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EAN : 9782848763378
283 pages
Éditeur : Philippe Rey (29/08/2013)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 33 notes)
Résumé :
À Tribeca, ce célèbre quartier de Manhattan, où ont afflué jeunes bourgeois argentés et pseudo-bohèmes, un groupe d’hommes se retrouve tous les matins pour prendre le petit déjeuner, après avoir déposé leurs enfants à l’école chic du coin.
L’ingénieur du son devenu, grâce à son mariage avec une riche WASP, propriétaire de studios d’enregistrement ; le sculpteur, géant taiseux vivant des subsides de sa femme galeriste ; le journaliste à succès dont les Mémoire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bibliozonard
  27 août 2013
Karl Taro Greenfeld
Journaliste, conteur, satiriste, auteur d'un livre remarqué sur l'autisme, né à Kobe, de mère japonaise et de père américain, habite Tribeca, bien entendu, avec sa femme et ses deux filles. C'est le sixième livre de l'auteur. Premier traduit en français.

Quelque part sur la toile, cette question : À quel âge les femmes (j'ajoute, et les hommes) se sentent-elles (ils) le mieux dans leur peau ? Ah oui, voilà. C'était sur le site du journal le Huffingtonpost cette semaine. Ce livre approche une partie de la réponse. Dans la richesse ou la pauvreté, la vingtaine ou la quarantaine…

Une autre sensation, paisible, nostalgique ; ressort de l'ouvrage. Vous êtes-vous déjà assis sur une marche d'un monument, ou sur le banc, ou dans la pelouse d'un grand parc ? Avez-vous traîné en terrasse récemment ? En ville ou dans le quartier ?Dans ces cas de figure, avez-vous passé votre temps à réfléchir à la vie que menaient les passants dans ces lieux ? Essayez d'imaginer comment l'un et l'autre en sont arrivés à se croiser à un moment précis de la journée, sans savoir qu'ils pourraient échanger un mot anodin à la boulangerie ou au supermarché quelques heures plus tard. Vous arrive-t-il de vous demandez ce qu'est devenu l'un, pourquoi est-elle comme ça, comment se sont-ils éclipsés alors qu'ils n'avaient pas un rond en poche et où sont-ils ? Et finalement, vous, qu'est-ce qui vous a amené dans le coin ?
Ce que Karl Taro Greenfeld propose doucement c'est de se mettre à la place de ces personnages et de les relier à un moment donné. Ici, le départ, c'est un quartier « in » de NY, Tribeca. Tout commence devant la cour de l'école huppée des enfants d'artistes, avocats, financiers. Tous ont réussi ou vivent de la réussite d'un (e) autre.
Pour l'énumération de la liste des personnages très éclectiques présent dans ce livre, les touches du clavier d'or sont attribuées à l'auteur du quatrième de couverture, l'auteur a écrit avec talent, un texte très clair et complet. Voici un morceau, le plus gros…
« L'ingénieur du son devenu, grâce à son mariage avec une riche WASP, propriétaire de studios d'enregistrement ; le sculpteur, géant taiseux vivant des subsides de sa femme galeriste ; le journaliste à succès dont les Mémoires vont se révéler entièrement truqués ; le dramaturge qui n'a écrit qu'une seule vraie pièce ; le marionnettiste qui rêvait de révolutionner son art ; le cuisinier italien en passe de coloniser la ville avec ses restaurants ; le producteur de cinéma qui n'a presque rien produit, et même le gangster juif de Brooklyn qui méprise ces goys, mais ne peut s'empêcher de les écouter disserter sur le monde comme il va : à eux tous (sans oublier leurs épouses, souvent détentrices du vrai pouvoir), ils forment une sorte de tribu urbaine fascinante sur laquelle Karl Taro Grennfeld porte un regard sarcastique et amusé ».
Les couples se croisent, font des affaires, s'envient, se haïssent, se trompent, et s'ennuient. Dans la richesse, vous rencontrerez ceux qui ont réussi, qui réussissent, ou qui ont aussi vu le quartier changé. La plupart joue, parle sur un ton maussade, déçu, se donne un genre, c'est la vie de « pseudoartiste », étouffée par du copinage calculé, les relations professionnelles obligatoires… Chacun critiquant le domaine de l'autre… Chacun étant la révolution de son domaine. Des présentations, des interactions se créent légèrement, provoquent des réactions qui changent le quotidien soporifique de certains, et ouvriront des perspectives à d'autres, physiques ou professionnelles. Dans ce constat déprimant, les enfants ne sont pas épargnés. Ce sont des témoins et des acteurs formatés par leurs géniteurs à reproduire le même comportement en société.
D'où la règle d'or et capital :
« Il faut être impitoyable pour réussir » p213
C'est un roman d'ambiance, une atmosphère dans laquelle évolue une tribu urbaine (= Triburbia), une autre espèce qui évolue dans Tribeca. En dehors de cette sphère, rien n'est normal, c'est comme les bourgeois sous Louis XV qui supportent l'existence du reste du monde. Et qui, heureusement ne s'y frottent pas. Il n'y a aucun intérêt ailleurs et ce qui y vit ne serait pas à même de comprendre, à la limite serait intellectuellement dépassé ou hors sujet…
Personnalités ou inconnus, quasiment tous fumeurs de joints, vivent d'un héritage, ressemblent aux personnages de "Moins que zéro" (de BEE) quelques années plus tard — tient ce n'est pas « Suites impériales » ça ? — blindés de tunes, où l'on vit de trips, de dérisions et d'anticonformismes ; paradoxalement avec une bonne place dans la société. Un luxe permit, ça le fait, c'est un style de vie. Celui des yuppies, les pseudo-bohèmes. Un regard nostalgique sur un passé rêveur déformé avec les responsabilités actuelles. Ils ne font pas quelque chose à quoi ils s'attendaient, délaissant l'art pour un travail alimentaire… Pour entretenir femmes et enfants. « le yuppie est le propriétaire d'un loft, immeuble, vit de son art, riche, avec une famille. Un locataire est plus proche de l'homme des cavernes (page 106) ».
Tout artiste s'imagine, espère, croit en sa capacité à révolutionner son art… Parfois, aussi insignifiant soit-il.
La construction : un chapitre, un personnage, sous forme d'une nouvelle. Chacun parle de lui, de son vécu, de ce qu'il est devenu ainsi que de leur jeunesse, des rencontres et, de fil en aiguille, ce qui les a amené ici et maintenant… Des questions existentielles.
Mark (qui est le sosie de Grennfeld a écrit - en plus de l'exemple de la ville et d'autres personnages - quelque chose quasi autobiographique, il joue avec la frontière entre la fiction et la réalité), aura le premier et le dernier mot de l'histoire. Il rumine sur la vie de couple, celle de solitaire, sur le mariage et la solidité de celui-ci, sur le temps qui passe, les enfants et sa vie… Une euphorie où tout fonctionne dans le quartier qui pimente l'amour et l'amitié. Puis, tout s'en va. La richesse se déplace, les relations s'étiolent, les amis déménagent, et finalement vous aussi…Tout recommence ailleurs.
Le ton est doux, caustique, réaliste, nostalgique, déprimant et lucide. Une image surréaliste vient à l'esprit : l'écho de la chanson « The end » de "The Doors" qui surgit d'une photographie d'un R. Doisneau. Une image qui raconte une histoire en noir et blanc percutante laissant un lecteur songeur. Regardez là n'importe quand, et votre imagination s'occupera du reste. La musique, la touche final suit le rythme...
Mark Taro Greenfeld a produit le même genre d'oeuvre. Une multitude de prises de vue complètes. Sous tous les angles, c'est ce qui est étonnant, via chaque personnage. C'est une histoire simple et reposante emplie de réflexions sensées sur le sens de nos vies, de nos choix. Une plume légère, un ton feutré. C'est bref et limpide. Genre du roman : classique, réaliste. Un agréable et reposant moment de lecture.
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Ikebukuro
  27 août 2013
Un livre chorale qui met en scène une galerie de portrait de new yorkais habitant le quartier de Tribeca, plutôt aisés par rapport à la moyenne, ils se croisent devant l'école de leurs enfants et se retrouvent pour certains autour d'un café. Plus qu'un roman, cela pourrait être plutôt un recueil de nouvelles puisque chaque chapitre met en scène l'un des personnages du livre, soit à travers sa jeunesse, soit à travers son métier ou son quotidien. Beaucoup de points communs entre ces hommes, la réussite, l'univers artistique ou "pseudo artistique" dans lequel ils gravitent, l'argent, l'importante de leur place dans le microcosme du quartier …
C'est une caricature d'une certaine amérique et de la société actuelle particulièrement acérée. Tous ont connu leurs heures de gloire à un moment donné mais ce statut social commence à s'estomper et l'on assiste un peu au "déclin de l'empire américain". Il suffit d'un grain de sable pour détraquer la machine bien huilée de la réussite et de la position sociale. J'ai trouvé l'approche de l'auteur vraiment intéressante et beaucoup aimé la façon dont il fait évoluer ses personnages. Ceux-ci ne sont pas franchement sympathiques, plutôt décevants et désabusés en tant que personne et malgré tout j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre leurs questionnements et leurs doutes. Certains sont ambitieux, d'autres donnent l'impression d'être arrivés où ils sont par hasard, au gré de leurs rencontres et des aléas de la vie, encore étonnés de la tournure de leur existence. du coup j'aurai aimé en apprendre un peu plus, j'ai eu l'impression de rester en surface par moment et j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas suffisamment au fond des choses et de la psychologie des personnages. C'est le point négatif de ma lecture. Ce manque de profondeur est sans doute dû à la construction du livre, un chapitre par protagoniste ne laisse pas beaucoup de place à un développement poussé de son histoire … L'ensemble reste malgré tout intéressant et je ne me suis pas ennuyée à ma lecture ; on prend plaisir à suivre chacun des personnages à travers les méandres de sa vie.
Je n'ai pas fait de recherche sur l'auteur pour l'instant mais j'ai trouvé sa façon de traiter le sujet plutôt "journalistique", avec l'impression de lire une chronique sociale. le style de l'auteur est fluide, direct, agréable à lire et il va à l'essentiel. Je tenais aussi à dire un mot sur le livre en lui-même. C'est un éditeur je ne connaissais pas et je trouve l'objet livre très beau et vraiment réussi avec un papier épais et une couverture qualitative et originale.
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Sharon
  23 novembre 2015
En lisant le quatrième de couverture, je m'attendais à lire un Desperate Housewife au masculin. Quel père peut en effet prendre le petit déjeuner avec ses amis tous les matins ? En cela, j'ai vite déchanté puisque nous ne voyons que rarement les pères ensemble. Bien au contraire, chaque chapitre est consacré à un personnage, pas toujours un personnage masculin d'ailleurs, puisque la femme et la fille du premier narrateur ont droit elles aussi à leur chapitre. Non, s'il me fallait vraiment chercher un parallèle, ce serait avec Arlington Park de Rachel Cusk, qui présente la même technique narrative – et les mêmes défauts. J'aurai aimé pouvoir passer plus de temps avec certains personnages, peut-être cela m'aurait-il permis de m'attacher à eux. Je dis bien « peut-être » parce que rares sont les personnages à être attachants. le photographe, quand il se remémore son enfance. Les jumelles, Anouk et Amélie, sous l'oeil aimant de leur mère. Cela fait peu.
Cela fait peu de noms, aussi, puisque les personnages sont définis avant tout par leur adresse et par leur profession – au point qu'ils pourraient presque paraître interchangeables. Ils se considèrent comme des artistes, ils n'en sont pas, non qu'ils ne vivent de leur travail, mais parce que, justement, ils sont avant tout des commerçants, ayant su parfaitement mener leur barque et remplir leur compte en banque, que des artistes. de la rock star qu'ils ne sont pas (aucun véritable musicien, d'ailleurs), ils n'ont conservé que le sexe et la drogue, qu'ils consomment (leur femme également) sans culpabilité ni arrière-pensée.
Père ? Oui, parfois, dans le sens où ils véhiculent leur progéniture à l'école ou à la maison. Et encore. de là à dire qu'ils prennent réellement soin de leur enfant, s'inquiètent de leur bien être, il y a un pas (de géant) que certains ne franchissent pas, par respect pour les conventions et pour pouvoir conserver leur petit confort. Certains enfants ont d'ailleurs bien compris comment, déjà, se comporter comme des tyrans de cour de récréation.
Peu à peu, des liens se tissent entre les différents protagonistes, surtout dans la seconde moitié du roman, des personnages de second plan se retrouvent soudain en pleine lumière, éclairant au passage certains faits, sans provoquer, encore une fois, un attachement, une empathie pour ses pauvres petits artistes ratés riches malgré tout.
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kathel
  11 janvier 2014
Un roman choral, dans le quartier de Tribeca à New York, voilà qui a sonné alléchant à mes oreilles lorsque Keisha en a parlé ! Tribeca n'est pas un ancien nom indien mais un acronyme pour TRIangle BElow CAnal street, et désigne un quartier au sud de Manhattan, en-dessous de Canal Street, donc… Un quartier industriel réhabilité dans les années 90, qu'on pourrait qualifier de « bobo » et qu'on verra d'ailleurs évoluer au fil du roman, de moins bohème à plus bourgeois. le lien entre les différents personnage est l'école publique où les pères déposent leurs enfants chaque matin. Leurs jobs respectifs, sculpteur, auteur, photographe, entrepreneur, leur permettant de choisir leurs horaires, ils se retrouvent souvent ensuite pour un petit déjeuner au bar le plus proche. Abordant les points de vue de chacun d'entre eux, l'auteur n'épargne personne et égratigne à tout va, n'oubliant aucun travers, aucune vanité, aucune autosatisfaction, aucune addiction…
Je me suis délectée à cette lecture, qui évoque une tranche de la population pas si décrite que cela dans le romans, si on excepte les écrivains.
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mfgaultier
  16 septembre 2013
Triburbia est le premier roman de Karl Taro Greenfeld, roman plutôt réussi pour un coup d'essai. L'auteur met en scène toute une galerie de personnages résidant à Tribeca, quartier prisé de Manhattan où affluent les bobos américains et autres jeunes gens fortunés. La plupart des personnages ont des enfants qui fréquentent la même école élémentaire, prétexte de l'auteur pour assembler les fils de cette fiction. Ainsi, ils se retrouvent le matin pour partager un café : « les pères à la trentaine bien entamée, qui travaillent dans divers domaines artistiques. Il y a le sculpteur, l'auteur dramatique, le producteur de films, le mémorialiste, le photographe, même l' « entrepreneur » – notre truand local -, la plupart s'affichant artistes, en réalité hommes d'affaires ».
Tous ces personnages sont identifiés dans l'espace du roman par leur numéro de rue ainsi que leur métier ou occupation. Chaque chapitre porte un numéro de rue comme titre. Huit hommes sont ainsi présentés dès le départ, ainsi que tous les lieux que nous pouvons visualiser sur un plan du quartier. En découvrant cette proposition, j'ai pensé que l'auteur allait jouer avec ces données, un peu comme la vie mode d'emploi de Pérec. Petite déception pour moi, pas de logique dans la construction du roman : treize chapitres au total, dans lesquels les lieux ne figurent pas vraiment en tant qu'éléments décisifs, en tout cas pas autant que les personnages. Peut-être l'éditeur a souhaité publier cette sorte de cadrage établi par l'auteur ? le seul intérêt de cette présentation étant de savoir tout de suite quel personnage s'exprime. Et si certains chapitres peuvent être lus comme des petites nouvelles, indépendantes les unes des autres, ils sont tout de même reliés les uns aux autres ce qui permet de découvrir différents points de vue sur les mêmes évènements.
En observant l'ensemble avec un peu de recul, Karl Taro Greenfeld a choisi une famille comme pivot du roman car presque tous ses membres vont s'exprimer : Mark l'ingénieur du son, Brooke sa femme qui travaille dans la presse et leur fille aînée, Cooper, huit ans, qui exerce une forte emprise sur ses camarades (cf le chapitre 7). Autour de cette famille, gravitent d'autres personnages, un photographe de mode (dont l'adolescence est décrite dans le chapitre deux, à mon sens un des meilleurs), un dramaturge à l'appétit d'ogre (étonnant personnage !), un journaliste ayant falsifié ses mémoires, un marionnettiste reconverti dans la réparation des vélos, un cuisinier chef d'entreprise et même un gangster juif… Parfois, ce sont les femmes de ces hommes qui s'expriment, telle Beatrice, cette française mariée au cuisinier, en instance de séparation dans le chapitre huit.
Ce roman, qui nous parle de l'Amérique d'aujourd'hui, a presque vocation sociologique. Evoquer un quartier huppé de New York par ses quelques habitants, c'est aborder l'état de la société par différents aspects : l'économie (le marché immobilier du quartier), l'éducation (à travers les enfants), la culture. Tous ces personnages ont des histoires singulières, des manies (pas mal de drogue dans l'ensemble), des métiers ou occupations, des amis. Et le tout forme une observation plutôt fine, souvent caustique, sur la société américaine actuelle, tout en demeurant une oeuvre de fiction très agréable à lire. Au final, un très bon premier roman.
Le livre en tant que tel est très soigné (beau papier, belle composition de couverture avec rabats de chaque côté qui peut faire office de marque page) bref un bel objet que j'ai pris plaisir à lire.
Lien : http://attrape-livres.over-b..
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critiques presse (1)
Bibliobs   05 décembre 2013
Pour ce coup d’essai, cet écrivain né en 1964 et adoubé par Jay McInerney montre un don d’observation plein d’empathie et d’humour très new-yorkais.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
keishakeisha   07 septembre 2013
Qu'est-ce qui les rassemblait? Encore maintenant, ils se posaient la question. L'ingénieur du son regardant Sumner avec dégoût, l'auteur dramatique qui ne voyait dans le sculpteur qu'un goy à l'esprit médiocre, les mémorialiste qui leur en voulait à tous de n'avoir pas pris sa défense quand on l'avait cloué au pilori, le photographe se demandant régulièrement pourquoi il trainait avec cette bande de médiocres. C'est par hasard qu'ils avaient des enfants à peu près du même âge fréquentant la même école. Et le vague sentiment de parenté qu'ils éprouvaient, ils le devaient à ce qu'ils n'étaient pas - ni avocats, ni banquiers, ni dirigeants de sociétés d'investissement, comme tant de ceux qui débarquaient maintenant à Tribeca.
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keishakeisha   07 septembre 2013
Les riches d'ailleurs semblaient arriver en nombre sans cesse croissant. Au début, elle n'avait pas remarqué le changement : la disparition des Ford cabossées au capot aussi long qu'une table de ping pong et des break Volvo avec de la toile adhésive en guise de vitre arrière au profit des Mercedes et Land Rover dernier cri, garées le long des trottoirs et l'air abandonné sous l'éclairage triste de la rue, mais rutilantes, attirant le regard, et malgré cela pouvant rester intactes de journées d'affilée, signe de l'embourgeoisement du quartier.
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lessorciereslessorcieres   10 novembre 2015
Et Sadie avait souri, car elle devenait déjà plus calculatrice qu’elle ne se serait jamais crue capable de l’être. Comme les autres filles, les riches, les jolies.

Impitoyable.
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Video de Karl Taro Greenfeld (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karl Taro Greenfeld
Karl Taro Greenfeld - Triburbia .Philippe Rey présente l'ouvrage de Karl Taro Greenfeld "Triburbia". Traduit de l?anglais (États-Unis) par Françoise Adelstain. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/greenfeld-karl-taro-Triburbia-9782848763378.html Notes de Musique : Arvo Pa?rt - Adam's Lament - 6 L'Abbe? Agathon (2004/2008)
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