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Critiques sur Tortues à l'infini (54)
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Wazlib
  18 octobre 2017
J'ai beaucoup d'amour pour les livres de John Green.
Ce n'est pas un auteur parfait (il n'y a jamais eu d'auteurs parfaits), il peut même frôler l'agacement par moment, tant les reproches qu'on peut porter à son égard sont continuellement les mêmes: John Green a cette particularité de livrer des ouvrages très "ressemblants". Que l'on ne méprenne pas ce que je viens de dire: les thèmes sont tous différents, et Green explore via le regard adolescent, toujours un peu naïf en n'étant pas encore nostalgique, des routes extrêmement variées et intéressantes. Mais nous allons le voir par la suite: les "ficelles" de son écriture sont toujours les mêmes. Ce qui me donne envie de dire qu'on peut vite considérer John Green comme un génie, et cela dure le temps qu'apparaisse la lassitude.

"Tortues à l'infini" est donc un livre maturé, extrêmement attendu par les fans, et peut-être encore plus par l'auteur lui-même. Car vous l'avez sûrement compris, c'est dans cet ouvrage que l'on traite d'un sujet cher à l'auteur: l'anxiété, les troubles obsessionnels-compulsifs et plus globalement les pathologies psychiatriques (versant névrose, rien de psychotique non plus).
Alors j'ai été tout de suite extrêmement impatient. Etant en médecine et souhaitant m'orienter en fin d'année vers la sublime et absconse spécialité qu'est la psychiatrie, j'étais effectivement très curieux de lire la vision de ces troubles par John Green, auteur malin s'il en est.
Et je dois avouer que le résultat fut mitigé. D'une manière générale, je conserve l'idée que "Tortues à l'infini" est un bon livre, et ne nourris d'ailleurs aucun doute quant à sa réception critique et publique. Là où le bat blesse, je trouve, est lorsque l'on met ce livre aux côtés des autres déjà lus. Et j'ai trouvé (c'est un avis là, bien sûr, très personnel) que de un, ce livre n'est pas le plus réussi de cet auteur et de deux, la lassitude, si fine soit-elle, pointait peut-être le bout de son nez (mais le bout du bout du bout de son nez, d'accord?).

Aza est une narratrice agréable, notamment par son originalité, à ses dépends. Être dans ces pages, c'est accepter de rentrer dans un monde ritualisé où le moindre contact peut mener à une diarrhée, la moindre diarrhée à un traitement antibiotique, et le moindre antibiotique à la célèbre et peu fréquente infection par Clostridium difficile. Et pour éviter cela, il faut vous purger: arracher le pansement sur votre doigt, gratter la croûte, appuyer dessus pour faire sortir du sang. Si c'est du sang, ça va, mais évidemment, si le sang est un peu dilué ou n'a pas sa couleur habituelle, alors vous allez vous mettre du gel antibactérien. Et ainsi de suite...
La plausibilité médicale, évidemment, ne tient pas. Mais ce n'est en rien important, puisque nous sommes dans la tête d'Aza, et dans son monde, les règles sont celles-ci. Quel malheur, à bien y réfléchir, qu'Aza ne soit pas celle qui établit ces règles.
Alors oui, c'est passionnant au départ. La souffrance est palpable, formidablement bien retranscrite. Aza nous trimballe dans une spirale d'absurde qui ne cesse de se resserrer en son centre et d'étreindre la réalité d'Aza. Il y a de quoi paniquer.
Davis est également attachant. Ployant souvent sur le risque de devenir caricatural, John Green parvient à lui offrir quelques scènes très joliment pensées qui achèveront d'emporter l'adhérence du lecteur. Et évidemment, l'histoire qui se dessine entre Aza et lui fonctionne et nous fait fondre. Et porte le livre, par ailleurs.
Daisy est nettement moins réussie. Personnage bruyant et aux traits caractériels ultra-épais, elle m'a plus fait penser à ces adolescents décrits par les deux auteurs féminines de "Flocons d'Amour" qu'à des personnages de John Green. La comparaison est dure (vous pouvez vous référer à ma critique de Flocons d'Amour si vous voulez souffrir avec moi) et volontairement extravagante, puisque Daisy n'est pas non plus au stade de non-crédibilité. Deuxième personnage, pour le coup assez franchement loupé: la mère d'Aza, pour laquelle j'ai trouvé les dialogues de John Green assez maladroits. Si son inquiétude est évidemment convaincante, c'est plus dans ces moments où elle ne se ronge pas les sangs qu'elle parait improbable. Mais bon, passons.

Si le livre est assurément un page-turner de grande qualité (je l'ai lu en à peine deux jours!), je lui trouve malheureusement quelques aspérités malheureuses. Et je ne me voile pas la face: ces fameuses "aspérités" sont celles que je pouvais déjà deviner dans les précédents livres de notre cher John. Je m'explique: j'ai l'impression que John Green a réuni exactement les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de ses livres précédents, mais avec moins de retenue qu'auparavant. Ainsi tout est là: le personnage principal qui va se redécouvrir à travers une relation amoureuse (très réussie par ailleurs), le/la meilleur(e) ami(e) explosif avec des centres d'intérêts ou activités farfelus (ici, Daisy qui écrit des fanfictions de Star Wars à succès), des métaphores filées à travers tout le livre (ici: l'image de la spirale, la temporalité floue et magnifique du firmament), des citations en grand nombre (très diverses, dans cet ouvrage et très bien choisies!), etc... Je pourrai évidemment développer en comparant avec ces anciens livres, si vous le souhaiter, mais je pense que vous percevez ce dont je parle si vous êtes adepte de l'auteur. le problème, ici, c'est que le tout n'est pas forcément harmonieux. Ainsi, les citations à foison font flirter nos deux tourtereaux à la limite de la grandiloquence, la meilleure amie explosive est presque caricaturale, le thème principal surexploité, et ainsi de suite...

Alors attention! Je note ceci car je veux livrer ici une critique honnête du livre. Mais cela n'en reste pas moins un superbe roman, extrêmement agréable à lire et dépeignant (une fois de plus!) l'adolescence et ses tourments à la quasi-perfection! On passe un très bon moment, et je vous l'assure: je suis dès à présent impatient que John Green écrive son prochain bouquin.
Et sans m'étendre, je voulais noter en passant la grande intelligence de la fin du livre. Si l'intrigue à proprement parler n'a pas un dénouement fou, le final de notre Aza, et ses paroles à la fin du livre sont magnifiques, rappelant que John Green, je le répète, est effroyablement malin.

Alors, je vous conseille ce livre. Je lui ai préféré "Qui es-tu Alaska?", "Nos Etoiles Contraires" et même "La Face Cachée de Margo". Mais aucun doute sur le fait que "Tortues à l'infini" est un très bon roman, et qu'il sera retenu comme tel. J'espère simplement que pour son prochain ouvrage, John Green sortira des sentiers qu'il s'est lui-même tracés, et me surprendra un peu plus.
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mumuboc
  11 décembre 2017
Je suis très troublée et dubitative à la fin de cette lecture faite dans le cadre d'un Comité de Lecture. Pendant une bonne moitié du récit je me suis posée plusieurs fois la question : mais où je me suis embarquée ? C'est lent, fade et sans grand intérêt. 

Mais, heureusement les livres sont un tout et plus j'avançais et plus je pense que sous un aspect assez superficiel avec une intrigue plate et qui n'est traitée que comme un alibi, l'auteur nous plonge dans l'intime, le ressenti, d'Aza, l'héroïne de cette histoire, 16 ans, atteinte de troubles psychiques, de tocs, de son mal-être mais qui sont ceux de l'auteur lui-même. Il y a du vécu dans tout cela....

Aza : il couvre tout l'alphabet, parce que nous voulions que tu saches que t peux être qui tu veux (p49)
C'est une introspection : la spirale infernale qui augmente, qui s'élargit mais qui peut également se réduire et se concentrer sur elle. Maladie psychique, folie, Aza est très lucide sur sa condition, sur sa vie, son devenir et ce qu'elle fait vivre aux autres mais s'aperçoit que les autres n'ont qu'une idée très superficielle de son enfer, mais elle n'en sort pas ou peu.

Adolescente intelligente, hyper informée du fonctionnement du corps humain, souffrant de l'absence de son père décédé, elle analyse, dissèque, se triture les méninges, continuellement, pour tout et grâce à internet trouve les compléments d'informations indispensables pour à alimenter ses obsessions et augmenter son anxiété.

L'amitié sans faille de Daisy, l'amour de Davis sont les piliers de son existence. Ils lui permettent de garder la tête hors de l'eau, de rester dans la réalité et le monde, mais ils devront faire avec ses contradictions, ses rituels, ses sauts d'humeur et ses peurs.

Ils sont des ados de leur temps, d'internet, des réseaux, ils vivent avec leur époque mais sont aussi poètes, sensibles, romantiques, lucides et pudiques quant à leurs sentiments. 

Je garde un sentiment de mal-être de cette jeune fille, de son ressenti, de la conscience qu'elle a de ses troubles, du mécanisme de ses réflexions, comment elle s'accommode de tout cela. Sa vie est une énigme pour ses proches, mais c'est un enfer pour elle. Tout est analysé, disséqué, anticipé. Pas de douceur ni de laisser aller sauf pendant les moments d'observation du ciel, des étoiles, des planètes (un thème récurrent chez cet auteur semble-t-il), ces moments où elle maîtrise tout et rien à la fois.

C'est une quête d'amour : perdu avec son père, léger avec sa mère qui s'inquiète, profond avec ses amis qui ne la comprennent pas toujours.

Et personne ne dit au revoir à moins d'avoir envie de vous revoir
Beaucoup de poèmes, entrecoupés de récits sur des blogs, d'histoire dans l'univers Star Wars.... 

L'intrigue de la disparition du père de Davis n'est qu'un prétexte à l'histoire en fin de compte et c'est plus, il me semble, l'analyse d'une jeune fille sur les obsessions, les tornades d'introspection.

Ce que j'aime profondément dans la science, que même quand on apprend, on n'obtient pas forcément de réponses. Seulement de meilleures questions (p213)
L'auteur a transposé dans le personnage d'Aza une réalité qu'il a connue, vécue et il est intéressant de découvrir "de l'intérieur" le vécu d'une telle pathologie mais la narration n'est pas très vivante et je crains qu'elle ne passionne pas un public adoslescent. Mais sait-on réellement ce que les ados pensent ? Je ne donne que mon ressenti "d'adulte".

La vie n'est qu'une succession de choix entre différentes questions.(p224)
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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orbe
  16 novembre 2017
Aza est malade depuis longtemps. Elle s'imagine en permanence en train de développer une maladie mortelle fulgurante. Ele pense même que ses pensées pourraient être influencées par tout ce qui pénètre dans son organisme.

Alors, embrasser un garçon...

Pourtant, lorsque son amie Daisy l'entraîne dans une aventure rocambolesque, elle la suit quitte à se surprendre elle-même et finir par mieux s'accepter.

Un roman dans lequel on retrouve un certains nombre de thèmes de Nos étoiles contraires avec des personnages enfermés dans leur corps, des familles en tension et la gamme des sentiments qui se déploient dans toute leur richesse sous un ciel étoilé.

Il y a l'enquête menée par les jeunes filles à propos de la disparition d'un milliardaire en fuite qui donne des accélérations aux trajectoires et le sens de la vie qui ne se comprend que comme englobé dans un monde plus vaste.

J'ai particulièrement apprécié les relations entre les deux adolescentes qui montrent bien la complexité de l'être humain avec le passage des messages par le biais de la fanfiction et donc d'un autre langage.

Enfin j'ai trouvé le propos proche de celui de Susin Nielsen qui est un auteur qui nous fait aimer aussi les différences.

A découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Analire
  11 décembre 2017
John Green nous a tous habitué à du grandiose, des torrents d'émotions, des personnages irremplaçables. Tant et si bien que dès qu'un nouveau John Green fait sa sortie dans les librairies, chacun l'achète les yeux fermés, sans vraiment lire le résumé. C'est un peu ce qu'il s'est passé pour moi : je n'ai jamais jeté un coup d'oeil sur la quatrième de couverture, je l'ai attaqué in extremis.

Ce roman raconte l'histoire de Aza, une jeune adolescente de 16 ans, qui souffre de pathologies psychiques, qui la font souffrir au quotidien. Persuadée qu'elle peut tomber malade à tout instant et mourir en quelques jours, Aza fait attention à tout et s'enferme dans un cercle vicieux où ses pensées obsessionnelles l'assaillent jour et nuit. Pour lui changer les idées, Daisy, sa meilleure amie, l'entraîne dans une enquête de disparition. Un milliardaire du coin vient de se volatiliser, et une importante récompense sera remise à la personne qui le retrouvera. Coup du hasard, Aza connaît Davis, le fils de ce milliardaire, qui a été un bon copain d'enfance. A trois, l'enquête va avancer plus vite et prendre des tournants inattendus.

J'avoue avoir été emballée dès le départ par cette idée d'enquête. Hélas, les chapitres avançant, force m'a été de constater que l'enquête commençait à passer en second plan, pour disparaître presque complètement au milieu du récit. La faute aux multiples angles par lesquels le récit est abordé, qui ont contribué à brouiller la ligne directrice de l'ouvrage et à la rendre moins intense que ce qu'il aurait fallu.

En parlant de ligne directrice, on peut percevoir le fil conducteur qui ressurgit dans chacun des ouvrages de John Green : une histoire d'amour exceptionnelle et particulière, qui arrive à émouvoir tous les lecteurs. Ici, Aza et Davis sont deux personnages qui ont été meurtris par la vie, et qui, grâce à çà arrivent à se comprendre, à s'apprécier et se compléter.

La véritable force de John Green, c'est qu'il arrive à toucher tous les lecteurs. Dans cet ouvrage, par exemple, il y dépeint des personnages avec des caractères et personnalités différentes, ayant chacun des problèmes différents, qui touchent différentes cibles. Davis, malgré sa richesse matérielle, souffre d'un manque de repère familial et principalement paternel dans sa vie, et se retrouve isolé et seul avec son jeune frère. Aza souffre de troubles psychologues qui la hantent et la suivent quotidiennement dans sa vie, la restreignant quotidiennement et l'empêchant de profiter au maximum de chaque instant. Quant à Daisy, elle cache son manque de moyens matériels, pour ne pas montrer aux autres ses conditions de vie. Autant de sujets graves et profonds, que l'auteur arrive à emmener avec douceur et légèreté pour toucher un maximum de personnes.

Bien que Tortues à l'infini soit un roman destiné aux adolescents, j'ai l'impression que l'histoire demande quand même une certaine réflexion. En effet, l'auteur nous pousse à nous interroger sur certaines choses, notamment à travers la pathologie de Aza. On se questionne sur l'immensité, sur l'infini, sur le microcosme… Aza est souvent plongée dans ses pensées, et c'est justement ces temps de réflexions qui nous permettent de nous interroger nous-mêmes. Hélas, je n'ai pas totalement adhéré à ces temps de questionnements, que j'ai trouvé trop abstraits et déconnectés de l'histoire.

Je suis assez mitigée quant à cette histoire, puisqu'elle est admirablement écrite, mais ne contient pas de finalité. J'ai aimé la découvrir, mais n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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Saefiel
  14 octobre 2017
Aza Holmes est en Première au lycée et lutte constamment contre ses angoisses et des pensées intrusives qui virent à l'obsession. Elle s'enfonce souvent sur des peurs autour des micro-organismes qui vivent en elle et notamment la bactérie du Clostridium difficile (CD) qui est présente naturellement chez certains individus, mais peut devenir fatale lors de son dérèglement après une prise d'antibiotiques. Lorsque le milliardaire Russell Pickett, la meilleure amie d'Aza : Daisy, insiste pour mener l'enquête afin de récupérer la récompense. Première étape : aller voir Davis, le fils du disparu, voisin et copain d'enfance d'Aza. Commence alors une folle histoire d'amour, d'amitié et de recherche d'identité.

Six ans après Nos Étoiles contraires, John Green revient enfin avec un nouveau roman qui parle cette fois-ci la douleur psychique et la difficulté de vivre avec une maladie mentale. On retrouve tout de suite la force narrative percutante de cet écrivain qui sait aborder les maux adolescents avec un certain brio. Il nous offre ici un récit personnel et touchant sur les troubles obsessionnels compulsifs dont il est lui-même atteint depuis toujours.

Aza est donc un personnage d'autant plus puissant pour le lecteur. On s'attache irrémédiablement à elle et son histoire complexe qu'elle nous livre à travers un regard incisif et réaliste. Sa personnalité oscille entre un humour certain doublé d'une belle envie de vivre et ses angoisses abyssales. Aza lutte constamment contre elle-même et la spirale infernale de son trouble psychique.
À ses côtés se dresse la pétillante Daisy, fan de Star Wars et auteur d'une fanfiction romantique entre Rey et Chewbacca. La jeune fille est une alliée indéfectible pour Aza qu'elle surnomme affectueusement Holminette.
Dernier adolescent de ce tableau : Davis, le fils de Russell Pickett qui s'est enfui pour échapper aux forces de l'ordre et recherché pour fraude et corruption. Davis est un garçon torturé, obligé de s'occuper d'un jeune frère à la tristesse incommensurable. Là encore, il y a une belle profondeur dans ce protagoniste attachant en pleine quête d'identité.
Autour de ce trio se dresse une foule de personnes secondaires qui apportent un véritable intérêt à la trame du récit.

John Green crée donc des personnages variés mués par de nombreux problèmes personnels. Alors que chacun se cherche, notamment à travers diverses discussions et de l'introspection d'Aza, un petit aspect thriller se développe autour de la disparition du père de Davis et Noah. Si ce n'est pas tout à fait le but du roman, ça reste une ligne directrice plutôt agréable à suivre qui met un peu de piment dans la totalité de l'histoire.

Quant aux angoisses d'Aza, elles sont puissantes et nous plongent dans le tourment permanent qu'elle vit avec une justesse inégalée. D'un point de vue personnel, j'ai été chamboulée par certains passages qui m'ont rappelé certains (mauvais) souvenirs. C'est toutefois un roman plein d'espoir, de vie et de réalisme. le tout fait parfois mal, mais souvent sourire et réfléchir à la vie.

En Bref :
John Green nous livre ici un roman touchant qui remue au plus profond de soi. Il aborde, avec son génie narratif habituel et sa plume percutante, un certain nombre de problèmes de l'adolescence ainsi que la souffrance psychique. Cette dernière est retranscrite avec une rare justesse et une grande intelligence.
Lien : http://lespetitsmotsdesaefie..
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asnico
  06 décembre 2017
Aza Holmes est une jeune fille de 16 ans qui fréquente un lycée de l'Indiana. Sa mère est prof dans ce lycée même et sa meilleure amie, Daisy, le fréquente aussi. le père d'Aza est décédé, elle a gardé son téléphone pour les photos et sa voiture, prénommée Harold.
Comme prénommer une voiture ne suffisait pas, Aza souffre également de sérieux troubles mentaux (bah oui, on est dans un bouquin de John Green quand même !) et elle ne prend pas régulièrement son traitement. Les angoisses, l'hypocondrie, la peur des bactéries même saines… C'est une spirale infernale pour Aza.
Parallèlement à ce cadre de vie, Aza reprend contact avec Davis, un ado richissime qu'elle a connu en colo et dont le père a disparu mystérieusement. Il aurait détourné de l'argent et la police promet 100 000 dollars à quiconque leur livrant des informations. Il n'en faut pas plus à Daisy pour convaincre sa pote de se lancer sur la disparition du patriarche…

Voilà l'intrigue du dernier Green : ça se laisse lire, y a de l'amitié, de l'amour, des soucis d'ados mais aussi des moments un peu longuets. Ce qui m'a le plus dérangé, c'est la fin qui tombe complètement à plat et qui aurait peut-être mérité d'être plus étoffée. Bref, un livre à réserver aux fans de l'auteur.
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FleurDuBien
  04 décembre 2017
Euh bof. Pas terminé. Je ne savais pas que c'était un livre pour ados. Même si les adultes peuvent le lire. C'est pas trop ma tasse de thé.
Par contre j'ai aimé certaines phrases de sa therapeute comme "Mes pensées ne sont pas moi" lorsque des pensées négatives viennent envahir la psyché. Des pensées intrusives comme il est écrit dans le livre.
Ça j'ai aimé.
Mais pas suffisamment pour le terminer...
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LoupAlunettes
  30 novembre 2017
le tout nouveau John Green.

La 4ème de couverture semble me plaire.

De toutes les façons, blogueur, lecteur, je suis fan de John Green.

La 1ère de couverture représente un ressort, ressort orange.

C'est signe d'une lecture solaire, ça, non?

C'est le signe figuré de l'infini. Je me repenche sur le titre.

"Tortues à l'infini". Je ne vois pas le rapport.

Ça va être drôle.

Je vais entrer dans l'aventure, ouvrir le livre.

Je ne cesse de caresser du bout des doigts le grain choisi du carton de couverture.

L'auteur essaye de m'amadouer. Il ne m'aura pas.

C'est idiot. Je veux qu'il m'ait, je suis fan.

De toutes les façons, il m'avait déja.

Mais tout de même, j'aime à penser que mes goûts sont les miens et que ma démarche de lecteur n'est objectivement pas si... subjective.

Bref. Vais-je de nouveau voir le loup, être avalé tout crû? Je prie pour ne pas être rejeté, peau et os compris. Je veux être conquis.

Je lis.

John Green fait-il du John Green?

Aza, son ado héroïne, est réservée, déja touchante.

L'auteur apprécie bien de mettre en avant des personnages ados sensibilisés durement par la vie, blessés voire bancals.

Ca les rend tout de suite attractif à notre curiosité, notre cou se plie, nous reposons doucement notre tête sur une de nos épaules, la compassion se vit couchée, de côté ou la tête en avant, le nez dans un kleenex.

Pourtant, John Green nous les imagine assoiffés d'espoir, affamés de courage, ils sont jeunes et nous nous demandons, nous, lecteurs, comment l'auteur va leur rendre la part d'insouciance que la sortie de l'enfance, plus compliquée que le passage ordinaire pour ces héros, leur a volé.


Aza est pétrie d'obsessions, des idées qui l'emmènent loin et l'angoisse parfois.

La spirale sans fin. le ressort. le soleil aura un peu de retard finalement mais John Green sait le ramener.

Ces héros-là sont toujours bien entourés.

Des amis qui traverseraient l'Amérique ou grimperait leur décrocher la lune si on le leur demandait. L'amitié ado' est un thème cher chez John Green, celle à la vie à la mort qui signe un chapitre inoubliable de la vie.

Daisy est la meilleure copine de Aza. Une amie haute en couleurs ( pas si haute, elle est de petite taille et oui, elle a des cheveux colorés). Pétillante, Daizy est une geek qui écrit des fanfictions de StarWars, la vie amoureuse de Chewbacca le poilu.

C'est elle qui donne l'idée à Aza de renouer avec son ami d'enfance, Davis.

La tête du père de Davis, industriel très riche et très véreux, est mise à prix (il s'est sauvé pour échapper à la justice, laissant ses deux fils au personnel de la maison).

Comme tout le monde, Daisy pense que quelques centaines de dollars pourraient ajouter une bonne noisette de beurre au quotidien.

Aza, toute émue de retrouver ce jeune garçon qui l'avait fait craqué, connait quelques scrupules à trahir Davis.

La confiance est une chose précieuse et cela tombe bien parce que Davis serait d'ailleurs près à les payer pour que la preuve qu'elle ont trouvé sur la localisation du père reste inconnue des autorités et que le père ne revienne pas, pour le bien-être de tous.

Aza confie sur ses moments de confidences avec Davis, son souci maladif, parce que ça n'est pas simple d'aimer embrasser quelqu'un, d'un côté et de s'angoisser à l'idée d'être envahi par des bactéries de l'autre par contact labiale.

Aza en a marre d'être Aza et Davis aime Aza telle qu'elle est.

Comme la plupart des héros ados de John Green, ses personnages vont tenter de colmater le petit creux de vide avec des bouts de coeur et cela fera l'affaire d'une aventure dont on suppose bien que le lecteur se prendra sans déplaisir.

C'est profond, cela suscite un doux malaise parfois, c'est doux-amère, touchant. Les héros se questionnent sur le sens des choses, les doigts enchevêtrés comme les fils d'une trame, comme souvent.

Quel genre de père fortuné lèguerait sa fortune à son lézard?

Certains être chers disparus seraient presque invoqués à apparaitre, là, maintenant, pour discuter, trouver du réconfort.

Aza et Davis, comme les autres héros de Green, se tournent vers un essentiel qui maintiendra la barque à flot. Son humour noir et insolent nous rendra du coup de coude et viendra dire, tu verras, ça va aller.

John Green fait du John Green, en effet. Cela connaîtra ses limites mais d'ici là, ses fans lecteurs ne devraient pas se priver de leur lot, les autres aussi.

Je caresse la tête de mon loup, gratte le dessous de son cou et le remercie de m'avoir laisser la peau.

Merci pour la lecture et à bientôt.
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larmesmauves
  14 octobre 2017
Je suis une adolescente parmi d'autres. Et j'ai grandi en lisant chaque année un petit peu plus de John Green.

Ce bouquin est juste. Très juste. Plein de tendresses, de vérités, de voyages dans le firmament et d'angoisse. Les personnages sont attachants, les portraits denses et les relations profondes. L'adolescence et les TOC bien développés. Peut-être qu'en entrant dans ces pages, on est Aza. Peut-être qu'en sortant du livre, nous sommes encore plus que nous sommes déjà.

Merci J. Green pour me faire grandir, encore et encore.
J'attendais ce bouquin depuis des lustres et l'attente valait le coup.

Mon coeur est renversé et comblé.

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Corail54
  08 janvier 2018
Pas complètement convaincue par cette lecture. Un livre « jeune adulte » qui traite de maladies obsessionnelles et névrotiques. L'adolescence n'est pas une période facile... pourtant Aza, Davis, Daisy ne m'ont pas touché! J'ai eu l'impression que l'histoire était surjouée, sans piment ni surprise...
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