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ISBN : 2221000323
Éditeur : Robert Laffont (01/09/1978)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Une fuite est découverte dans un sous-département des services secrets britanniques. Une opération de contrôle est montée. Dans l'ambiance de suspicion et de tension qui en résulte, les principaux personnages sortent peu à peu de l'ombre.
Maurice Castle, fonctionnaire tranquille, effacé. Sa femme, Sarah, une Noire qu'il a rame-née d'Afrique du Sud. Davis, l'adjoint de Castle, qui se console d'un amour déçu en buvant du porto vieux et en jouant au P.M.U. - deu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
culturevsnews
  22 janvier 2019
Le facteur humain est un livre d'espionnage, ou plutôt de contre-espionnage, je ne suis pas du tout un expert du genre, au contraire c'est juste un genre qui ne me convient généralement pas, mais ne dis jamais jamais et en fait....
Il y a Maurice Castle, le protagoniste, qui travaille pour les services secrets britanniques, sa section s'occupe de l'Afrique, a vécu pendant de nombreuses années en Afrique du Sud (qui est peut-être le pays le moins africain de tout le continent) et connaît en profondeur la dynamique politique et le secret, mais là-bas dans cet extrême sud, Castle a eu quelques problèmes....
Tomber amoureux, c'est un problème ?
Je n'appellerais pas ça des ennuis.
Une fille africaine. Un bantou, comme disent les Afrikaners sans distinction. Vous aviez violé leurs lois raciales.
Il est tombé amoureux d'une collègue noire, qui pour des raisons politiques est en danger, Castle l'aide à s'échapper de son pays, puis l'emmène en Angleterre et l'épouse.
À un moment donné dans la section londonienne où travaille Castle émerge une dangereuse fuite d'informations, qui a pour tâche de vérifier où se trouve la fuite, qui est le traître pour mener le sale double jeu.
Tout au long du roman, les rebondissements sont rares, il n'y a pas de lames de stylo-fontaine, pas de pistolets en or, pas de rostre qui monte des jantes scintillantes de Ferrari tirées à grande vitesse, bref, oubliez James Bond.
C'est presque un contre-espionnage de chambre (dans le style parfait de Greene) très discrètement britannique, des agents secrets presque des bureaucrates de bureau qui traduisent ou chiffrent des télégrammes codés, ou qui utilisent War and Peace comme chiffre pour écrire un rapport secret, et pourtant l'inspiration de Greene réussit à créer une tension d'accumulation sous la surface des événements répétés, nous fait percevoir comme un paladin franc le dilemme de l'homme conscient de trahisons mais pour une raison très noble, celui qui est au fait d'une trahison, d'un traître, et ce qui est pour une bonne et honnête raison.
La vie de l'agent secret qui fait du contre-espionnage est mauvaise, il veille toujours sur ses épaules, il n'a pas le droit, ne serait-ce qu'un instant, d'imposer le secret, immergé dans la solitude de ce qu'il sait et ne peut partager, avec personne.
Un professionnel chargé d'un péché vieux comme le monde : la trahison qui devient son modus vivendi, est même payée pour trahir et perpétuer la trahison, mais ceux qui trahissent méritent d'être éliminés sans même passer par un processus, sans agitation ni publicité ne doivent que disparaître, ne jamais avoir existé.
Enfin, le beau titre que le facteur humain se glisse dans les événements et les démêle comme la neige au soleil, la composante humaine qui fait une différence dans les choses.
Note : 9,5/10
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KRISS45
  26 janvier 2014
Plongée dans le monde occulte et impitoyable des agents secrets... parfois aussi agents doubles.
Solitaire au coeur de l'Organisation, l'agent secret évolue en eau trouble, dans un univers opaque, lourd de méfiance et de soupçon : le collègue qui parait le plus inoffensif et vous inspire le plus de sympathie ne s'avèrera-t-il pas le traitre ou votre pire ennemi ?
"le facteur humain" est un vrai roman d'atmosphère mais, pour moi, une lecture un peu laborieuse due à l'âpreté du sujet.
Graham Greene ne fait-il pas partie de ces grands auteurs injustement oubliés ?
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 mars 2018
_ Extraordinaires, les ordinateurs. Un jour, voulu me marier, demandé à un de ces machins de me trouver une femme. M'a coûté cinq livres. Pas très sérieux, vous savez, leur histoire. Mais j'aime bien essayer les nouveaux gadgets. Rempli un questionnaire long comme le bras. Titres et qualités, intérêts dans la vie, profession, situation de fortune...
_ Et il y a eu des...postulantes ?
_ On m'a envoyé une fille, oui. Une fille ! Trente-cinq ans au moins. Dû lui offrir le thé. N'en avais pas pris depuis la mort de ma bonne mère. Lui ai proposé "N'aimeriez pas un whisky à la place, ma chère ?" Elle a répondu qu'elle ne buvait pas. Imaginez !
_ L'ordinateur s'était trompé ?
_ Elle avait une licence de sciences économiques de l'université de Londres. Et d'énormes lunettes. Pas de poitrine. Se disait bonne cuisinière. Lui ai répondu que je prenais tous mes repas à mon club.
_ Vous ne l'avez jamais revue ?
_ Tête à tête, non. Mais, une fois, elle m'a fait signe de la main, d'un bus, juste comme je descendais le perron de mon club. C'était d'un gênant ! Voilà ce que c'est, de permettre aux bus de remonter Saint James's Street ! Personne n'y est plus en sécurité.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   20 mai 2019
_ John! appela lady Hargreaves de l'autre bout de la table. Réveillez-vous!
Il ouvrit des yeux bleus, d'une sérénité que rien ne pouvait troubler, et dit :
_ Je ne dormais que d'un oeil.
On prétendait que, jeune homme, quelque part en pays achanti, il avait, par inadvertance, mangé de la chair humaine sans que sa digestion en fût autrement altérée. Selon l'histoire, il avait expliqué au gouverneur : "Il m'était vraiment impossible de protester, monsieur. Ces gens me faisaient un grand honneur en m'invitant à la fortune du pot."
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 mars 2018
_ Je suis sûr que l'encre sympathique n'a pas de secret pour vous.
_ C'était vrai autrefois. J'ai même su me servir de la fiente d'oiseau. J'ai suivi un cours sur le sujet avant d'être envoyé en mission à la fin de la guerre. On m'avait remis une fort jolie petite boîte en bois, pleine de fioles, comme les petits coffres de chimie pour enfants. Et une bouilloire électrique, avec un fourniment d'aiguilles à tricoter en plastique.
_ Et pourquoi faire, s'il vous plait ?
_ Pour ouvrir les lettres.
_ Et ça vous est arrivé ? D'en ouvrir une, veux-je dire.
_ Non, bien que j'ai essayé une fois. On m'avait appris à ouvrir une enveloppe non pas au rabat, mais sur le côté; après quoi, après l'avoir refermée, j'étais censé la recoller avec la même colle que l'originale. L'ennui est que je n'ai jamais trouvé la bonne; ce qui fait que j'ai dû bruler la lettre après l'avoir lue. C'est d'ailleurs sans importance. Ce n'était qu'une lettre d'amour.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   11 mars 2018
_ Je ne me sens jamais très à l'aise avec ces gaillards du MI-5. Je ne sais pourquoi, ils ont toujours l'air de traîner sur eux une odeur de police. Rien de plus normal, évidemment, puisqu'ils s'occupent de contre-espionnage. Pour moi, l'espionnage est beaucoup plus le propre du gentleman; mais, naturellement, je suis de la vieille école.
La voix de Percival s'éleva d'un angle éloigné de la pièce.
_ Personnellement, j'ai toujours eu un faible pour le MI-9.
_ Et que fait-il, votre MI-9 ?
_ Il y a beau temps que j'ai oublié, dit Percival. Mais ses gens ont toujours l'air tellement plus aimable.
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emdicannaemdicanna   18 janvier 2020
Depuis l'époque où, jeune recrue, il était entré dans la "Boîte", il y avait de cela plus de trente ans, Castle prenait son déjeuner dans un pub situé derrière Saint James's Street, non loi du bureau. Si on lui avait demandé pourquoi, il eût répondu que c'était à cause de l'excellence des saucisses ; peut-être aurait-il préféré à la Watney une autre marque de bière amère, mais la qualité des saucisses l'emportait sur la bière; Il était toujours prêt à rendre compte de ses actes, même les plus innocents ; il était toujours aussi d'une stricte ponctualité.
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Brighton Rock (2011), un drame anglais réalisé par Rowan Joffe avec Sam Riley, Andrea Riseborough et Helen Mirren. Trailer
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