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EAN : 9782246824169
386 pages
Éditeur : Grasset (12/02/2020)
3.86/5   7 notes
Résumé :
« Quand Donald Trump a été élu à cette fonction en 2016, beaucoup de gens ne savaient pas à quoi s’attendre. À présent, nous savons à quoi nous attendre. Nous le savons tous.
Dans l’histoire de la démocratie américaine, nous avons eu des présidents indisciplinés. Nous avons eu des présidents inexpérimentés. Nous avons eu des présidents amoraux. Jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu le tout en même temps.
Ce livre veut mettre en lumière la réalité de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
frconstant
  15 mars 2020
#Alerte #NetGalleyFrance
« Alerte », publié chez Grasset est un essai-documentaire issu de la plume anonyme d'un ‘Haut responsable de l'Administration Trump'. L'auteur se dit affolé par le personnage et la manière d'exercer le commandement suprême de ce chef d'état. C'est un lanceur d'alerte. Son but est de pousser l'opinion publique américaine et plus spécifiquement les républicains à ouvrir les yeux sur le mode de fonctionnement de D. Trump et à bien réfléchir avant de lui confier un second mandat.
Selon ce haut responsable, il y a, au sein de l'administration Trump, un petit carré de fonctionnaires en ‘résistance' dont le travail quotidien est de protéger le Président de ses propres coups de folie, ses décisions impulsives, son refus de se documenter pour comprendre la réalité des choses avant de décider et ses irrésistibles pulsions le poussant à diriger le Monde à coup de tweets !
Dès l'entame de son livre, l'auteur s'explique sur l'anonymat qu'il a choisi de préserver. Il l'appuie sur la propre histoire des USA et la création de la Charte gouvernementale de 1787. L'auteur, comme les rédacteurs de cette charte, dit souhaiter que les américains se concentrent sur le message plutôt que sur la plume. Il est inutile, à ses yeux, de permettre un jeu d'attaques concentrées sur sa personne et occultant de manière absolue la vérité du message à prendre en considération et les réflexions qu'il importe d'avoir. Evitons de donner au public des lecteurs une cible à abattre avant même d'avoir pris connaissance du message, dit-il.
Si la question de l'anonymat peut poser un problème et minimiser la crédibilité accordée à l'auteur, il faut reconnaître que ses propos sont étayés d'un nombre impressionnant de références à des personnages, des situations, des prises de paroles publiques et des articles de journaux vérifiables.
Le lecteur découvre, page après page, l'immensité de l'ego et de la déraison que cette plume anonyme prête à ce Trump qui fait peur. Page après page, le lecteur se dit que ce livre confirme souvent l'impression que ce personnage sème derrière lui à chacune de ses déclarations à l'emporte-pièce. La folie qui gouverne le Monde et la toute puissance laissée entre les mains d'un tel personnage fait froid dans le dos. Et ce n'est pas la description de tous les lèche-bottes qui l'entourent qui atténuera notre peur.
Alors, soit ce livre n'est qu'un fake new, pirouette de romancier qu'un anonymat malveillant protège, soit c'est un essai sérieux et révélateur d'un dysfonctionnement catastrophique de nos démocraties et il y a de quoi trembler ! Malheureusement, je pense qu'il est raisonnable de pencher vers l'absurdité d'un mode de gouvernement offert à un homme qui ne cherche pas à comprendre le Monde tel qu'il est mais qui se contente de l'exploiter à son seul profit ; à un homme qui ne cherche en rien à établir des relations chaleureuses et respectueuses avec autrui et ce, dans le respect des paroles données ; à un homme qui ne fait preuve d'aucune grandeur d'âme et de sens moral inflexible ; à un homme qui n'articule pas sa vie autour des notions d'ordre, de mesure, de tempérance et de modération dans ses pensées, ses propos et ses actes.
« Alerte » est aussi un essai très structuré de ce que peut être l'analyse du caractère d'un homme et, plus encore, d'un homme politique commandant suprême. le cadre de ses analyses, l'auteur l'emprunte aux philosophes et politologues de l'Antiquité. Ne fusse que pour la mise en perspective de cette réflexion sur ce qu'est l'Homme, le livre, à mes yeux est une réussite.
Merci aux Editions Grasset et à NetGalley qui ont permis cette belle découverte.
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Matatoune
  06 mai 2020
Cet essai, « Alerte », annoncé en France dès novembre 2019, est écrit par un haut fonctionnaire de l'administration de Trump. Ce proche du bureau ovale a choisi l'anonymat et s'en explique dés le début : Rester en poste et avoir les coudées franches pour témoigner. Et, il y a matière. Tous les détails donnés semblent argumentés et documentés.
L'auteur va se désolidariser de ce nouveau président à partir des hommages faits lors du décès du sénateur McCain, figure marquante du parti républicain qui n'a jamais caché sa défiance vis à vis de Trump. La façon de réagir de cette plus haute figure de l'État l'avait alerté.
On aurait envie de rétorquer que dès la campagne de 2016, nous, les européens, avions été alertés. Car, c'est ce même parti républicain qui a élu un trublion de cette nature. L'auteur, lui, l'a appris au fil des jours et des semaines et veut témoigner de son inquiétude.
L'auteur décrit de façon détaillée la nature du pouvoir exercé par Trump. Il va donc jauger, avec l'éclairage de Cicéron, ce nouveau dirigeant en analysant sa sagesse, sa justice, son courage et sa tempérance, qualités indispensables, selon lui, à tout homme de pouvoir. Sagesse, justice, courage et tempérance en parlant de l'homme le plus puissant de la planète qui tweete le matin dès son réveil la politique intérieure mais aussi extérieure de son pays … On devrait en rire ! Seulement, ce n'est pas risible…Éliminer l'État Islamique d'une phrase de 240 signes, abandonner la Syrie et avec, le peuple Kurde et mettre en danger ses soldats américains, rien n'arrête cet homme.
L'auteur milite pour empêcher la réélection de Trump, car comme il le démontre, le parti républicain ne pourra pas dire qu'il ne savait pas puisqu'un des siens dénonce le chaos qui règne. Alors, tout les thèmes sont analysés : la sécurité intérieure, celle extérieure, la justice et la presse. Mais, je crains, que le parti républicain croit encore à sa bonne gestion du pays.
Après avoir abordé ses relations avec le président russe, celle aussi avec le dictateur de Corée du Nord, l'auteur convoque les principes des pères fondateurs de la démocratie américaine et espère un sursaut.
En évitant les écueils de la presse people (ce socle dont abuse Trump), l'auteur tente de convaincre son lecteur à partir de situations décryptées que cet homme est instable, égocentrique et raciste et ne peut être ré-élu sans mettre en danger la démocratie de la plus grande puissance du monde. Moi, avant de le lire, j'étais déjà convaincue. Après, je le suis encore mais j'ai encore plus peur !
https://vagabondageautourdesoi.com/2020/05/06/alerte-anonyme-2/
Lien : https://vagabondageautourdes..
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topobiblioteca
  25 juillet 2020
Rédigé par un haut membre de l'administration Trump, ce texte est édifiant ! Sous couvert d'anonymat, que l'auteur explique comme une façon pour le lecteur de se centrer sur le fond du propos et non sur l'identité et la fonction, l'écrivain nous apporte son point de vue de l'intérieur sur la politique américaine de ces dernières années. A l'aube de l'élection présidentielle qui pourrait voir Trump à nouveau à la tête d'un des plus puissants pays du monde, il alerte la population sur le désastre qu'il représente.
En plusieurs points sur les différents centres d'action de la politique américaine, l'auteur évoque les catastrophes, les ratés et autres dérives d'une administration en proie à la panique avec à son bord un capitaine sans éthique ni carte de navigation. D'abord séduit par le renouveau que cet homme pouvait apporter, l'auteur de cette tribune évoque peu à peu le désenchantement. le caractère hallucinant du locataire de la Maison Blanche, un homme sans projet, qui ne comprend pas les tenants et aboutissants d'une politique, qui ne connaît pas la définition de diplomatie et qui se fiche de tout à part de son image et des sondages de popularité.
Un texte qui enfonce des portes ouvertes, certes, mais qui est l'un des plus simples à aborder pour entrer dans l'imbroglio de subtilités de la politique américaine. A la fois historique car se référençant à d'autres présidents et à ce qu'ils ont fait de leur passage à la tête du pouvoir, politique car expliquant le fonctionnement du pays et actuel car explorant la situation des américains.
Lien : https://topobiblioteca.wordp..
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bsavelli
  18 juillet 2020
Cet essai nous apprend deux choses : les américains ont élu un vrai sociopathe à la tête de leur pays et la réélection de ce personnage inquiétant serait une bien mauvaise nouvelle pour les USA et la paix dans le monde. Un président voyou qui aura marqué son administration par son incapacité à gouverner.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   29 mars 2020
Nous avions tous vu des présidents prendre de mauvaises décisions en matière de défense. Cette fois, c’était d’un autre ordre. Aucun de nous n’avait souvenir d’une telle désinvolture. Dans une Maison-Blanche normale, les décisions de cette ampleur se prennent au terme de froides délibérations. Elles sont l’objet de réunions (parfois trop) où s’échangent des informations sensibles, pour veiller aux moindres détails. On pare à toutes les éventualités, on répond à toutes les questions. Comment nos ennemis vont-ils interpréter la chose ? Que pouvons-nous faire pour peser sur leurs calculs ? Comment nos partenaires vont-ils réagir ? Surtout, comment procéder pour protéger au mieux le peuple américain, et notamment les hommes et les femmes qui portent l’uniforme ? Aucune de ces questions n’avait reçu de réponse préalable.
Non seulement cette décision était irresponsable, mais plusieurs membres de l’administration avaient témoigné sous serment de ce que l’État islamique n’avait pas encore été éliminé. Ils avaient aussi fait la promesse publique que les États-Unis n’abandonneraient pas la lutte en Syrie. À présent, le président affirmait à tort que Daech avait cessé d’exister, parce qu’il venait de décréter que c’était la vérité du jour. Il envoyait à l’ennemi le message que l’Amérique se dirigeait vers la sortie. « On va nous traîner devant le Capitole, on va se faire clouer au pilori », se lamenta un membre éminent du gouvernement.
Au Congrès, la réaction fut prompte, y compris au sein du parti de Trump. « Depuis douze ans que je suis ici, je n’ai jamais vu une décision pareille, déclara aux journalistes, atterré, le sénateur Bob Corker, alors président de la Commission des affaires étrangères du Sénat. On a du mal à imaginer un autre président prenant une initiative de ce genre au saut du lit, en communiquant aussi peu, avec si peu de préparation. » Même le sénateur Lindsey Graham, qui pourtant à cette période s’efforçait de se gagner les faveurs de Trump, fustigea cette annonce. Il déclara aux journalistes que cette nouvelle avait « déstabilisé le monde ».
Ce fut aussi un tournant pour d’autres raisons. Cet incident précipita la chute de protagonistes essentiels qui croyaient pouvoir introduire un peu d’ordre dans le chaos de cette administration. L’un d’eux en particulier jugea que c’en était trop.
Le jour de ces tweets syriens, le secrétaire à la Défense James Mattis annonça sa démission. Dans une lettre au président, il écrivit : « Ma ferme conviction quant à la nécessité de traiter nos alliés avec respect tout en restant lucide sur les acteurs malfaisants et sur nos rivaux stratégiques repose sur les quarante années au cours desquelles je me suis plongé dans ces questions. […]
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Jean-DanielJean-Daniel   29 mars 2020
Dans l’administration Trump, ce fut un début de journée comme un autre. Nous étions le mercredi 19 décembre 2018 et la Maison-Blanche traitait un problème de communication. La veille, le département d’État avait décidé de dévoiler un programme d’aide au développement économique en Amérique latine, les experts estimant que cela permettrait de réduire la violence et l’instabilité dans la région. Il y avait juste un os. Le président était sur le point de tout annuler. Il craignait apparemment que ce ne soit trop coûteux et menaçait de liquider l’accord d’un simple tweet. Les architectes de ce programme paniquèrent : le président allait provoquer un incident diplomatique.
Comme c’est souvent le cas, l’événement majeur fut relégué au second plan. Le président n’était pas encore descendu de ses appartements privés pour entrer dans le Bureau ovale. Nous savions tous pourquoi. Pour son flux de tweets, c’était l’heure de pointe, et à 9 h 29, depuis sa résidence officielle, il lâcha un véritable missile : « Nous avons vaincu l’État islamique en Syrie, seule raison d’être de la présidence Trump. » En quelques minutes, la nouvelle que le président avait décidé de retirer nos troupes de Syrie se répandit comme une traînée de poudre. Il tweeta par la suite : « Après notre victoire historique contre Daech, il est temps de ramener nos magnifiques jeunes gens à la maison ! »
Cette annonce se répercuta dans tout Washington. C’était l’inverse de ce qui lui avait été recommandé. Du sommet de la hiérarchie du Pentagone jusqu’aux chefs de la communauté du renseignement, la plupart des conseillers du président l’avaient mis en garde contre tout retrait unilatéral et improvisé de nos quelque deux mille hommes stationnés en Syrie. L’État islamique restait une menace de taille, lui avait-on rappelé, et la sortie de l’Amérique permettrait à la phalange terroriste de se reconstituer et de fomenter d’autres attaques meurtrières. Un retrait trop précoce laisserait aussi le champ libre à un dictateur, Bachar el-Assad, qui n’hésitait pas à employer des armes chimiques contre son propre peuple, à un régime de Téhéran hostile aux États-Unis qui élargirait son influence dans la région, et à la Russie. Qui plus est, cela entraînerait sans doute le massacre des forces kurdes qui nous avaient aidés contre les terroristes. À tous égards, ce retrait nuirait aux intérêts américains.
Le président fut inflexible. Au lieu de réunir ses conseillers de la sécurité nationale pour débattre des diverses options, il venait de les contrer d’un simple tweet.
« Enfin, merde, il y a des gens qui vont mourir à cause de ça », fit remarquer un haut conseiller, très en colère. Nous nous sommes tous évertués à comprendre ce qui s’était passé et quels étaient les projets de Trump. Les alliés des États-Unis étaient sidérés, et alarmés. Le département de la Défense était dans le flou : on ne voyait pas du tout comment répondre aux questions de la presse puisque c’était une décision à laquelle le Pentagone n’avait pratiquement pas pris part. Au sommet de la hiérarchie militaire, on était furieux de l’absence de planification : à cause de cette annonce soudaine, les soldats sur le terrain risquaient de se transformer immédiatement en cibles, potentiellement vulnérables à une attaque lancée par des adversaires opportunistes qui les voyaient battre en retraite. L’armée échafauda en toute hâte un plan d’urgence pour s’assurer que les forces américaines ne seraient exposées à aucun danger.
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MatatouneMatatoune   01 mai 2020
C'est que les mots comptent. Historien de formation, j'ai toujours cru le langage d'un président particulièrement important, parce que cet homme ( ou pour un futur proche, cette femme) s'exprime ven notre nom à tous. Ses mots façonnent notre manière d'entrer en relation les uns avec les autres et de répondre aux besoins du pays. Ils influencent notre manière d'affronter les épreuves et de coopérer au sein d'un même gouvernement. Les mots d'un dirigeant deviennent le cri de ralliement des causes que nous partageons, de ce contre quoi nous nous élevons (..,) ou ce que nous défendons (...). Malheureusement, les mots de Trump n'encouragent guère la civilité de la nation. Ils la rongent.
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MatatouneMatatoune   01 mai 2020
La guerre de ce président contre nos institutions démocratiques a pour effet de reléguer le gouvernement des États-Unis au niveau d'une des sociétés de la Trump Organization : une entreprise mal gérée, pilotée par un sociopathe endossant un costume de chef de l'exécutif, traversée de luttes intestines, aux prises avec des procédures judiciaires, s'enfonçant dans la dette, allergique à toute critique interne ou externe, ouverte aux combines les plus douteuses,car soumettant à des contrôles sommaires, uniquement au service de son unique propriétaire, lui - même surtout soucieux de sa propre personne, le tout aux dépens de ses clients.
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MatatouneMatatoune   01 mai 2020
Nous connaissons tous par cœur le mode trumpien du " Vous m'avez compris, je n'ai rien dit". Il laisse entendre qu'il a le pouvoir d'ordonner à quelqu'un de faire quelque chose, mais espère ne rien avoir à dire d'explicite afin de n'être lié en rien aux conséquences. Ces petites allusions de sa part sont en fait des demandes illégitimes déguisées en innocentes suggestions.(...)
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Julien Delmaire pose sa voix sur la musique de Raphus. Une lecture musicale de son roman "Delta Blues" paru aux Editions Grasset. En savoir plus : https://bit.ly/3gx1YG8
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