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ISBN : 2264066830
Éditeur : 10-18 (02/06/2016)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Un homme destiné à la corde dirait n'importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai ?

Lorsque l'inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s'attend pas à accorder le moindre crédit à sa parole. Mais le récit d'un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept ans est si convaincant que Ben ne peut s'empêcher de se demander si ce qu'il a entendu est vrai. S'il est tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Melpomene125
  06 mai 2017
Le Témoignage du pendu est une lecture distrayante mais j'ai été déçue par la fin car l'énigme est trop facile à résoudre.
La veille de son exécution, James Mills demande à parler au policier responsable de son arrestation. La dernière volonté d'un condamné à mort ne peut être refusée. L'inspecteur Benjamin Ross se rend donc à la prison de Newgate pour recueillir le témoignage du futur pendu. Seize ans auparavant, il a vu une jeune femme étouffer avec un coussin un vieillard qui dormait. L'atmosphère est, au début du roman, mystérieuse et intrigante. Comment peut-on résoudre un meurtre après autant d'années ? N'est-ce pas un stratagème de la part du condamné pour repousser son exécution ?
L'enquête promet d'être longue et difficile. Cependant le mystère et le suspense ne durent pas. Lizzie, l'épouse de Benjamin Ross qui le seconde dans son travail, retrouve très vite la maison du drame et avec elle les coupables qui y habitent toujours. À partir de là, je me suis ennuyée car tout devient prévisible, même si l'intrigue ressemble un petit peu à un épisode de Colombo en moins bien : l'identité du coupable est évidente mais comment faire pour le démasquer ? Je n'ai pas non plus été convaincue par la deuxième intrigue qui vient, en parallèle, pallier les faiblesses de la première. La disparition de Jane Canning et de sa fille Charlotte ne réserve pas de grandes surprises. Elle n'est qu'un prétexte à évoquer la difficile condition des femmes.
J'aime beaucoup les polars victoriens et j'avais choisi celui-ci pour sa ressemblance avec ceux d'Anne Perry. Je crois que le Témoignage du pendu est loin d'être le meilleur livre d'Ann Granger. J'espère en trouver un où l'énigme serait plus complexe, les suspects plus nombreux. le duo d'enquêteurs formé par Lizzie et Ben est fort sympathique, il me fait penser à Charlotte et Thomas Pitt. J'ai envie de retrouver ces personnages et d'en savoir davantage sur eux, leur rencontre, leur mariage, la différence sociale qui les séparait au départ, ainsi que quelques lignes de ce roman le laissent entendre, et rendait peut-être leur amour difficile voire impossible puisqu'elle était la fille du docteur et lui un « gamin crasseux qui travaillait à la mine ». Les premiers tomes sont souvent plus intéressants et les séries finissent par s'essouffler. C'est en tout cas mon sentiment après lecture de cet ouvrage.
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belette2911
  06 juillet 2018
Lorsque sa dernière heure est arrivée, un futur pendu de la prison de Newgate raconta à l'inspecteur Ben Ross qu'il y a 16 ans, il fut le témoin d'un crime dans une maison isolée du petit village de Putney, non loin de Londres.
Ben mon colon, tu pouvais pas en parler plutôt à la police ???
Autant chercher une aiguille dans une botte de foin vu le peu d'indication qu'il donna à l'inspceteur Ben Ross et dû aussi au fait que le village de Putney, en 16 ans, s'était sans doute bien agrandi.
Va-t-en retrouver une maison isolée sur la lande si tout le monde s'est mis à construire autour. Va-t-en retrouver une mort suspecte si tu ne connais pas le nom du mort.
Heureusement, après avoir fait du remue-ménage jusque bien haut dans la hiérarchie avec cette confession tardive à laquelle personne ne croit, notre Ben pourra compter sur Lizzie, son épouse, pour mener une enquête discrète, avec l'aide de sa bonne et de son ami le cocher (qui a un nouveau cheval).
J'élèverai une protestation sur le fait que notre cocher préféré ait envoyé son vieux cheval Nelson chez l'équarrisseur !! (Note pour plus tard : en menacer ma vieille bique quand elle est chiante).
Comme si ça ne suffisait pas, d'un autre côté, un homme vient déclarer que sa femme et leur enfant ont été enlevé… Mais dit-il la vérité, ce contribuable qui répète un peu trop souvent qu'il paie ses impôts ? Niveau personnage détestable, c'est un portrait réussi que nous avons là.
Ceci n'est pas le meilleur tome des enquêtes de Lizzie Martin et Ben Ross : l'enquête principale est assez simple à résoudre, l'enquête secondaire aussi et notre chère Lizzie est un peu en retrait pour cette enquête.
Malgré tout, j'ai passé un agréable moment à suivre des personnages que j'apprécie, même s'ils ressemblent un peu au couple Thomas et Charlotte Pitt.
Ce que j'ai apprécié le plus, ce sont les descriptions de la ville de Londres, ses moeurs, sa bouffe (composée de tourtes à la viande), les explications diverses sur les droits des femmes (quels droits ??), leur position dans la société où tout les droits sont pour les hommes, même lorsqu'il sont en tort…
Avec subtilité, l'auteure nous en parle, le tout étant glissé dans les conversations, les pensées des personnages, sans que cela soit redondant. Si cette enquête manque de mystère et de suspense, on se rattrape avec l'apprentissage des moeurs de la société victorienne, que j'adore lire mais où je n'aurais pas voulu y vivre.
L'inconvénient de lire les avis de mes petit(e)s camarades, c'est que l'on se fait une opinion avant la lecture et cela peut porter préjudice à ce que l'on ressent durant cette lecture. Dans ce cas-ci, les avis étaient mitigés et j'ai eu quelques craintes en entamant ma lecture. Je n'aurais pas dû.
Ce n'est certes pas leur meilleure enquête, mais elle se lit avec plaisir au soleil, tout en emmagasinant des infos sur la société victorienne qui ne faisait pas la place belle à la femme alors qu'elle était dirigée par une femme !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Didier_Tr
  09 décembre 2018
C'est mon premier livre de cette auteure. Je l'ai déniché d'occasion et je l'ai lu assez vite. J'ai parcouru quelques critiques des collègues, et c'est ma foi bien vrai qu'on a l'impression, au moins avec ce "le témoignage d'un pendu" de lire quelque chose de très ressemblant avec Anne Perry, Thomas et Charlotte. C'est à s'y méprendre !
Alors dans ce livre, deux histoires, un problème conjugal d'un côté, qui nous permet de nous plonger dans les affres de la situation féminine au milieu du 19ème, et un vieux crime. le recours à un pendu, je pense démasqué dans un autre livre, c'est plutôt astucieux.
Sinon, le livre est un peu plan plan. Pas vraiment de surprise, on voit venir la résolution des deux histoires et le dénouement n'apporte là non plus pas de réelle surprise.
J'ai cru comprendre que ce n'était pas le meilleur livre d'Ann Granger. Je veux bien le croire, et si je retombe sur un bouquin d'occasion, je me ferai ma propre opinion.
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lecottageauxlivresFanny
  17 septembre 2016
Le témoignage du pendu est le cinquième volume des enquêtes de Benjamin et Elizabeth Ross. Mills, un condamné à mort, demande comme dernière volonté de s'entretenir avec l'homme qui l'a arrêté: Benjamin Ross. Avant de mourir, il veut soulager sa conscience : pendant dix-sept il a gardé le silence mais aujourd'hui il veut témoigner sur un crime dont il a été le témoin. Piégé par l'orage en pleine campagne, Mills chercha refuge dans la seule maison des alentours. Il s'approcha de cette maison et aperçut par la fenêtre un vieil homme se faire tuer par une jeune femme. Effrayé, il fuit et se tut pendant dix-sept. Benjamin Ross ne sait que penser: Mills dit-il la vérité ou est-ce une astuce pour retarder sa condamnation à mort? Lizzie se propose alors pour retourner sur les lieux, retrouver cette maison et le nom de la victime. Alors que Mills est exécuté et que le couple Ross espère trouver assez de preuves pour ouvrir officiellement l'enquête, Monsieur Canning, bourgeois londonien, déclare que sa femme et sa fille ont été enlevées par des malfaiteurs à la recherche d'une rançon. le doute s'installe dans l'esprit de Benjamin: il pense avoir aperçu la veille cette femme et son enfant dormant sous un pont de Londres. Benjamin et Lizzie devront alors résoudre deux mystères : comprendre la disparition de Madame Canning et Charlotte afin de les retrouver vivantes et trouver des preuves pour confondre une meurtrière qui a échappé à la justice pendant dix-sept ans.
Ce cinquième tome est, selon moi, le moins réussi de tous. Mon ressenti est mitigé: j'étais ravie de retrouver ce couple pour une nouvelle enquête et l'ambiance de l'Angleterre du XIXe siècle décrite par Ann Granger me plait toujours autant. Mais cette double intrigue ne m'a pas convaincue. le début était prometteur mais la disparition de Madame Canning et sa fille vient se greffer à la première enquête sans apporter de véritable intérêt à l'histoire. L'enquête de la disparition est intéressante parce qu'elle décrit la condition féminine et les malheurs que les femmes du XIXe siècle devaient fatalement subir. Mais elle n'est pas intéressante en elle-même et elle est vite résolue par le lecteur. L'intrigue concernant le meurtre vieux de dix-sept est plus palpitante mais elle s'essouffle à cause de la seconde enquête qui l'a ralentie. Enfin, Lizzie Ross n'est pas assez présente à mon goût.
J'espère que cette petite déception avec le témoignage du pendu sera effacée par un sixième volume qui aura les qualités des volumes précédents !
Lien : http://lecottageauxlivres.ha..
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Cellardoorfr
  11 octobre 2016
Le témoignage du pendu est le 5ème opus des enquêtes de Lizzie et de Ben Ross mais notre chère Lizzie va rester assez inactive, à part au début de l'ouvrage : c'est elle qui lance les recherches avec Bessie et le cocher qu'elle a rencontré dans le tome 1. Et oui, ce n'est pas toujours facile de construire des histoires plausibles avec deux enquêteurs, surtout sur le long terme ! [Même Anne Perry met parfois Charlotte entre parenthèses dans ses récits !] Cela n'en reste pas moins dommage, très dommage car Lizzie reste inexploitée et, il faut bien le dire, le personnage n'est plus aussi intéressant qu'au début…
L'auteur nous sert malgré tout de quoi nous mettre sous la dent car nous avons affaire à une double intrigue : nous avons l'histoire avec Mills, le condamné à mort et une autre petite enquête, celle d'une femme et de son enfant, toutes deux disparues. de manière mystérieuse. Et le mari veut les récupérer !
Je ne vous cache pas qu'à un moment, les deux enquêtes vont se rencontrer, d'une manière que l'on pourrait trouver superficielle mais qui ne m'a, pour ma part, pas non plus choquée.
Disons que j'étais déjà chagrinée par l'idée de départ, donc je n'étais plus à une mauvaise surprise près. Voyez-vous, je ne brille pas toujours par mon esprit d'analyse mais parfois, je bloque sur des choses. Dans le cas de ce roman, je n'ai jamais pu adhérer à l'idée de départ, soit celle selon laquelle un inspecteur déjà débordé par les crimes du présent trouve le temps (et l'envie !) d'aller déterrer une histoire vieille de 16 ans. Je suis peut-être cynique mais après 16 ans, que peut-on bien faire ? Encore, si l'enquête avait été demandée par un membre de la famille concernée, quelqu'un qui ne s'était jamais remis de cette mort, j'aurais dit ok ! L'enquête aurait eu une dimension sentimentale, Ben aurait fait une bonne action en partant en quête de la vérité… Mais là… Y aller parce qu'un condamné à mort lui a demandé… Moi j'ai trouvé ça étrange.
On le sait, le style d'Ann Granger est simple, très fluide. J'aime bien généralement mais là, pour la première fois, je l'ai trouvé un poil trop simplet. Est-ce la faute de Zola que je prends en intraveineuse ces derniers temps ? La chose aurait encore été surmontable si je n'avais pas trouvé certains passages franchement relous. A bien des occasions, j'ai en effet eu l'impression qu'Ann Granger introduisait de manière quelque peu artificielle son savoir sur l'époque victorienne, notamment sur la condition féminine ou encore le sort des pauvres. Ai-je eu cette impression parce que j'avais déjà vu et revu ces thèmes chez Anne Perry ? Aucune idée.
En bref, une enquête un peu légère, trop facile, pas assez fouillée, une Lizzie complètement effacée et quelques soucis de crédibilité (du moins pour moi mais bon, je me connais, des fois je tique sur des choses qui passent très bien chez les autres) = une 5ème lecture en demie teinte. Cela ne m'empêchera pas de lire le tome 6. Je sais qu'il est sorti en anglais en juin, il finira bien par arriver chez nous et je serai au rendez-vous !
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   16 juin 2016
Ce n’était pas la seule raison pour laquelle je n'avais accepté qu'avec grande réticence cette visite à Newgate. Il me fallait toujours au moins deux jours pour me débarrasser de l'odeur de la prison. Elle imprégnait tout. Les âcres relents des corps mal lavés, la puanteur graisseuse de la prétendue nourriture que l'on faisait cuire dans de grandes marmites, l'air vicié du au manque d’aération et, par-dessus tout, le désespoir, dont émane un parfum si particulier.
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Melpomene125Melpomene125   30 avril 2017
Je terminai mon chemin avec un sentiment inhabituel d'inutilité. Je n'avais pu aider cette malheureuse autrement qu'en la laissant dans son abri de fortune et en espérant qu'elle viendrait me trouver au Yard le lendemain. (J'en doutais toutefois; elle aurait trop peur.) Et j'avais été tout aussi impuissant concernant le témoignage de Mills, ce qui voulait dire qu'une meurtrière se promenait en liberté quelque part. N'importe quel policier serait fou de s'imaginer pouvoir redresser ne serait-ce que la moitié des torts dont regorgeait Londres.
Mais il pouvait toujours essayer...
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Melpomene125Melpomene125   21 avril 2017
Elle avait maintenant un peu plus de trente ans, mais je la voyais toujours comme une jeune fille. Je l'avais connue enfant, dans notre Derbyshire natal. Elle était la fille du docteur, et moi, le gamin crasseux qui travaillait à la mine. La générosité de son père m'avait arraché à cette existence et permis de recevoir une éducation. Je doute cependant qu'il s'attendît à ce que je le remercie en épousant sa fille.
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Melpomene125Melpomene125   08 mars 2017
Je ne suis pas savant, mais si un homme se comporte plus comme un geôlier que comme un mari, il ne devrait pas s'attendre à ce que son épouse en témoigne de la satisfaction. Canning était une brute, et il n'y avait pas d'autre mot pour cela.
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jo18jo18   30 mars 2018
Mais, en dépit de la brusquerie de mes paroles, j’étais captivé par son histoire. J’avais l’impression de me trouver moi-même sur cette lande battue par le vent. J’entendais la pluie tambouriner sur le sol desséché et je collais moi aussi mon visage contre les vitres ruisselantes de la fenêtre. Qu’avait-il vu alors de si terrible qu’il ne pouvait affronter la mort sans en avoir au préalable délesté son âme ?
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