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ISBN : 2081415941
Éditeur : Flammarion (04/10/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Cinquante lignes : telle est la modeste place qu'occupe l'histoire d'Adam et Ève dans la Bible. Pourtant, rien n'a plus durablement influencé notre conception des origines de l'homme. Ce bref épisode recèle des paradoxes prodigieux : un homme et une femme nés adultes, un serpent doué de parole, un arbre conférant la connaissance du bien et du mal? Comment cet invraisemblable récit peut-il être considéré, encore aujourd'hui, comme le miroir exact de l'aube de l'human... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
GabrielNadalet
  09 mars 2018
S'éloignant d'un formalisme documentaire trop structuré, Stephen Greenblatt, soucieux de dépeindre l'identité d'un texte selon son contexte géographique et historique, nous parle d'un récit archi-connu que l'on redécouvre pourtant sous d'autres yeux par d'autres temps. En passant par la mythologie mésopotamienne, Saint Augustin, Darwin et John Milton, l'auteur parvient à nous faire comprendre comment le texte de la Genèse, en principe auréolé de mystères, est perçu tel que nous le percevons.
Lien : http://news-nouvelles-fant.m..
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critiques presse (1)
Bibliobs   08 janvier 2018
L'Américain Stephen Greenblatt décortique le mythe d'Adam et Eve et raconte comment chaque époque se l'est approprié.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
luxorionluxorion   09 mars 2018
L’histoire d’Adam et Eve ne commence pas avec la Bible. On trouve des récits analogues dans les légendes mésopotamiennes relatant les débuts de l’humanité, en particulier la grande épopée de Gilgamesh. Ces légendes remontant à 1 800 ans avant J.-C., soit bien avant les premières versions de la Torah (vers 500 avant J.-C.), racontent comment le dieu Marduk, le plus grand dieu babylonien, avait créé les humains. Elles évoquent même un déluge dévastateur dont nombre de détails se retrouvent dans l’histoire de Noé. Lors de leur exil à Babylone, les Hébreux ont souvent entendu ces récits. Avant même leur retour à Jérusalem, ils entreprennent de rédiger un «contre-récit» au puissant mythe de création babylonien afin de se forger une identité propre qui puisse servir d’alternative au Temple détruit. Stephen Greenblatt souligne cependant des différences importantes. Dans la légende mésopotamienne, les humains ne sont pas jugés moralement pour ce qu’ils font alors que, dans la Genèse, ils sont responsables de leurs actions et de leur désastre. Les Hébreux mettent ainsi «l’ancienne histoire des origines sens dessus dessous. Ce qui était un triomphe dans Gilgamesh devint une tragédie dans la Genèse».

Qu’un Dieu bon puisse créer l’homme et la femme pour ensuite les chasser du paradis et les condamner à une vie pleine de douleurs, voilà une question qui trouble longtemps théologiens, philosophes et moralistes. Dans les siècles qui suivent, les interprétations de la Genèse sont de ce fait multiples. Les plus transgressives sont sans doute celles qui apparaissent parmi les communautés chrétiennes aux marges de l’hérésie, comme l’Apocalypse d’Adam qui décrit un Dieu dépassé par ses propres créatures sous la conduite non plus d’Adam mais d’Eve. Pour éviter ces dérives, la solution imaginée par Philon d’Alexandrie, philosophe juif hellénisé, est de ne pas prendre la Genèse au pied de la lettre mais comme une allégorie. Cette prudence n’est pas suivie par Augustin pour lequel Adam et Eve ont réellement été chassés du paradis. La raison en est l’angoissante obsession d’Augustin pour le péché originel, cette culpabilité permanente qui frappe le genre humain. La certitude du péché originel a lourdement pesé sur toute l’histoire du christianisme, voire au-delà. Chose étrange, souligne Stephen Greenblatt, car personne avant Augustin n’avait accordé à cette idée une telle importance doctrinale. Avec pour conséquence une accusation durable à l’encontre de la femme, la première à pécher en cédant à la parole du serpent. Au-delà de sa dimension religieuse, la transgression d’Eve devenait «une donnée anthropologique», voire «une caractéristique biologique» : «Tous les maux de l’existence trouvaient leur origine dans le geste d’Eve, et ses descendantes en portaient la souillure.»
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luxorionluxorion   09 mars 2018
Les révoltes sociales du XIVe siècle se sont emparées de l’histoire d’Adam et Eve pour en proposer une interprétation révolutionnaire. En 1381, le prêtre anglais John Ball lance ainsi son fameux mot d’ordre : «Quand Adam bêchait et Eve filait, où donc était le gentleman ?» John Ball fut vite exécuté pour cette insolente critique des dominants mais sa question est reprise au XVIIe siècle par les révolutionnaires qui se battent pour revenir à l’égalité et à la liberté d’avant la Chute, laquelle à terme conduisit à la tyrannie des rois d’Angleterre. Pour eux, le fruit défendu n’était pas la pomme mais la propriété privée. A la même époque, John Milton dans le Paradis perdu - la plus grande œuvre poétique en langue anglaise - affirme qu’Adam et Eve sont libres puisque créés à l’image de Dieu. C’est pour être digne de cette liberté conférée par Dieu qu’Eve décide de manger le fruit. Elle choisit donc volontairement de chuter, décision aussitôt imitée par Adam. Stephen Greenblatt voit dans cette lecture, deux siècles avant Darwin et sa théorie de l’évolution, un progrès décisif : «Plus de mille ans après Augustin, Adam et Eve étaient enfin devenus réels.»
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robertcgrobertcg   28 juin 2018
Les hommes avaient été créés pour décharger les dieux des travaux les plus pénibles, mais ils avaient une fâcheuse tendance à se reproduire :
Quand le territoire se trouva élargi et la population multipliée
Comme un taureau le pays donna tant de la voix
Que le dieu-souverain fut incommodé par le tapage
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robertcgrobertcg   28 juin 2018
la vie avec son cortège d'énergie et de rumeur avait triomphé du sommeil et du silence.
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