre avoir été trompé par la marchandise : la 1e et la 4e de couv' annoncent la couleur - crue : « plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes ».

J'ai connu cet auteur beaucoup plus violent, dans ses premiers romans. Et côté pratiques sexuelles 'inhabituelles', je me souviens avoir été plus déroutée et dégoûtée par celles évoquées dans 'L'Anneau de Moebius' (F. Thilliez). Ou alors je suis trop éloignée des performances physiques proposées ici pour ressentir quoi que ce soit. Par exemple, je n'aurais jamais eu l'idée d'accueillir au creux de ma petite intimité la poignée de main conviviale de deux personnes (au-delà d'un format Playmobil, grand maximum)...
L'histoire traîne un peu en longueur, avec pléthore de rebondissements spectaculaires dans les 200 dernières pages. L'intrigue se révèle donc tirée par les strings. Mais le plaisir de lecture est bien là : interrogatoires variés et punchy, humour grinçant, sens de la formule, suspense, enquêteurs aussi bourrins qu'attachants.
Le clin d'oeil final à... m'a bien plu.
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umezzu
  21 août 2018
J'aimais bien le Grangé des débuts : habille faiseur de thriller et capable de lancer des histoires improbables. Mais plus le temps passe, plus il semble engagé dans un concours de noirceur et de violence gratuite avec ses confrères. C'est un peu à qui parmi les auteurs de thrillers français se montrera le plus cauchemardesque.
Grangé met d'ailleurs la barre très haut avec ce roman : SM extrême, milieu glauque, personnages lourdement atteints psychologiquement, nécrophilie… Oups…
Il y rajoute le commandant de police Corso, chef de groupe crime à la PJ, meneur de bal bien peu sympathique. C'est vrai que Grangé a rarement créé des héros suscitant l'empathie, mais là on peut se demander comment qui que ce soit pourrait supporter un tel rustre. D'ailleurs il est en instance de divorce d'une cinglée.
La totale. J'ai failli laisser le roman au bout de soixante dix pages. J'ai tenu. Cela s'améliore un peu quand, passé les scènes de crime et le détail de la vie sexuelle des uns et des autres, Corso daigne mener une enquête. Mais cela reste bien faiblard.
Curieux aussi que Grangé ne sache inventer que des policiers se comportant comme des truands, piétinant le code pénal et passant à côté de beaucoup de chose.
En se repassant la liste des intervenants de l'histoire, pas un ne se comporte normalement. Pas un n'a pas un secret enfoui. Pas un ressemble de prés ou loin à votre voisin de palier (ou si c'est le cas envisagez le déménagement fissa).
L'intrigue est si extrême, qu'à la fin on continue de se demander pourquoi il était si nécessaire de pousser les personnages dans telles horreurs. le schéma que Grangé finit par dévoiler était déjà en lui même horrifique.
Reste donc le sentiment d'une lecture pesante, pas plaisante, et ne menant pas bien loin.
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critiques presse (2)
LeFigaro   25 mai 2018
Le nouveau thriller du maître français nous emmène dans des mondes interlopes, sur les traces d'un tueur sadique. Âmes sensibles s'abstenir !

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   23 mai 2018
Pourquoi ce roman n'est-il pas aussi enthousiasmant qu'on aurait pu l'espérer ? Peut-être justement parce que tout est si bien huilé, si bien documenté, si bien nourri de tout ce que l'on peut attendre d'un polar, que l'on finit par s'ennuyer, comme devant un objet trop usiné, un crime trop parfait.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   11 septembre 2019
Depuis deux ans, des échappés de la dictature de Bachar al-Assad ou de l'oppression de Daech se retrouvaient là, aux portes de Paris, en attente de papiers et d'aide de la part du gouvernement français. Corso avait surtout entendu parler du coup de filet que ses collègues avaient organisé pour arrêter les hordes de mendiants syriens qui officiaient aux feux rouges du quartier - ils s'étaient tous avérés être des Roumains ou des Roms.
Malgré lui, il ralentit pour détailler cette pauvreté d'un autre siècle, déversée au pied des richesses de la capitale. Il n'était ni choqué, ni révolté, il avait assez voyagé pour savoir qu'il suffisait de quelques centaines de kilomètres pour retrouver cette bonne vieille misère humaine florissante sur le 'corps du monde', comme disait Nietzsche. L'originalité, c'était de la voir pousser ici, à quelques mètres des puces de Saint-Ouen, où les Parisiens aiment fouiner, marchander, jouer aux pauvres le temps d'un dimanche matin.
(p. 252-253)
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ZilizZiliz   12 septembre 2019
- (…) J'ai du mal à appréhender ses qualités de… don Juan irrésistible.
- Disons qu'il n'a pas l'air obsédé par la fesse fraîche, ce qui est déjà un soulagement pour une femme de mon âge. Par ailleurs, je suppose que vous l'avez déjà rencontré, c'est un curieux mélange de vulgarité, de provocation mais aussi de fragilité et même d'innocence… A une époque où vous pouvez finir les phrases de la plupart des hommes, c'est une bonne surprise.
Corso devait l'admettre : les contradictions du bonhomme avaient de quoi intriguer.
- Pour ne rien gâter, un sacré baiseur.
Corso n'avait jamais compris ce genre d'éloges. Comme si l'acte sexuel était une prouesse solitaire, comme préparer un soufflé ou sauter à la perche. Il lui semblait au contraire que, au risque d'énoncer une évidence, ça se passait à deux et que le champion d'une partenaire pouvait être le bon à rien d'une autre.
(p. 280-281)
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ZilizZiliz   08 septembre 2019
Corso avait toujours eu un problème avec les femmes en général et avec le sexe en particulier. Huit années d'analyse ne lui avaient pas permis d'en identifier clairement la source mais il avait sa petite idée. Les hasards de l'Aide sociale à l'enfance l'avaient successivement placé dans des familles d'accueil à tendance catholique où la femme maintenait le sexe à distance et où l'homme se la mettait sous le bras. Rien de tyrannique dans cette éducation, pas de discours pudibonds ni de prêches hystériques, mais le message était passé. Quand le petit Corso avait ressenti ses premiers coups de chaud, il avait tout fait pour les réfréner. En vain.
Alors - c'était sa version des faits -, il s'était mis inconsciemment à en vouloir à l'objet même de son désir : la femme. Il avait commencé à se sentir attiré, dans le monde de la fiction, par tout ce qui pouvait humilier, menacer, meurtrir les jeunes filles. Les bandes dessinées érotiques, les films d'horreur, les contes gothiques… voilà ce qui le faisait bander.
(…) Tout ça n'était pas bien méchant - tout se passait dans sa tête.
(p. 74-75)
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ladesiderienneladesiderienne   29 juillet 2018
- Une fois devant le juge, avec tes états de service de super-flic et ton look de loubard, tu vas pas faire long feu.
- J'ai un look de loubard, moi ?
Barbie ne prit pas la peine de répondre.
- Et j'ose pas imaginer ce que vont dire les amis d'Emiliya.
- J'ai rien à me reprocher.
- Bien sûr que non, mais comment dire, c'est toute ta présence qui fout un malaise.
Corso essaya de déglutir. Barbie en profitait pour vider son sac :
- Tu bois pas, mais comme un mec qui sort des AA. Tu te drogues pas, mais c'est parce que t'as toujours pas fini d'éliminer ce que tu t'es envoyé dans ta jeunesse. T'es du côté de la justice, mais on dirait que c'est pour t'éviter la taule. Quand tu fais de l'humour, c'est toujours involontaire, et quand tu dragues, on dirait un interrogatoire. Les rares fois où je t'ai vu vraiment à l'aise, c'est avec une arme à la main.
- C'est tout ?
- Non.T'es en train de divorcer, comme la moitié de Paris, mais on dirait qu'un attentat terroriste se prépare et que les victimes vont tomber par dizaines.


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ZilizZiliz   09 septembre 2019
Ludo avait bossé à la BRP et il savait comme tout le monde dans cette salle que le seul moyen de coincer les fournisseurs de porno était l'utilisation de mineurs, ou d'animaux dans des actes de zoophilie. L'article 521-1 du code pénal réprime « le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité… ». Il existe même une jurisprudence à base de poneys sodomisés…
(p. 123)
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