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EAN : 9782081204072
170 pages
Flammarion (06/04/2011)
3.05/5   82 notes
Résumé :
Trois histoires ont comme point commun l'odeur du figuier sauvage : un couple est muré dans son impossiblité à communiquer, un narrateur explique sa détresse et la défaite de la compassion, un retraité enfermé dans un ascenseur fait par ses réflexions la synthèse de deux premières nouvelles.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,05

sur 82 notes
L'arrivée des beaux jours me donne envie de me plonger dans des romans d'été, au titre plein de soleil. Simonetta Greggio est en plus une auteure que j'aime beaucoup et puis avec ce livre, je l'a découvre dans un exercice différent : écrire des nouvelles. J'apprécie beaucoup les nouvelles car c'est selon moi quelque chose de plus difficile qu'un roman. Il faut en très peu de pages, captiver le lecteur, développer une intrigue sans trop rentrer dans le détail et surtout surprendre par une chute brutal et inattendu. Et tout ça est très bien réussi ici.

Je ne vais pas trop en dire de peur de dévoiler certaines nouvelles. J'ai beaucoup apprécié Acquascura ou l'on fait la connaissance d'un couple qui passe tous leur étés dans une maison au bord de mer. Les descriptions sont magnifiques, on s'y croirait presque : "Murs chaulés et cheminée, les chambres ouvraient sur une terrasse en pierre grise, un balcon aux volutes de fer forgé étouffé par la glycine et la vigne vierge. de la, on ne voyait que le bleu de la mer et du ciel." Et puis comme dans Étoiles (autre roman de Simonetta Greggio) c'est aussi les descriptions des plats qui me plaise "Le dîner était, a quelques variations près, composé des produits basiques de l'été : grosses tomates vertes et roses, basilic aux larges feuilles, une mozzarella qui s'effeuillait comme un oignon, une ricotta lisse comme la soie. Avec ces ingrédients ils cuisinaient une pastaciutta, ou ils baignaient une fresella et la mangeaient avec de l'ail et du piment frais, des câpres et des anchois ou de l'oignon rouge de Tropea." Alors si dans les premières pages, on s'imagine des vacances idyllique avec un couple d'amoureux, on comprend vite malheureusement que ce n'est pas le cas....

Plus chaud que la braise m'a surprise car cette nouvelle est rédigée a la première personne. Et encore une fois, j'ai été conquise par l'histoire. Par contre j'ai été un peu déçue par la construction un peu "brouillonne" ou il y a des flashback. Il faut vraiment s'accrocher pour suivre selon moi. Mais ça vaut vraiment le coup.

Quand les gros seront maigres, les maigres seront morts. Celle-ci c'est mon coup de coeur, celle qui m'a le plus plu. C'est l'histoire d'un homme qui reste coincé dans un ascenseur. Dis comme ça ça peut paraitre banal mais elle est très réussi. Et puis la chute de l'histoire m'a beaucoup surprise même si avec le recul je me dis que ça ne pouvait que finir ainsi....

Enfin l'année 82 et Fiat 500 m'ont laissé un peu sur ma faim. Elles sont très bonnes, bien écrite mais je pense que je n'en garderai que peu de souvenir.

Verdict, on passe une très bon moment avec ce recueil. L'écriture de Simonetta Greggio est toujours aussi agréable a lire et fluide. Je n'ai pas encore lu tous ses romans mais mon petit chouchou reste Étoiles. Il me tarde d'en découvrir d'autres en tout cas.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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La lecture de "Femmes de rêve, bananes et framboises " m'a décidée à dépoussiérer " l' odeur du figuier" en le liberant de mon étagère sur laquelle il s'ennuyait depuis des années !
Ce recueil propose cinq nouvelles très différentes les unes des autres mais parlant toutes de la complexité de la relation amoureuse. Ma préférence va très clairement à " plus chaud que braise" qui décrit avec justesse le bonheur et le malheur d'aimer passionnément. J'ai beaucoup aimé aussi la première " Acquascura ",toute en douceur ,en sensualité, en fragances du Sud et qui dépeint l'ambivalence amoureuse et évoque entre les lignes la frontière parfois si mince entre amour et dépendance.
Ce genre littéraire n'est pas mon préféré car il permet rarement d'accéder à une psychologie fine des personnages, jouant davantage sur des situations,des effets de surprise. Ici il n'en est rien car les faits en eux mêmes ne sont que des personnages bien secondaires. Ce sont les émotions, les états d'âme qui se déploient avec le talent de simonetta Greggio pour sublimer l'introspection.
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Je ne suis pas très amatrice de nouvelles (je trouve ce type d'écrit trop frustrant, à peine est-on entré dans l'histoire que celle-ci se termine déjà), mais je dois saluer le travail éditorial sur "L'odeur du figuier" : une photo de couverture qui transporte en été, quand on est allongé entre l'ombre et le soleil qui vient nous chauffer le visage, ivre de senteurs dont celle du figuier, mais surtout, une quatrième de couverture très bien ficelée, qui attire vers ces cinq histoires reliées, pour la plupart, par l'odeur de ce fruit de fin d'été-début d'automne.

Las, ces cinq histoires ne sont pas aussi juteuses que je l'aurais espéré. Si la première nouvelle, "Acquascura", qui décrit le lent désamour d'un couple emmuré dans son incapacité à communiquer, et "Quand les gros seront maigres...", l'histoire glaçante d'un vieil homme se retrouvant coincé dans l'ascenseur de son immeuble déserté en plein mois d'août, se démarquent nettement par leur qualité, les trois histoires restantes m'ont semblé un peu fades, pas assez accrocheuses.
Le style est là, la mélancolie produite par un amour finissant ou insatisfaisant aussi, mais cela n'est malheureusement pas suffisant à ce que le souvenir de la lecture perdure plus loin que quelques heures suivant la fin de l'ouvrage.

Ainsi, pour me faire une idée plus approfondie de l'oeuvre de Simonetta Greggio, j'attends toujours avec impatience le moment où je commencerai enfin "L'Homme qui aimait ma femme" !
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Trouvé dans une boite à livres, et pris parce que j'avais aimé Nina, écrit avec Frédéric Lenoir.
Cinq nouvelles dans ce recueil. L'écriture est belle. Cependant, la lecture m'apporte une sorte de malaise. Il y a quelque chose de malsain dans ces textes, où rodent le mal-être, la mort, la drogue parfois ou le sexe... Des vies abimées... Assez déprimant, malgré le soleil d'Italie, les paysages marins et l'odeur de figuier...
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Déception. Appâtée par une superbe starlette en première de couverture et une sublime odeur de figuier en quatrième, je m'étais déjà fait tout un cinéma avant de pénétrer dans les nouvelles de Simonetta Greggio. Vous allez rire! J'avais déjà prévu une belle garce qui balade ses proies en décapotable.
Pas du tout, les femmes n'ont vraiment pas le beau rôle dans ces scénarios d'amour enlisé.
Acquascura: Malgré la discrétion des "trois figuiers d'Inde", on attend en vain que la sympathique Chiara fasse défaillir de désir son Tsvi dans "son bout d'Eden" et on sanglote avec elle sur leur absence de relations alors qu' "attachés l'un à l'autre" ils auraient tout pour vivre une belle histoire. On compatit tout de même devant son sexe anesthésié par des piqüres de fourmis!
Plus chaud que la braise: La "menthe froissée" parfume cette histoire d'amour aux chassés croisés passionnés (dont un sous un figuier soyons honnête) mais où David "épingle au ciel" sa maîtresse.
Quand les gros seront maigres, les maigres seront morts: Fernando, veuf qui a fait le vide autour de lui après avoir perdu Olga va se trouver enfermé dans un ascenseur le temps des vacances de ses voisins. J'avoue, par manque de courage, avoir élagué sa lente agonie d'un mois malgré le fait qu'il lise Rigorni Stern et se raccroche à ses mots.
Année 82: Longue déchéance de Léo, entrainée par la mort "dans une valse enfiévrée" qui apprend "la souffrance et le manque" d'amant en amant.
Fiat 500:Ah le parfum des "brises venues de la mer"! Oh ce salaud de Moreno voleur de Fiat!
Cinq nouvelles placées (pour moi) non sous le signe de la mélancolie mais du ressentiment!
A moins que la dédicace "Aceux que j'ai aimés en les quittant. A ceux que j'ai quittés en les aimant." n'explique l'odeur plus que fugace de figues fraiches!
Quel dommage! Sans ce malentendu du départ j'aurais pu aimer l'écriture, l'ambiance, l'Italie de Simonetta Greggio auteur de plusieurs romans et traduite en plusieurs langues. Dés lundi je me mets en quête de lire son Dolce Vita en espérant que....
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critiques presse (1)
LePoint
14 août 2011
Des thèmes récurrents : l'amour, la séparation, la douceur, les morsures du couple, la solitude éternelle et puis l'Italie d'hier à aujourd'hui, avec sa tendresse, sa gourmandise, sa saveur juteuse et molle, comme une figue mûre : Simonetta Greggio montre une fois de plus son talent de narratrice, écrit un français soigné et savoureux [..]. Voilà une incontestable réussite du genre.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Quand ils revenaient de la mer, brunis et asséchés par le soleil et le sel, ils étaient si crevés qu'ils n'avaient même plus la force de se parler. Aveuglée par le sable et la sueur, Chiara se traînait jusqu'à la salle de bains pendant que Tsvi s'aspergeait avec le tuyau du jardin. Après seulement ils s'étendaient sur les chaises longues et, en soupirant de bien-être, ils échangeaient les premiers mots. Tout bas, comme pour ne pas déranger les derniers sifflements des oiseaux dans les citronniers. Ils se tenaient par la main dans le crépuscule, le regard perdu dans le vide.
(Acquascura)
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Aujourd'hui, la solitude n'était plus un fardeau pour Fernando.
Il écoutait la radio, plus rarement il regardait la télévision, très peu d'ailleurs, il s'énervait à entendre des histoires qui sonnaient faux quand elles n'étaient pas franchement incompréhensibles. Il préférait lire les livres qu'Olga avait laissés. La lecture avait été la vraie passion de sa femme, il lui arrivait de s'acheter un livre par semaine avec l'argent qu'il lui donnait pour aller chez le coiffeur. Et les bigoudis, elle les enroulait elle-même. Fernando l'avait toujours su et n'en avait jamais rien dit. La vie à deux, pensait-il, était faite de non-dits dont l'un et l'autre s'accommodaient. Depuis la mort de sa femme, il avait lu trois fois Les Frères Karamazov, deux fois Anna Karénine, et s'il n'était pas arrivé au bout de Guerre et Paix, il avait en revanche adoré les nouvelles de Tolstoï. Maître et Serviteur restait ouvert à la dernière page, il la relisait souvent, comme si, ne fût-ce qu'une seule fois, la fin pût changer...
(Quand les gros seront maigres)
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Je ne sais pas ce qui donne au coeur ce battement désordonné, si c'est une simple systole qui se détraque en prévision d'autres chamboulements. Je ne sais pas pourquoi tout d'un coup le sang semble chanter dans les veines, ni ce qui fait que les mains sont gelées et les joues brûlantes, ce qui donne envie de pleurer et de rire à la fois. Je ne sais plus qui a dit que le coup de foudre est la rencontre de deux urgences disponibles.
(Plus chaud que braise)
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Je ne sais pas ce qui donne au coeur ce battement désordonné, si c'est une simple systole qui se détraque en prévision d'autres chamboulements. Je ne sais pas pourquoi tout d'un coup le sang semble chanter dans les veines,ni ce qui fait que les mains sont gelées et les joues brûlantes, ce qui donne envie de pleurer et de rire à la fois. Je ne sais plus qui a dit que coup de foudre est la rencontre de deux urgences disponibles
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« En juin, chaleur et clarté duraient jusqu’à une heure très avancée. Les soirées n’en finissaient plus, et il faisait encore jour quand Chiara et Tsvi allaient se coucher. C’était toujours comme ça, pendant un moment on avait l’impression que l’été était là depuis toujours et pour toujours, comme suspendu sur la mer, étendu dans le ciel décoloré, puis soudain tout allait très vite, le soleil se couchait de plus en plus tôt, l’air devenait plus frais et plus limpide, et la saison se terminait brutalement ».
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Vidéo de Simonetta Greggio
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