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EAN : 9782714482051
Éditeur : Belfond (20/05/2020)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Dans la lignée de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, un premier roman noir d'une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l'innocence de la jeunesse.
La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d'être retrouvé à l'orée des bois, dans une chemi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  23 juin 2020
Qui a violé et tué Jenny, reine de beauté de 13 ans ?
Sur les bases d'un whodunit classique au sein d'une petite ville paisible qui recèlent en fait bien des secrets tordus, Amy Green pousse les curseurs très loin pour livrer un portrait grinçant de l'envers du décor de la bonne société américaine. Et il n'est pas beau, l'envers du décor. Ce thriller à suspense gratte là où cela fait mal : culte de la jeunesse, pédophilie, zone grise du consentement, emprise mentale, famille dysfonctionnelle, problématique de l'adolescence, autant de thématiques traitées avec beaucoup d'acuité et de finesse psychologique, et avec un humour très très noir souvent jubilatoire qui dégomme les apparences à mesure que les secrets les plus tordus remontent à la surface.
Exceptée la grosse invraisemblance de voir Virginia enquêter main dans la main avec l'inspecteur en charge de l'affaire ( très gros mais au final, on oublie cette bévue assez vite tant on est pris ), le scénario est parfait et terriblement addictif. Deux voix alternent et entremêlent très habilement deux temporalités : la voix de Jenny quelques jours avant son meurtre racontés à la troisième personne par un narrateur extérieur qui dévoile ce qu'il veut bien au moment opportun ; celle de Virginia, la soeur indigne qui elle se dévoile à la 1ère personne mais elle le fait au gré de sa personnalité troublée et du flux de ses souvenirs.
Au-delà de sa redoutable efficacité et de son vitriol jeté sur la société américaine, j'ai particulièrement gouté le renversement de situation très féministe qui fait basculer les femmes du roman de victimes en actrices de leur vie jusqu'à l'extrême. Un premier roman très réussi jusqu'à un dénouement inattendu et pertinent, très politiquement incorrect.
Lu dans le cadre du club Vip Bepolar.com
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Jeanfrancoislemoine
  21 juin 2020
En préambule, qu'il me soit permis d'adresser un grand et sincère " merci " aux membres de l'équipe " Babelio " et aux Éditions Belfond qui , par le biais d'une Masse Critique Privilégiée " m'ont permis de passer un fort bon moment avec ce roman noir , "Reine de beauté " d'Amy Green .
Enfin , bon moment , si l'on veut car , comment dire , c'est plutôt noir cette aventure , pas vraiment un roman à lire quand " on n'a pas trop le moral" , voire même pendant un confinement !!!! Déprime assurée...Après, pour un roman noir , c'est plutôt un compliment, n'est - ce pas ?.
La famille Kennedy se compose du père , le respecté Calvin Kennedy , Linda , la mère , Jenny , la fille , belle à concourir pour de nombreux titres de miss , et Virginia , la demi- soeur , fille de Calvin ...Une belle famille puritaine américaine , qui , dés les premières pages , assiste à un enterrement , celui de ... , mais oui , Jenny , retrouvée assassinée et violée....Le coupable , un gars un peu simplet , un admirateur , un ami de la victime ....Enquête facile , "dormez tranquillement , braves gens....". Mais voilà que , prise d'interrogations , Virginia doute et , décide de nous " ouvrir toutes grandes " les portes du cocon familial ...Et , " famille je vous hais " comme l'aurait dit Gide , Victoria ouvre la boîte de Pandore ....Attention , ça va déménager, c'est " du lourd " et , une fois la porte ouverte ...
Dés lors , l'histoire va se dérouler tantôt du point de vue de Jenny , tantôt de celui de Victoria et une foule de personnages va s'abattre sur la famille , graviter autour , s ' immiscer en elle , s'agglutiner comme dans une sorte de nasse . On voudrait trouver "le fil " qui mène à la vérité mais on a beau tirer , celui - ci est si ténu qu'il cède à chaque fois sous nos doigts fébriles. Sans vouloir faire un trop facile jeu de mots , je dirais toutefois que c'est du " cousu - mains " , une trame en perpétuelle évolution, des rebondissements à n'en plus finir , une histoire portée à toute vitesse par des personnages qui , de part leur personnalité , leur comportement , peinent à nous émouvoir.
Tous portent en eux un je ne sais quoi de pervers , de calculateur , de dissimulateur que les prendre pour amis ne pourrait que nous conduire au désespoir....Je vous l'ai dit , c'est un roman noir , un premier roman qui met en avant les qualités de Amy Green à qui j'accorderai sans aucun doute une nouvelle fois ma confiance . Écrire un premier roman est une sacrée épreuve qui appelle le respect , si j'étais " membre d'un jury " , j'accepterais ce candidat sans lui faire subir de séance de rattrapage . A lire les critiques , je crois pouvoir dire que je me place dans une adhésion assez forte ...Et puis , de toute façon quand bien même je serais seul....Mais , vous le savez , hein , ce n'est que mon ressenti ....
Pour terminer , " un coup de gueule " si vous me pardonnez cette familiarité. C'est avec déplaisir que j'ai noté un certain nombre .... de fautes d'orthographe et d'omissions de mots dans ce roman . le livre est le véhicule de la langue , un objet de " diffusion culturelle " essentiel . Une langue , c'est un style , des phrases , des mots qui s'immiscent en nous . Bien manipuler la langue , c'est la traiter avec poésie et rigueur .Je suis toujours déçu quand mon regard , au lieu de courir , porté par "la magie " des mots , se brise sur un récif. Voilà.
A une prochaine fois , et , en attendant , continuez à prendre soin de vous mais ....attention aux prochains repas en famille , il n'est pas toujours de bon ton de révéler certains secrets ....sinon ...gare au " linge sale ".....on a beau dire que ça se lave en famille , parfois , il y en a tant que ça déborde !!!!
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kateginger63
  30 juin 2020
Emprise mentale quand tu nous tiens !
*
Un thriller psychologique aux multiples rebondissements qui donne la part belle au jugement du lecteur. C'est assez original dans la façon d'aborder la vérité et de proposer une enquête policière.
Le titre "reine de beauté" est selon moi mal choisi. On pense tout de suite au milieu concurrentiel des concours de mini-miss, très répandus outre-Atlantique. Mais ici, le sujet ne sert qu'à amorcer l'intrigue. Oui, la jeune victime (pour ne pas dire morte) est une ancienne candidate de concours de beauté. On parle aussi du public masculin (et ses dérives pédophiles entre autres).
Mais le sujet le plus intéressant selon moi est l'endroit où se passe l'histoire. Une banlieue bien proprette sur la côte Est des USA, des jolies demeures où les apparences sont trompeuses. Grattez un peu le vernis et vous trouverez des secrets peu ragoutants. Une ambiance poisseuse où les tensions s'exacerbent dès la moindre rumeur croustillante. Volets clos, portail hermétique, plus un bruit.
*
La narration s'alterne avec deux temporalités (passé et présent). Deux soeurs dans une famille dysfonctionnelle avec deux destins parallèles mais quelques dénominateurs communs.
De chausse-trappes en révélations (qui ne sont pas toujours précises, ni toujours vraies), des retournements de situation, des demi-vérités données au compte-goutte, on peut dire que l'intrigue est diablement bien maitrisée.
L'auteure laisse parfois planer le doute volontairement. Et le final laisse pantois. le lecteur a bien compris (puisqu'il en a été omniscient) mais les personnages n'ont pas eu toutes les infos :) Astucieux !
*
Pour l'atmosphère et les thèmes , je compare ce thriller avec celui de Gillian Flynn "Sur ma peau" .
*
Un roman noir avec une ambiance mystérieuse, malsaine et délétère.
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Nat_85
  04 juillet 2020
Reçu dans le cadre d'une Masse Critique Privilégiée, je remercie Babelio ainsi que les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre.
» Reine de beauté « est le premier roman de Amy K. Green et publié en mai dernier aux éditions Belfond dans la collection Belfond Noir. Ce thriller psychologique d'une grande réussite est le reflet d'une Amérique puritaine en proie à ses propres démons.
Le corps d'une jeune adolescente est retrouvé sans vie dans la petite ville de Wrenton en Nouvelle-Angleterre.
p. 165 : » le corps de Jenny a été retrouvé dans les bois qui bordaient le champs de maïs de M. Emerson. Un orage qui avait éclaté à l'aube avait fait disparaître presque toutes les traces de la scène de crime. le labrador noir de Mitch Emerson avait déniché le cadavre avant même que quiconque ait remarqué la disparition. Elle avait été laissée là, a vu et au sus de tous, une fleur dans les mains, son corps recroquevillé humide, plein de terre, de bleus et de sang. »
Sa demi-soeur Virginia souhaite découvrir l'auteur de ce terrible crime, jusque-là attribué trop rapidement à un admirateur simple d'esprit.
p. 39 : » Même enfant, même dans une petite ville, une reine de beauté pouvait avoir ses fans, des fans absolus. Parmi lesquels, Benjy, un adulte avec le QI d'un enfant. «
En effet, Jenny âgée seulement de 13 ans venait de mettre fin à sa participation aux concours de miss , pour le plus grand regret de sa mère, un tantinet caractérielle et instable.
p. 10 : » Jenny était son seul enfant, son trophée, et Linda un parasite. Ses moindres faits et gestes étaient calculés dans le but de faire gonfler l'ego fragile de sa fille et la vampiriser. Les concours de beauté en étaient l'exemple le plus flagrant. «
En collaboration avec l'inspecteur chargé de l'enquête, Virginia va remonter le fil du temps, jusqu'à retracer les derniers jours de sa demi-soeur…
p. 98 : » Je ne connaissais pas bien ma soeur. Cela ne faisait aucun doute. […] A mes yeux, elle n'était que l'incarnation de ce que mon père aurait voulu que je sois, et donc mon ennemie naturelle. Peut-être qu'il n'était pas trop tard pour apprendre à la connaître. Il fallait bien que quelqu'un le fasse. «
Ses recherches vont se révéler plutôt gênantes, mettant finalement à jour des secrets dont elle se serait bien passée de révéler…
p. 71 : » – Tu es folle, a-t-il lancé en agitant la main en l'air. Donc, c'est ça ? Tu penses que je suis un pédophile ? C'est ça que tu crois, vraiment ? Que tu étais ma proie ? Que je continue à chercher des proies, que je viole des gamines ? »
De rebondissement en rebondissement, toutes les pistes sont explorées, et tout le monde devient tour à tour suspect. Derrière cette façade fragile de famille parfaite recomposée, chacun porte pourtant en lui un lourd secret.
p. 253 : » Quand mon père m'avait appelée, ce matin-là, il paniquait. Il ne voulait pas recommencer à attirer l'attention de la police et des médias. Il semblait évident qu'il cachait quelque chose – mais cachait-il quelque chose à propos de Jenny ? «
Ce thriller est un véritable grand huit émotionnel, ne laissant place à aucun moment de répit pour le lecteur. Sa construction narrative et l'intrigue y sont majestueusement menées. Je suis adepte de ce procédé qui consiste à imputer la culpabilité à des protagonistes qui n'ont pas le profil du « méchant » et, a contrario, développer la part sombre des personnages à première vue à la droiture irréprochable. Ainsi, le lecteur se retrouve plongé dans une situation tout à fait plausible et l'effet est d'autant plus réussi. Un coup de coeur donc !
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Titania
  29 juin 2020
j'ai un peu de mal à apprécier ce roman noir. Une enquête sur le meurtre d'une ancienne mini miss menée ...par la victime elle-même et sa soeur compte tenu du procédé narratif utilisé. le contexte est caricatural à l'extrême, une héroïne forcément brisée absolument pas dans la nuance. Tout y passe ou presque comme clichés du genre, comme la petite ville sordide pleine de secrets , la famille dysfonctionnelle...les travers de la société américaine. Je cherche encore la finesse psychologique décrite dans la quatrième de couverture .
Je n'ai pas grand chose à dire de plus. Je ne vois pas là éclore un nouveau style de polar tant on brasse du déjà -vu...ou lu .
C'est vrai que je viens de faire une cure de relecture de grands classiques et cela perturbe sans doute mon jugement , mais un roman noir trouble, glauque, plutôt gris, même très foncé le gris, bien construit, bien écrit qui vous surprend, c'est quand même un sacré bon moment de lecture.
Ce n'est pas le cas de celui-ci qui me hérisse dès les premières lignes . L'auteure a un peu de boulot pour rivaliser avec Jo Nesbø par exemple .
Je remercie Babelio et Belfond pour la proposition de lecture dans le cadre d'une opération Masse critiques spéciale .
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nat_85Nat_85   04 juillet 2020
Vouloir être aimé par quelqu’un corps et âme, même si cette personne ne vous aime pas, même si elle ne vous aimera jamais, même si cette personne est ce qu’il y a de plus néfaste pour vous est un besoin humain, incontrôlable.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   03 juillet 2020
 Le nombre de meurtres que j'avais résolus n'avait pas décollé depuis le jour où j'étais partie de chez Mark comme une furie. J'avais regardé trois épisodes de "New York, Unité spéciale" - sans résultat. Il y avait désormais une question à laquelle je devais accepter de faire face : si Mark n'était pour rien dans le meurtre de Jenny, serais-je toujours aussi motivée pour trouver l'assassin ? 
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   18 juin 2020
Brett était une sorte de videur sans liste. Il choisissait qui entrait dans l'église, à la tête du client. J'étais en quatrième position dans la file, une file, une vraie, dans laquelle j'étais obligée d'attendre patiemment mon tour pour pouvoir assister à l'enterrement de ma propre soeur. C'était mon choix. Je ne méritais aucun traitement de faveur. Je n'avais pas été une soeur digne de ce nom.
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parolesenvolentparolesenvolent   14 juin 2020
À mes yeux, elle n’était que l’incarnation de ce que mon père aurait voulu que je sois, et donc mon ennemie naturelle. Peut-être qu’il n’était pas trop tard pour apprendre à la connaître. Il fallait bien que quelqu’un le fasse.
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lyanealyanea   29 mai 2020
Se montrer vulnérable, sensible était devenu quelque chose de dangereux.
Commenter  J’apprécie          20

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