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Critique de Analire


Analire
  11 décembre 2017
John Green nous a tous habitué à du grandiose, des torrents d'émotions, des personnages irremplaçables. Tant et si bien que dès qu'un nouveau John Green fait sa sortie dans les librairies, chacun l'achète les yeux fermés, sans vraiment lire le résumé. C'est un peu ce qu'il s'est passé pour moi : je n'ai jamais jeté un coup d'oeil sur la quatrième de couverture, je l'ai attaqué in extremis.

Ce roman raconte l'histoire de Aza, une jeune adolescente de 16 ans, qui souffre de pathologies psychiques, qui la font souffrir au quotidien. Persuadée qu'elle peut tomber malade à tout instant et mourir en quelques jours, Aza fait attention à tout et s'enferme dans un cercle vicieux où ses pensées obsessionnelles l'assaillent jour et nuit. Pour lui changer les idées, Daisy, sa meilleure amie, l'entraîne dans une enquête de disparition. Un milliardaire du coin vient de se volatiliser, et une importante récompense sera remise à la personne qui le retrouvera. Coup du hasard, Aza connaît Davis, le fils de ce milliardaire, qui a été un bon copain d'enfance. A trois, l'enquête va avancer plus vite et prendre des tournants inattendus.

J'avoue avoir été emballée dès le départ par cette idée d'enquête. Hélas, les chapitres avançant, force m'a été de constater que l'enquête commençait à passer en second plan, pour disparaître presque complètement au milieu du récit. La faute aux multiples angles par lesquels le récit est abordé, qui ont contribué à brouiller la ligne directrice de l'ouvrage et à la rendre moins intense que ce qu'il aurait fallu.

En parlant de ligne directrice, on peut percevoir le fil conducteur qui ressurgit dans chacun des ouvrages de John Green : une histoire d'amour exceptionnelle et particulière, qui arrive à émouvoir tous les lecteurs. Ici, Aza et Davis sont deux personnages qui ont été meurtris par la vie, et qui, grâce à çà arrivent à se comprendre, à s'apprécier et se compléter.

La véritable force de John Green, c'est qu'il arrive à toucher tous les lecteurs. Dans cet ouvrage, par exemple, il y dépeint des personnages avec des caractères et personnalités différentes, ayant chacun des problèmes différents, qui touchent différentes cibles. Davis, malgré sa richesse matérielle, souffre d'un manque de repère familial et principalement paternel dans sa vie, et se retrouve isolé et seul avec son jeune frère. Aza souffre de troubles psychologues qui la hantent et la suivent quotidiennement dans sa vie, la restreignant quotidiennement et l'empêchant de profiter au maximum de chaque instant. Quant à Daisy, elle cache son manque de moyens matériels, pour ne pas montrer aux autres ses conditions de vie. Autant de sujets graves et profonds, que l'auteur arrive à emmener avec douceur et légèreté pour toucher un maximum de personnes.

Bien que Tortues à l'infini soit un roman destiné aux adolescents, j'ai l'impression que l'histoire demande quand même une certaine réflexion. En effet, l'auteur nous pousse à nous interroger sur certaines choses, notamment à travers la pathologie de Aza. On se questionne sur l'immensité, sur l'infini, sur le microcosme… Aza est souvent plongée dans ses pensées, et c'est justement ces temps de réflexions qui nous permettent de nous interroger nous-mêmes. Hélas, je n'ai pas totalement adhéré à ces temps de questionnements, que j'ai trouvé trop abstraits et déconnectés de l'histoire.

Je suis assez mitigée quant à cette histoire, puisqu'elle est admirablement écrite, mais ne contient pas de finalité. J'ai aimé la découvrir, mais n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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