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Jean Amsler (Traducteur)
EAN : 9782020323697
608 pages
Éditeur : Seuil (10/09/1997)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Il était une fois... un chien. Il s'appelait Perkun et appartenait à un compagnon meunier de Lituanie qui avait trouvé du travail à l'embouchure de la Vistule. Perkun survécut et engendra Senta. Senta engendra Harras. Harras couvrit la chienne Thekla qui engendra Prinz. Et Prinz, offert pour son anniversaire au Führer et Chancelier du Reich, parut aux actualités.

Quand trois hommes, deux femmes, et une lignée de chiens survivent à une avant-guerre, un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
kristolikid
  04 avril 2013
Il y a Walter Matern, fils d'Ernestine et du meunier Anton à qui les vers du sac de grain murmurent le monde. Il y a Eduard Amsel fils de Charlotte et Albrecht mort trop tôt pour connaître son fils et trop tard pour qu'il ne soit pas demi-juif. Walter grince des dents. Eddi est gros, piqué de tâches rousses, fabricant d'épouvantails. le premier protège le second. Ils mêlent l'hémoglobine et deviennent frère de sang. le couteau est jeté. Walter rentre dans la SA. Walter fait jaillir 32 perles nacrées de la bouche d'Eddi. Partout des épouvantails sortent de terre et mènent une guerre rigoureuse mais loyale à tous les petits oiseaux. Méfiance Eddi ton nom Amsel est un nom de merle.
Et puis après, quand il est trop tard, quand tout est fini : « Tous veulent repartir à zéro dans la vie : refaire des économies, écrire à nouveau des lettres, s'asseoir sur des chaises d'église, devant des pianos, figurer dans des fichiers et occuper des immeubles en achat-location. Tous veulent oublier les amas d'ossements et les fosses communes, les grands pavois et les livrets du Parti, les dettes et la Dette ».
Denier volet de la trilogie de Dantzig, précédé par le tambour et le chat et la souris, parfois obscur, parfois lumineux, inaudible ou hurlant, des mots sont posés sur l'innommable.
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JCLDLGR
  01 octobre 2018
Assez difficile à lire, ce le livre nous propose de regarder l'histoire à hauteur de chien, entre les jambes des nazis et tout près d'Hitler (Günter Grass aime bien ce type d'approche décalée, c'est sa grande originalité)
Ce livre illustre sans concession les responsabilités du peuple allemand, au travers d'une famille lambda. le style (la traduction) est parfois peu lourd, mais plein d'humour, il faut quand même s'accrocher pour terminer.
Les personnages sont attachants et y retrouve toute la finesse de l'auteur pour les portraits.
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samir_t7
  26 septembre 2017
Ce roman ne diffère en rien du Tambour, chef-d'oeuvre de l'auteur, on dirait presque une suite ; même style inimitable, même humour et même précision dans le verbe. Il y a des passages qu'on savoure encore mieux dans ce livre, exception faite du dernier chapitre où l'on s'ennuie un peu peu avec les "épouvantails."
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
kristolikidkristolikid   31 mars 2013
« Pourquoi M. Gauleiter a-t-il offert en présent le petit chien Prinz à notre Führer ?
- Parce que c'était l'anniversaire du Führer et qu'il avait toujours souhaité avoir un petit chien de notre ville.
- Et pourquoi le petit chien Prinz se trouve-t-il si bien à Obersalzberg qu'il ne regrette plus du tout sa maman chienne ?
- Parce que le Führer aime les chiens et est bon pour les chiens.
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CielvariableCielvariable   12 janvier 2019
Le souvenir aime le cache-cache des enfants. Il se planque. Il a un penchant pour les belles paroles et il enjolive, souvent sans nécessité. Il contredit la mémoire, qui fait la vétilleuse et se chamaille pour avoir raison.
Quand on le presse de questions, le souvenir ressemble à un oignon qui voudrait être pelé afin que soit dégagé ce qui, lettre après lettre, est là, lisible: rarement univoque, souvent dans une écriture à lire dans le miroir ou crypté d’une quelconque manière.
Sous le première peau, qui produit encore un crissement sec, se trouve la suivante, laquelle, à peine détachée, en libère une autre, humide, sous laquelle attendent et chuchotent la quatrième, la cinquième. Et chacune de celles qui viennent sur des mots trop longtemps évités, des signes tarabiscotés aussi, comme si quelque faiseur de mystères avait voulu depuis sa jeunesse, à l’époque où l’oignon ne faisait encore que germer, s’envelopper d’un chiffre.
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CielvariableCielvariable   12 janvier 2019
Croyant jusqu’à la fin. Pas vraiment fanatique, mais le regard immuablement fixé par réflexe, sur le drapeau dont on disait qu’il était «plus que la mort», je restais au garde-à-vous et j’étais exercé à marcher au pas. Aucun doute ne venait blesser cette foi, rien de subversif, comme par exemple la distribution de tracts, ne peut me décharger. Aucune blague sur Goering ne me rendait suspect. Je voyais bien plutôt la patrie menacée, encerclée d’ennemis.
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SachenkaSachenka   04 août 2013
Comme si les idées écloses dans la fièvre pouvaient à température normale garder leur valeur d'idées.
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