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EAN : 9782714482051
Belfond (20/05/2020)
3.55/5   161 notes
Résumé :
Dans la lignée de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, un premier roman noir d'une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l'innocence de la jeunesse.
La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d'être retrouvé à l'orée des bois, dans une chemi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
3,55

sur 161 notes

Kirzy
  23 juin 2020
Qui a violé et tué Jenny, reine de beauté de 13 ans ?
Sur les bases d'un whodunit classique au sein d'une petite ville paisible qui recèlent en fait bien des secrets tordus, Amy Green pousse les curseurs très loin pour livrer un portrait grinçant de l'envers du décor de la bonne société américaine. Et il n'est pas beau, l'envers du décor. Ce thriller à suspense gratte là où cela fait mal : culte de la jeunesse, pédophilie, zone grise du consentement, emprise mentale, famille dysfonctionnelle, problématique de l'adolescence, autant de thématiques traitées avec beaucoup d'acuité et de finesse psychologique, et avec un humour très très noir souvent jubilatoire qui dégomme les apparences à mesure que les secrets les plus tordus remontent à la surface.
Exceptée la grosse invraisemblance de voir Virginia enquêter main dans la main avec l'inspecteur en charge de l'affaire ( très gros mais au final, on oublie cette bévue assez vite tant on est pris ), le scénario est parfait et terriblement addictif. Deux voix alternent et entremêlent très habilement deux temporalités : la voix de Jenny quelques jours avant son meurtre racontés à la troisième personne par un narrateur extérieur qui dévoile ce qu'il veut bien au moment opportun ; celle de Virginia, la soeur indigne qui elle se dévoile à la 1ère personne mais elle le fait au gré de sa personnalité troublée et du flux de ses souvenirs.
Au-delà de sa redoutable efficacité et de son vitriol jeté sur la société américaine, j'ai particulièrement gouté le renversement de situation très féministe qui fait basculer les femmes du roman de victimes en actrices de leur vie jusqu'à l'extrême. Un premier roman très réussi jusqu'à un dénouement inattendu et pertinent, très politiquement incorrect.
Lu dans le cadre du club Vip Bepolar.com
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marina53
  25 mars 2021
Dans la petite ville de Wrenton, tout le monde est sous le choc depuis quelques jours. le corps de Jenny Kennedy, une jeune reine de beauté qui allait fêter ses 14 ans, a été retrouvé non loin d'un bois. Visiblement torturée, des bleus et des écorchures bien apparents, et violée. Sa mère, Linda, est submergée par la douleur, ne comprenant pas qui a bien pu vouloir tuer sa fille chérie, si parfaite et si belle à ses yeux. Soutenue par son mari, elle doit faire faire face à la horde de journalistes campés devant chez eux, se repaissant de ce fait divers sordide. Quant à sa demi-soeur, Virginia, elle s'est rendue aux obsèques presque par obligation, n'ayant eu que peu de lien avec Jenny, de 12 ans sa cadette. Des obsèques qu'elle fuira très vite, excédée par toutes ces belles paroles portant aux nues Jenny qui pourtant, à ses yeux, était en train de devenir une petite conne, une fouineuse qui n'avait plus participé à ses concours de beauté depuis 5 mois. le coupable est très (trop ?) vite identifié : un simplet du nom de Benjy qui avait, apparemment, harcelé Jenny et la suivait dans tous les concours. Une arrestation qui ne convainc absolument pas Virginia qui, avec l'aide de l'inspecteur en charge de l'enquête, va se mettre à fouiner dans la vie de sa demi-soeur et, par là même, dans la sienne...
Une reine de beauté, adulée et poussée par sa mère pour concourir sur les podiums, qui se fait froidement assassinée et c'est tout un pan de la vie de sa demi-soeur et de sa famille, jusqu'ici bien sous tout rapport, qui vole en éclat. Alternant un passé où l'on suit les quelques jours avant le meurtre et un présent peu glorieux qui éclate au grand jour, raconté par Virginia, ce roman met en lumière les failles et les faiblesses d'une famille brisée sous le joug d'un père répondant absent et une mère excessive. Autour d'elle, des amis parfois peu recommandables, un professeur charmant et charmeur, une psychologue attentive, un policier tout aussi charmeur. Si l'on peut peiner à croire que Virginia "prend en main" l'enquête et épaule l'inspecteur, l'on en fait fi et l'on suit avidement cette reine de beauté jusqu'à comprendre le pourquoi de sa chute. Malin, redoutable jusqu'à la toute fin, porté par des personnages complexes et torturés, ce roman fait montre d'une grande habileté et d'un rythme soutenu. Amy K. Green, une auteure à suivre, assurément...
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Jeanfrancoislemoine
  21 juin 2020
En préambule, qu'il me soit permis d'adresser un grand et sincère " merci " aux membres de l'équipe " Babelio " et aux Éditions Belfond qui , par le biais d'une Masse Critique Privilégiée " m'ont permis de passer un fort bon moment avec ce roman noir , "Reine de beauté " d'Amy Green .
Enfin , bon moment , si l'on veut car , comment dire , c'est plutôt noir cette aventure , pas vraiment un roman à lire quand " on n'a pas trop le moral" , voire même pendant un confinement !!!! Déprime assurée...Après, pour un roman noir , c'est plutôt un compliment, n'est - ce pas ?.
La famille Kennedy se compose du père , le respecté Calvin Kennedy , Linda , la mère , Jenny , la fille , belle à concourir pour de nombreux titres de miss , et Virginia , la demi- soeur , fille de Calvin ...Une belle famille puritaine américaine , qui , dés les premières pages , assiste à un enterrement , celui de ... , mais oui , Jenny , retrouvée assassinée et violée....Le coupable , un gars un peu simplet , un admirateur , un ami de la victime ....Enquête facile , "dormez tranquillement , braves gens....". Mais voilà que , prise d'interrogations , Virginia doute et , décide de nous " ouvrir toutes grandes " les portes du cocon familial ...Et , " famille je vous hais " comme l'aurait dit Gide , Victoria ouvre la boîte de Pandore ....Attention , ça va déménager, c'est " du lourd " et , une fois la porte ouverte ...
Dés lors , l'histoire va se dérouler tantôt du point de vue de Jenny , tantôt de celui de Victoria et une foule de personnages va s'abattre sur la famille , graviter autour , s ' immiscer en elle , s'agglutiner comme dans une sorte de nasse . On voudrait trouver "le fil " qui mène à la vérité mais on a beau tirer , celui - ci est si ténu qu'il cède à chaque fois sous nos doigts fébriles. Sans vouloir faire un trop facile jeu de mots , je dirais toutefois que c'est du " cousu - mains " , une trame en perpétuelle évolution, des rebondissements à n'en plus finir , une histoire portée à toute vitesse par des personnages qui , de part leur personnalité , leur comportement , peinent à nous émouvoir.
Tous portent en eux un je ne sais quoi de pervers , de calculateur , de dissimulateur que les prendre pour amis ne pourrait que nous conduire au désespoir....Je vous l'ai dit , c'est un roman noir , un premier roman qui met en avant les qualités de Amy Green à qui j'accorderai sans aucun doute une nouvelle fois ma confiance . Écrire un premier roman est une sacrée épreuve qui appelle le respect , si j'étais " membre d'un jury " , j'accepterais ce candidat sans lui faire subir de séance de rattrapage . A lire les critiques , je crois pouvoir dire que je me place dans une adhésion assez forte ...Et puis , de toute façon quand bien même je serais seul....Mais , vous le savez , hein , ce n'est que mon ressenti ....
Pour terminer , " un coup de gueule " si vous me pardonnez cette familiarité. C'est avec déplaisir que j'ai noté un certain nombre .... de fautes d'orthographe et d'omissions de mots dans ce roman . le livre est le véhicule de la langue , un objet de " diffusion culturelle " essentiel . Une langue , c'est un style , des phrases , des mots qui s'immiscent en nous . Bien manipuler la langue , c'est la traiter avec poésie et rigueur .Je suis toujours déçu quand mon regard , au lieu de courir , porté par "la magie " des mots , se brise sur un récif. Voilà.
A une prochaine fois , et , en attendant , continuez à prendre soin de vous mais ....attention aux prochains repas en famille , il n'est pas toujours de bon ton de révéler certains secrets ....sinon ...gare au " linge sale ".....on a beau dire que ça se lave en famille , parfois , il y en a tant que ça déborde !!!!
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iris29
  08 janvier 2021
Le début de Reine de beauté est commun à pleins de romans policiers, ou thriller, c'est dans le ton, qu'il se différencie et tire son épingle du jeu. Une belle performance pour un premier roman...
Jenny Kennedy , vient d' être retrouvée morte, violée et assassinée. Elle aurait eu 14 ans dans trois semaines...
Elle était connue de toute la petite communauté de Wrenton car, de ses 5 à 12 ans , elle remportait pratiquement tous les concours de beauté . Concours auxquels , ces derniers temps, elle ne voulait plus participer au grand dam de sa mère, un peu obsédée par la perfection de sa fille, une enfant trophée, une enfant objet..
Le coupable est arrêté, un jeune homme un peu simple d'esprit, ce qui ne convainc pas Virginia, sa ( grande ) demi-soeur qui va rencontrer l'inspecteur chargé de l'enquête et se mettre à fouiner... C'est qu'elle n'a pas grand-chose à perdre, c'est pas comme si elle faisait quelque chose de sa vie. C'est comme si cet événement l'obligeait à remettre sa vie sur des rails, à éclaircir certaines zones d'ombre, quitte à faire des dégâts...
J'ai adoré ce personnage ! Une sorte de bad-girl que la vie n'a pas épargnée, un peu trop seule, un peu trop portée sur la boisson, un peu trop mise de côté par la nouvelle famille de son papounet, un peu trop négligée par rapport à sa parfaite petite soeur. Sa soeur assassinée .
Les dialogues entre elle et l'inspecteur sont amusants, parfois chargés d' électricité. C' est le ton qui fait toute la différence..
Et plus l'histoire avance, moins les choses sont ce qu'elles semblent être . Les caractères des uns et des autres ne sont pas manichéens, mais pleins de nuances de gris. C'est comme si l'histoire était des poupées russes et qu'à chaque chapitre, une nouvelle poupée prenait place. Alternant passe/présent, avec les points de vue de Virginia ( la soeur enquêtrice) et les derniers jours de Jenny ( la victime), à parts égales , l'auteur donne du rythme et maintient en haleine le lecteur qui se demande comment tout cela va (mal) finir...
Et la fin est... surprenante, trouble, amorale, originale. Oui, pour un premier roman , il se démarque des autres; une auteure à suivre, donc.
Un thriller un peu noir, un peu amusant et très agréable à lire...
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kateginger63
  30 juin 2020
Emprise mentale quand tu nous tiens !
*
Un thriller psychologique aux multiples rebondissements qui donne la part belle au jugement du lecteur. C'est assez original dans la façon d'aborder la vérité et de proposer une enquête policière.
Le titre "reine de beauté" est selon moi mal choisi. On pense tout de suite au milieu concurrentiel des concours de mini-miss, très répandus outre-Atlantique. Mais ici, le sujet ne sert qu'à amorcer l'intrigue. Oui, la jeune victime (pour ne pas dire morte) est une ancienne candidate de concours de beauté. On parle aussi du public masculin (et ses dérives pédophiles entre autres).
Mais le sujet le plus intéressant selon moi est l'endroit où se passe l'histoire. Une banlieue bien proprette sur la côte Est des USA, des jolies demeures où les apparences sont trompeuses. Grattez un peu le vernis et vous trouverez des secrets peu ragoutants. Une ambiance poisseuse où les tensions s'exacerbent dès la moindre rumeur croustillante. Volets clos, portail hermétique, plus un bruit.
*
La narration s'alterne avec deux temporalités (passé et présent). Deux soeurs dans une famille dysfonctionnelle avec deux destins parallèles mais quelques dénominateurs communs.
De chausse-trappes en révélations (qui ne sont pas toujours précises, ni toujours vraies), des retournements de situation, des demi-vérités données au compte-goutte, on peut dire que l'intrigue est diablement bien maitrisée.
L'auteure laisse parfois planer le doute volontairement. Et le final laisse pantois. le lecteur a bien compris (puisqu'il en a été omniscient) mais les personnages n'ont pas eu toutes les infos :) Astucieux !
*
Pour l'atmosphère et les thèmes , je compare ce thriller avec celui de Gillian Flynn "Sur ma peau" .
*
Un roman noir avec une ambiance mystérieuse, malsaine et délétère.
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   02 janvier 2021
A Wrenton, tout le monde connaissait tout sur tout le monde, ou essayait, du moins. Le temps de passer à la caisse, à la pompe à essence, j'avais déjà appris six ou sept ragots sur mes voisins. Ce qui se passait aux quatre coins du globe n'avait aucun intérêt. Les histoires qui valaient le coup étaient celles qu'il fallait murmurer de peur que la personne dont vous parliez ne se trouve à quelques mètres de vous.
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marina53marina53   25 mars 2021
Ce qu'il y a de drôle avec la mort, c'est de voir à quel point tout le monde essaie de continuer à vivre normalement quand elle survient. Comme si cette douleur atroce allait disparaître en faisant mine de rien.
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iris29iris29   06 janvier 2021
" On commence par où ?" j 'ai dit.
Au lieu de me répondre, Brandon [ inspecteur de police ] est parti en direction de la chambre principale. Le lit avait été fait, aucune trace de départ précipité. Il a sorti de sa poche un gant en latex et l'a enfilé. Cette vision m'a instantanément excitée ; impossible de ne pas se croire dans une série télé. Il a ensuite sorti un deuxième gant et me l'a donné. Tous mes rêves étaient en train de devenir réalité.
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marina53marina53   26 mars 2021
Dingue, cette capacité qu'ont les humains à identifier tous leur points faibles, toutes leurs angoisses, sans pour autant être capables de remédier à quoi que ce soit.
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marina53marina53   26 mars 2021
Être constamment comparée à Virginia l’écœurait, être jugée comme si toutes les erreurs commises par sa sœur allaient devenir les siennes. Tout le monde parlait de la pression que les aînés, dans les familles, subissaient ; personne en revanche ne disait jamais à quel point il était dur d’être le second.
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