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Jean-Baptiste Dupin (Traducteur)
EAN : 9782264070623
10-18 (04/05/2017)
3.63/5   62 notes
Résumé :
Une nouvelle enquête de l’inspecteur Ben Ross dans le Londres victorien : secondé par sa femme Lizzie, il devra cette fois innocenter un ami que tout accuse.

Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ?

Chargé de l’enquête par Scotland Yard, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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sur 62 notes
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LePamplemousse
  26 mai 2017
Cette nouvelle enquête de Ben Ross et de sa femme Lizzie nous emmène à la fois dans les bas-fonds de Londres du XIXème siècle et dans les secrets des familles vivants au coeur des quartiers chics de la ville.
Pendant que Ben tente de résoudre le meurtre d'une femme retrouvée dans un terrain vague, son épouse aide son cousin à régler un petit problème qui risque d'entacher sa carrière politique et de remettre en cause son futur mariage.
Le Londres victorien est superbement décrit, on ressent bien le froid, le brouillard omniprésent, l'insécurité qui sévit le soir dans certains quartiers, mais aussi le luxe et l'oisiveté dans lequel vivent les plus fortunés.
Une enquête policière plaisante à lire, qui ne nécessite nullement d'avoir lu les précédents opus, chaque enquête étant totalement indépendante.
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Rilau
  24 novembre 2020
Dans le Londres victorien, entre les quartiers miséreux de Deptford et les salons aristocratiques, l'inspecteur de Scotland Yard Ben Ross enquête sur la mort suspecte d'une prêteuse sur gage Mrs Clifford.
Pendant ce temps, Lizzie Ross, sa femme, tente d'aider la fiancée d'un ami de la famille à sortir son frère d'un scandale à une addiction au jeu.
J'apprécie toujours autant les histoires de cette époque du XIX siècle, c'est le sixième livre de cette série et je suis toujours captivée par le récit, le style et l'écriture d'Ann Granger. C'est un roman fascinant, agréable à lire par son côté fluide et facile.
Je n'ai pas pu le lâcher jusqu'à la dernière page, curieuse de connaître qui avait commis ce crime et pourquoi.
La fin ne nous déçoit pas, même si les conditions de certains personnages sont bien tristes, elle nous laisse un sentiment d'amertume qui nous pousse à réfléchir et à se poser des questions avant de se plaindre de notre propre sort.
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Eroblin
  11 novembre 2019
C'est le 5ème tome des aventures policières d'un couple victorien Ben et Lizzie Ross. Ben Ross est inspecteur à la Scotland Yard tandis que sa femme Lizzie, fille de médecin, s'occupe de leur intérieur. Mais Lizzie, secondée de sa domestique Bessie, a tendance à se mêler des affaires policières de son mari, permettant souvent d'ailleurs de récolter des indices décisifs pour l'avancée des enquêtes.
Dans ce tome, une femme est retrouvée morte dans un quartier mal famé de Londres et, très rapidement, il s'avère que c'était une redoutable prêteuse sur gages. Parallèlement Lizzie est contactée par la fiancée de son « cousin » qui lui demande de l'aider car son frère Edgar Willings, étudiant en médecine, doit de l'argent à une certaine Mme Clifford. Quand les deux femmes accompagnées de Willings se rende à l'adresse de Mme Clifford pour négocier, ils tombent sur la police et la servante de cette dernière. Et le malheureux Willings est désigné par la servante comme celui qui a vu Mme Clifford en dernier.
L'enquête qui suit est classique, il n'y a pas de rebondissements incroyables ni de « Deus ex-machina » tiré par les cheveux. L'intérêt de la série n'est pas vraiment (du moins à mon humble avis) dans la résolution des meurtres mais plutôt dans la description de la société anglaise victorienne. Les personnages de Ben et de Lizzie permettent de s'introduire dans les différentes strates de la société, de côtoyer nantis et miséreux. C'est bien écrit, il se dégage un certain charme suranné et j'ai pris du plaisir à suivre les époux Ben et Lizzie Ross.
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belette2911
  04 juillet 2018
♫ J'étais tranquille j'étais pénard, j'me promenais dans la ruelle, quand tout à coup mon panard, a trébuché sur une morte pas belle ♪
Le docker Harry Parker a buté sur le cadavre d'une femme dans une ruelle pas très claire et en fichant le camp, il est rentré dans la bedaine d'un cogne qui passait par là.
Nouvelle enquête pour l'inspecteur Ben Ross qui est bien embêté car il impossible de mettre une identité sur cette femme.
Petit à petit, à l'aide de sa femme, il va commencer à en savoir un peu plus, mais malgré tout, l'enquête est dans une impasse, les policiers ont des tas d'indices et, telles des diseuses de bonne aventure, ils les lancent en l'air pour voir où ils retombent.
Ce qu'ils leur faudrait, ce sont des preuves et ils n'en ont pas !
Cette sixième aventure du couple Lizzie Martin / Ben Ross ne souffre pas de temps mort, il se lit avec avidité et on prend toujours plaisir à suivre Lizzie dans ses petites enquêtes sur le côté, aidant son mari du mieux qu'elle peut, au grand dam du Superintendant Dunn.
Il est un fait qu'une enquête avec au centre un prêteur sur gages, usurier, ça sent le déjà-lu dans une autre série de roman mettant aussi un couple flic/épouse en scène, et il s'agit bien entendu du duo Thomas et Charlotte Pitt.
Mais comme je dis toujours, depuis que la littérature policière existe, des enquêtes sur la mort d'un usurier, ça doit courir les rues ! Vu que les deux duos sont différents dans leur manières d'être, je ne saurais dire si plagiat il y a, inspiration, sans doute, ou alors, coïncidence.
Beaucoup de mystères dans cette nouvelle enquête, notamment à cause du fait qu'il y a un seul suspect et qu'il ne fait pas vraiment criminel sanguinaire mais plus enfant gâté qui ne pense qu'à son nombril et au fait que sa soeur sera toujours là pour lui sauver les miches.
De plus, j'avais beau me creuser les méninges, je n'en voyais pas d'autres car ces personnes là n'avaient pas de mobile valable pour tuer la prêteuse sur gages. Je ramais, et pourtant, j'aurais dû lire mieux les indices et j'aurais compris. Pour la peine, Holmes me donnera une fessée…
Ce que j'apprécie le plus, dans cette saga, ce sont les personnages principaux, tout d'abord, les secondaires qui ne sont pas laissé au hasard et les incursions dans le monde moins clinquant de la société de Londres, là où une partie des personnages secondaires prennent toute leur importance.
Dans ces pages, j'en ai croisé quelques que j'aurais baffé avec plaisir, qu'ils soient de la haute comme le jeune Wellings et tante Parry ou de basse extraction comme Britannia Scroggs qui, mise en image, me donnait l'impression d'une caqueteuse râleuse juste bonne à causer haut et fort.
Un très bon moment de lecture, une résolution que je n'ai pas vu venir, des incursions dans le monde d'en bas, le Londres des abysses (mais pas encore au fond des abysses), la haute société qui prend sont petit-déjeuner au lit, fait sa correspondance au lit et ne doit s'en extirper que vers les midi…
Toujours instructif, cette série, comme l'est aussi celle avec le couple Pitt. Une peinture de la société victorienne qui joue sur deux tableaux, entre deux monde diamétralement opposé, deux mondes qui se rejoignent plus souvent qu'on ne pourrait le penser.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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caryatide
  19 février 2021
Deptford, un arsenal créé par Henry VIII, des chantiers navals...Tout cela est un peu en perte de vitesse au 19ème siècle : on préfère se rapprocher de l'estuaire de la Tamise où il y a plus de place.
L'inspecteur Phipps du commissariat de Deptford est très doué pour distribuer son travail à ses voisins. Alors quand on trouve le cadavre d'une femme inconnue dans un des terrains vagues qui remplacent les entrepôts, il trouve que Scotland Yard sera beaucoup plus efficace que lui.
Et c'est l'inspecteur Benjamin Ross, de retour d'une longue journée à Cambridge qui se trouve obligé de repartir pour les bords du fleuve.
Effectivement, la morte d'un certain âge est bien habillée, paraît soignée et bien nourrie : pas une des prostituées qui peuplent habituellement les lieux. Qui est-elle ? On le sait dès le lendemain, sa bonne ayant signalé sa disparition. C'est une usurière. Usuriers et prêteurs sur gages sont le doublé gagnant des romans victoriens, mais une usurière, une femme qui mène sa propre affaire ?
Et cela ne va pas simplifier l'enquête : elle pouvait avoir autant de meurtriers possibles que de clients...
Elisabeth, la femme de l'inspecteur Ross est très occupée de son côté. Son "cousin", Frank Carteron, le neveu de sa "tante" Parry a abandonné la diplomatie pour se lancer dans la politique. Il vient d'être élu député et s'est fiancé à une jeune fille de sa circonscription.
Mais la jeune fille ne connait pas les usages londoniens : tante Parry craint des impairs...
Heureusement Patience a choisit Elisabeth comme mentor et confidente Et elle a justement quelque chose à lui confier : son frère, brillant étudiant en médecine a perdu de l'argent aux cartes. Il s'est adressé à un usurier qu'il doit maintenant rembourser, et il ne peut pas..
Ne se serrait-il pas adressé plutôt à une usurière...
La tante Parry s'affole : il faut repousser le
mariage. les tantes de la fiancée s'évanouissent...
Encore une enquête agréable à lire qui nous fait visiter Londres et rencontrer des personnages de milieux très variés mais avec un style plus léger et beaucoup moins didactique qu' Anne Perry à qui elle fait inévitablement penser.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   13 mai 2017
Il se nommait Harry Parker. C’était un individu de petite taille, malingre et dépenaillé. Dans la lumière jaune de notre lanterne de guet, il nous fixait avec le regard affolé d'un chien errant pris au piège et tenu à bonne distance. Il serrait entre ses mains une casquette de feutre qu'il pressait contre sa poitrine, et ses petits yeux papillonnaient de l'un à l'autre d'entre nous, finissant toujours par revenir sur mon visage. Je ne saurais dire quelle impression un tel témoin produirait sur un juge ou un jury mais, en ce qui me concernait, elle n’était guère flatteuse.
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belette2911belette2911   28 juin 2018
— Mais nous sommes comme ces diseuses de bonne aventure orientales qu’on trouve dans les foires, monsieur. Nous lançons nos indices en l’air, comme elles leurs galets ou leurs bâtonnets d’ivoire, et nous regardons comment ils retombent. [...] En revanche, ce que nous n’avons pas, Mr Ross, c’est une preuve tangible, capable de convaincre un juge. Beaucoup d’hypothèses jetées en l’air comme des bâtonnets d’ivoire… dans lesquelles nous ne lisons que ce que nous souhaitons.
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collectifpolarcollectifpolar   27 février 2022
Un peu moins d’une heure auparavant, je pensais pourtant en avoir terminé de ma journée. J’avais même lâché ces paroles :
— Eh bien, Morris, je crois que le moment est enfin venu de rentrer chez nous !
Le sergent et moi nous étions absentés de Londres pour régler une affaire à Cambridge, où l’on avait réclamé notre aide. Obligations policières mises à part, cette expédition avait constitué une agréable diversion. Comparé à Londres, Cambridge nous avait paru fort calme et nous avions apprécié son air plus sain, son atmosphère de ville universitaire, son admirable architecture gothique et les vastes prairies alentour où paissaient des troupeaux. Nous avions eu véritablement la sensation d’une excursion dans un monde irréel.
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ElidoreElidore   19 juin 2017
Côtoyant les gredins et les canailles qui traînent toujours aux abords des ports, allaient et venaient des citoyens beaucoup plus honorables : des travailleurs de retour chez eux, des femmes pressées à la recherche d'un ingrédient pour leur dîner ou des enfants chargés de rapporter pour deux pences de thé. Les pauvres n'achètent pas leur thé en paquet, mais par petites pincées, servies dans une feuille de papier repliée, qui correspondent à la quantité nécessaire pour une infusion.
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collectifpolarcollectifpolar   27 février 2022
— Ça m’a fait un sacré choc, reprit-il. J’ai fait demi-tour aussi sec et là, y avait un…
Il se reprit, comprenant peut-être au froncement de sourcils de Barrett que celui-ci n’apprécierait pas d’être traité de « roussin » une troisième fois. Parker corrigea la fin de sa phrase.
— … et j’ai prévenu monsieur l’agent. Demandez-lui !
— C’est exact, monsieur, confirma Barrett. Je faisais ma ronde habituelle. Le témoin a surgi devant moi et m’a presque renversé. Il tremblait de peur et bafouillait des paroles incompréhensibles. Il répétait : « Là ! Là ! » Alors je l’ai saisi par le col et je l’ai entraîné jusqu’ici. Où nous avons, en effet, constaté la présence de cette malheureuse.
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Toutes les informations sont disponibles ici : https://bit.ly/CottageFantomesEtGuetApens
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