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EAN : 9782234058682
141 pages
Éditeur : Stock (28/03/2007)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Nunzio a disparu depuis dix-sept jours. Il a laissé derrière lui ses affaires, son cabinet d'architecte, ses clients, son amant, et son amie, Blue, folle de douleur. Nunzio est mort, et il est le seul à connaître la vérité. Pourquoi flotte-t-il encore entre le monde des vivants et celui des morts ?

Blue ne comprend pas comment Nunzio a pu s'évanouir ainsi, du jour au lendemain. Après avoir frappé à toutes les portes, à bout d'espoir, elle décide de re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  21 août 2018
La Feuille Volante n° 1273
Col de l'angeSimonetta Greggio - Stock,
D'emblée l'auteure nous rappelle une évidence. Nous ne sommes que les usufruitiers de notre propre vie et celle-ci peut nous être enlevée dans préavis, La mort fait partie de la vie et elle interviendra de toute manière même si nous faisons semblant , au cours de notre passage sur terre, d'oublier cette vérité.
Que me reste-t-il de ce roman lu sans désemparer tant il est poétique et émouvant ? le narrateur, Nunzio, architecte parisien célèbre, homosexuel de 46 ans, est mort assassiné par l'intolérance et la haine de la différence. Il est absent depuis 17 jours, abandonnant derrière lui chantiers, projets et plans inachevés, laissant Ami, son amant et Blue, une cover-girl, son amie d'enfance, sa presque soeur jumelle, sans lui. Ce texte, c'est comme une sorte de message qu'il adresse à cette amie depuis un au-delà hypothétique où il flotterait comme un ange et qui verrait tout ce qui se passe dans notre pauvre monde. Il l'accompagne dans ses démarches de recherches, ses vains espoirs sans pouvoir rien faire pour l'aider. Blue, qu'enfant on appelait Nine, revient, bouleversée sur les traces de cette enfance enfuie peut-être pour retrouver Nunzio, peut-être pour exorciser cette période de la vie qui est unique et qu'on n'oublie jamais, dans leur village natal au Col de L'ange. Elle y vient avec cet espoir fou qu'il sera à ce rendez-vous parce que c'est ici et nulle part ailleurs qu'elle le retrouvera ; C'est Nunzio qui, par un artifice qui n'existe dans dans les romans et peut-être dans l'imagination intime, la guide dans l'exploration de ce passé encore chaud avec ses bons et ses mauvais moments. On y refait à l'envers un chemin qui parfois nous donne des frissons et souvent aussi le vertige, tant on peut regretter d'avoir fait quelque chose qu'on n'aurait pas dû faire et qui a décidé de notre avenir, entre liberté individuelle et destin implacable. C'est cette période un peu surréaliste où l'on croit aux fées et aux lutins et où on fait sur l'avenir des plans qui ne se réaliseront jamais. C'est l'enfance qui lui revient en pleine figure avec son insouciance mais aussi les émois de l'adolescence, les vacances d'été et les senteurs de l'automne… une amitié complice qui se jouait des différences sociales, une période de la vie qui se termine et une autre qui commence avec ses espoirs et ses doutes, un départ inévitable vers un ailleurs mystérieux, une carrière brillante pour Nunzio, la beauté de Nine qui enflammait déjà les adolescent du village et qui, devenue Blue, suscita, sur papier glacé, les fantasmes de tant d'hommes… Ce qu'elle retrouvera sur ces terres d'enfance est à la fois inattendu, lié à la mort qui a pointé le bout de son nez mais s'est éloignée pour cette fois, scellé à la vie qui continue son cours inexorable avec ses projets et ses certitudes, mais aussi peut-être guidé par la main de Nunzio venue d'outre-tombe. Pour ça il suffit d'y croire, de s'approprier cette chance qui est parfois si parcimonieuse qu'on hésite à la saisir. Mais il reste vrai qu'on va toujours rechercher ailleurs ce qu'on a chez soi en perdant un temps précieux, en brassant inutilement de l'air et en tirant d'improbables plans sur la comète.
Il y a aussi cette vérité, quand quelqu'un meurt, ceux qui l'aimaient restent avec lui par la pensée. C'est, pour les vivants, l'ultime manière de les faire revivre, de faire semblant qu'ils ne sont pas morts, c'est cette certitude de les voir partout, dans les animaux qu'ils ont chéris, dans les objets qu'ils ont touchés, dans les lieux qu'ils ont habités au point que cela se transforment en hallucinations, l'impression qu'ils nous guident et nous inspirent, qu'ils sont devenus encore plus une part de nous-mêmes, une présence malgré l'absence, qu'ils se sont transformés en une sorte de médiateurs  entre le monde des vivants et celui des morts;
Je l'ai déjà dit dans cette chronique, j'aime beaucoup le style de Simonetta Greggio, cette Italienne qui écrit si bien en français. J'ai goûté ces portraits dessinés par petits touches à la fois précises et subtiles, pleins de détails, baignés et parfois abîmés par temps qui s'écoule aussi inexorablement que le sable qui s'échappe d'un poing fermé. J'ai apprécié également, dans un autre contexte son implication dans son difficile travail de romancière-documentaliste (« Les nouveaux monstres » - La Feuille Volante N°999), explorant les méandres du pouvoir politique italien et sa collusion avec la Mafia.

© Hervé Gautier – Août 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Annette55
  04 mai 2014
Je viens de finir ce magnifique roman à la construction très originale....
J'avais lu en 2005 ,La douceur des Hommes, premier ouvrage,de Simonetta Greggio, écrivaine Italienne, qui écrit en Français et j'avais beaucoup aimé.
Le narrateur, architecte et homosexuel, est mort depuis 17 jours.
Il enrage d'avoir été fauché si tôt, il avait encore tant de choses à faire.....à aimer....
"De fait, il n'y a rien que je regrette autant que le plaisir. J'ai été plus jouisseur que lascif, plus tendre que luxurieux. La sensualité et la douceur de mes amants me manquent plus que tout..la légèreté de Jason, rieur et inconstant, le sérieux de Dieter....
De là où il se trouve, il souffre de voir son amie d'enfance,Blue,sa soeur de lait, sa jumelle, une partie de son coeur le pleurer, il la suit de prés, tel un fantôme errant comme une âme en peine portant la nostalgie de la vie.:"Tu rêves de moi. Un rêve confus où je me penche sur toi. J'embrasse tes yeux, tes cils, d'où perlent de grosses larmes. Les rêves sont cruels, ils sont entiers, dans l'amour comme dans la haine, dans la terreur, la tendresse ou l'horreur.
"Quand tu te réveilles, je te manque à tel point que tu en sanglotes de rage et de douleur, d'une souffrance si cristalline qu'elle en est presque exquise."
Blue se sent perdue sans lui et part à la recherche de réponses, l'histoire commence à Paris et se poursuit dans la montagne où elle se réfugie au "Col de l'Ange "leur village natal,le décor, la Nature accompagnent chaque scéne, les ruelles du village décorées de lumignons, un vieux banc d'église, la cabane où les enfants boivent de la limonade fabriquée par maman, l'odeur de résine des grands pins....l'odeur de son ancienne maison envahit ses narines, rouvre les anciennes plaies de ses souvenirs d'enfance où la violence lui a appris à se méfier des hommes qui ,pourtant, se figeaient devant tant de beauté, comme Marcus, le frère du disparu,qui ne l'a jamais oublié et qu'elle va retrouver.....
Dans ce huis clos où l'amour trouve toujours sa place, sensuel et impudique, porté par la finesse psychologique de l'auteur car l'écriture est superbe et poétique, je ne peux dévoiler la fin...ce retour nous fait revivre l'enfance et l'adolescence de ces trois personnages et leurs blessures....
"Si les mourants finissent par mourir, les amants finissent par s'aimer".
"Les êtres humains n'ont à leur disposition qu'un nombre réduit de réactions ."
"Ils se recroquevillent, tombent, pleurent, se relèvent s'ils le peuvent, ou à leur tour, meurent".


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lauredanse
  28 janvier 2013
117 pages de pur bonheur, ce livre est un énorme coup de coeur pour moi. Dès les premières lignes j'ai tout de suite été happée, je n'ai pu quitter ce livre avant d'avoir lu la dernière ligne. Un soir, une lecture, c'était hier soir. Après une courte réflexion sur la disparition fugace des personnes qui réapparaissent ou non, qui meurent ou non, dont on ne sait plus rien pour un nombre, l'histoire commence, racontée à la première personne par cet homme décédé :« Je suis mort depuis dix-sept jours et autant de nuits, dont une pleine de lune. Abattu en plein vol, je suis resté figé un instant, puis je suis tombé. Il ne me reste rien, que des nerfs à vif et l'avidité d'un souffle qui s'épuise. Je ne suis qu'une ombre claire, un plis sombre. Un feulement de colère, une frustration. »
Il va suivre sa « presque jumelle » Blue, en tout cas de coeur, dans la recherche de ce « frère » avec lequel elle vit. Ils ont été élevés chacun dans leur maison mais ensemble, nés le même jour, parcourant les chemins de l'enfance main dans la main. Il a disparu depuis quelque jours sans rien amené, en laissant derrière lui Blue mais aussi Ami son amant du moment, « une pute » qu'il aime et que lui aime en retour. Il nous raconte un peu sa vie, ses aventures, ses bonheurs et ses blessures. Blue décide alors de partir retrouver sa maison d'enfance, de là où elle a fugué plusieurs années en arrière avec lui, pour y retrouver Marcus, le frère aîné de son ami, afin de peut-être y trouver des réponses, son dernier espoir de savoir… Maison où il y reste pour elle d'âpres souvenirs, de douleurs mais aussi d'amour et de joies immenses.
Ce livre représente à lui seul tout l'amour, l'amour pur de deux frère et soeur de coeur, l'amour complice et tendre puis ravageur et destructeur d'un père pour sa fille, l'amour fraternel entre deux frères, l'amour vierge et passionnel d'un adolescent puis homme pour cette étoile tombée du ciel. Il est la nostalgie, la mélancolie, le bonheur, l'innocence, la douleur, la vie. Dans une écriture magnifique, Simonetta Greggio nous emmène dans leurs souvenirs d'enfance, nous transporte avec sa poésie sur une vague d'émotions et de sentiments. C'est fort, c'est beau, c'est émouvant. de plus elle parvient à nous tenir par tous les secrets dévoilés peu à peu et par la grande question autour de la disparition de cet homme. Cet ouvrage est captivant, d'une grande sensibilité, d'une écriture merveilleuse, poétique et limpide. « Traquer la grâce, partout où elle se trouve, surtout entre les lignes » L'express. C'est ça Simonetta Greggio.
Je vous le conseille fortement !
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
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mireille.lefustec
  31 août 2012
Voici un court roman(128p) que je ne devrais pas oublier de si tôt,tant j'ai été happée,subjuguée,engloutie, dès les premières lignes. le style? L'atmosphère? Je ne cherchais pas à m'interroger.
Aucun mystère,aucun suspense palpitant qui incite à lire encore et encore, mais une connaissance progressive des deux principaux personnages.
Un homme,_l'esprit de cet homme _s'adresse à son amie de toujours,sa soeur,sa presque jumelle, avec tendresse,affection profonde ,chagrin de l'injustice de la vie.
Je n'ai même pas remarqué tout de suite que le roman est écrit à la deuxième personne (alors que je n'aime guère),tellement c'est naturel,fluide,évident.
Je n'ajoute rien car,vous l'avez compris, c'est un coup de coeur inconditionnel.
Un grand bravo alla signora Greggio
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mlseditions
  04 juillet 2015
Nunzio est mort et raconte ses souvenirs ainsi que les jours qui suivent sa mort pour les deux êtres qui ont le plus comptés dans sa vie : Blue et Marcus. Blue retourne au col de l'Ange pour retrouver Marcus. C'est le lieu de leur enfance...
L'auteur livre des phrases courtes avec paradoxalement un rythme lent de l'histoire à l'image d'une poésie qui accompagne le lecteur tout au long de ce récit. L'histoire en elle-même n'est pas transcendante mais tout est dans l'écriture, une douceur et une analyse de vies de ce trio. Chaque personnage est totalement différent mais ne les empêche pas d'être des frères de coeur.
Une histoire agréable surtout par cette fausse poésie qui enchante.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   04 février 2013
Tous les enfants savent ce qu'ils ne devraient pas, ce que les adultes leur cachent, ce qui fait le plus mal. Ils savent d'instinct ce qu'est la mort ; ils lèvent la tête et flairent le pire, les mauvais secrets, le sexe tordu, les coeurs pervers. Mais ils ne savent pas comment s'en protéger. (p. 68)
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mlseditionsmlseditions   04 juillet 2015
Voilà. S'il y a eu de la douleur, je l'ai oubliée. Ce que j'ai compris jusqu'à maintenant, c'est que la mort ne nous prend pas de la manière que l'on préfère. Elle coule dans nos veines, on la chauffe dans notre poitrine. Elle nous possède de l'intérieur, se joue de nos désirs, de nos projets, de nos buts. Je suis mort comme j'ai vécu, nonchalant, comptant sur ma bonne fortune, en attendant le lendemain. Et un jour, de lendemain il n'y en a pas eu.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   31 août 2012
"Quand tu étais petite,on t'appelait Nine,puis à un moment donné,pour tout le monde,tu as été Blue:la couleur du ciel dans la tête des gens,et le blues,la musique et la mélancolie.Tu étais un poulet rôti,une escarbille. Tu as fleuri d'un coup. Tu es devenue une femme,la plus belle.Tu t'es transformée sous les yeux de Marcus.Avant,il pouvait te manger la joue d'un baiser ,sans arrière pensées.Ensuite,il n'a rien désiré autant qu'entourer tes chevilles de ses deux doigts,tes poignets de son coeur en lanières,et ta taille d'un noeud de pendu."
4è de couverture
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lauredanselauredanse   28 janvier 2013
Tu lui manques, pourtant il ne t’a jamais eue. Juste serrée l’espace d’un instant. Effleurée. Mais tu as tatoué son coeur, tu l’as barré de ton nom, tu l’as verrouillé. Un amour non vécu n’est pas un amour perdu. C’est un amour qui vous perd, qui vous possède plus que vous n’en êtes dépossédé.
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SweetnessSweetness   02 novembre 2013

Il y a dans le cœur d'un homme des trésors de patience. Des chambres vides, des salles d'attente, des pas perdus. Il y a tout ce qu'il sait, ce qu'il a appris, ce qu'il ne sait pas, ce qu'il va tenter. Il y a la peur, des mains qui tremblent, la sueur. Il y a la dureté de la peine, la faille entre les deux, la brutalité, la tendresse, le manque, la compassion. Il y a le regret.
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Videos de Simonetta Greggio (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simonetta Greggio
Maison de la poésie (4 juin 2019) - Texte et Lecture de Alban Lefranc, extrait du Dictionnaire des mots parfaits (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution mai 2019).
Le Dictionnaire des mots parfaits :
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S?adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent? parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l?est ? ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d?écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d?aujourd?hui nous ouvre ses ateliers secrets.
Auteurs : Nathalie Azoulai, Dominique Barbéris, Marcel Bénabou, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bordes, Lucile Bordes, Geneviève Brisac, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Pascal Commère, Seyhmus Dagtekin, Jacques Damade, François Debluë, Frédérique Deghelt, Jean-Michel Delacomptée, Jean-Philippe Domecq, Suzanne Doppelt, Max Dorra, Christian Doumet, Renaud Ego, Pierrette Fleutiaux, Hélène Frappat, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Frank Lanot, Bertrand Leclair, Alban Lefranc, Sylvie Lemonnier, Arrigo Lessana, Alain Leygonie, Jean-Pierre Martin, Nicolas Mathieu, Jérôme Meizoz, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Guillaume Poix, Didier Pourquery, Christophe Pradeau, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Pascale Roze, Jean-Baptiste de Seynes, François Taillandier, Yoann Thommerel, Laurence Werner David, Julie Wolkenstein, Valérie Zenatti
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