AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2359103571
Éditeur : Ankama Editions (15/11/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Une rumeur macabre hante les rues de Bolton, une ville côtière de la province australienne envahie par des créatures bleues aux tentacules étranges. Le corps de l’un de ces aliens aurait été retrouvé sur la voie ferrée. Un trio d'adolescents un peu paumés partis pour sécher les cours se retrouve pris dans une curieuse et morbide expédition qui les mettra face à leurs propres peurs...
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  26 avril 2013
Blue est une fausse histoire autour du surf. Pour Pat Grant, c'est surtout l'occasion de revenir sur sa jeunesse et d'évoquer les sentiments que lui a inspirés l'atmosphère de Bolton au cours de son enfance, puis de son adolescence.

Bolton est une ville champignon d'Australie. Elle doit tout à l'artificialité des discours politiques et de la propagation du rêve américain. Aujourd'hui, alors qu'il est adulte, Christian retrace la genèse de l'élaboration de cette ville. A la fierté laborieuse de ses parents a succédé l'ambiguïté d'une période au cours de laquelle les véritables autochtones se sont vus peu à peu envahir par des homoncules tentaculaires à la peau bleue. Malpropres, bruyants, vulgaires, ils sont accusés d'être la cause de la décadence amorcée de Bolton. Cette période, Christian l'a vécue lorsqu'il entrait dans l'adolescence. Entre fascination pour la déchéance et haine viscérale pour ces nouveaux arrivants, le trouble se traduit, chez lui et ses amis, par un accident de train survenu au cours de la nuit. Explosé sur les rails de la voie ferrée, le cadavre d'un homoncule bleu continue à répandre ses membres alentours.

Le surf devient un prétexte pour s'approcher des rails et pour observer le cadavre. Christian, Verne et Muck se montrent aussi bourrins devant cette hécatombe que lorsqu'il s'agit de pousser chacun dans ses retranchements face à l'affront des vagues du Pacifique. En évoquant cette pudeur qui rejette l'aveu de la faiblesse et qui provoque l'évènement de la mort, Pat Grant parvient à transformer les fanfaronnades malhonnêtes de ses personnages pour révéler le trouble, la terreur et les interrogations qu'elles dissimulent.

Blue traite de l'enfance sur le mode fantastique. La narration fait s'alterner des rythmes plus ou moins lents, des réflexions mélancoliques puis des dialogues crus, argotiques et d'une mauvaise foi attendrissante. Parfois, ce sont uniquement des visions qui reviennent à Christian. Des paysages fourmillants de détails s'inscrivent alors sur plusieurs pages et parviennent, dans la continuité de ses évocations, à faire revivre le sentiment de nostalgie qui survient dès lors que l'on pense au passé. On comprend que le souvenir laissé par le passé dépend pas de son caractère bon ou mauvais –s'il est possible de trancher aussi clairement- mais de la quantité d'incompréhensions qu'il aura laissées derrière lui.

Blue se conclut par un court essai de Pat Grant qui confirme ces impressions :

« Dans une certaine mesure, il se peut que toute narration traite de la mémoire, mais la bande dessinée semble reliée avec plus de force aux vocabulaires juvéniles de l'être et de la connaissance que n'importe quelle autre forme d'écriture. Plonger dans l'espace narratif que l'art de la bande dessinée met à notre disposition –en tant que dessinateurs, mais aussi en tant que lecteurs –nous permet de retourner à un état d'adolescence ou de préadolescence en contournant les filtres analytiques et historiques avec lesquels nous, en tant qu'adultes, traitons les données sensorielles. »

Et en effet, Blue contourne tous ces filtres. Il laisse son lecteur décontenancé, sans qu'il ne soit possible pour celui-ci d'en expliquer les raisons précises. Il est difficile de trancher : Blue est-il un triste rêve ou un doux cauchemar ? …

Lien : http://colimasson.over-blog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
alouett
  13 janvier 2013
L'histoire se passe à Bolton, ville fictive de la côte Est australienne.
Bolton est une ville-champignon qui s'est construite autour de son usine. Attractive à plus d'un titre pour les ouvriers qui pensaient y trouver une sorte d'Eldorado qui devait leur assurer un avenir heureux. Alors que le rêve commence à s'écorner, Christian, Verne et Muck, du haut de leurs 13 ans, préfèrent passer leurs journées à surfer plutôt que d'aller à l'école. C'est aussi à cette époque que « les gens bleus » commencent à s'installer à Bolton.
« - Comment on est censé les appeler ?
- Je sais pas. Juste « les gens bleus ».
- C'est pas un peu raciste. Ou quoi ?
- Peut-être. Mais ils sont bleus. Comment ça peut être raciste si c'est vrai ?
- Ils sont comme les négros ?
- Nan. Les négros sont différents. Les gens bleus sont plus comme les rebeus. Ou les bouffeurs de curry.
- Connerie ! Ce gamin avait rien à voir avec un bouffeur de curry. Il ressemblait plus à un nabot-rigène ».
A travers le quotidien de ces trois « potes », Pat Grant nous parle du racisme. Mais ce constat-là, on le fait tardivement. Tout d'abord parce que les deux premières histoires courtes – sorte de préambule au récit principal qui suit – nous égarent un peu sur les intentions de l'auteur. Recueil de nouvelles ? Non… petite mise en jambes (je dirais) qui ne sert qu'à situer l'ambiance et le ton de l'histoire, ainsi que ses personnages.
Je n'ai qu'un seul grief à l'égard de cet album : le franc parler de cette petite bande de jeunes qui à la longue lasse un peu. L'argot utilisé est souvent graveleux mais assez significatif de gamins en pleine puberté et qui ne cherchent finalement qu'à impressionner leurs pairs.
En revanche, le style graphique de Pat Grant m'a séduite. Les trois couleurs utilisées (noir / bleu / marron) créent une atmosphère sereine et agréable. On profite ainsi pleinement des illustrations et on y voit passer avec plaisir les trognes déformées des personnages. le graphisme fourmille de détails divers : les tags sur un mur, les affiches publicitaires, les vagues… l'écume. Beaucoup de mouvement dans cette expression graphique et beaucoup de rondeur qui atténuent finalement la gravité des événements. le format à l'italienne permet quant à lui de profiter de superbes illustrations panoramiques.
Enfin, le scénario en deux temps où les événements et la manière dont on les découvre sont influencés par la présence de Christian, personnage principal du récit. L'espace narratif se consacre majoritairement au quotidien atypique de cet adolescent. En effet, si le point commun de ces jeunes est leur attrait pour le surf… on les voit finalement très affairés à s'occuper à toute sorte de passe-temps sauf au surf ! Courageux mais pas téméraires, ces gamins boutonneux ont développés un sens aiguisé de l'esquive et de l'excuse bidon. La voix-off offre quant à elle une toute autre portée aux dialogues. Plus mesurée et teintée de nostalgie, elle donne un regard plus mature sur les événements. Les apparitions furtives de Christian alors qu'il est adulte nous donnent un éclairage sur l'évolution de la vie à Bolton et nous permet de comprendre que l'arrivée des étrangers, les « gens bleus », ne s'est pas faite sans heurts dans la communauté. Un clivage ethnique d'autant plus exacerbé qu'aujourd'hui, Bolton est frappé de plein fouet par la crise économique (chômage, précarité, insalubrité…).
Dans les bonus de l'album (à lire absolument !), Pat Grant affirme l'influence que Stand by me (Stephen King) a eu sur son histoire. Celle-ci puise aussi bien dans un registre fictif que dans les anecdotes autobiographiques.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
photonoxx
  23 février 2013
« Blue » est un roman graphique plutôt intéressant et assez hypnotique à sa façon de part son propos et son style graphique assez particulier.
L'auteur, Pat Grant, est un australien « il vit dans une maison en bois au bord de l'océan » et visiblement aime le surf. On aurait pu donc croire que « Blue » serait une histoire « plus légère », mais ce n'est pas tout à fait le cas.
L'histoire est racontée par Christian. Il est aujourd'hui adulte et vit toujours dans la ville de Bolton sur la côte est australienne. A l'origine, au début, il n'y avait qu'un Spot de surf à cet endroit, puis une usine est venue s'y installer et a construit une ville pour ses employés, c'était un peu le lieu des nouveaux départs et c'est ici que Christian a passé sa jeunesse. Mais aujourd'hui, les choses ne sont plus comme avant...
Au travers du périple de trois adolescents (dont Christian) séchant les cours, Pat Grant nous livre un très beau récit qui tout en simplicité parvient à parler les thèmes de la tolérance et du racisme qu'il n'aborde pourtant pas directement, car ici tout tient de l'évocation. Il n'y a pas de prise de partie, juste la nostalgie d'une époque révolue et sa vision de sa ville aujourd'hui très loin des « années dorées » où l'usine fonctionnait encore.
Un récit qui ne paye pas de mine mais dont on ressort différent !
Par contre je me permets un petit « coup de déception », car l'édition originale a été publiée sous licence Creative Commons BY-SA, or Ankama, l'éditeur français n'a pas joué le jeu de cette licence libre et a du négocier une licence de type « copyright » avec l'auteur pour cette édition française (même si aucune précision n'est portée à ce sujet).
Je trouve cela dommage, d'autant que d'autres éditeurs prouvent qu'il est possible d'éditer des livres sous CC By-Sa, certains qui ne font que ça comme In Libro Veritas, et d'autres comme Eyrolles pour la biographie de Richard Stallman par exemple.
Pour les anglophones, le récit complet est disponible en ligne à l'adresse http://www.boltonblue.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
zazimuth
  24 décembre 2012
C'est un très beau livre à la couverture épaisse et travaillée avec des différences de textures, une couverture dont j'adore le motif de vagues et une très belle qualité de papier.
J'ai été un peu déroutée par l'histoire et la façon d'aborder les thèmes mais j'ai admiré l'intelligence de l'organisation du dessin dans les cases et des cases entre elles. le choix de n'utiliser que quelques teintes, du bleu, du brun et du noir et blanc, ne me pose pas de problème dans ce genre d'ouvrage et même si je n'ai pas trouvé les personnages « jolis » j'ai aimé le trait de l'artiste.
Alors, concernant le contenu de cette bande dessinée... le narrateur est un adolescent australien habitant une petite ville de bord de mer, adepte du surf et de l'école buissonnière. Il raconte parfois de son point de vue d'adolescent mais on voit aussi un adulte qui se souvient de son adolescence, et je pense qu'il s'agit de la même personne. D'après le long texte explicatif de l'auteur en guise de postface « Généalogie du crétin : images, souvenirs et comics de surf australiens », on comprend qu'une partie de ce qui se passe dans la bande dessinée est autobiographique mais remanié pour expliquer un mode de vie particulier à cette région et dénoncer le racisme et la politique de ces petites villes.
Au fil des cases de la bande dessinée, on suit donc Christian avec ses copains Verne et Muck un jour d'école buissonnière, jour de « swell », conditions météorologiques impressionnantes pour vagues de surfeurs. Ils vont finalement abandonner l'idée de surfer, la mer étant trop agitée et se rabattre sur un fait divers qui a marqué la nuit précédente : aller voir les traces d'un cadavre sur la voie ferrée voisine. Parallèlement à cette trame narrative assez mince, il y a le thème des immigrants bleus dont on aperçoit les silhouettes d'extra-terrestres et des motifs graphiques qui envahissent progressivement le paysage, tant au niveau de la végétation que des graffitis sur les bâtiments. On entend aussi le discours d'habitants de cette petite ville, commerçants ou élèves que rencontrent les trois jeunes et qui traduisent un rejet de ces « bleus » qui arrivent sur des embarcations de fortune par voie de mer en ville. On n'en sait pas beaucoup plus ; il ne ressort qu'une ambiance malsaine et un peu angoissante comme dans les mangas de Junji Ito (Spirale …).
C'est vraiment un album très étrange dont je ne sais trop que penser mais qui ne laisse pas indifférent.
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Yumiko
  18 janvier 2013
J'aimerais commencer par vous parler de l'objet livre. La reliure, la couverture, tout est sublime et nous donne très envie de l'ouvrir et de le découvrir. Seulement, quand j'ai découvert les graphismes, j'ai eu un temps d'arrêt... On est loin des beaux dessins, doux et fins, de mes artistes préférés, du coup j'ai été très déstabilisée. C'est entre autre l'élément qui a fait que j'ai mis du temps avant de me lancer dans sa lecture. Pourtant, une fois dedans, j'ai fini par apprécier ce côté épuré avec ces couleurs uniformes. Finalement, il correspond extrêmement bien à la BD.
L'histoire en elle-même s'avère pleine d'anecdotes sous forme de petits moments de quotidien qui nous sont relatés par l'un des personnages. Il souhaite nous montrer comment sa ville s'est transformée, comment les habitants ont bien changé en quelques années, en revenant sur les débuts de tout cela en partant d'une personne qui a été écrasée sur la voie ferrée. N'étant pas une lectrice des romans de Stephen King, je suis passée à côté de la référence, mais il nous explique en quelques mots le lien établi avec l'un de ses romans.
Nos héros sont trois jeunes ados avec leur langage, leurs blagues, leur vie, leur passion pour le surf. J'ai rigolé bien des fois en leur présence et j'ai beaucoup aimé suivre leurs petites mésaventures. A travers eux, nous suivons l'arrivée des étrangers, l'éveil du racisme, les remarques déplacées. Tout est dit simplement, sans rentrer dans des théories ou des détails, mais en exposant de façon la plus réaliste possible ce qu'un arrivage en masse peut produire et les ressentiments qui peuvent en découler. J'ai beaucoup aimé la façon dont le thème est abordé, en étant au centre du récit sans être forcément le sujet principal, c'est vraiment bien pensé.
Ma rencontre avec cet ouvrage avait donc plutôt mal commencé, mais elle s'est très bien terminée. J'ai aussi bien apprécié les pages finales où l'auteur nous parle de sa vie, de l'Australie, du surf dans la BD et de différents auteurs. Une rétrospective intéressante qui nous permet de plonger un peu plus dans son univers et de mieux l'appréhender.
En bref, je ne sais pas trop à qui conseiller cette BD, peut-être aux fans des styles atypiques qui veulent plonger dans un ouvrage qui aborde des thèmes sérieux avec un humour sympathique. Même si j'ai été un peu déstabilisée au départ par cette découverte, j'ai finalement passé un excellent moment de lecture et je suis contente d'avoir vécu cette aventure.
Lien : http://evasionslitteraires.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (5)
Actualitte   21 février 2013
On se laisse happer par ces personnages étrangers [...] et, plus encore, par ce dessin tout en rondeur, qui donne à voir le mal et la laideur sous leur plus beau jour. Puis par ces couleurs aussi, nuances de bleu sur un marron foncé, qui, sous leur simplicité apparente, confèrent à tout le livre une atmosphère... décalée.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDSphere   13 février 2013
(...) Trois adolescents, pas très finauds, sèchent les cours pour aller surfer. Au détour d’une rue, ils croisent un de leurs camarades qui se vante d’avoir vu le cadavre d’un jeune homme écrasé par un train. (...)
Lire la critique sur le site : BDSphere
BDGest   09 janvier 2013
Multipliant les sujets, le scénario ne prend jamais de profondeur quant à ses intentions, à l’instar de ces surfeurs regardant les vagues sans avoir le courage d’y aller. Seuls ceux ayant connu cette période pourront se sentir réellement concernés par l’histoire.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDGest   06 janvier 2013
Face à la maîtrise narrative, et même si le récit ne remporte pas forcément une adhésion totale, on comprend mieux que certains grands dessinateurs comme Craig Thompson (USA), Shaun Taun (Australie) et Dylan Horrocks (Nouvelle-Zélande), aient tenu à le plébisciter.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   05 janvier 2013
En mêlant souvenirs personnels, réflexions sociales et conte aux accents fantastiques, Pat Grant produit un album original et élégant, doté d’un graphisme et d’un découpage qui évoquent parfois Dave Cooper et Chris Ware. Toutefois, on regrette le manque d’intensité dramatique de son scénario [...].
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   29 avril 2013
Regardez-les. Assis là dans la rue, en train d’aspirer des nouilles. Puis, quand ils ont fini, ils partent sans ramasser leurs ordures. Ils rachètent tous les biens immobiliers. Ils sont pratiquement propriétaires de toute la ville, maintenant. Ça ne veut pas dire qu’ils savent comment s’en occuper. Regardez autour de vous. Les arbres sont crevés. Les parterres de fleurs sont pleins de mauvaises herbes et de bouteilles brisées. Cet endroit est une décharge. Vous savez que j’ai grandi ici, hein ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
colimassoncolimasson   01 mai 2013
Tout ce qui est dans ma bande dessinée Blue, c’est des conneries. Par exemple, il n’y a pas de ville du nom de Bolton. Du moins pas sur la côte est. Et ce n’est pas là qu’il y a eu des visites d’étrangers bizarres à la peau bleue. […] Mais en même temps, tout est vrai. J’ai bien volé des cigarettes à mon père. J’ai bien séché les cours pour aller faire du surf avec mes amis. Et il y avait bien un chemin broussailleux qui passait au-dessus du ruisseau, sous la voie ferrée et descendait jusqu’à la plage ».

-Postface de Pat Grant : Généalogie du crétin : Images, souvenirs et comics de surf australiens-
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
zazimuthzazimuth   24 décembre 2012
Tout ce qui est dans ma bande dessinée « Blue », c'est des conneries. Par exemple, il n'y a pas de ville du nom  de Bolton. Du moins pas sur la côte est. Et ce n'est pas là qu'il y a eu des visites d'étrangers bizarres à la peau bleue. Et je ne suis pas un râleur de droite qui travaille en tant que peintre. Mais en même temps tout est vrai . J'ai bien volé des cigarettes à mon père. J'ai bien séché les cours pour aller faire du surf avec mes amis. Et il y avait bien un chemin broussailleux qui passait au-dessus du ruisseau, sous la voie ferrée et descendait jusqu'à la plage.  (p.87)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
colimassoncolimasson   13 mai 2013
Dans une certaine mesure, il se peut que toute narration traite de la mémoire, mais la bande dessinée semble reliée avec plus de force aux vocabulaires juvéniles de l’être et de la connaissance que n’importe quelle autre forme d’écriture. Plonger dans l’espace narratif que l’art de la bande dessinée met à notre disposition –en tant que dessinateurs, mais aussi en tant que lecteurs –nous permet de retourner à un état d’adolescence ou de préadolescence en contournant les filtres analytiques et historiques avec lesquels nous, en tant qu’adultes, traitons les données sensorielles.

-Généalogie du crétin : Images, souvenirs et comics de surf australiens-
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
colimassoncolimasson   03 mai 2013
A 13 ans, on ne choisit pas ses amis. Si j’avais rencontré Verne et Muck quelques années plus tard, j’aurais gardé mes distances. Verne avait une gueule bizarre. Et Muck était un petit salopard. Ils n’étaient pas vraiment cool. Mais j’ai passé ma jeunesse à glander avec ces deux-là. C’était les seuls jeunes qui séchaient les cours autant que moi. C’était les seuls à avoir des parents assez nazes pour les laisser faire sans rien dire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : surfVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3630 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre