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EAN : 9782070298938
348 pages
Gallimard (09/06/1978)
3.71/5   19 notes
Résumé :
Celui qui fut le petit-neveu d'Auguste et le neveu de Tibère, l'oncle de Caligula, le beau-père de Néron, l'époux de Messaline et d'Agrippine, Claude qui boite et bégaie, prend ici la parole et fait le bilan de son existence. Comment cet intellectuel débile et volontiers ridicule, mais l'âme assez grande et le cœur sensible, a-t-il pu échapper à tant de pièges, survivre à travers tant d'intrigues et de meurtres, pour atteindre finalement cette couronne qu'il ne dési... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  10 avril 2017
Une "vieillerie" empruntée dans la bibliothèque de mes parents, que j'ai toujours eu envie de lire, mais je ne l'ai jamais fait jusqu'à maintenant, va savoir pourquoi....ce roman, datant des années trente est un classique incontournable.
Forte de ma lecture de plus de de deux mille pages de la saga romaine de Coleen McCullough en début de l'année, j'ai voulu faire une petite pause avant d'attaquer "Claude", pour ne pas trop mélanger les deux. Et bien, c'était même pas la peine, "Moi, Claude" est presque une suite chronologique, racontée dans un style aussi fluide, sympa et avec une touche d'humour, que les livres de Mc Cullough.
Dans cette autobiographie fictive, Robert Graves décrit par la plume de Claude (Claude l'Idiot, Claude le bègue, ou, dans le meilleurs de cas "l'oncle Claude"), d'une façon extrêmement érudite et intéressante toute une galerie de personnages historiques connus et moins connus avec toute la complexité dans leurs relations. La vie à Rome prend les couleurs avec ses banquets et guerres, triomphes et exécutions, les combats des gladiateurs et, surtout, les intrigues au sein de la famille impériale, pendant la règne d'Auguste, Tibère et Caligula.
Claude, boiteux, moche et bègue, moqué et rejeté par tous, est forcé de vivre en retrait, mais observe avec beaucoup de justesse tous les événements jusqu'à moment où, contre sa volonté car républicain convaincu, il devient empereur.
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ChaK_
  23 octobre 2018
On va la faire court, Moi, Claude, c'est l'exercice classique, mais toujours périlleux, de l'autobiographie fictive. le T1 s'étend de sa naissance jusqu'à son accession au trône Impérial.
Rien à dire, c'est bourré d'infos et d'anecdotes dans tous les sens, ça nous parle de toute la famille Impériale, depuis Auguste et Livie jusqu'aux petits enfants de Germanicus. C'est un bordel généalogique monstre, et préparez l'aspirine, perso j'ai du me faire un schéma pour me souvenir de qui est qui. Heureusement ils meurent régulièrement, ça permet de libérer sa mémoire. Bref, ça parle de tout et de tout le monde, ça digresse un peu sur l'époque, et il y a un tel condensé de savoir que s'en devient très difficile de tout vérifier. Cela dit je n'ai pas réussi à prendre le livre en défaut sur les faits, et j'en ai vérifié un paquet.
Par contre sur l'interprétation desdits faits j'avoue avoir été sceptique plus d'une fois, l'auteur allant parfois un peu contre le consensus sans qu'on sache trop pourquoi ou au contraire s'enfonçant de le 0 recul historique, comme ce portrait de Caligula d'un noir abyssal, copié collé direct de ses détracteurs de l'époque. Mais peu importe, à la limite, l'Histoire aussi ancienne est une matière assez malléable.
LE soucis de ce livre c'est la traduction (edition NRF 1978). Ou le matériaux d'origine je sais pas, mais c'est un cataclysme de niveau cosmique. La Gaule chevelue est la France, les légions des régiments, dirigées par des colonels et des capitaines, les Germains (Ah, une bonne trad !) habitent l'Allemagne (loupé, dommage). L'escalier des gémonies devient celui des larmes (????) et… je préfère stopper là, ma tension grimpe en flèche, mais vous avez l'idée.
Un sacré bouquin quand même, à réserver aux passionnés de Rome, mais gâché dans les grandes largeurs à coup de tronçonneuse. J'ai déjà commandé le T2, donc je le lirai, mais j'espère que ça sera corrigé.
7, pour ne pas trop sanctionner cette boulette qui doit, je l'espère, plus venir de l'éditeur que de l'auteur.
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Julian_Morrow
  14 avril 2019
Essentiellement connu en France pour ses études mythologiques, Les Mythes grecs, Robert Graves fut aussi un romancier non dénué de talent.
En trois volumes qui se lisent avec plaisir et facilité, l'auteur prête sa plume à l'empereur Claude. Au fil des pages, le personnage historique et l'homme nous livrent une confession pleine de bruit, de fureur, et d'humanité. le feu et le sang des premières décennies de l'Empire.
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Brieux
  01 septembre 2018
D'Auguste à Néron, en passant par Claude, dont il fait le narrateur, Robert Graves retrace le règne, ou plutôt la personnalité des premiers empereurs de Rome.
C'est le récit de la petite histoire qui fait L Histoire, des rivalités, des folies, des luttes de pouvoir au travers d'une série passionnante, documentée, et menée avec talent.
Le premier livre est à mon goût le meilleur des 3 tomes de la série, mais l'érudition, l'humour, et l'écriture de l'auteur font globalement de cette lecture un riche et très agréable moment.
A noter pour compléter l'excellente adaptation produite par la BBC en 1976, avec l'excellent Derek Jacobi dans le rôle titre.
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DonaSwann
  12 novembre 2016
Je pensais qu'il s'agissait d'une lecture nouvelle... en réalité, dès les premières pages, j'ai reconnu que j'avais lu il y a très, très longtemps cette fausse autobiographie.
Claude raconte, parfois à la manière de Suétone, l'histoire de sa famille avant sa naissance puis arrive à son propre cas, s'effaçant devant pratiquement tous les membres de sa famille, puisqu'il fut d'ailleurs, effectivement, un personnage de second plan.
Auguste, assisté de sa femme Livie, assoit un règne autoritaire, dans une République qui ne l'est plus que de nom : les Romains, soulagés de cette autocratie qui met fin aux guerres civiles qui ensanglantèrent Rome au Ier siècle avant J.-C., aiment cet empereur qui gouverne solidement, sans se douter du bain de sang des coulisses. Livie élimine tous les héritiers d'Auguste de ses précédents mariages pour mieux placer sa propre descendance, et va jusqu'à faire assassiner parmi les siens ceux qui ne serviraient pas ses desseins : poison, condamnations sur dénonciations calomnieuses, "accidents", cette lecture est un vrai plongeon dans le sang... et accessoirement le stupre. A ce stade-là, le peuple romain lui-même voit de quel bois sont faits ses dirigeants.
Cf. suite de ma note de lecture sur mon blog.
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2013
En règle générale une jolie femme, de nos jours, peut coucher avec qui elle veut. Financièrement elle ne gagne rien non plus au mariage. Sa dot passe aux mains d’un mari ou d’un beau-père généralement plus difficiles à manœuvrer que le père ou le frère aîné dont elle connaît depuis longtemps les côtés faibles. Le mariage ne lui apporte que d’assommantes responsabilités domestiques.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2013
Je ne veux pas dire qu’on doive absoudre tous les criminels sans exception : il est des cas de dépravation incurable qu’il faut extirper sans délai, comme un cancer, du corps politique. Mais s’il s’agit de fautes de jeunesse ou d’ignorance, mieux vaut punir aussi doucement que possible.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2013
Cent ans après la malédiction punique, Rome doit être l’esclave d’un chevelu, un chevelu au cheveu rare, femme de tous les hommes et homme de toutes les femmes.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2013
Soutenir la monarchie à cause de la prospérité qu’elle apporte aux provinces, c’est soutenir, qu’un homme à le droit de traiter ses enfants comme
des esclaves, à condition de traiter ses esclaves avec assez d’égards.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2013
Les cordons de la bourse , c’est évidemment cette folie de l’argent qui étouffe Rome depuis qu’elle a détruit sa plus redoutable concurrente et s’est rendue maîtresse de toutes les richesses de la Méditerranée.
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