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Critique de nadejda


nadejda
  22 juillet 2012
Découverte d'un auteur avec lequel je pense demeurer car ce premier livre d'Eugène Green, tout en douceur et nuances qui épouse les couleurs sépia des photos vieillies, en faisant émerger le passé dans le présent, nous fait atteindre les profondeurs de nous-même et sait nous ramener à la lumière en compagnie de Jérôme Lafargue professeur de littérature à la Sorbonne. Contacté par un homme qu'il ne connaît pas, il va revivre des épisodes de son passé lié à celui de Johann Launer, cet allemand inconnu qui vient vers lui. Leur rencontre, cette confrontation avec le passé va les mener l'un et l'autre vers leur propre reconstruction. «Je suis heureux. J'ai retrouvé le bonheur de mon présent. En voulant chercher la réalité d'un autre homme, je me suis rendu vivant.» p 120
Leur expérience particulière menant à une réflexion sur le devenir de l'Europe après les horreurs qu'elle a traversée. Comment vivre avec la barbarie, la barbarie passée et celle qui subsiste actuellement ?
«Ainsi sommes-nous en marche vers notre avenir, vers celui de l'Allemagne, vers celui de l'Europe, en sachant qu'il partira de l'horreur, de la destruction, et d'une grande béance dans notre conscience morale, mais qu'il doit néanmoins aboutir à une reconstruction.» p 175
«Le pire n'était même pas la terre brûlée, les villes rasées, les monceaux de cadavres. le pire, c'était d'avoir éteint la lumière intérieure. (...) Dès qu'on fait taire la voix de la Raison, une autre voix s'élève, qui n'est ni confusion, ni obscurité, mais la pensée de la lumière. C'est la pensée du présent éternel, où coexistent le passé et l'avenir, l'oubli et la naissance, la mort et la résurrection.» p 183
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