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Georges Belmont (Traducteur)
ISBN : 2264038004
Éditeur : 10-18 (03/12/2009)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 126 notes)
Résumé :
Henry Pulling, banquier à la retraite, amateur de poésie lyrique et de jardinage, mène une paisible existence dans sa petite maison de banlieue. Bien ancré dans ses habitudes, il refuse obstinément la moindre interférence dans le courant de sa vie de célibataire.
C'est compter sans l'irruption de sa tante Augusta, une femme excentrique de soixante-dix ans, charmante et volage, qui décide d'ouvrir les yeux de son neveu sur un monde résolument autre. Et celui d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
lafilledepassage
  10 juin 2019
Divertissant sans plus … C'est l'histoire d'un vieux- garçon, employé de banque à la retraite, qui voit sa vie chamboulée par la rencontre de sa tante fantasque et aventurière. Mélange de « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » et de « Rosa Candida » avec une pointe de « Crime de l'Orient express ». Bon, quelques passages qui font gentiment sourire mais pas de quoi s'attarder.
Je dois néanmoins dénoncer ici la pauvre qualité de cette réédition : fautes de frappe grotesques, mots coupés en plein milieu de page, et emploi intempestif de l'expression « d'un sens », au lieu de « dans un sens », qui à la longue m'ont passablement énervée. Je ne suis pas très regardante, mais à force de voir ces erreurs se répéter de page en page, on en devient vraiment irrité, au point que cela gâche le plaisir de la lecture. Désormais j'éviterai la collection « Pavillon Poche », chez l'éditeur Robert Laffont.
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GeorgesSmiley
  12 janvier 2018
« Je rencontrai ma tante Augusta pour la première fois en plus d'un demi-siècle aux obsèques de ma mère. J'ai toujours mené une existence paisible ; sauf un penchant pour les dahlias, je n'ai pas de violon d'Ingres. Autant de raisons qui ajoutaient aux obsèques de ma mère un brin de piquant nullement déplaisant…
Le service avait lieu dans un crématorium fort connu. L'assistance était assez maigre mais on la sentait aux aguets, parcourue de ce léger frémissement d'expectative que l'on n'éprouve jamais au bord d'une tombe. Et si les portes du four allaient refuser de s'ouvrir ? le cercueil se coincer sur le chemin de la fournaise ? Derrière moi, j'entendis une voix, distinctement claire et vieille dire : « une fois, j'ai assisté à une incinération prématurée ».
C'était ma tante Augusta, arrivée en retard et vêtue assez comme notre chère et regrettée reine Mary se fût peut-être habillée, si elle eût été encore de ce monde et eût tant soit peu sacrifié à la mode actuelle.
_ C'est sûrement toi Henry, dit Tante Augusta
_ Oui, dis-je et c'est sûrement vous Tante Augusta
_ Cela fait bien longtemps que je n'avais eu signe de vie de ta mère. J'espère qu'elle a eu une mort facile.
_ Mon Dieu, oui, vous savez, à cet âge…le coeur s'arrête. C'est tout. Elle est morte de vieillesse.
_ de vieillesse ? Elle n'avait que douze ans de plus que moi ! se récria Tante Augusta d'un ton accusateur.»
Les deux premières pages du roman ne sont pas terminées que le lecteur hésitant abandonne toute réticence pour plonger avec délice dans ce bijou d'humour british.
Après un passage assez hilarant où il est question des cendres de la défunte (comment ne pas penser que les frères Cohen y ont emprunté une des scènes cultes du fameux The Big Lebowski ?), notre banquier à la retraite va délaisser ses chers dahlias et une existence aussi morne qu'un dimanche après-midi pluvieux devant un pub fermé pour suivre les aventures excentriques de sa tante ; elles le conduiront de Boulogne à Istambul et de Buenos Aires à Asuncion où il comprendra enfin, ce que le lecteur avisé avait pressenti un peu avant lui, qui est vraiment cette tante qu'il découvre tardivement si attachante.
Les réflexions sur la vieillesse, l'ennui (l'auteur en a beaucoup souffert dans sa jeunesse), l'attrait des voyages et le charme des activités illicites sans oublier une pincée du complexe d'infériorité de beaucoup de britanniques vis-à-vis des Américains sont toujours habilement dissimulées derrière les minauderies de la tante et la naïveté ravie du neveu dont le conformisme vole en éclats au fil des pages.
Lecture pleine d' un humour qui fait mouche à tous les coups ; l'auteur s'est amusé, paraît-il… moi aussi !
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Taraxacum
  15 août 2018
Notre narrateur est un directeur de banque fraîchement retraité, et encore assez jeune car il est parti quand sa banque était rachetée par un autre groupe, et il occupe son temps à cultiver des camélias, entretenir une correspondance avec la fille d'un ancien client qu'il n'avait osé demander en mariage, et voir de temps en temps sa mère âgée.
Et voici que la mère trépasse. A l'enterrement, il rencontre pour la première fois le sulfureux mouton noir de la famille: la Tante Augusta. La dame aime lever le coude, voyager, garder un souvenir attendri de ses multiples amants, surtout l'escroc italien qui lui a pris tout son argent, et être mêlé à des affaires louches avec les services secrets turcs pour adversaire...Autant dire qu'elle va secouer passablement la vie de son neveu, à commencer en lui annonçant que sa mère n'aurait été que sa mère adoptive. Et pour en savoir plus, le voilà qui suit la vieille dame!
Très drôle, surtout, presque uniquement, par le personnage d'Augusta, le roman a quelque peu souffert de l'âge. Pas dans l'écriture ou l'humour, plus dans le colonialisme paternaliste. le personnage de l'amant en titre de la vieille dame a une façon de s'exprimer qui vous ramène au cliché petit nègre plus vite qu'une machine temporelle. Ce défaut mis à part, c'est un roman qu'on apprécie, d'un excellent auteur.
Cela ne devient pas mon roman préféré sous sa plume, mais tout simplement parce que La fin d'une liaison est un de mes livres préférés. Celui-ci est cependant très certainement plus accessible, par ses thèmes et son humour.
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stcyr04
  03 décembre 2017

Henry Pulling, retraité de la banque, aime à jouir de sa vie de vieux célibataire en entourant d'amour ses dahlias et en goûtant les plaisirs ineffables de la poésie romantique. Sa mère venant à décéder, il fait la connaissance durant la crémation d'une tante qui n'a vraiment rien de la vieille dame sénile et impotente. Cette dernière habite une véritable bonbonnière emplis de verroterie de Venise, avec un majordome parlant petit nègre et faisant office d'amant. C'est une dame pleine de ressources, ayant eu une vie aventureuse aux antipodes de celle de son neveu, la jambe toujours légère, levant volontiers le coude et flirtant allègrement avec l'illégalité pour s'assurer des revenus confortables pour ses vieux jours. L'intrusion de cette espiègle dame dans la vie casanière et rangée de son neveux va soulever un tourbillon de péripéties et de mésaventures révélant à Pulling des aspects de la vie dont il ne soupçonnait même pas l'existence.
Dans la préface du roman, Graham Greene nous confie que voyages avec ma tante fut le seul de ses livres qu'il écrivit pour l'amusement. C'est vrai qu'on est loin de la puissance et la gloire ou de la fin d'une liaison. le style est enlevé et plaisant, c'est un roman sans prétention qu'on lit avec un sourire en coin et dans le seul but de se divertir.
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kathy
  13 septembre 2011
Lors des obsèques de sa mère, Henry Pulling rencontre, pour la première fois en plus d'un demi-siècle, sa tante Augusta. le service a lieu dans un crématorium. L'assistance est maigre, parcourue d'un léger frémissement d'expectative que l'on n'éprouve jamais au bord d'une tombe. « Et si les portes du four allaient refuser de s'ouvrir ? le cercueil, se coincer sur le chemin de la fournaise ? » C'est alors qu'Henry entend derrière lui une voix claire et vieille, dire « Une fois, j'ai assisté à une incinération prématurée »...
L'apparition de tante Augusta, vieille femme excentrique et boulimique de la vie, va briser le ronron quotidien d'Henry – ancien directeur de banque célibataire à la retraite vouant une passion à la culture des dahlias- et bouleverser sa vie. La rencontrer « c'est comme si je m'étais évadé d'une prison ouverte, à la faveur d'un enlèvement où l'on m'eût fourni une échelle de corde avec une voiture prête à m'emporter, pour plonger ensuite dans le monde de ma tante, un monde de personnages surprenants et d'événements imprévus ».
Une belle écriture; de l'humour; de l'exotisme ; et, au final, une réflexion sur la vieillesse et la mort.

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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum   07 août 2018
Non, poursuivit-elle, l'esprit policier a ses ornières, dans lesquelles il s'entête. Je me souviens, j'étais en Tunisie en ce temps-là; je m'y trouvais avec une compagnie itinérante qui jouait Hamlet en arabe. Quelqu'un s'est arrangé pour que le roi de comédie, celui de l'Interlude, soit tué pour de bon...enfin, pas tué tout à fait, mais sérieusement abîmé de l'oreille droite, avec du plomb fondu. Et qui la police suspecta-t-elle aussitôt, crois-tu? Pas l'homme qui avait versé le plomb, bien qu'il ait dû se rendre compte que la louche n'était pas vide et lui brûlait les doigts. Penses-tu! Les policiers connaissaient trop bien Shakespeare, du coup ils ont arrêté l'oncle d'Hamlet.
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TaraxacumTaraxacum   09 août 2018
Les restrictions sur les devises ne m'ont jamais vraiment tracassée, répondit-elle. Les moyens et les façons ne manquent pas.
-J'espère que vous ne pensez pas à des moyens illégaux.
-De ma vie, je n'ai pensé à rien d'illégal, dit Tante Augusta. Comment voudrais-tu que je puisse penser à quoi que ce soit de tel quand je n'ai jamais lu la moindre de nos lois, ni eu la moindre idée de leur contenu?
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comtesseoboulofcomtesseoboulof   25 janvier 2012
Oui, mais tu es le fils de ton père. Pas de ta mère. Le matin j'avais éprouvé de la surexcitation, même de l'allégresse à la pensée des obsèques. Franchement, s'il ne s'était pas agi de celles de ma mère, elles me fussent apparues comme un intermède très séduisant dans la routine quotidienne de ma retraite. Cela me rappelait délicieusement le bon vieux temps à la banque où j'allais rendre un dernier devoir à tant d'admirables clientes. Mais avec la nouvelle que venait de me sortir tranquillement ma tante, l'intermède prenait un tour que je n'avais pas prévu.
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PiertyMPiertyM   21 octobre 2014
Les lumières couraient loin sur la mer et le bord de l'eau luisait de phosphorescences laiteuses. Les vagues étaient constamment tirées sur l'étendue de la plage puis retirées, comme un lit qu'on ferait sans parvenir à étaler convenablement les draps
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kathykathy   13 septembre 2011
Etre loyal envers quelqu'un entraîne inévitablement qu'on le soit envers toutes les imperfections de la nature humaine, y compris l'esprit de chicane et d'immoralité dont ma tante n'était pas totalement exempte. Je finissais par me demander s'il ne lui était jamais arrivé de forger une signature sur un chèque ou de dévaliser une banque, et à cette pensée mes lèvres ébauchèrent un sourire de tendresse.
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Videos de Graham Greene (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Graham Greene
Our Man in Havana - Original Trailer (1959) Notre Agent à La Havane (Our Man in Havana) est un film britannique réalisé par Carol Reed, avec Alec Guinness, Burl Ives et Maureen O'Hara. Scénario de Graham Greene, d'après son roman d'espionnage (1950).
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