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EAN : 9782371266032
454 pages
Editions addictives (05/10/2023)
4.4/5   711 notes
Résumé :
Ils ont tant de vies entre les mains... Et la leur à sauver.
Aux urgences de l'hôpital public de Chicago, Cléo commence son internat et y retrouve Carter Cruz, une vieille connaissance. Bien plus que ça, en réalité : son meilleur ami de la fac de médecine, mais aussi son plus grand rival et son plus grand regret.
Ici, Cléo se sent enfin à sa place, au milieu des brancards qui roulent à toute allure, des portes qui claquent, des machines qui bipent et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (115) Voir plus Ajouter une critique
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Depuis « La vie en vrai » et « le goût de nos rêves », j'avoue avoir un faible pour les romances feel-good du duo d'autrices Emma Green et je n'ai donc pas hésité longtemps à m'attaquer à celui-ci qui nous plonge en milieu hospitalier.

« Ce qui nous rend vivants » invite à suivre les pas de Cléo Robbins, qui débarque à l'hôpital public de Chicago pour le premier jour de son internat en médecine d'urgence. Outre des retrouvailles houleuses avec son ancien rival Carter Cruz, qui est déjà en deuxième année de médecine en service de neurologie, elle doit également faire face aux émotions qui la percutent de plein fouet lorsqu'elle entre dans ces urgences où sa mère est décédée l'année précédente…

« Ce qui nous rend vivants » nous plonge immédiatement dans le chaos des urgences, invitant à suivre le rythme effréné d'un personnel hospitalier qui suscite aussitôt l'admiration. Une immersion qui fut totale en ce qui me concerne vu que je me suis moi-même retrouvé aux urgences en milieu de lecture. J'ai donc fait bien attention d'attendre sagement mon tour, respectant au maximum le travail des urgentistes et des médecins… ce qui n'était malheureusement pas le cas de tout le monde. J'aurais peut-être dû leur refiler ce roman pour qu'ils comprennent un peu mieux le fonctionnement d'un service d'urgence hospitalière…

En donnant alternativement la parole à Cléo et Carter au fil des chapitres, Emma Green nous invite à mieux les découvrir et à nous attacher à ces deux personnages dont on sait d'avance qu'ils vont inévitablement se rapprocher au fil des pages, malgré leur rivalité et leurs antécédents. Les personnages secondaires ne sont d'ailleurs pas en reste car, comment ne pas se laisser séduire par les deux mamans de Carter ou la meilleure amie de Cléo ?

J'ai également bien aimé le petit clin d'oeil à Olympe Constante et Simon Aster, les deux personnages principaux de « le goût de nos rêves », lorsque Carter nous fait mijoter un petit Chili con Carne. J'ai initialement été surpris par un message d'avertissement en début de chapitre prévenant le lecteur de la violence d'une scène à venir, surtout qu'après lecture de la scène en question, je me suis fait la réflexion qu'en tant que lecteur de polars, j'avais déjà connu bien pire. Et c'est là que j'ai compris l'importance d'un tel avertissement, car on lit tellement de scènes du genre, que l'on n'y prête finalement même plus d'attention, alors que grâce à Emma Green je m'y suis attardé pour finalement me dire… mais oui, elles ont raison, la scène qu'elles viennent de décrire n'est pas « normale » et il est donc bien, voire même important, de nous le rappeler…

« Ce qui nous rend vivants » est donc une romance délicieusement prévisible entre deux personnages qui se détestent soi-disant, mais dont on sait très bien qu'ils vont finir par succomber au charme de l'autre. Mais c'est surtout un roman débordant d'humour, plein de tendresse et parsemé d'humanité, qui rend hommage au personnel hospitalier, tout en abordant des thèmes plus profonds et délicats, tels que le deuil, la maladie, l'homoparentalité, la famille ou l'amitié…

Allez hop, coup de coeur !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Avant de commencer, je tenais à adresser un petit mot à Kaly, à défaut d'avoir apprécié cette LC, je retiendrais nos innombrables fous rires mélangés à nos vagues d'aigreur. Au final, malgré cette déception qu'a été ce livre, ta compagnie m'a fait passer un excellent moment, alors merci à toi ma chère binôme !⚠️Attention risque de spoilers ⚠️

Bon, cette lecture aura été rapide, mais elle n'en a pas moins été laborieuse. D'abord la plume m'a rebutée, les descriptions à n'en plus finir sur les muscles et le physique parfait de Carter ont eu raison de ma patience. J'ai aussi eu du mal avec l'humour omniprésent dans le texte qui rendait l'écriture à la fois lourde et désinvolte alors que la plupart des sujets abordés étaient sérieux. Je ne dis pas que l'humour est à proscrire, mais ici, j'avais plus l'impression d'être dans une comédie qu'une romance. La narration elle-même en pâtit, les introspections de Carter et Cléo sont souvent marquées par cet humour décalé, il en est de même pour l'attitude gênante de Vee qui balance des vannes lourdes à chacune de ses interventions. Vous l'aurez compris, je ne suis pas réceptive à l'écriture de ces autrices.
Cela dit, la plume n'est pas la seule chose qui m'a dérangée, le scénario contient un nombre incalculable de clichés et de facilités, à tel point qu'on peut deviner la plupart des évènements et forcément, ça terni l'intérêt du livre. Je peux tolérer certains clichés, car on ne peut pas s'attendre de la part des auteurs à ce qu'ils réinventent tout, j'en ai bien conscience. Et puis, il y a des clichés que l'on aime parfois retrouver. Mais ici, il y en a tellement que ça devient absolument indigeste. J'ai levé les yeux et soufflé je ne sais combien de fois, Kaly aussi, les ficelles sont trop grosses, les facilités m'ont empêchées d'apprécier l'histoire. C'est même ce qui a contribué à m'en faire décrocher, si je n'avais pas été en LC, j'aurais abandonné.

J'ai également eu du mal à passer outre les incohérences du récit. le thème de l'hôpital nécessite des connaissances accrues et dans ce livre, ce n'était pas maîtrisé. Pour avoir des proches dans les soins, je peux dire que le tableau du milieu hospitalier dressé par Emma Green est édulcoré et loin de la réalité. L'intention y est, mais il y a un manque évident de connaissances, j'ai plus eu l'impression qu'elles s'étaient inspiré des séries qu'elles avaient vues (Grey's anatomy ou urgences...) et de certains préjugés. À titre d'exemple, quand les internes et résidents débauchent, ils se retrouvent au bar, AVEC leur blouse de travail, font la fête avec et se font ensuite biper pour une urgence puis retournent avec ce MÊME uniforme à l'hôpital. N'importe quelle personne qui travaille en milieu hospitalier sait que c'est impossible hygiéniquement. Bref, ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais ça image mon propos. J'ai fait le même constat en ce qui concerne l'aspect juridique, étant de ce domaine, les approximations et facilités me sautaient aux yeux, et les autrices ont encore usé d'ellipses pour éviter d'avoir à expliquer et approfondir ce sujet, qui pourtant aurait mérité de l'être. J'ai finalement eu cette impression tout au long de ma lecture que beaucoup de thèmes importants étaient abordés (viol, paternité, carrière, études, burn-out, surcharge des hôpitaux, maladie, homosexualité) mais que ça n'était pas assez approfondi pour avoir un véritable impact. C'était toujours du « mi-fait, mi-affaire », on en parle parce ce sont des problématiques importantes de notre époque, mais ça reste succinct.

Concernant la romance, je n'ai pas adhéré en raison des innombrables clichés et facilités, car sur ce point il y en a aussi beaucoup. J'étais donc détachée des enjeux et leur relation m'a laissée de marbre, à la fin ça a carrément fini par m'agacer. Je pense que c'est lié au fait que je n'ai eu aucune sympathie pour l'intégralité des personnages, qui sont pour moi des caricatures d'eux même. Entre un Carter parfait, musclé, intelligent et coureur de jupons, mais pas trop (il ne faut pas risquer que le lectorat le déteste), une Cléo sans expérience, timide, la « nerd » introvertie, en bref la fille sage, Levi le monstre de base, qui veut juste blesser Cléo mais dont les motivations me paraissent assez maigres pour mériter un tel acharnement, mais bon, il faut bien un méchant dans l'histoire. Malik le pote gay qui n'a aucune personnalité si ce n'est justement le fait d'être gay, c'est vraiment le truc qui m'énerve le plus comme si être gay enlevait toute possibilité d'avoir une personnalité. Quand je repense à Jasper et Wylan dans Six of Crows, ils ne sont pas limités à leur homosexualité et heureusement, ça n'en fait que de meilleurs héros ! C'est donc décevant de retrouver ces caricatures ici. Il en est de même avec Vee, à part son humour plus que lourd qui la décrédibilise en tant qu'interne, elle ne sert qu'à être l'amie de l'héroïne et n'intervient qu'aux moments nécessaires de l'histoire. Ça manque de profondeur, c'est dommage de faire des personnages qui sont des clichés de la New Romance. Quant aux autres qui gravitent autour, c'est la même chose, il m'est impossible de ne pas évoquer le collègue gastro-entérologue qui est une caricature du vieux raciste, ça n'est pas crédible, c'est trop ! Je n'ai pas non plus compris l'évolution de certains personnages qui sont en totale inadéquation avec leur personnalité. le père de Cléo passe d'un homme sans la moindre fibre paternelle au super papa chaleureux capable de raser ses cheveux pour la cause du cancer. Sans un minimum de développement, ce changement est surréaliste. Pareil pour Walsh, qui est un homme froid, imbu de sa personne et qui n'a d'yeux que pour son boulot, à la fin, il prend un tel tournant que c'est impossible d'y croire, et ce n'est pas l'explication donnée qui peut le justifier. Pourquoi ne pas avoir assumé de faire un homme carriériste et égoïste jusqu'au bout ? Cela existe dans la vraie vie. Au lieu de ça, les autrices offrent une sorte de rédemption à tous leurs personnages, en oubliant toute cohérence avec la personnalité qu'elles leur ont construite. Certes, rien n'est gravé dans le marbre, mais ici, c'est mal fait. Les ellipses bien trop nombreuses empêchent le développement des personnages, et donc de comprendre les changements qui peuvent s'opérer en eux, tout comme leurs relations. le lecteur est comme tenu à l'écart, une ellipse vient expliquer que c'est arrivé et on doit faire avec sans sourciller.

Pour la mère de Cléo et l'une des mères de Carter, je n'ai pas réussi à ressentir la moindre émotion. En cause, la surenchère de l'horreur et de drames, Cléo et Carter traversent les pires choses qui puissent exister, à un moment donné, c'était juste trop. Pourquoi avoir choisi d'en faire autant ? Ce n'est pas parce que l'histoire se déroule sous fond médical qu'on est obligé d'avoir autant de personnages malades. Pour moi, il y a une volonté de tirer sur la corde sensible, ce qui a eu l'effet inverse sur moi, car à part de l'agacement, je n'ai rien éprouvé d'autres. Pour finir, il y a pas mal de situations rocambolesques, pour n'en citer qu'une, une certaine paternité est révélée, tant sur le fond que la forme, rien ne va, ça arrive comme un cheveu sur la soupe sans rien apporter de bénéfique au récit. Les évènements qui suivent cette révélation sont encore plus insensés que la révélation elle-même.

Pour conclure, je n'ai pas été convaincue par la romance, les personnages, ni par la manière dont les sujets ont été traités. Il est évident que ce duo d'autrice ne correspond pas à mes goûts littéraires et je m'arrêterai là avec elles, le but n'étant pas de dénigrer leur travail. Je m'excuse par avance si ma chronique donne cette impression, car je ne juge ni les autrices, ni son lectorat. Je tenais simplement à faire part de ma déception et d'en expliquer les raisons, de la manière la plus constructive possible, et ce n'est jamais un exercice facile. Mais c'est aussi important de le faire, car j'aurais aimé lire des avis plus mitigés avant de me lancer dans leurs romans, ça m'aurait évité cette immense déception et j'aurais su à quoi m'en tenir. En tout cas, cette chronique n'est que le reflet de ma propre expérience de lecture, c'est donc tout à fait subjectif, libre à chacun de se faire son propre avis et je vous invite à le faire.
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SP numérique partenaire

Un aveu...
Dr House, Dr Mamour et compagnie n'ont pas bercé mon adolescence. J'ai toujours boycotté ce genre de séries car je n'accroche pas. J'ai préféré à l'époque (et encore maintenant) les séries policières et la partie légiste. Désolée Emma Green dont j'adore chaque sortie, je suis sortie totalement de ma zone de confort.

Mais...
J'avoue que je me suis laissée attendrir par le parcours de l'héroïne Cléo qui est (selon moi) la pièce maitresse de la romance. D'ailleurs mention spéciale pour la cover que je trouve symbolique et vivante.

Cléo Robbins... débarque pour sa 1ère année en internat aux Urgences. Elle retrouve son ancien rival Carter Cruz.... Hum Hum Hum un interne très BG, très sur de lui, brillant et particulièrement joueur avec Cléo. Une romance qui se met en place doucement mais surement et surtout malmenée avec le rythme effréné des urgences. Entre le séducteur de ces dames et l'asociale, la "guerre" du meilleur ne fait que commencer...

Plus qu'une romance, Emma Green rentre dans le détail. On vit les journées éreintantes d'un urgentiste. Je tire mon chapeau d'ailleurs sur la partie humanité qui ressort avec les doutes et fêlures des médecins. Agréablement surprise par la direction qu'a prise le duo. J'ai eu l'impression d'être dans roman "real life" avec la romance en bonus.

Je rassure j'ai passé un bon moment. On est sur un Emma Green donc valeur sûre. Une préférence pour le profil Cléo que Carter... mais bon c'est logique (lol) Dr Ross est devenu mon fantasme quand il a quitté la série. Désolée, je l'ai préféré en Batman qu'en blouse blanche... Humour du jour, je précise.

Merci la TEAM ADDICTIVES pour ce SP.

Et vous?
Urgences et Grey's anatomy ont bercé votre adolescence ?
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[LC avec Amy - janvier 2024]

Bon, eh bien il est temps de s'attaquer à cette chronique. Spoiler alert : ce ne sera pas très glorieux.

Quelques mois après le décès brutal et un énigmatique de sa mère, Cléo devient interne aux urgences de l'hôpital public de Chicago. Elle débute son internat avec Vee et Malik et apprend bien vite que l'un des résidents de neurologie n'est autre que Carter, son plus grand rival de la fac de médecine, ancien ami... Et peut-être un peu plus. Entre le rythme effréné des urgences, les gardes à rallonge et les incertitudes, certains secrets vont remonter à la surface, des vérités éclater, et les sentiments s'emmêler.


Soyons franc, ce roman a été une grosse déception. Tant sur le fond que sur la forme.
Si le côté milieu médical m'a attirée, y travaillant moi-même, je dois dire que j'ai vite déchanté. Il y a des tas et des tas d'incohérences et de clichés sur à peu près tout. Ils sont si nombreux que ce serait trop long de lister, mais notre discord avec ma binôme de LC s'en souviens encore. En clair, l'hôpital n'a servi que de décor, il n'est là nullement question d'être un minimum fidèle ou cohérent avec le milieu.
Et c'est ce qui meuble le plus ce roman : les clichés, les facilités, les incohérences, les caricatures qui m'ont donné envie de balancer ma liseuse. Les personnages sont décrits d'une façon, agissent d'une manière qui n'a rien à voir pour créer des situations, le tout de façon maladroite et... sans trop de sens.
Le scénario cumule tellement de dramas que c'en est tiré par les cheveux et cela devient ridicule. Par exemple, une certaine paternité n'apporte rien à l'histoire, tombe comme un cheveu sur la soupe et donne un effet de "comme de par hasard". Les protagonistes sont affligés de tous les maux du monde ou presque. Alors oui, on peut avoir la poisse, avoir des périodes où tout s'enchaîne. Mais, ici, ça sonnait faux. Trop surfait, trop surjoué. J'avais juste le sentiment que les autrices tiraient sur la corde sensible du lecteur pour l'émouvoir au maximum, en en faisait toujours plus. Spoiler alert : ça a eut l'effet inverse sur moi. J'ai levé les yeux au ciel et soufflé comme un taureau plus de fois pendant ma lecture que pendant un discours présidentiel.

Beaucoup de thèmes sont abordés. S'ils sont intéressants, ils ne sont que survolés, traités en surface. J'aurais préféré voir moins de thématiques mais plus approfondies. Ici, j'ai été indifférente à peu près tout, pour ne pas dire tout. le sort des personnages ne m'importait que peu, je n'avais d'attachement pour aucun d'eux, les dramas m'ont fait souffler tant ils s'entassaient les uns sur les autres, je n'ai trouvé aucune alchimie entre les deux protagonistes, Vee ne m'a pas paru crédible une seconde en tant que médecin... Bref, je suis passée à côté de tout.

Les seuls points positifs sont, pour moi, que le roman se lit vite et que l'agression de Cléo soit dénoncée. Voilà.
Par contre, pour Levi, ce n'est absolument pas crédible qu'il plaide coupable, pas selon ce qu'on connait du perso... Sans parler que le point juridique abordé dans l'épilogue n'est pas réaliste (je connais une copine dont la juriste en elle n'était pas ravie... x))
Comme pour beaucoup d'autres choses, j'ai eu l'impression que les autrices utilisaient leurs connaissances perso sans pousser plus loin et sans se soucier du réalisme, de la logique et de la cohérence.

Ayant entendu beaucoup de bien des romans d'Emma Green, je m'attendais à une plume travaillée tout en restant fluide. Là aussi, c'est la déception qui a primé. Ça se lit vite, on ne se fait pas de noeuds au cerveau, c'est vrai... Mais c'est tout. Pour le reste, c'est parfois simplet (trop, même), les choses sont peu approfondies et les autrices usent et abusent des ellipses pour ne pas expliquer l'évolution des personnages, certaines révélations, certains choix, etc. Comme le père de Cléo qui devient tout à coup le père marrant qui n'hésite pas à se raser la tête, Walsh qui quitte tout pour partir faire de l'humanitaire, Luka qui devient ami avec Cléo parce que... Ah ben, on ne sait pas, c'est juste écrit noir sur blanc qu'ils sont devenus amis. Ce procédé marche, les ellipses sont parfois nécessaires, mais là c'est trop. Tous les développements intéressants ou un peu fastidieux ne sont pas traités.

L'épilogue a terminé de m'achever. À croire qu'il fallait que tout le monde ait sa rédemption, sa seconde chance, son salut, même si c'était incohérent avec le personnage (cf. Levi et Walsh). Les dernières pages font office de fin heureuse pour tout le monde ou presque, comme un long fleuve tranquille après tous les rebondissements et dramas. Ça marche... Ou pas.


Ce sera sans moi pour la suite.
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J'ai lu, que dis-je, j'ai dévoré le dernier Emma Green. J'entends encore mon mari me dire « Encore un livre qui ne va même pas avoir le temps de comprendre ce qui lui arrive qu'il se fera déjà bouffer ». Alors, je vous jure que j'ai essayé d'y aller doucement, de lui laisse le temps, mais non, l'histoire de Cléo et Carter m'a trop chamboulé et je l'ai fini en un temps record.

Dès le début et jusqu'à la fin, j'ai eu les larmes aux yeux. Je sais que je l'affirmai presque à chacune de leur sortie, mais ce roman se place à la première place, il détrône toutes les premières places que j'ai pu avoir d'Emma Green. Même l'histoire de Vadim qui est resté trèèèèèès longtemps ma préférée. Mais ici, notre duo d'auteure favori a réussi le pari haut la main en nous sortant une histoire inédite que je n'ai jamais vu nulle part.

Je suis grande fan des séries médicale, je ne dirai pas le nombre de paquets de mouchoirs qui sont passés dans mes mains le temps que je regardais grey's anatomie, ou encore le nombre de fois où j'ai craqué sur les différents docteurs sexy qu'on pouvait voir. Et c'était risqué de sortir un roman de cet univers et pourtant Emma Green l'a réussi et avec brio.

[Ce qui nous rend vivant] est une ode à la vie, on ne peut que tomber sous le charme de Cléo et Carter qui ont une vie et un passé différent, mais qui n'ont qu'un même rêve : Devenir le meilleur neurologue. Et ils vont tout faire pour y parvenir. Ils vont se battre l'un contre l'autre, mais surtout, ils vont s'apprécier plus qu'ils ne le devraient, ce qui va avoir de lourde répercutions. En plein coeur des urgences de l'hôpital public de Chicago, nous rentrons dans le quotidien de ces soignants ou le stress est permanent et les conditions de travail sont inhumaines pour les internes. Mais c'est la voie qu'a décidé de prendre Cléo alors qu'elle était destinée à un tout autre avenir dans le médical. Mais les urgences sont son seul moyen pour se sentir vivante et panser ses blessures ainsi ses fêlures. Quand, elle est dans l'action, elle ne pense plus à sa douleur et à ses questions qui lui embrument l'esprit. Bien qu'elle ne perde pas son objectif des yeux, les urgences, c'est ce qui lui permet de rester vivante. Elle ne s'attendait juste pas à le revoir aussi vite, quelques heures à peine après avoir pris son premier service.

Elle n'a même pas le temps de dire ouf qu'elle tombe sur lui. Dès années qu'ils se connaissent, des années qu'elle le pensait d'abord ami avant d'espérer qu'ils ne deviennent amants puis elle s'est rendu compte que tout compte fait Carter n'était pas digne de confiance. Pourtant, Carter Cruz a été le seul avec qui elle s'est lâché, avec qui elle pouvait vraiment être elle-même. Un peu bizarre, la nana que tout le monde envie, mais que tous ignorent. Mais quand on voit le jeune résident, sa façon de se comporter avec ses patients ou encore avec sa famille, on a du mal à comprendre l'aversion de Cléo pour lui. Et elle doit se rendre à l'évidence, il n'a rien à voir avec celui qu'elle a connu. Bien qu'il sache qu'il a merdé, il ne peut pas s'enlever lunette de la tête. Elle le hante. Et j'ai adoré la manière dont Carter se comporte avec Cléo tout au long du roman, il est le seul qui arrive à réellement la comprendre.

Puis d'un coup, on avance dans l'histoire, on découvre le passé et ce qui a bien pu se passer et on se rend compte de tout le mal-être dont Cléo fait les frais depuis des années. Celle qui était première de la classe et non parce que ses parents sont de grands médecins, mais puisqu'elle se donne à fond, au risque de faire de Carter le second ; elle a même décidé de quitter le nid familial pour prendre un petit appartement à côté des autres médecins en devenir et forcément, le destin était une petite pétasse, elle se retrouve en face de chez Carter. Ce qui nous promet de jolies choses.

Je suis tombée totalement sous le charme de Cléo, je vous jure, j'ai eu les larmes aux yeux et la boule au ventre pour elle. Cette jeune femme complètement perdue, qui cherche à survivre après la perte de son être le plus cher, elle veut savoir ce qui s'est passé et fera tout son possible pour comprendre. Pourquoi sa mère lui a laissé un message si énigmatique quelques heures avant sa mort. Pourquoi son père ne semble-t-il par prendre au sérieux ce qui sa fille lui dit. Pourquoi d'ailleurs ce même père qui est un grand psychiatre n'arrive pas à voir que sa fille est au bord du précipice. Comment se remettre de quelque chose, quand on n'arrive pas à comprendre ce qui se passe, comment faire la paix avec son futur si des questions nous hante jour et nuit. Mais malgré tout, Cléo est une force de la nature, elle ne se laisse pas abattre, bien au contraire. Et même si elle essaie par tous les moyens de bloquer Carter de son esprit, force est de constater qu'il est une constante à sa vie, son phare en pleine tempête.

Même quand on se croit mort à l'intérieur, parfois, il suffit de prendre soin des autres pour se sentir un petit peu plus vivant.

Et pourtant lui non plus n'est pas en reste. Il va être confronté à la maladie et va devoir gérer d'une main de maître. Entre s'occuper de son petit frère qui est en pleine rébellion et qui vit, malgré des parents plus qu'aimante et plus que présente, a plein de questions sur son géniteur. La maladie qui lui tombe sur le coin du nez, et le retour de Cléo dans sa vie, il va prendre tout le monde à bout de bras et va gérer comme un chef. Il va se battre pour ce qui lui semble juste, quitte a sacrifié sa propre vie et surtout sa carrière. Et c'est ce que j'ai aimé chez lui, car sous ses airs de tombeur et de combattant pour s'en sortir, ce cache un mec au coeur en or, et on ne peut que tomber amoureuse de lui. Et son comportement envers Cléo ? du jour où il la retrouve, il va se montrer patient, aimant. Et même si on sait qu'il va faire une connerie, je ne peux qu'apprécié comment il se rachète et comment il sera là pour l'épauler jusqu'au bout.

Forcement entre eux, c'est une évidence, je ne vais pas vous mentir, et dès le début, on ressent cette alchimie. Et j'ai adoré la façon dont ils réapprennent à se connaitre, et à se faire enfin confiance. Ensemble, ils sont plus fort, ensemble, ils sont enfin vivants.

Bien évidement, je pense à tous les personnages secondaires qui comme à chaque fois ont leur place importante et nous permettent de rire et de souffler. Elles sont fortes les Emma Green pour nous faire ressentir de telles émotions. Et heureusement qu'ils sont là, car ils ramènent une touche de légèreté parce que vraiment, on en a besoin.

J'ai conscience qu'une fois de plus mon avis est totalement décousu de sens, mais j'ai beau avoir fini ce roman depuis quelques jours, j'ai encore du mal a en parler tellement mes émotions sont sens dessus dessous. À travers [Ce qui nous rend vivant] Emma green parle de sujets durs et malheureusement d'actualité. Les hôpitaux en souffrance, les agressions sexuelles et surtout le consentement, mais une fois de plus, elles ont su trouver les mots, et j'espère que la force de caractère des personnages pourront en aider plus d'une. À travers leurs mots, elles font entendre que les victimes sont justement victimes et non responsable de ce qui leur arrive. Et pour ça, elles ont toutes mon respect.

Bref, un roman qui encore aujourd'hui hante mes pensées et pour qui j'ai encore les larmes aux yeux rien que d'en parler. le couple Carte Cléo est un couple goal comme j'en ai rarement vu et je le redis, c'est leur meilleur roman. Il est tout simplement fabuleux et est un petit condensé de douceur et de vérité. Une histoire sincère et rempli d'amour sincère. À dévorer sans attendre et sans condition.
Lien : https://auxrevesdesmots.com/..
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Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
Depuis, je cherche encore une explication à l'amour qui s'en va et aux gens qui restent.
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"Mes mères m'ont appris à respecter les femmes : c'est à elle de décider ce qu'elle veut de moi"
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Même quand on se croit mort à l'intérieur, parfois, il suffit de prendre soin des autres pour se sentir un peu plus plus vivant.
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Chapitre 4 :

Carter

«… Et je tombe sur elle.

Cléo Robbins.

– Qu’est-ce que tu fous là, Lunettes ?

Mes mots ont précédé ma pensée et ont sonné différemment de ce que j’aurais aimé. Plus virulents. Accusateurs. Je n’ai rien contre cette fille, si on oublie le petit pincement au cœur qu’elle provoque en moi à chaque fois qu’elle apparaît.

Comme si j’avais quelque chose à me reprocher.

– Charmant, fait-elle, sarcastique. Je me serais contentée d’un simple bonjour.

Dans sa veste en jean, elle me tourne le dos pour fermer sa porte à double tour.

– Attends, c’est ton studio ? Tu vis ici ?

Elle se retourne en hochant la tête et remonte ses lunettes rondes sur son nez fin.

Ma voisine de palier.

Cléo Robbins est ma foutue voisine. … »
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Je ne suis pas venu vous faire un baratin sur le pouvoir de l'amour, conclut-il en riant ... mais pas loin. Il est bon de rappeler à tous les soignants que nous sommes qu'il y a des êtres humains derrière les dossiers, les statistiques des taux de survie et les performances attendues des traitements, même dans les services les plus pointus et avec les essais cliniques les plus innovants. On parle souvent de l'importance du mental dans la guérison du patient, mais ma courte expérience de résident m'a bien montré qu'on s'accroche à la vie plutôt pour les autres que pour soi. Plus il y a de proches dans la salle d'attente, de ballons suspendus au barreau du lit, plus la famille est soudée derrière le malade, plus il se sait attendu ... moins il meurt. C'est aussi simple que ça. Alors peut-être que la médecine devrait commencer à se regarder dans un miroir et arrêter de se croire toute-puissante.
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Le duo Emma Green aurait été ravi de vous rencontrer à Livre Paris ! Pour votre plus grand plaisir, elles vous parlent de "Recherche Coloc" et d'un projet à venir
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