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ISBN : 2355847789
Éditeur : Sonatine (09/01/2020)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Israel Broussard est au plus mal. Depuis la fin de la guerre du Vietnam, il survit tant bien que mal à Bangkok en jouant les gros bras pour un trafiquant de drogue.
Cinq ans plus tôt, il a participé à l’opération Algernon, une mission secrète menée dans la jungle du Laos – une tentative radicale de mettre fin au conflit vietnamien par une guerre psychologique totale.
Ce qui s’est passé là-bas ?
Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus s’en souv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  14 janvier 2020
Ce que j'ai ressenti:
▪️Il est le Cauchemar…
C'est incroyable, le nombre de remords qui voudraient s'immiscer dans ses nuits…Ça prend des formes et des noms étranges, des consonances d'ailleurs et des odeurs de jungle. Je suis le fleuve, est un roman qui parle de soldats, de syndrome-post traumatique, de rancoeurs et d'oublis. C'est l'histoire d'un homme hanté par le poids de la culpabilité et les horreurs de la guerre du Vietnam. Et au moment d'en parler, les souvenirs s'effacent, se confondent, de distordent, se superposent parce que la douleur est trop gigantesque. Elle emporte tout sur son passage et elle prend parfois, l'allure d'un fleuve en feu. L'enfer s'ouvre dans ses confidences. Israel Broussard n'est plus le même homme qu'au départ, il tente de réapprendre à vivre mais l'opération Algernon a laissé des impacts dans son esprit…Et le Molosse-Noir veille sa proie…
"Tu ne crois pas que j'ai souffert chaque seconde de ma vie, depuis? Les morts ont le beau rôle. Ils se contentent de disparaître dans le néant. Ce sont les vivants qui écopent de toute la souffrance."
▪️Il est le Noir Sublime…
C'est l'intensité de ce roman qui m'a renversée. Dès les premières pages, j'ai ressenti une force incroyable. Il est « habité » ce roman, non seulement par des fantômes et des anges furieux, mais par une prouesse poétique qui est venue me submerger comme un tsunami, à l'intérieur pour ne plus me lâcher. Ce n'est pas tant l'histoire qui est déjà en soi, est une bouleversante lecture, mais c'est dans la manière de la raconter avec une puissance dans les mots qui frappe au coeur. Il y a des passages absolument magnifiques et pourtant très sombres. Un mélange entre beauté et horreur qui s'entrelacent pour mieux perturber les sensations que j'imaginais dans la violence des combats. Des moments terribles où un enfer sans nom s'ouvre dans l'esprit du héros et rendent une atmosphère saisissante de Noir profond. Il laisse une forte impression ce roman, même une fois refermé, même quelques jours après…Mais au moment de la découverte, à l'instant même où je lisais ses lignes, c'est vraiment cette intensité et la force des mots posées que je retiendrais… Comme un vertige, un abysse sans fond. Qui aurait la fureur de toutes les eaux et de tous les feux du monde…Magnifique.
"Ce Fleuve brûlant, à la surface jonchée de flammes.(…). le voilà. le noir vient m'emporter, et je suis trop épuisé pour continuer de lutter. Trop fatigué pour me servir encore de la peur. le Fleuve tumultueux monte et m'engloutit, de plus en plus bruyant tandis que je m'enfonce. Trempé et froid."
▪️Il est la fabrique à émotions…
Vous le savez maintenant, j'ai un amour infini pour la poésie et j'aime quand mes émotions sont mises à l'épreuve, en lecture…Alors évidemment, avec cette expérience de lecture que fut Je suis le fleuve, c'est allé bien au-delà de mes attentes, et je reviens complètement éblouie par cette plume sensationnelle, puissante et imaginative. Mon coeur de ténèbres à moi se trouve là, dans ses pages, dans ce fleuve enflammé…Allier la beauté du noir à tant de lyrisme, c'est juste sublime. C'est un coup de coeur, comme on les espère: gigantesque et démesuré.
"Son coeur des ténèbres à lui se trouvait en Afrique, mais nombreux sont les coeurs qui battent à l'intérieur de nombreuses teintes de ténèbres, certaines plus noires et plus froides que tout ce qu'un écrivain pouvait concevoir ou expérimenter personnellement, pour ensuite y survivre et coucher cela sur le papier."
Ma note Plaisir de Lecture 10/10
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belette2911
  17 janvier 2020
♫ One night in Bangkok makes a hard man humble ♪ Not much between despair and ecstasy ♪
One night in Bangkok and the tough guys tumble ♫ Can't be too careful with your company ♪ I can feel the devil walking next to me ♫
I can feel the devil walking next to me… Je peux sentir le démon marcher près de moi…
Voilà une phrase qui sied bien au personnage halluciné, traumatisé et azimuté qu'est l'ex-soldat Israël Broussard.
Mon problème avec ce roman a commencé dès l'entrée en scène de cet étrange personnage et j'ai eu un peu de mal à me concentrer sur ma lecture tant son comportement était bizarre, oscillant entre rêves éveillés (ou pas), cauchemars, visions, folie, démence… Ne biffez aucune mention, elles sont toutes utiles.
Vu sa psyché dévastée, il aurait eu sa place dans le film Apocalypse Now, sans aucun doute, mais il n'arrive tout de même pas à la cheville du colonel Kurtz… Ou alors, je dois revoir mes classiques de toute urgence (faut une prescription ?) !
Ce que Israël Broussard a vu de la guerre du Vietnamn ce n'était pas La croisière s'amuse (Love Boat), loin de là.
Pourtant, l'auteur nous donnera peu de détails sur l'horreur que fut cette guerre. Il en brosse les grandes lignes, les grandes monstruosités et Monsanto nous fait même un petit coucou avec ses produits défoliants toute concurrence.
En fait, on dirait que toutes les monstruosités, tous les actes barbares sont concentrés dans le personnage de Broussard. Non pas parce qu'il les a commis (même si on se doute que son traumatisme vient d'un acte violent) mais parce qu'il les a subies en participant à ce conflit.
À lui tout seul, il regroupe une bonne partie des syndromes post-traumatiques dont souffrent les soldats après une guerre.
On ne lit pas se livre tranquillement, il n'est pas un long fleuve tranquille, dedans on y côtoiera même un chien noir qui semble tout droit sorti des Enfers et qui poursuit Broussard sans relâche, malgré ses shoot à diverses substances.
Bizarrement, Molosse Noir poursuit Broussard depuis une mystérieuse opération au Laos qui n'est renseignée nulle part. La Grande Muette n'aurait-elle pas validé cette opération ?
Comment passe-t-on d'un homme traduit en cour martiale pour avoir refusé de tirer sur l'ennemi à un homme traumatisé par une opération clandestine dans un pays neutre ? Demandez à la taupe Chapel…
Une fois de plus, l'Amérique ne sort pas grandie de ces pages… Une fois de plus, le Super Gendarme du Monde en prend plein sa gueule pour pas un rond, l'auteur frappe sous la ceinture et je n'irai pas lui demander d'arrêter. Qu'il frappe seulement, tant que c'est avec des mots… Et ses mots poignardent.
Dommage que j'ai un peu galéré au départ parce que cela m'a fait perdre une partie du plaisir de lecture. Malgré tout, je n'ai pas tout perdu puisque le pays qui se fout de tout le monde s'est fait tacler sévèrement.
Heureusement qu'après mon patinage de départ j'ai persévéré car il s'est révélé au final un très bon livre dont le personnage le plus ressemblant au colonel Kurtz niveau folie n'était pas Broussard mais Chapel, la taupe, et son plan plus qu'halluciné !
Avec des personnages profonds, illustrant la diversité de l'Amérique à eux tous seuls (avec leur haine raciale, leurs préjugés et leurs différences culturelles), ce roman de guerre est spécial car il vous plonge directement dans la tête d'un ancien soldat qui se terre dans un trou pour échapper à ses cauchemars réincarnés en chien énorme.
En s'accrochant un petit peu et en dépassant ce côté bordélique du départ, on entre peu à peu dans un roman sur la guerre du Vietnam différent des autres, où la jungle et la ville de Bangkok prennent vie…
Un roman où les pires cauchemars vous poursuivent, sans qu'il y ait intervention de l'élément fantastique, simplement parce que la guerre a fait de vous un traumatisé, un pauvre hère hanté par ce qu'il a commis, parce qu'un ou plusieurs gouvernements, un jour, on décidé de se faire la guerre et de vous y envoyer la faire à leur place.

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Waterlyly
  29 décembre 2019
Broussard est un homme déchiré. Depuis la fin de la guerre du Vietnam, il essaie de se reconstruire à Bangkok. Pourtant, il doit faire appel à ses souvenirs. En effet, il a participé à une mission particulière dans le territoire laotien. Là, il a assisté à quelque chose qui l'a profondément bouleversé mais dont il se souvient à peine. Que s'est-il passé ?
Il faut que je vous prévienne d'emblée. Ce roman a été pour ma part une lecture très laborieuse, mais pourtant, je peux affirmer, après en avoir découvert tous les tenants et aboutissants, qu'il en valait la peine. Je ne vais pas vous mentir, l'idée de l'abandon m'a guettée pendant le début de ce récit auquel je ne comprenais pas grand chose et que j'ai trouvé très décousu.
L'auteur a voulu rendre au plus près le sentiment de perdition qui assaille Broussard, et c'est ce qui rend le tout si particulier à lire. Il y a des moments où j'ai trouvé que ce récit était totalement halluciné. Broussard est totalement perdu, déboussolé, et en essayant de se reconstruire, il entraîne avec lui le lecteur dans les méandres de ses pensées.
Il n'y a pas de réelle unité dans ce texte, et c'est ce qui m'a dérangée pendant à peu près le premier quart de ma lecture. D'un coup, on suit Broussard en plein dans sa thérapie actuelle, mais celle-ci vient se mélanger avec celle qu'il a suivie pendant la guerre. Cela se superpose et il faut s'accrocher. le temps d'après, on retrouve finalement Broussard en plein dans le territoire laotien. Bref, sans aucune indication spatio-temporelle, j'avoue que je me suis perdue au début.
Et d'un coup, passé ce premier quart, et une fois que je me suis familiarisée avec tous les personnages et événements, j'ai suivi avec grande curiosité la suite des aventures de Broussard. J'étais réellement curieuse de savoir ce qu'il s'était passé et quel terrible événement a fait que notre protagoniste ait finalement été perturbé à un point inimaginable.
La force de ce roman réside sans aucun doute dans les personnages qui sont très bien construits et profonds. le protagoniste est attachant, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste et ont leur importance.
La plume est très plaisante. Ce thriller se lit assez facilement et l'auteur a prit le parti de découper son récit en plusieurs petits chapitres, ce qui rythme l'histoire.
Après un début compliqué, principalement dû au fait que j'ai trouvé ce roman très décousu, je me suis prise au jeu et j'avais envie de connaître le dénouement. C'est une expérience de lecture très particulière et qui ne complaît pas le lecteur dans la facilité. À lire pour découvrir quelque chose de novateur et d'original.
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JustAWord
  12 janvier 2020
Avec Je suis le Fleuve, les éditions Sonatine publient pour la première fois en France l'écrivain américain T.E. Grau.
Strictement inconnu jusque là et pourtant déjà finaliste du Shirley Jackson Award pour son recueil The Nameless Dark, T.E Grau s'est également attiré les louages d'un certain Paul Tremblay, l'auteur de Possession, également publié chez Sonatine.
Une plongée sans concession dans la guerre du Vietnam et ses séquelles qui n'a (vraiment) rien de facile…
Chien de guerre
L'ouverture est ardue, complexe, brutale.
Je suis le Fleuve n'est pas le genre de roman paisible qui vous tient gentiment par la main pour vous mener le long des rives. T.E. Grau préfère vous jeter dans la Cité Flottante, Bangkok, et dans l'esprit malade du soldat Broussard, vétéran afro-américain de la guerre du Vietnam en pleine décomposition mentale (et physique). Des années après la guerre, le troufion se terre dans une « grotte » au coeur de la capitale Thaïlandaise où il se shoote pour échapper à Molosse Noir, une créature infernale qui le poursuit sans relâche depuis une mystérieuse opération au Laos, l'opération Algernon.
Sans prendre de gants, le roman vous propulse dans l'esprit de Broussard perdu quelque part entre réalité et cauchemars dans une ville de tous les dangers, où les espaces-temps et les personnes semblent se confondre, où des choses surnaturelles peuvent surgir à l'orée du regard.
Surnaturelles, vraiment ? Pas si sûr car Broussard, laminé par la guerre et les horreurs auquel il a participé n'est plus qu'une épave qui tente de recoller les morceaux ou de mourir, les deux solutions n'ont pas d'importance pour lui.
Pourtant, Broussard n'a pas toujours été ainsi. Jadis, il devait passer en cour martiale pour avoir refusé de tirer sur l'ennemi…jusqu'à sa rencontre avec un officier pour le moins singulier du nom de Chapel. Ce dernier a un plan, un plan terrible qui permettrait aux Américains de mettre fin à la guerre mais, comme la chose devrait se produire dans un pays officiellement neutre, le Laos, il faudrait un véritable « taupe » américaine pour une opération clandestine à l'encontre des Vietcongs terrés dans cette région.
Chapel recrute alors cinq soldats qui n'ont plus rien à perdre et les emmène le long du Fleuve pour une ultime épreuve. Une épreuve dont Broussard, des années plus tard, n'est toujours pas remis.
Les conséquences de l'horreur
T.E Grau, de façon sauvage, dissèque ce qu'il reste de Broussard et de ses souvenirs de soldats. L'auteur américain constate l'écroulement d'une psyché et mélange mythologie, horreur et stress post-traumatique pour livrer un témoignage coup de poing sur la guerre du Vietnam qui renvoie autant au Deer Hunter de Cimino qu'au Apocalypse Now de Coppola.
En discourant sur les crimes de guerre commis par les États-Unis durant le conflit (l'utilisation de l'Agent Orange, les bombardements au Napalm etc…), Je suis le Fleuve offre une vision au vitriol d'un pays gendarme du monde qui a tout d'un criminel et dont les généraux n'ont aucune considération ni pour les civils massacrés ni pour les soldats broyés, même de leur propre côté.
En flirtant constamment avec l'horreur tout en économisant son intrigue pour conserver le suspense jusqu'au bout du tunnel, T.E Grau décrit avec une minutie effroyable les conséquences d'un conflit armé sur un être humain…et sur un pays tout entier. En exacerbant les haines raciales et culturelles, incendiant les frontières entre le Bien et le Mal, les États-Unis ont joué les apprenti-sorciers et le sort de l'Asie du Sud-Est reste confus et instable bien des années plus tard.
Outre la représentation de la jungle Laotienne, c'est l'immersion dans la capitale Thaïlandaise qui surprend. Bangkok devient un acteur à part entière, transfiguré en une entité monstrueuse et tentaculaire où les esprits rodent, où le moindre contact peut vous trahir. On pense un peu au Pays Invaincu de Geoff Ryman, la fantasy en moins, l'horreur psychologique en plus.
Mais finalement, ce qui surprend le plus dans Je suis le Fleuve, c'est la capacité de T.E Grau à esquiver l'horreur à grande échelle pour mieux la retranscrire à l'échelle intime, dans le traumatisme déchirant de Broussard condamné à revivre son meurtre comme une malédiction encore et encore.
Car si l'on dit que celui qui sauve un homme sauve l'humanité toute entière, celui qui en tue un la condamne certainement à l'Enfer.
Roman halluciné aussi court que marquant, Je suis le fleuve tranche dans le vif et expose les horreurs de la guerre à l'air libre, quelque part entre le cauchemar psychologique et le surnaturel poisseux d'un homme en quête de lui-même.
T.E. Grau n'a certainement pas fini de faire parler de lui.
Lien : https://justaword.fr/je-suis..
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encoredunoir
  26 janvier 2020
Nous sommes en 1974 et Israël Broussard, ancien soldat, erre dans Bangkok, poursuivi par des fantômes qui ne lui accordent plus aucun repos. Cinq ans plus tôt, ce jeune cajun, après avoir échappé à la cour martiale pour ne pas avoir voulu tuer sur le champ de bataille, s'est retrouvé affecté avec d'autres hommes près d'être expulsés de l'armée, au coeur de la jungle laotienne. Là, sous les ordres du mystérieux Augie Chapel, ils ont participé à une opération secrète dont Broussard ne s'est jamais remis et dont il a presque tout oublié.
En écho à son titre, le récit de T. E. Grau est avant tout un courant qui entraîne le lecteur vers une destination inconnue. Fait d'aller-retours entre 1974 et 1969, entre un Broussard qui ne connaît plus le répit et celui qui pensait encore d'une certaine manière se racheter sous les ordres de Chapel, Je suis le fleuve est traversé par des courants furieux dans lequel l'auteur nous plonge la tête dès le début. Il ne faut alors pas craindre de se laisser immerger dans ces premiers chapitres déstabilisants dans lesquels, avec Broussard, on peut craindre de s'égarer.
C'est qu'une fois que l'on a pris le parti de se laisser porter, c'est tout un monde qui s'ouvre à nous. Celui de l'esprit torturé de Broussard, bien entendu, qui semble de prime abord irrationnel avant de peu à peu prendre tout son sens quand bien même le roman de T. E. Grau apparaît comme le récit de la folie, de la manière dont elle peut susciter l'aveuglement, l'illusion de la toute puissance qui précède la chute, mais aussi, de comment elle révèle les hommes à eux-mêmes. Entraîné dans une guerre qui n'est de toute évidence pas la sienne et dans la folie d'un autre homme, ce Chapel déterminé à porter un coup fatal à l'ennemi, Broussard fera un voyage initiatique d'abord, en quête de rédemption ensuite.
Tout cela pourrait sembler bien obscur, propre à égarer le lecteur à la suite du personnage principal. Pourtant, grâce à un formidable travail d'écriture et de construction qui lui permet de baliser discrètement le terrain et de laisser énormément de place aux sensations, Grau arrive à ne perdre personne en route. Il n'en demeure pas moins que la descente du fleuve aux côtés de Broussard est éprouvante et ne laisse pas de secouer celui ou celle qui s'y engage avec lui. Voilà donc un roman résolument en dehors des sentiers battus, troublant et, surtout, fascinant. Une expérience de lecture des plus originales.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   19 janvier 2020
Tu ne crois pas que j’ai souffert chaque seconde de ma vie, depuis ? Les morts ont le beau rôle. Ils se contentent de disparaître dans le néant. Ce sont les vivants qui écopent de toute la souffrance.
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Amnezik666Amnezik666   18 janvier 2020
Ce que j’en dis, c’est que si tous les rois étaient des reines, il y aurait beaucoup moins de larmes en ce monde.
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StelphiqueStelphique   14 janvier 2020
Ce Fleuve brûlant, à la surface jonchée de flammes.(...). Le voilà. Le noir vient m'emporter, et je suis trop épuisé pour continuer de lutter. Trop fatigué pour me servir encore de la peur. Le Fleuve tumultueux monte et m'engloutit, de plus en plus bruyant tandis que je m'enfonce. Trempé et froid.
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Amnezik666Amnezik666   15 janvier 2020
Il savait que la peur pouvait accomplir ce qu’un million de bombes et un milliard de balles ne feraient jamais. Quand on parvient à terrifier un homme, on n’a pas besoin de lui briser le nez et de risquer de se casser la main. Une victoire propre et nette. Tout le monde y gagne quand la peur opère.
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StelphiqueStelphique   14 janvier 2020
Tu ne crois pas que j'ai souffert chaque seconde de ma vie, depuis? Les morts ont le beau rôle. Ils se contentent de disparaître dans le néant. Ce sont les vivants qui écopent de toute la souffrance. 
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