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EAN : 9782916552743
183 pages
Editions Paulsen (19/01/2017)
3.32/5   49 notes
Résumé :
Par une chaude journée de décembre, Cédric Gras débarque en Afrique du Sud, au Cap, pour rejoindre un brise-glace russe.
Sa destination ? Le plus froid des continents : l’Antarctique. L’expérience est unique. Premier écrivain français à bord de l’Akademik Fedorov, il va affronter les Quarantièmes rugissants et franchir le 60e parallèle pour atteindre les rives de la Pravda, ou rives de la Vérité. Cédric Gras aime et connaît la Russie et les climats difficiles... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  19 mars 2017
Fascinée, il y a quelque mois, par l'excellent documentaire de Werner Herzog, sur l'Antarctique, "Rencontres au bout du monde ", le dernier livre de Cédric Gras ne pouvait que m'attirer de par son sujet; trois mois à partager le quotidien du brise-glace soviétique "Akademik Fedorov", chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique. J'en attendais un récit intéressant avec beaucoup de ressentis et d'observations personnels. Ceux-ci malheureusement restent à un niveau très faible. L'auteur agrémentant le texte de faits historiques, politiques, socio-culturels, de détails techniques et autres et insistant sur le caractère soviétique de l'expédition,......s'égare. Il en résulte un texte touffu, fade, presque impersonnel au style banal et sec qui ne l'avantage pas. Dommage car le trajet du voyage fait rêver !
Donc si vous voulez découvrir quelque chose de nouveau et de particulier sur ce continent, vous conseillerais plutôt de visionner le documentaire de Herzog, que de lire ce livre.
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Nastie92
  09 janvier 2022
Quand on pense froid, neige ou glace, on pense tout de suite haute altitude, les sommets himalayens arrivant en bonne position.
Mais il est d'autres endroits sur terre où les conditions climatiques n'ont rien à envier à celles qui règnent sur l'Everest : les pôles.
Pour s'en persuader, on peut lire différents ouvrages relatant leur conquête ou bien "Antarctique : ciel et enfer" dans lequel le grand alpiniste italien Reinhold Messner raconte sa traversée du continent blanc en passant par le pôle Sud.
Cédric Gras n'est pas allé jusqu'au pôle, mais a partagé pendant trois mois le quotidien de l'équipage d'un brise-glace chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique.
Amoureux de la Russie, russophone, géographe de formation et de caractère aventureux, Cédric Gras était fait pour embarquer à bord de l'Akademik Fedorov.
Il en rapporte des souvenirs et des réflexions qu'il nous partage dans ce récit.
À travers de courts chapitres, il brosse un tableau de la vie de ceux qu'on appelle en Russie les Poliarniks.
Une sorte de mosaïque qui nous permet de comprendre différents aspects de ces existences si particulières, sans oublier une composante historique que j'ai trouvée très intéressante.

Du temps de l'URSS, les poliarniks faisaient rêver les enfants, au même titre que les cosmonautes. Dans les cours de récréation on jouait à être Gagarine aussi bien qu'à faire « comme Papanine sur la banquise ».
On comprend aisément que de telles références forgent le caractère.
Les héros, le climat, les traditions, les habitudes de vies, les récits partagés de génération en génération fondent un socle commun qui fait la spécificité du peuple russe.
Quitte à m'éloigner un peu du sujet, j'ajouterais qu'il en est de même pour tous les autres peuples de la terre : chacun d'eux a un imaginaire collectif et une histoire commune, n'en déplaise aux mondialistes forcenés qui pensent que les êtres sont interchangeables et transplantables à loisir.
Honte aux organisations véreuses qui font du trafic d'êtres humains, et sous couvert d'actions humanitaires, fournissent en réalité aux pays riches de la main-d'oeuvre bon marché ! le tout en se donnant hypocritement bonne conscience et en essayant de faire culpabiliser ceux qui osent s'élever contre cette traite abjecte.
Voilà, c'est dit.
Maintenant, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos étendues glacées !
Cédric Gras nous fait sentir l'âme russe, nous la fait toucher du doigt.
L'imaginaire collectif russe est riche. Riche de conquêtes et de héros à qui on voue un véritable culte, comme Youri Gagarine.
Cette histoire commune explique en grande partie la "résignation apaisée" de ces poliarniks qui acceptent des conditions de vie inhumaines : peut-on se plaindre lorsque l'on a pour référence les vies héroïques des fameux cosmonautes ? Non.
On ne s'en accorde pas le droit, et à partir de là, tout est acceptable. Entre autres les conditions climatiques sévères, l'isolement et la quasi impossibilité d'avoir une vie de famille : "Ils sont si assidûment absents que, de leur propre aveu, ils finissent par se sentir l'âme d'un invité dans leurs propres foyers."
L'amour que l'auteur éprouve pour la Russie transparaît à chaque page, même si c'est souvent pour se moquer gentiment de telle façon de faire, de telle habitude, de tel événement, etc. Qui aime bien châtie bien !
Le lecteur est tour à tour surpris ou amusé, et toujours intéressé par un propos original et instructif.
Géographie, histoire et géopolitique entremêlées dans un récit à hauteur d'hommes : j'ai beaucoup aimé ce voyage.
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MELANYA
  24 février 2022
« Une saison russe en Antarctique ».
L'écrivain – voyageur français Cédric Gras dont je ne me lasse pas de lire ses aventures a écrit, entre autres, La mer des Cosmonautes.
De formation géographe, il a créé l'Alliance française locale à Vladivostok.
Par ses aventures, je le rapproche de Sylvain Tesson, avec leur amour du froid en Extrême-Orient russe.
Cette fois, il embarque sur un brise-glace soviétique l'Akademik Fedorov, direction les « Rives de la Pravda », ou « Rives de la Vérité » et cela pendant trois mois. Mais il y a d'abord les terribles « Quarantièmes rugissants ».
Son ouvrage est constitué de courts chapitres dans lesquels il décrit la vie à bord et où il a côtoyé ceux que l'on nomme des « Poliarniks » (ces personnages courageux qui consacrent leur vie aux pôles).
« Les premières expéditions avaient frappé l'inconscient collectif. La société et le Parti portaient aux nues ces conquérants des glaces. » ( …) « . L'U.R.S.S. se passionnait pour ses chevaliers du cosmos et des hautes latitudes. Les gamins rêvaient devant les héros-poliarniks de leurs dessins animés. Des héros qui soutenaient avantageusement la comparaison, emmitouflés dans leurs gros manteaux semblables à des scaphandres. On disait d'eux : « Presque un cosmonaute ! »
Pour évoquer ces cosmonautes, on peut lire : « Lorsqu'ils étaient gamins, les cours d'école et d'immeubles ne proposaient que des jeux en forme de fusées. Ils formaient les premières générations d'un monde accédant à l'espace. le 12 avril 1961, Gagarine s'était envolé vers les étoiles. » Youri Gagarine a été le premier à réussir un vol habité au cours de l'ère spatiale, il y a de cela une soixantaine d'années. Un exploit qui avait laissé le monde étonné.
Par la suite, on connaît les autres vols spatiaux aussi bien ceux des Russes que des Américains.
Mais revenons à cet ouvrage dans lequel Cédric Gras écrit : « Les poliarniks surnomment l'Arctique "Mama", comme la Terre mère de Russie. L'inféconde Antarctide, elle, est désignée par "matchelkha", la belle-mère... » Les glaciologues expliquent à l'écrivain leurs cartes – quand il y a des glaces qui dérivent, ils mettent une lettre avec un numéro et tout dépend du secteur. « Leur envergure fait passer leurs homologues boréaux pour des glaçons à pastis. »
Au final, que dire sur mon ressenti ? J'aime (non, j'adore) tout ce qui touche aux expéditions dans le Grand Froid. J'aime bien Cédric Gras avec ses aventures – comme j'aime tous ceux qui n'ont pas froid aux yeux pour se frotter aux contrées glaciaires parfois au péril de leur vie – ce sont des personnages tellement courageux et il n'y a pas que des hommes, non, non, il ne faut pas oublier les femmes.
Donc, assez tergiversé, j'ai apprécié « La mer des Cosmonautes » avec « L'âme russe » au travers d'un voyageur français.
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blandine5674
  16 janvier 2021
Plus je tourne les plages et plus mon esprit s'évade ailleurs, décroche. L'auteur va partager le quotidien d'un brise-glace en Antarctique. Pourquoi ? il ne le dit pas, peut-être après ? Les femmes sont à l'abri des regards. Ah bon ! Descriptif de logistique, historique, social, etc. et les russes, l'alcool. Ah non, encore un Sylvain Tesson ? Abandon ou pas ? Je fais un tour dans les critiques et au vu de celle négative de Bookycooky, j'arrête la navigation.
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BrunoA
  28 avril 2021
Intéressant récit de voyage de Cédric Gras, compagnon de route de Sylvain Tesson, qui nous livre ici sa participation à l'expédition antarctique de l'Akademik Fedorov, brise-glace russe chargé de transporter les équipes de Poliarniks vers le jour permanent de l'été austral.
Partant du port du Cap, le navire met cap au sud vers une contrée où toutes les directions mènent vers le Nord.
Outre les conditions de vie particulièrement difficiles, on apprend à connaître un peu ces Poliarniks qui ont passé une grande partie de leur vie entre les expéditions arctiques et le continent austral.
A leur contact, on retrouve un peu des occupants du fort Bastiani de Dino Buzzati où le lieutenant Giovanni Drogo avait peu à peu glissé vers une sorte de résignation apathique faite d'attente et de renoncement.
Ce livre est aussi une occasion pour son auteur de rappeler ce que furent les grandes heures des pionniers de l'union soviétique et de donner la mesure de leur déception lorsque s'écroula cet univers dans la décennie 90.
Intéressant voyage tant sur le 6ème continent que dans les entrailles de ces navires à coque rouge qui sillonnent les confins du monde.
Un style parfois un peu difficile, mais globalement un ouvrage agréable.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   20 mai 2022
Je lis Trotski, "Ma vie", au milieu de la mer de Davis, puis Gorki, "Enfance". Je ne m'y étais jamais décidé auparavant, persuadé qu'un écrivain dont le nom de famille a baptisé tous les parcs municipaux de toutes les villes de l'ex-URSS ne pouvait qu'être un lénifiant propagandiste littéraire. Or "Enfance" est un chef-d'œuvre sur la Russie éternelle. De l'avantage de ces voyages au long cours. L'oisiveté vous plonge dans des ouvrages injustement dédaignés. Si le temps peut être vaste ou étriqué, il est l'égal ici de l'océan. Je songe à ces hivernages improvisés des premiers explorateurs dans la promiscuité glacée d'un cabanon, ne possédant pour toute lecture qu'une vague notice d'instructions relue mille fois dans l'attente du printemps ! Ces affamés-là n'auraient fait qu'une bouchée de Heidegger.
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Nastie92Nastie92   09 janvier 2022
Les premières expéditions avaient frappé l'inconscient collectif. La société et le Parti portaient aux nues ces conquérants des glaces. Ils étaient reçus avec des fleurs, des discours solennels, des chants d'écoliers. Et cela ne se cantonnait pas aux quais des ports de Leningrad ou de Kaliningrad ! On les applaudissait sur les perrons des gares de leurs villes natales, on les embrassait dans leurs foyers. L'utopie trouvait un exutoire dans les pôles et l'espace. l'URSS se passionnait pour ses chevaliers du cosmos et des hautes latitudes. Les gamins rêvaient devant les héros-poliarniks de leurs dessins animés. Des héros qui soutenaient avantageusement la comparaison, emmitouflés dans leurs gros manteaux semblables à des scaphandres. On disait d'eux : « Presque un cosmonaute ! »
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Nastie92Nastie92   28 janvier 2022
Lorsqu'ils étaient gamins, les cours d'école et d'immeubles ne proposaient que des jeux en forme de fusées. Ils formaient les premières générations d'un monde accédant à l'espace. Le 12 avril 1961, Gagarine s'était envolé vers les étoiles. Premier homme dans le cosmos. Il inspira une fierté sans bornes. Il y eut des rues Gagarine, des places, des usines, des mines, des pics, des stations de métro, que sais-je. En Antarctique, la cinquième SAE immortalisa l'exploit par une chaîne de montagnes Gagarine et un pic éponyme dans les Aramis. Aux visites médicales, en auscultant les patients, tous les médecins d'URSS s'exclamaient d'un air rassurant « Comme Gagarine ! ».
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Nastie92Nastie92   17 janvier 2022
Les glaciologues me laissent contempler leurs étranges cartes. Les glaces à la dérive sont baptisées d'une lettre en fonction de leur secteur d'origine, associée à un numéro. Leur envergure fait passer leurs homologues boréaux pour des glaçons à pastis.
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Nastie92Nastie92   04 février 2022
Les poliarniks surnomment l'Arctique "Mama", comme la Terre mère de Russie. L'inféconde Antarctide, elle, est désignée par "matchelkha", la belle-mère...
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