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Claude Porcell (Traducteur)Bernard Lortholary (Traducteur)
ISBN : 2020490676
Éditeur : Seuil (03/03/2001)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Poète, romancier, auteur dramatique, mais encore sculpteur et dessinateur, Günter Grass (né en 1927) est l'une des plus grandes figures intellectuelles allemandes du XXe siècle, récompensée par le prix Nobel de littérature en 1999. Un prix couronnant l'obstination, l'intensité et la richessed'uneœuvre. AvecMon siècle, ce vingtième qu'il aura traversé aux deux tiers, Grass a pris le parti de raconter ce qu'a été pour les Allemands, à ses yeux, le XXe siècle. Ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  09 août 2014
Günter Grass, Prix Nobel de littérature 1999. Belle occasion pour moi, amateur de littérature allemande de glisser ce bouquin dans le cadre du challenge Nobel...
Günter Grass nous fait son siècle, le XXème en l'occurrence, à sa manière... Il en résulte cent textes (un par année) que l'on pourrait qualifier de chroniques ou de souvenirs, ou de récits... ou pas qualifier du tout... pas toujours en rapport avec l'année en question ; et d'un intérêt parfois discutable.
C'est rare chez moi, mais j'ai dû stopper en 1935... pas possible d'aller plus loin... Hermann Hesse pourrait me raconter ce qu'il veut, j'accroche des les premières lignes, mais là, j'y vais à la rame...
Déçu...
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ChristianLV
  15 août 2016
Bonsoir,
Lorsque j'ai lu Mon Siècle de Günther GRASS, j'ai jubilé.
Dans chacun de ses 100 courts récits, il détricote la pensée allemande, officielle ou commune tout en décrivant le quotidien de ses concitoyens. Chaque histoire est à la fois symptomatique de la manière d'être et de penser pour un allemand de l'année concernée. C'est une étude de caractères très bien ciselée et sans fards. de quoi scandaliser les plus orgueilleux, et Dieu sait que bien des Allemands ont de l'orgueil à revendre. le prix Nobel avait fait grincer des dents outre-Rhin. Pourtant, en ce qui me concerne, j'avais trouvé ce livre plutôt affectueux et tendre avec l'histoire du peuple allemand, tout juste ironique avec les travers. En tous cas j'y retrouvais ce que j'aimais chez eux.
Je me souviens de ces anciens de la Wehrmacht qui se retrouvent au Weinstube et n'ont toujours pour seul regret que d'avoir perdu la guerre, refaisant les batailles : et si on avait fait ceci ou cela, on n'aurait pas perdu la guerre...
J'ai travaillé en Allemagne dans un palace à Bühl Baden comme cuisinier et cet esprit frustré et revanchard je l'ai bien senti chez certains. En 1982, il restait aussi beaucoup de personnes bien placées durant la guerre. Ceux qui avaient été en situation de pouvoir entre 1935 et 1945 n'avaient guère que 75 à 85 ans. Je me souviens de la veuve Krupp, de ses gros diamants pendant aux oreilles, de son chauffeur décoré comme un sapin de Noël et de sa Cadillac rose dépassant du garage, cette femme même que Visconti, dans son film, fait périr empoisonnée à la fin de son film "Les Damnés". Dans la réalité, la famille Krupp a bien été indemnisée.
Je pourrais en raconter beaucoup plus, mais je souhaite principalement rendre hommage à tous les allemands qui m'ont aussi accueilli avec beaucoup d'amitié, et ce sont les plus nombreux. Tel ingénieur, lui catholique, marié à une protestante évangélique, vraiment très sympa. Tel prêtre en permanence à Notre Dame de Paris au titre de la réconciliation franco-allemande et qui m'a consolé aux heures noires de ma vie. Telle famille de viticulteurs avec lesquels nous entretenons toujours des relations et dont le père, à 18 ans, était prisonnier de guerre dans notre famille dans la poche de Saint-Nazaire. Et tous ces jeunes de Paderborn, dont le diocèse est jumelé avec celui du Mans, et tous les clients qui ensuite m'ont permis de vivre durant des années. Les jumelages ont été d'ailleurs une oeuvre des plus heureuses.
Bref, lisez cet ouvrage, un condensé bien sympathique et honnête de l'Allemagne. J'aime ce pays et je lui pardonne tous ses défauts.
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Nanne
  03 juin 2009
Les lecteurs qui ont déjà lu un livre de Günter Grass savent que l'histoire de l'Allemagne a toujours peuplé ses romans. Avec "Mon Siècle", l'auteur nous donne une vision - très personnelle et plutôt réjouissante - de son 20ème Siècle.Dans ce drôle d'ouvrage, Günter Grass a choisi de mettre en scène la grande et la petite l'histoire en cent textes courts couvrant l'ensemble du siècle. Un texte par année pour évoquer - tour à tour - un événement déterminant, marquant ou dérisoire, raconté par différents narrateurs, connus ou inconnus, servis par la plume cynique de l'auteur. Grâce à "Mon Siècle", on apprend que l'Allemagne a vécu une histoire tout à la fois riche, intense, complexe et pas toujours douloureuse. Ce livre, Günter Grass l'a voulu comme une sorte de Comédie humaine, bouffonne et réaliste à la fois.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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Tagrawla
  04 février 2020
Mon Siècle, c'est 99 courts textes, un par an de 1900 à 1999. Chacun a son propre style et évoque l'année en question par une petite histoire qui éclaire la grande Histoire. C'est très facile à lire et ça nous permet de mesurer à quel point on connaît mal l'histoire de l'Allemagne en dehors des années de guerres, la Seconde et la Froide.
Certains textes restent relativement inaccessibles si on ne connaît pas un peu Ernst Jünger et Erich Maria Remarque, ou le reste de l'oeuvre de Günter Grass, et il est plus que probable que je sois passée à côté de certaines choses par manque de références culturelles. Néanmoins, même comme ça, ça reste un petit livre fort intéressant à découvrir, car il nous aide à nous coucher moins bête.
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michdesol
  09 septembre 2017
Un siècle de vie en Allemagne, cent scénettes subjectives, cent facettes, cent regards allemands sur l'Allemagne de 1900 à 1999, et toujours la poésie et l'humour grinçant ou vache de l'auteur.
A noter la difficulté pour les traducteurs de faire passer en français cette prose à incises multiples et pleine de sous-entendus, qui confère à la traduction française un caractère abrupt et heurté qui peut dérouter.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
michdesolmichdesol   09 septembre 2017
Mais la photo qui est devenue célèbre après la guerre, c'est celle qui montre des femmes et des enfants les mains en l'air. (...) Et au premier plan un mignon petit gamin juif, avec ses chaussettes et sa grande casquette de travers. Vous connaissez sûrement cette photo. Elle a été reproduite des milliers de fois. En Allemagne et à l'étranger. Même sur des couvertures de livres. Un vrai culte, autour de cette photo, et qui dure toujours. Naturellement, sans le nom du photographe, jamais... Ça ne me rapporte pas un pfennig... Pas le moindre mark... Droit d'auteur, tu parles!... Pas le moindre honoraire... J'ai fait le calcul un jour... Si j'avais touché cinquante marks par reproduction, j'aurais sur mon compte, pour cette seule photo.... Non, je n'ai pas tiré un seul coup de feu. Pourtant, toujours en première ligne. Vous connaissez ça. Il n'y a que des photos... Et les légendes manuscrites, naturellement... D'une écriture tout à fait démodée, ancienne... Des documents extrêmement importants, on le sait aujourd'hui...
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NanneNanne   03 juin 2009
Et pourtant, dit M. Jünger, il y avait en nous tous un élément que la sauvagerie de la guerre soulignait et spiritualisait, le goût tout simple du danger, l'élan chevaleresque portant à affronter un combat. Là, M. Remarque a ri au nez de son vis-à-vis. Ces malheureux bidasses aux chaussures trop grandes et aux cœurs enfouis dans la boue, on en a fait des bêtes.
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lecassinlecassin   06 novembre 2012
Je faisais le commerce du disque et je savais bien qu'il ne fallait pas rester élitiste, parce que seule la masse rapporte.
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NanneNanne   03 juin 2009
Donc nous assiégions les pissotières. Cela ne se déroulait pas sans quelques compromis car les profs qui nous surveillaient instauraient des trêves, afin de permettre aux collégiens neutres, et même aux combattants, de faire au moins pipi.
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strummerstrummer   05 décembre 2012
L'annexion de l'Alsace-Lorraine ne nous apportera pas la paix, mais la guerre !
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Vidéo de Günter Grass
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