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EAN : 9782266030601
343 pages
Pocket (27/08/2005)
3.62/5   68 notes
Résumé :

"Certains, il est vrai, ont fait de mon existence un rocambolesque et parfois sordide roman. La vérité est à la fois plus logique, plus inattendue et encore plus extraordinaire." Ainsi commencent, au VIème siècle de notre ère, les confessions de l'impératrice Théodora.

Sans faiblesse et sans fard, l'ancienne courtisane, qui sut gravir une à une les marches du trône et épouser l'empereur Justinien, se souvient. De la misère, des complots, des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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ChaK_
  23 octobre 2018
Le palais des larmes c'est un peu l'exemple type de l'autobiographie fictive. Des mémoires apocryphes à la première personne, partant tout naturellement de la jeunesse pour finir à l'émouvante fin, le tout rempli de péripéties, d'histoires, de leçons, d'amour et de haine. Toutes les ingrédients de la recette de base y sont, sans originalité particulière mais de manière efficace tout même.
Ici c'est donc Theodora qui nous narre sa vie. La fameuse ancienne courtisane, devenue femme de l'Empereur Justinien dans la première moitié du sixème siècle. Femme issue du bas peuple, qui passa par des étapes visiblement peu reluisantes pour finir à la plus haute dignité, du haut de laquelle elle se battit avec force contre contre de puissants ennemis et pour ses convictions religieuses.
Comment souvent dans cet exercice, la première moitié (l'avant pouvoir) est un peu casse gueule, faute de source, et encore moins de source fiable. Ses détracteurs ayant comme bien souvent noircis les traits à sa mort, l'auteur tente de mettre un peu d'eau dans le vin en nous narrant cette jeunesse sombre mais relativement peu connue. Il brode ici et là, tend à sur-romancer, prend visiblement des libertés, mais semble malgré tout respecter les points clefs de son histoire, du moins de ce que j'ai pu comprendre.
La seconde partie sur le pouvoir est elle plus documentée, donc plus authentique, même si l'auteur est toujours obligé d'utiliser son imagination pour relier les points. On y découvre un femme forte mais assez seule, qui aime manipuler pour tenter d'arriver à ses fins et que Justinien éleva à un niveau inhabituellement haut, la laissant semble il plus ou moins gérer de son côté quelques affaires qui lui tenaient à coeur, comme l'épineuse question religieuse ou le droit des femmes. On entre ici dans la Constantinople des grands, qui se tirent dans le dos, complotent et cherchent à s'évincer en permanence.
L'auteur en profite pour étaler pas mal de recherche sur l'époque, les costumes, les protocoles etc… c'est plutôt bien glissé dans le texte, et hormis deux trois passage un peu mystico-fantastiques qui font tache, il faut bien reconnaître que l'ensemble est limpide, bien écrit et d'un rythme plaisant.
Bref, un roman agréable, qui sans atteindre les sommets de l'exercice se lit tout seul.
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Pas-chacha
  04 juin 2016
Voici l'autobiographie romancée de Théodora, impératrice byzantine, épouse de Justinien, au 6ème siècle.
Le début du roman m'a d'abord surprise, car Théodora est la narratrice, et je ne m'y attendais pas. Mais en fait cela permet une proximité avec la souveraine.
Elle raconte donc ses mémoires, depuis sa prime enfance pauvre, jusqu'à son accession au pouvoir et toutes ses manoeuvres pour soutenir l'empire.
Le rythme est soutenu, la vie de cette femme est un vrai roman. Il lui arrive beaucoup de choses incroyables, et on a peine à imaginer comment une fille du peuple a pu devenir une impératrice si connue.
Nous la voyons tour à tour dans les bas-fonds, puis dans la religion, puis dans son palais - le gynécée.
On se prend d'affection pour cette reine si décriée, mais l'auteur nous décrit une femme volontaire et courageuse, pieuse, et aimante de son mari et de l'empire.
J'ai vraiment passé un bon moment, et découvert une page de l'Histoire.
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JunoR
  04 juin 2018
Ce roman écrit à la première personne du singulier sur un sujet auquel je ne connais rien et qui semblait, dès les premiers chapitres, si incroyable qu'il en devenait peu crédible, ce roman donc avait peu de chances de trouver grâce à mes yeux.
Et pourtant si. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que tous les fait les plus rocambolesques, incroyables, correspondaient à ce que nous savons aujourd'hui des personnages historiques dont il est question. J'ai également été surprise de la nuance et du non partis-pris de l'auteur par rapport à son personnage alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que l'impératrice soit adulée, idéalisée ou au contraire qu'elle soit complètement "descendue".
Bref, un roman tout en finesse que j'ai beaucoup apprécié en plus de l'avoir dévoré. Je retire une étoile, néanmoins, pour le trop peu de contextualisation des pratiques et des personnages. En tant que lecteur peu initié à cette époque, je pataugeais un peu dans ce qui était coutume ordinaire ou fait extraordinaire, ainsi que dans les noms des lieux et des gens. Mais, globalement, une lecture que je vous recommande!
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Bouboule15
  18 octobre 2017
Même si j'ai moins accroché par rapport à "La nuit du Sérail", ce livre de Michel de Grèce reste malgré tout un voyage à travers le temps et les continents comme peu d'autres auteurs savent en écrire.
Théodora nous conte son histoire, le récit de sa vie, dont elle nous détaille les hauts et les bas, les victoires et les défaites. C'est un autre monde, une autre époque qui sont décrits.
J'aime l'écriture de l'auteur, et sa façon de détailler les personnages aussi bien que leurs sentiments, leurs croyances. C'est vraiment un livre à lire, même si pour moi, je le répète, "La nuit du Sérail" reste numéro 1 des livres que j'ai déjà lus de cet auteur.
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mamzelleoups
  12 mai 2021
Comment devient-on impératrice quand on est né dans la misère? A l'orée de sa vie, Théodora revient sur son impressionnante évolution, sa soif de pouvoir et son amour pour l'empereur Justinien, dans cette Constantinople du VIe siècle.
Michel de Grèce se met ici à la place d'une femme ayant vécu il y a des siècles et dont on ne sait pas grand chose, si ce n'est quelques légendes noires. Difficile donc de faire la part des choses entre réalité historique et pur fantasme. Théodora est un personnage qu'on admire et qu'on craint un peu, qui essaie de gommer ses fragilités et place le pouvoir de son mari avant tout. J'ai beaucoup aimé le début et la fin du roman, mais je me suis un peu ennuyée au milieu, peut-être un manque de rythme ou beaucoup de descriptions de protocoles impériaux qui me semblent si éloignés (tout en restant intéressants à découvrir!).
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
JunoRJunoR   02 juin 2018
Depuis la mort de mon père, j'avais trouvé un nouveau refuge, l'église de Sainte-Marie-de-la-Source, construite à la suite d'un vœu hors les murs, à quelque distance de la porte du même nom. Le parfum de l'encens refroidi, les lumières des cierges qui brûlaient nuit et jour devant les icônes et même la vieille fille octogénaire à l'aspect de sorcière qui nettoyait le sanctuaire m'emmenaient dans un monde bien éloigné de ma misérable réalité. Hypnotisée par la pénombre environnante, je pouvais rester des heures immobile dans l'église où il faisait frais l'été et chaud l'hiver.
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Videos de Michel de Grèce (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel de Grèce
« […] toute chose vraie est prophétique et inonde son temps de lumière, et c'est à la poésie qu'il incombe de répandre cette lumière ; c'est pourquoi l'esprit ne doit et ne peut surgir qu'à travers elle. L'esprit ne surgit qu'à travers l'inspiration… » (Bettina von Arnim, Begeisterung)
« Hölderlin (1770-1843) a seize ans. […] déjà, c'est de poésie surtout qu'il se nourrit […]. […] ce sera toujours immédiatement, antérieurement à toute réflexion, à tout vouloir, au désir même, que le monde bourré de sa charge de sacré l'assaillera, indubitable, indéchiffrable. […] […] Hölderlin méditera longtemps, et avec quelle profondeur, sur la Grèce ; mais il ne l'aurait pas fait, ni de cette manière, s'il n'avait été d'abord emporté, ravi (au sens le plus fort). […] » (Philippe Jaccottet, avant-propos)
« […] Jamais peut-être la haute tristesse méditante n'a été si magnifiquement exprimée. Parfois ce génie devient obscur et sombre dans le puits amer de son coeur ; mais le plus souvent, son apocalyptique étoile Mélancolie brille, merveilleusement touchante, au-dessus de la vaste mer de ses émotions. […] » (Clemens Brentano à Philipp Otto Runge, le 21 janvier 1810)
« […] je parle comme quelqu'un qui a fait naufrage. On est alors porté à conseiller aux autres de rester au port jusqu'à l'arrivée de la saison propice au voyage. J'ai de toute évidence voulu m'élancer trop vite, j'ai aspiré trop tôt aux grandes choses, et je l'expierai sans doute tant que je vivrai ; il est peu probable que je réussisse parfaitement en quoi que ce soit, faute d'avoir laissé mûrir ma nature dans la tranquillité d'une modeste insouciance. […] » (Friedrich Hölderlin à son frère, Francfort-sur-le-Main, le 12 février 1798, traduction par Denise Naville)
« Durant toute la première moitié de sa vie, Hölderlin est resté presque inconnu ; la démence, durant la deuxième moitié de cette vie, l'a maintenu dans une étrange absence où, du monde des hommes, il ne voyait plus que les images des saisons. […] » (Philippe Jaccottet, avertissement)
« […] […] Il affirme que la source de la sagesse est empoisonnée aujourd'hui, que les fruits de la connaissance sont des noix creuses, une tromperie. […] » (Fragments de l'entretien du menuisier Zimmer avec l'écrivain Gustav Kühne, qui rendit visite à Hölderlin au cours de l'été 1836)
« […] C'est ainsi : qui hante de trop près les dieux, ils le condamnent à la misère. […] » (Bettina von Arnim, Die Günderode, 1840)
0:00 - le Laurier (poème) 0:18 - Lettre à Neuffer
Hypérion ou l'ermite De Grèce : 0:57 - 1er extrait (Hypérion à Bellarmin) 1:45 - 2e extrait (Hypérion à Bellarmin) 2:29 - 3e extrait (Hypérion à Bellarmin) 2:56 - 4e extrait (Hypérion à Bellarmin) 4:24 - 5 extrait (Hypérion à Bellarmin)
5:14 - Lettre à son frère 5:46 - Lettre à Johann Gottfried Ebel 7:05 - Lettre à Neuffer 7:22 - Lettre à son frère
Empédocle : 7:54 - La mort d'Empédocle (extrait)
8:11 - Lettre à Suzette Gontard
Période des grands poèmes : 8:57 - Vocation du poète 10:14 - le pain et le vin 11:25 - L'archipel 12:13 - Comme au jour de repos
13:51 - L'esprit du Temps 14:18 - Générique
Référence bibliographique : Friedrich Hölderlin, Oeuvres, édition publiée sous la direction de Philippe Jaccottet, Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1967
I
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