AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782075202787
416 pages
Gallimard Jeunesse (04/01/2024)
3.78/5   100 notes
Résumé :
Bienvenue dans l'anthropocène, l'époque géologique actuelle, qui est caractérisée par l'impact considérable des humains sur la planète. La grotte de Lascaux, notre capacité d'émerveillement, Mario Kart, les couchers de soleil... John Green explore notre monde humano-centré à travers 44 chroniques aussi personnelles qu'universelles !

44 textes courts qui explorent l'impact des hommes sur la Terre et sa biodiversité, et abordent des sujets tels que l'ar... >Voir plus
Que lire après Bienvenue dans l'anthropocèneVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 100 notes
5
6 avis
4
12 avis
3
3 avis
2
2 avis
1
0 avis
John Green est né à Indianapolis en 1977 et après des études littérature et de théologie, il a travaillé pendant six mois comme aumônier dans un hôpital pour enfants en fin de vie, ce qui explique sa connaissance intime de ces sujets de la maladie, de la fin de vie et de la mort que nous avons découvert dans Nos étoiles contraires. Il a ensuite travaillé The Booklist à la rédaction de notices et d'articles à New-York. Il publie Qui es-tu Alaska en 2007 puis La face cachée de Margo en 2009 , Flocons d'amour en 2010 , Will & Will en 2011 , le théorème des Katherine en 2012 et Nos étoiles contraires en 2013 . Ses romans sont d'abord publiés chez Gallimard jeunesse puis à partir de le théorème des Katherine, Nathan obtient les droits de John Green notamment pour Nos étoiles contraires, le phénomène d'édition de ce début des années 2000 et le premier texte ouvrant le phénomène de la sick lit' dans la littérature pour adolescents - stricto sensu, littérature de malades mettant en scène des personnages vivant avec une maladie grave et confrontés à la finitude de la vie permettant ainsi une réflexion sur le sens de la vie à l'âge adolescent. Gallimard jeunesse réédite alors les premiers textes de John Green avec des ouvertures inspirées par la couverture de Nos étoiles contraires chez Nathan. John Green publie ensuite Tortues à l'infini en 2017 et Flocons d'amour est réédité en 2019 sous le titre Let it snow suite à l'adaptation cinématographique du roman.

Nous nous souvenons que John Green a créé avec son frère Hank la chaîne Vlogbrothers qui a fédéré toute une communauté ; en 2018, John Green a lancé le podcast The Anthropocene Reviewed qui a notamment eu beaucoup d'influence auprès de la communauté d'internautes Tuataria et a aussi été repris partiellement sur la chaîne YouTube de Vlogbrothers. Il s'agit de chroniques sur le rôle de l'humanité dans l'histoire de la planète - une histoire de la planète, une histoire de la comète de Halley, des peintures rupestres de la grotte de Lascaux, des considérations sur les dinosaures, sur les espèces disparues ou en voie de disparition -, du mode de vie américain, de l'American way of life à l'American Dream - les stickers odorants des années 1980, les boissons gazeuses, l'obsession des Américains pour leurs pelouses dont la composition a modifié notamment la population des oies bernaches, les ours en peluche, la climatisation quasi généralisée aux Etats-Unis d'Amérique et son impact environnemental colossal, l'invention du supermarché, l'histoire du Monopoly et la vision de ce jeu sur le fonctionnement de la société, l'invention du clavier qwerty -, quelques réflexions sur l'art et notamment sur le roman américain - nous notons d'ailleurs son hommage à Sarah Dessen, subtile autrice de romances adolescentes -, mais aussi de nombreuses anecdotes de la vie personnelle de John Green - son amour pour le Liverpool Football Club, sa vie quotidienne à Indianapolis, de ses occupations avec sa femme et ses deux enfants mais aussi l'impact de la maladie sur sa vie car John Green parle volontiers à la fois de ses troubles obsessionnels compulsifs et de ses épisodes anxio-dépressifs. Ces chroniques sont américano-centrées et décrivent avec acuité le mode de vie américain et ses particularismes, la puissance du capitalisme, la fascination pour la réussite économique, la loi du marché, l'idéal du mode de vie avec une maison climatisée, un jardin de pelouse et des voitures. Ce livre s'adresse clairement aux fans de la communauté de John Green ; il trouvera aisément son public grâce aux milliers de lecteurs de ses romans.
Commenter  J’apprécie          162
J'ai eu la chance de lire ce livre en avant première, dans le cadre d'un service presse. Ce recueil de chroniques de John Green est aussi un puzzle autobiographique. Il se livre sur des thématiques qui lui sont chères, en partant d'anecdotes qui peuvent sembler insignifiantes au premier abord, mais qui s'avèrent pleine de leçons de vie. Pour chaque sujet, il attribue une note, de 1 à 5 étoiles comme sur les boutiques en ligne !
Avec ce livre de non-fiction, on plonge dans ses pensées intimes, ses engagements, ses goûts. Ce livre plaira évidemment aux fans de l'auteur qui aimeront découvrir qui il est au delà de ses romans. Les autres lecteurs apprécieront sa plume qui suscitera l'envie d'aller se plonger dans ses romans, avec quelques "clés de lecture" livrées par l'auteur. C'est aussi une façon de plonger au coeur de la vie d'un Américain !
Toutefois, je reste "frustrée" à la lecture de ce livre qui me semble un peu facile : j'attendais plus de la part de l'auteur qu'une simple compilation de chroniques écrites pour un autre média. Au fond, j'attendais un roman, tout simplement...
Commenter  J’apprécie          120
Bienvenue dans l'anthropocène est mon premier roman non-fictif et qui n'est ni historique ni un documentaire. C'est également mon premier de John Green (je sais, je n'ai pas encore lu nos étoiles contraires).
C'est une bonne découverte !

Il s'agit de 44 chroniques traitant de sujets variés allant des couchers de soleil au clavier QWERTY en passant par les ours en peluche.
Chaque chronique raconte une anecdote de la vie de l'auteur mais aussi des faits scientifiques ou historiques. C'est accompagnée de belles citations, des réflexions de J.Green ainsi que sa note sur 5.
L'auteur nous confie sa pensée et ses émotions, il nous invite chez lui le temps de ce roman.
L'histoire du Monopoly m'a beaucoup surpris et intéressé. Jamais je n'avais pensé à l'origine du jeu avant ça.
La partie sur La portée temporelle de l'humanité avec une frise de la vie ramené à l'échelle d'une année m'a beaucoup étonné.

Ce livre m'a appris plein de choses fascinantes et m'a fait réfléchir sur plusieurs sujets.
Je vous le conseille donc à tous!
Commenter  J’apprécie          80
Les points forts de ce livre qui est un essai c'est que les 44 chroniques sont variées, John Green aborde de très nombreuses thématiques, de la pop culture à des événements ou faits scientifiques, en passant par l'environnement, les inventions, des phénomènes de modes, le jeu vidéo, les jouets… L'auteur explore notre vaste monde d'hier à aujourd'hui à travers des chroniques et on peut choisir de lire l'essai en entier ou bien de lire les chroniques qui nous intéressent et y revenir à loisir.

Depuis début janvier, je lisais une à deux chroniques par jour, ça me paraissait amplement suffisant. Parce que le texte est ultra dense, John Green aborde ses thématiques à travers un point de vue totalement personnel et subjectif, à travers la mode de délivrer son avis sur tout et de mettre des notes à tout, à travers des recherches très pointues sur les sujets exploités. de ce fait, j'ai beaucoup aimé le point de départ de l'auteur, son souci de documentation, c'était une très belle démarche, surtout que John Green a toujours eu une très chouette plume.

Maintenant, il faut avouer que rien n'allait en ce qui me concerne. le texte est beaucoup trop riche en données, ce qui lui donne une dimension très froide – c'est là que je me rends compte qu'on ne peut pas s'improviser vulgarisateur. Ensuite, je ne pense pas que l'essai soit réellement adressé à la jeunesse ou même pour un public Young Adult. L'essai trouvera plus facilement son public avec des adultes. Ensuite, le concept de donner son avis sur tout, d'en mettre des notes totalement arbitraires m'agace fortement – j'ai souvent soufflé très fort du nez. Enfin, les appréciations personnelles de John Green sont diverses, elles sont parfois juste et poétique, mais la plupart du temps, elles sont à la limite du jugement facile.

Je suis donc passé à côté de ma lecture et je l'ai abandonné à moins de la moitié, ne lisant que celles dont les titres m'intriguaient le plus. Je pense définitivement laisser John Green à celles et ceux qui en sont fans, parce qu'il le mérite et que je reconnais ses qualités, mais avec moi, ça ne passe pas.
Lien : https://la-citadelle-d-ewyly..
Commenter  J’apprécie          60
Loin de ses romans habituels, John Green nous livre ici des chroniques sur des sujets très variés (la grotte de Lascaux, Gatsby le Magnifique, les oies bernaches, les ours en peluche, Disney World, les supérettes Piggly Wiggly…). C'est dans un contexte bien particulier que l'auteur s'est lancé dans cette entreprise : une maladie (la labyrinthite) et le coronavirus.
Au départ j'ai été déstabilisée par ce mélange d'autobiographie et d'avis sur le monde. Et peu à peu, j'ai été touchée par le fait que John Green s'exprime en toute sincérité, n'hésitant pas à se montrer vulnérable. Ce texte révèle un esprit en constante ébullition, curieux de tout. le moindre événement, la moindre observation sont matière à réflexion sur notre société et son (dys)fonctionnement.

Ainsi, en s'intéressant à la comète de Halley, John Green amène à relativiser les petits faits de la vie personnelle et même humaine, nous ramenant à l'échelle de la planète. Un coucher de soleil ravive notre capacité d'émerveillement. Des cartes à gratter odorantes font réfléchir au fonctionnement de la mémoire et des souvenirs. Toutes ses anecdotes, rigoureusement documentées, mettent en avant l'ampleur de la domination de notre espèce sur les autres et le poids des intérêts individuels face aux valeurs humaines et écologiques.

En postface, John Green conclut qu'au bout du compte, « nous sommes tout petits, très fragiles, merveilleusement et horriblement éphémères »… N'oublions pas pour autant « la stupéfaction de respirer sur cette planète qui respire » !
Commenter  J’apprécie          30


critiques presse (1)
Ricochet
27 juillet 2022
Ce n’est pas un roman, ce n’est pas un essai. On pourrait qualifier ce livre du médiatisé John Green de miscellanées… Ses quarante-quatre courts récits sont d’ailleurs extraits de podcasts enregistrés à l’occasion du confinement sanitaire lié à la Covid.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
Nous sommes aussi d’une persévérance sidérante et stupide. Les premiers
humains avaient sans doute mis au point plusieurs stratégies pour la chasse et
la pêche, mais la plus courante était la « chasse à l’épuisement ». Le prédateur
compte sur sa capacité à traquer sa proie et à l’épuiser par la seule force de sa
persévérance. Nous poursuivions notre gibier pendant des heures : chaque
fois qu’il nous échappait, nous repartions à sa poursuite, puis il nous
échappait et nous repartions à sa poursuite, après quoi il nous échappait à
nouveau, jusqu’à ce qu’il soit trop épuisé pour continuer. Voilà comment,
durant des dizaines de milliers d’années, nous nous sommes nourris de
créatures plus grosses et plus rapides que nous.
Nous. Persévérons. Toujours. Nous nous sommes déployés à travers sept
continents, dont un où il fait bien trop froid pour nous. Nous avons traversé
les océans jusqu’à des territoires que nous ne pouvions pas voir et dont nous
ignorions jusqu’à l’existence. L’un de mes mots préférés est « enragé ». J’aime
les quêtes enragées, les efforts enragés, la détermination enragée. Je n’irai pas
jusqu’à dire que l’humanité est enragée mais, sans mauvais jeu de mots, je
trouve qu’elle a du chien.
Toute ma vie ou presque, j’ai considéré que nous vivions le dernier quart-
temps de l’histoire humaine, voire même ses tout derniers jours. Mais
récemment, je suis parvenu à la conclusion que ce désespoir ne faisait
qu’affaiblir nos maigres chances de survie à long terme. Nous devons nous
battre comme si l’enjeu de la bataille en valait la peine, et comme si nous
méritions que quelqu’un se batte pour nous, car c’est vrai. J’ai donc choisi
de croire que nous n’allons pas droit vers l’apocalypse, que la fin des temps n’est pas proche, et que nous trouverons le moyen de survivre aux changements majeurs qui s’annoncent.
Commenter  J’apprécie          20
Mais nous sommes programmés pour chercher des explications, pour tracer des constellations dans le ciel. Il doit y avoir une logique derrière, une raison à l’origine du malheur. Quand j’étais malade, les gens me disaient : « Au moins, ça te fait un break de ton boulot », comme si j’avais

envie de faire un break de mon boulot. Ou bien ils me disaient : « Au moins, tu connaîtras une renaissance totale », comme si ma douleur m’autorisait à vivre ailleurs que dans l’instant présent. Je sais que ces gens essayaient de me raconter (et de se raconter à eux-mêmes) une histoire cohérente et bien ficelée, mais cela ne vous apporte aucun réconfort lorsque vous savez que tout est faux.
Quand nous racontons ce genre d’histoires aux gens qui souffrent de manière chronique, ou qui sont atteints de maladies incurables, nous finissons le plus souvent par minimiser leur expérience. Nous nous retrouvons à exprimer nos doutes face à leurs certitudes, ce qui ne fait que prouver à quel point la douleur isole la personne qui la ressent du reste de la société. Le défi et la responsabilité de chaque individu, me semble-t-il, est de reconnaître l’individu en chacun – d’être à l’écoute de sa souffrance et de la prendre au sérieux, même si on ne la ressent pas soi-même. Cette capacité d’écoute est, je crois, ce qui sépare absolument la vie humaine de la quasi-vie d’un entérovirus
Commenter  J’apprécie          10
Quand un poids pèse sur ma poitrine, que ma gorge se serre et que les larmes me montent aux yeux, j’ai envie de fuir mes sentiments. Envie de me réfugié derrière l’ironie ou d’employer n’importe quelle autre parade pour m’empêcher de ressentir les choses trop fort. Nous savons tous comment l’amour se termine. Mais j’ai quand même envie de tomber amoureux du monde. De m’ouvrir complètement à lui. J’ai envie de ressentir tout ce qu’on ressent tant que je suis en vie.
Sendak terminait son interview par ces mots, les derniers qu’il ait jamais prononcés en public : «Vivez votre vie. Vivez votre vie. Vivez votre vie. »
Ce qui suit est ma tentative d’appliquer ce conseil.
Commenter  J’apprécie          30
À moins d’avoir eu beaucoup de chance dans la vie, vous connaissez sans
doute quelqu’un qui aime avoir des opinions provocatrices. Je veux parler de
ces gens qui vous disent, par exemple : « Tu sais, Ringo était le meilleur
membre des Beatles. »
Vous prenez une longue inspiration. Vous êtes peut-être à table, quelque
part, en train de déjeuner avec cette personne, parce que le déjeuner est une
expérience à durée limitée et que vous ne supportez cet individu qu’à doses
homéopathiques. Vous prenez une bouchée de votre plat. Puis vous soupirez
à nouveau avant de répondre : « Ah oui ? Et pourquoi Ringo était-il le
meilleur membre des Beatles1 ? »
Ça tombe bien, la personne-à-opinion-provocatrice est ravie que vous lui
posiez la question ! « Ringo était le meilleur membre des Beatles parce
que... » Vous cessez alors de l’écouter, ce qui est le seul moyen de survivre à
ce déjeuner. Quand votre interlocuteur en a terminé, vous lui rétorquez :
« Certes, mais Ringo a aussi écrit “Octopus’s Garden”. » La personne-à-
opinion-provocatrice se lance alors dans une nouvelle conférence de
quatorze minutes commençant par ces mots : « En fait, “Octopus’s Garden”
est une œuvre de génie parce que... »
Les personnes-à-opinion-provocatrice ne constituent pas la majorité, dieu merci.
Commenter  J’apprécie          10
Je m’efforce le plus souvent de respecter les règles. Je me contente
de suivre le mouvement, même à l’approche d’un précipice. Nous nous
imaginons certains animaux comme dépourvus de conscience, obéissant
aveuglément au meneur sans savoir où ils vont, mais nous oublions parfois
que nous sommes nous-mêmes des animaux.
Je suis quelqu’un de réfléchit-je dirais même que je réfléchit trop, tout le temps, jusqu’à l’épuisement. Mais il m’arrive aussi d’agir sans réfléchir, selon des paramètres préétablis qui m’échappent et que je ne cherche pas à
remettre en question. Jusqu’à un certain point qu’il m’est pénible d’admettre,
j’incarne ce que nous reprochons depuis si longtemps aux lemmings. Des
forces au-delà de ma compréhension m’ont mené vers un précipice, et je
crains d’être bientôt poussé d’un coup dans le dos. Le mythe du lemming ne
perdure pas par ce qu’il en dit sur les lemmings. Il perdure parce qu’il en dit
long sur nous-mêmes.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de John Green (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Green
Flocons d'amour | Bande-annonce VOSTFR | Netflix France (2019) Le film est basé sur le roman du même nom de 2018, écrit par Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle.
autres livres classés : écologieVoir plus
Les plus populaires : Jeunesse Voir plus


Lecteurs (300) Voir plus




{* *} .._..