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EAN : 9781401285128
452 pages
Éditeur : DC Comics (27/11/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
This second volume of Dark Knight stories highlighting the talent of artist Norm Breyfogle pits Batman against iconic adversaries such as Anarky, The Joker, the Scarecrow and the Penguin. Earning his reputation by combining dynamic (and memorable!) imagery with dramatic storytelling skills, Breyfogle remains the definitive Batman artist of the late '80s and early '90s.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  08 novembre 2019
Ce tome fait suite à Legends of The Dark Knight: Norm Breyfogle Vol. 1 (épisodes 579, 582 à 594 et 601 à 607 de Detective comics) qu'il n'est pas indispensable d'avoir lu avant, mais ce serait dommage de s'en priver. Il contient les épisodes 608 à 621 de la série Detective Comics, et les épisodes 448 à 451 et 455 à 459 de la série Batman, initialement parus en 1989/1990, écrits par Alan Grant, dessinés par Norm Breyfogle, encrés par Steve Mitchell, et mis en couleurs par Adrienne Roy. Seul l'épisode 618 de Detective Comics a été encré par Dick Giordano et l'épisode 615 de Detective Comics a été coécrit par Marv Wolfman. Ce tome contient également 4 couvertures supplémentaires dessinées Breyfogle pour les numéros 44 à 451 de la série Batman, et 5 illustrations réalisées pour des entrées du Who's Who (Batmobile, Ventriloquist, Joe Potato, Anarky, Batcave).
À Gotham, Batman intervient dans les loges d'un musicien d'un groupe de rock pour mettre fin à un trafic de drogue. Il se fait estourbir dans la bagarre, et le guitariste est retrouvé mort dans la ruelle avoisinante, avec une coupure de presse scotchée à ses côtés, un courrier des lecteurs se plaignant du trafic de drogue. Batman va enquêter auprès de la vieille dame qui a écrit ce courrier ; pendant ce temps-là Anarky règle son compte à monsieur Bates, PDG d'une usine chimique déversant des polluants dans la rivière de Gotham. Au cimetière de Gotham, Batman assiste à la mise en terre d'Oswald Cobblepot, déclaré mort, le commissaire James Gordon étant également présent. La nuit, 2 hommes de main du Penguin viennent déterrer le cercueil, l'ouvrent et prononcent la phrase code pour le réveiller… en vain. Une nuit, un tigre de Sibérie s'échappe du zoo et se promène en liberté dans le parc avoisinant, faisant une victime. Batman intervient pour le traquer, mais se heurte à Catman (Thomas Blake), et en prime Catwoman (Selina Kyle) vient ajouter son grain de sel, énervée d'avoir été rendue responsable des méfaits du grand félin.
Bruce Wayne a du mal à être à la hauteur de son rendez-vous avec Vicky Vale, pendant qu'un garçon décide de suivre, à son insu, son père dans sa tournée de collecte des ordures ménagères. Batman doit intervenir pour remettre un groupe de jeunes adolescents dans le droit chemin avant que ces jeunes délinquants ne se retrouvent exploités par un gang de bikers. Batman traque un individu qui commet des meurtres selon un rituel surnaturel. Batman se souvient d'un ancien affrontement contre Joker dans un musée. Tim Drake a été pris en charge par Bruce Wayne et Alfred Pennyworth, mais n'a pas eu le droit de revêtir l'habit de Robin ; ses parents Jane & Jack Drake sont enlevés par Obeah Man dans les Caraïbes, alors qu'un individu a siphonné des millions sur le compte des entreprises Wayne. Batman arrête un individu masqué qui vient d'abattre de sang-froid un piéton : il enlève le masque et découvre une femme âgée qui ne sait pas pourquoi elle vient d'accomplir ce meurtre. Vicky Vale réalise un reportage auprès des sans domicile fixe de Gotham. Tim Drake souffre de cauchemars relatifs à la mort de sa mère, dans lesquels apparaissent Joker, Nightwing. Sarah Essen est de retour à Gotham. Un enfant va voir le film La marque de Zorro avec ses parents.
Après The Dark Knight Returns (1986, Frank Miller, Klaus Janson, Lynn Varley), les responsables éditoriaux de DC Comics ont un peu tâtonné avant de trouver les bons auteurs pour les séries mensuelles Batman et Detective Comics. Au bout de quelques épisodes, le tandem Alan Grant & Norm Breyfogle s'est imposé comme un bon choix. Ils ont hérité de la série qui à l'époque était plutôt destinée à raconter des aventures sans trop de lien avec la continuité, celle-ci étant développée dans la série principale Batman. le premier tome consacré aux épisodes dessinés par Norm Breyfogle montrait des dessins pas jolis et un peu bâclés pour les décors, avec des criminels sans envergure et sans lendemain. Petit à petit, il se dégageait une impression de malaise palpable dans ces aventures (le plus souvent en 2 épisodes) ne contenant que l'essentiel : Batman suit la trace d'un criminel dangereux et sadique. Scénariste et dessinateur racontent une épure de Batman qui n'est encombrée ni par sa vie privée, ni par des personnages récurrents, ni par une envie d'être réaliste. Il ne reste que cette volonté de lutter contre l'irrationalité des criminels, le chaos qu'ils engendrent, l'obscénité de leur anormalité, pourtant très humaine. Ce deuxième tome contient 19 épisodes réalisés par ce tandem, avec l'encreur attitré de Breyfogle : Steve Mitchell. le lecteur retrouve la colorisation datée d'Adrienne Roy, utilisant encore des couleurs vives héritées de la décennie précédente, et n'étant pas très attachée à retranscrire l'atmosphère de la nuit. Ces choix se révèlent plus pertinents quand il s'agit de souligner la violence des coups avec de l'ajout de rouge.
Les 2 premiers épisodes ont une saveur un peu particulière car Alan Grant introduit un nouveau personnage qui lui tient fortement à coeur et qu'il développera plus avant par la suite avec Norm Breyfogle dans Batman: Anarky (épisodes 608 & 609 de Detective comics, numéro 1 de Batman Chronicles, épisodes 40 et 41 de Shadow of the Bat, minisérie Anarky), puis dans Anarky: The Complete Series toujours avec Breyfogle. le lecteur retrouve une partie de la sensibilité politique d'Alan Grant, mais amoindrie par rapport à ses histoires pour Judge Dredd. Dans les aventures suivantes, ses scénarios oscillent entre des histoires convenues, surtout quand il est gêné aux entournures par des ennemis emblématiques de Batman comme Penguin ou Scarecrow, et des récits plus sensibles comme la délinquance juvénile, la production d'ordures ménagères, la persécution d'un simple d'esprit par une foule sous le coup de l'émotion, ou également les retrouvailles tranquilles entre Sarah Essen et James Gordon. Mais le lecteur ne retrouve que momentanément la puissance du grotesque présente dans les premiers épisodes du tome précédent.
Au vu du titre de l'ouvrage, le lecteur est avant tout venu pour l'artiste, pour son interprétation de Batman. Comme dans les épisodes précédents, Norm Breyfogle ne s'intéresse pas beaucoup aux décors, se contentant de formes simples et même souvent simplistes pour les bâtiments, et ne les représentant bien souvent qu'en ouverture de scène pour poser le décor, sans trop s'en préoccuper par la suite. Gotham donne souvent l'impression d'être en carton-pâte avec juste des parallélépipèdes rectangles posés de manière géométrique, l'espace entre 2 faisant office de rue. Il ne faut pas s'attendre à des architectures sophistiquées ou même diversifiées, à un urbanisme réaliste (des trottoirs réduits à leur plus simple expression, c'est-à-dire une ligne pour les séparer de la chaussée), et mieux vaut ne pas s'offusquer de la représentation d'une ville haïtienne, tout juste plus qu'un village avec des rues en terre battue. le faible degré de réalisme est encore affaibli par la mise en couleurs restée bloquée dans les années 1970. de temps à autre, l'artiste se donne plus de mal pour une pièce de bureau ou pour les fauteuils dans un cinéma, mais c'est assez rare.
Par contre, Norm Breyfogle rompt avec les spécificités graphiques des années précédentes pour les personnages. Il ne recherche pas une forme de beauté passe-partout, ou de détourage arrondi et adouci. Les protagonistes portent la marque de l'âge (à commencer par James Gordon avec des traits marqués), arborent des expressions peu amènes, et des physiques banals pour les civils. de ce point de vue, Batman évolue dans un monde un peu plus réaliste que les autres comics de superhéros de cette époque. Par contre, Breyfogle continue d'utiliser les expressions de visage exagérées pour accentuer le caractère dramatique des réactions. Au fil des épisodes, le lecteur se rend compte que la force de l'artiste réside dans le mouvement des scènes d'action et dans les représentations de Batman marquées d'une touche d'expressionnisme. Norm Breyfogle construit son découpage sur mesure pour chaque scène d'action : cases de la largeur de la page, petite case en insert dans une grande, cases en trapèze ou en triangle, Batman représenté plusieurs fois dans une même case pour décomposer les phases de son mouvement, Batman passant d'une case à l'autre en franchissant la bordure, etc. Au fil des épisodes, le lecteur constate que Breyfogle ne se contente pas de piocher dans un stock de trucs et astuces de mise en scène, car il n'y a pas de répétition ou de systématisme dans les effets. Régulièrement Batman prend des allures mythologiques, que ce soit par la grâce de ses prouesses physiques, par sa stature massive (légèrement exagérée), par ses yeux blancs dans un masque entièrement noir, par sa cape plus expressive qu'un tissu normal, et dont la longueur s'adapte à sa pose. Malgré les couleurs et quelques rares poses empruntées à d'autres artistes (Jim Aparo ou Gene Colan), Norm Breyfogle réussit à donner son interprétation de Batman, un individu plus grand que nature, une force au-delà du commun des mortels.
Selon toute vraisemblance, ce tome attirera un lecteur déjà bien au fait de ce qu'il vient chercher. Alan Grant est en vitesse de croisière dans les scénarios, parfois un peu embarrassé par les ennemis emblématiques de Batman, souvent plus à l'aise avec le crime de rue. Norm Breyfogle bénéficie de l'encrage adapté de Steve Mitchell, et s'est approprié le personnage de Batman, se montrant très inventif et imaginatif dans les scènes d'action.
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