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ISBN : 2264058730
Éditeur : 10-18 (20/06/2013)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 261 notes)
Résumé :
Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d'une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis.
Lizzie est intriguée d'apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s'être enfuie avec un inconnu.
Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l'un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  06 février 2019
Elizabeth Martin, jeune femme de 29 ans débarque à Londres en 1864 pour exercer la profession de dame de compagnie auprès de Mrs Parry, la veuve de son parrain.
Elle se retrouve sans le sou car son père, médecin dans une région industrielle minière a souvent soigné gratuitement des malades et pris soin de leurs enfants.
Londres est en plein chantier, elle doit traverser les travaux de la future gare de Saint Pancrace, c'est un vrai cloaque, Ann Granger a l'art de nous décrire les scènes dans les moindres détails, odeurs comprises. Disons que cela pimente le récit.
En chemin, elle aperçoit le corps d'une jeune femme que l'on transporte.
Chez Mrs Parry, elle apprendra que Maddie Hexham, son ancienne dame de compagnie s'est fait assassiner : on vient de retrouver son corps dans le chantier de saint Pancrace.
Arrivent alors les hommes de Scotland Yard avec le jeune inspecteur Benjamin Ross qui vient de sa région. Elle l'a rencontré une seule fois lors d'une catastrophe minière alors qu'elle était cachée dans la charrette de son père.
Il a pu continuer des études grâce au père de Lizzie.
L'enquête se déroule un peu lentement mais les lenteurs sont rattrapées par l'humour des personnages, la truculence, l'impertinence de Lizzie et le côté très marqué des caractères des différents personnages qui entrent en scène.
La narration est partagée entre les deux personnages principaux :
Elizabeth Martin et Benjamin Ross qui collaborent , se partagent les chapitres et font avancer l'enquête. Ils s'adressent au lecteur à la première personne.
C'est un récit très agréable avec des personnages tellement sympathiques que l'on prend plaisir à lire le livre sans passer une seule page.
Le fond historique est très intéressant, on sent que l'auteure a pris la peine de se documenter en détails sur cette période.
Challenge plumes féminines
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Kittiwake
  05 juillet 2013
Londres. Darwin vient de publier de l'origine des espèces. On creuse les fondations de la première ligne de métro. Victoria règne en maître sur son royaume. Les femmes n'ont d'autre issue que de trouver un bon parti pour se faire une place dans la société.
Elisabeth Martin débarque alors dans la capitale. C'est une découverte pour elle, qui vient de quitter sa campagne, ou elle vivait avec son père, un médecin généraliste, si dévoué envers ses patients dont la majorité travaillaient à la mine et si désintéressé qu'il n'a pas envisagé que sa mort mettrait sa fille sur la paille et la contraindrait à accepter une place de demoiselle de compagnie chez Mrs Parry, l'épouse parvenue de son parrain.
A Londres les travaux de la future gare en sont au stade de démolition des taudis qui occupaient le site du chantier. Et l'une des premières images qui frappent la jeune fille illustre c'est un convoi mortuaire puisque l'on a découvert un cadavre dans les ruines d'une des maisons en démolition.
Arrivée dans le foyer qui l'hébergera, Elisabeth apprend que la jeune femme qui l'a précédée est parti brutalement, adressant après quelques jours un billet laconique...
La jeune femme a un caractère bien trempé et de la suite dans les idées. Elle enquête sur les circonstances de la disparition de la jeune Madeleine. Ajoutons à cela un bel inspecteur intelligent, on a là une galerie de personnages bien campés pour créer un bon scénario.
Pas de points négatifs : l'époque, l'intrigue, l'écriture, tout est au rendez vous pour pour bon moment de lecture, particulièrement pour tous les aficionados du Londres au 19ème siècle.
Et la bonne nouvelle, c'est que ce roman est le premier d'une série de 4, qui nous permettront de retrouver la tonique Elisabeth

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belette2911
  06 juillet 2014
En l'an de grâce 1864, Elizabeth Martin (Lizzie), 29 ans quitte son Derbyshire pour monter à la capitale afin de jouer à la dame de compagnie auprès d'une riche veuve.
Pourquoi ? Parce que son père, médecin fort apprécié dans la région, est décédé il y a peu de temps, la laissant sans un rond… À force d'aider son prochain, il en a oublié de laisser à sa fille de quoi subvenir à ses besoins. C'était un homme bien qui se dit "Charité bien ordonnée devait commencer par les autres".
Dans cette Angleterre rigide des années 1860, la femme n'a pas la place qu'elle mérite. Elle doit juste fermer sa bouche et tenir sa maisonnée, tout en pondant quelques marmots (les riches en faisant moins que les très pauvres).
Lizzie a 29 ans, pas mariée, c'est donc une vieille fille, pour l'époque. de plus, elle a du mal à tenir sa langue et n'est pas ce que l'on peut dire "jolie". Bref, elle risque de voir pousser les toiles d'araignée entre ses jambes, la pauvre. de plus, à cette époque, s'envoyer en l'air en dehors des liens du mariage est trèèèès mal vu !
1864… C'est aussi à cette époque que l'on rasa des taudis afin de bâtir la future gare de Saint-Pancras. Et les gens qui y survivaient ? Mais enfin, tout le monde s'en moque ! Vous pensez bien, des pauvres… le capitalisme n'est pas une invention de notre siècle et on nous le démontrera dans le roman.
L'arrivée de Lizzie dans la ville de Sherlock Holmes (en 1864, il était tout gamin et vivait à la campagne) n'est pas de tout repos ! Voilà que le fiacre qui l'emmène chez la vieille peau croise la route d'un tombereau avec le cadavre d'une jeune femme dessus !
Coïncidence malheureuse, le cadavre est celui de la précédente dame de compagnie qui avait disparu, apparemment en s'enfuyant avec un inconnu. Rhôôô, très mal vu à l'époque ! Petite dévergondée, va ! Elle brûlera dans les flammes de l'Enfer, selon le Dr Tibbet, gardien de la moralité devant l'Éternel (passez-moi mon AK47, s'il vous plaît, merci).
Lizzie, en digne émule de Sherlock Holmes et du couple Charlotte et Thomas Pitt auquel elle ressemble un peu, va enquêter sur cette affaire où se mêlent d'étranges coïncidences…
Coup de bol, l'inspecteur principal est une lointaine connaissance du Derbyshire et il voue à Lizzie une admiration sans borne. Non, pas de scènes de sexe torride dans le roman, désolée.
Certes, l'intrigue n'est pas recherchée comme celles d'Agatha Christie, certes, l'inspecteur Ben Ross n'est pas Holmes, mais ce fut un véritable plaisir de découvrir cette nouvelle venue dans le polar historique victorien !
Personnages agréables – certains étant détestables, mais c'est ce qui fait le sel de l'histoire – un majordome un peu louche avec sa manie de surgir partout, sa femme qui a tout du dragon, des personnages suspects, des rigides, des collets montés ou bon à jeter dans la Tamise, la panel est varié et bien représenté.
L'époque est bien restituée, il ne manquait plus que le bruit des roues des fiacres, la sensation du brouillard et l'odeur putride des taudis !
Bon point, je n'avais pas vu venir le (la) coupable à la fin !
Le seul bémol sera à attribuer à l'imprimeur qui, une fois arrivé à la page 216 passe à la 145 ! Abus d'alcool ou manque de café, tout rentre dans l'ordre à la 241 mais il me manque l'histoire qui s'est passée durant ces 25 pages manquantes !
Sans transcender le genre, ce polar ce lit avec grand plaisir et je me demande bien ce que les autres tomes nous réservent. En tout cas, ce sera avec moi !

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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LePamplemousse
  10 août 2013
Une héroïne plutôt intelligente pour l'époque, voilà qui nous change de ces romans de style victorien où la plupart des jeunes femmes s'évanouissent dès qu'on hausse le ton. Elizabeth Martin est contrainte de devenir dame de compagnie à la mort de son père, médecin. Elle a 29 ans et n'est pas mariée.
La dame de compagnie précédente se serait enfuie avec un homme, ce qui a fait scandale, mais on retrouve bientôt son cadavre et il y aurait eu assassinat.
A cette époque, la police découvre de nouvelles méthodes d'investigation et Londres connaît pas mal de bouleversements ( construction d'une gare, démolition de taudis, réalisation d'égouts). Mais c'est aussi une époque où les riches et les puissants ont tout pouvoir...
Difficile donc d'enquêter sur cette affaire et plus difficile encore d'être une femme avec un fort caractère et de l'esprit, mais bien sûr nos héros, Elizabeth et le jeune policier tenteront de faire éclater la vérité.
Un polar agréable qui nous emmène dans un Londres sale, glauque et puant, mais l'histoire elle-même est assez peu originale et s'oublie vite.
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cmpf
  08 avril 2018

Il y avait un certain temps que j'avais ce livre d'Ann Granger dans ma liste d'envie. Et j'ai bien fait de m'y mettre. Il ressemble assez à la série Monk, d'Anne Perry, avec une jeune femme qui n'a pas la langue ni les yeux dans sa poche à une époque où les femmes devaient demander ce qu'elles devaient penser, et être à l'abri de la connaissance de certains désagréments de la vie, du moins les dames de la bonne société. Cela se passe également à la même époque, deuxième moitié du dix-neuvième, à Londres.
Si je n'y ai pas trouvé tout à fait la même densité que dans Monk, je n'ai pas boudé mon plaisir.
Or donc, une jeune femme du Derbyshire, région minière où son père était un médecin très apprécié, ne réclamant pas souvent ses honoraires auprès des pauvres et leur donnant au contraire de l'argent. Autant dire qu'il ne laisse pas une fortune à sa fille en mourant. Aussi celle-ci doit se résoudre à devenir dame de compagnie auprès de la veuve de son parrain qu'elle n'a jamais vue. Dès son arrivée elle apprend que la précédente a disparu et passe pour une fille sans vertu. Mais cela ne suffit pas comme explication à Elizabeth. L'inspecteur chargé de l'enquête est de la même région où grâce à l'intervention du médecin il a échappé à un destin de mineur. Tous deux veulent découvrir ce qui est réellement arrivé à la disparue.
La destruction de taudis détenus par des gens de la bonne société pour la construction de la nouvelle gare de Saint Pancras, voilà la toile de fond de cet épisode.
Voici une série qui promet d'être agréable.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   28 juin 2013
Telle une vieille dame desserrant son corset, la locomotive émit un long soupir, puis elle enveloppa tout et tout le monde dans un linceul de vapeur et de fumée. La nuée tourbillonna autour du quai et monta jusqu'au plafond de la gare où elle resta piégée. L'odeur de soufre me ramena à mon enfance, dans la cuisine de Mary Newling un matin où j'étais chargée d'écaler des œufs durs.
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RebusRebus   05 août 2013
Le brouillard se refermait sur moi, m'enveloppait aussi sûrement qu'un nouveau-né. Et comme un nouveau-né, je regardais le monde avec étonnement, incapable de différencier le nord du sud et l'est de l'ouest, et tout juste le haut du bas. Etais-je en train de monter une légère pente ? Descendais-je une ruelle ? J'avais cru me trouver dans une rue parallèle à Oxford Street ; peut-être étais-je en train de m'éloigner. Je n'entendais aucun bruit de circulation, le brouillard émoussait tous les sons.
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IsambourIsambour   10 novembre 2013
"- C'est un petit garçon qui est mort, dis-je. Un tout petit garçon, n'est-ce pas papa ?
Mon père se tourna vers moi et je crois que c'est seulement à cet instant qu'il s'aperçut de ma présence.
- Oh, Lizzie…
Puis, secouant la tête :
- Oui, un tout petit enfant. Plus jeune que toi, je pense.
- Que faisait-il à la mine ? demandais-je. Il n'était tout de même pas assez grand pour extraire le charbon !
(…)
- N'oublie jamais ce que tu as vu aujourd'hui. Souviens-toi que cela représente le vrai prix du charbon."
+ Lire la suite
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ImoImo   26 octobre 2013
Ben Ross

J'ai pour habitude, à la fin de chaque journée, de consigner par écrit mes observations concernant l'enquête en cours. Une sorte de journal intime, si l'on veut. Ceux de mes collègues qui ont découvert cette habitude se sont moqués de moi et m'ont traité de pédant. [...]
Cependant, je suis persuadé que, dans un avenir proche, tous les officiers de police enquêtant sur un crime feront de même.
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claire04130claire04130   23 février 2014
-C'est un petit garçon qui est mort, dis-je. Un tout petit garçon, n'est-ce pas, papa ?
Mon père se tourna vers moi et je crois que c'est seulement à cet instant qu'il s'aperçut de ma présence.
-Oh, Lizzie...
Puis secouant la tête :
-Oui, un tout petit enfant. Plus jeune que toi, je pense.
-Que faisait-il à la mine ? demandai-je. Il n'était tout de même pas assez grand pour extraire le charbon !
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