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ISBN : 2809809909
Éditeur : L'Archipel (03/01/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 63 notes)
Résumé :
1464. L'Angleterre est en guerre. La maison d'York, avec à sa tête le roi Édouard IV, s'oppose à la maison de Lancastre, qui souhaite lui reprendre le trône.
Le jeune roi fait alors la connaissance d'Élisabeth Woodville, veuve de Sir John Grey et mère de deux garçons, Richard et Thomas. Séduit, il l'épouse secrètement.
Mais Richard Neville, comte de Warwick, cousin et principal conseiller du roi, voit d'un très mauvais oeil cette union qui contrecarre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Aline1102
  11 mars 2012
Angleterre, XVe siècle.
La Guerre des Deux-Roses fait rage et deux lignées, pourtant cousines, s'entre-déchirent. Les Lancastre, dont l'emblème est la rose rouge, sont finalement vaincus par les York, à la rose blanche, et Edward IV monte sur le trône.
Elizabeth Woodville, une jeune veuve du clan Lancastre dont les terres et les biens ont été confisqués, souhaite récupérer sa demeure afin de s'y installer à nouveau avec ses deux jeunes enfants. Pour cela, la jeune et superbe veuve compte se faire remarquer par le nouveau roi lorsqu'il passera près de chez elle.
Le jour où Edward passe avec son armée auprès de Grafton Hall, la demeure des Woodville, Elizabeth se tient donc sur le bord de la route. Comme prévu, sa beauté est tout de suite remarquée par le roi qui, après une petite discussion, s'engage à défendre la cause de la jeune veuve.
Mais Elizabeth a, secrètement, d'autres projets et souhaite épouser le roi Edward. Elle se confie à sa mère qui décide de l'aider. Cette dernière, descendante de la déesse Mélusine, connaît tout des sorts et envoûtements et ensorcelle le jeune roi afin qu'il épouse sa fille.

"The White Queen" est une histoire romancée des rivalités entre York et Lancastre et de la vie d'Elizabeth Woodville. Mais malgré cela, les références historiques nombreuses et parfaitement exactes en font une sorte de biographie de cette reine consort peu connue.

Si Elizabeth n'était que reine consort, c'est notamment parce que son mariage secret avec Edward IV n'était pas reconnu comme valable par tous les conseillers du jeune roi York. En cela, le roman de Philippa Gregory est fidèle à l'histoire, puisque les difficultés rencontrées par la nouvelle reine pour se faire accepter ne sont pas édulcorées.

Le récit se fait à la première personne et donne l'impression de lire le journal d'Elizabeth ou, tout au moins, une longue lettre qu'elle nous aurait adressée à travers les siècles. Il se concentre sur la vie d'Elizabeth plus que sur celle d'Edward, ce qui transforme le récit, en fin de compte, en une histoire des femmes puissantes de l'époque. Celles-ci sont toutes là et deux d'entre elles sont particulièrement intéressantes en ce qui concerne le déroulement du récit: Margaret d'Anjou, la reine Lancastre détrônée qui lutte pour renverser Edward et Margaret Beaufort, la grand-mère du futur Henry VIII.

Jacquetta Woodville, la mère d'Elizabeth, occupe également une place centrale dans le roman. Cette femme accusée de sorcellerie, qui a appris à Elizabeth tout ce qu'elle sait des mystérieux dons hérités de Mélusine, apporte une dimension toute particulière à l'histoire. Grâce à Jacquetta et à son influence sur la vie de sa fille, la sorcellerie est présente du début à la fin, Elizabeth n'hésitant pas à utiliser les petits trucs appris de sa mère pour se venger de ses ennemis.

Les femmes et les forces obscures de la nature sont donc à l'honneur dans "The White Queen".

Mais ce n'est pas tout, puisque les grandes batailles de la Guerre des Deux-Roses nous sont également contées par Elizabeth. La cruauté des deux clans, les trahisons des partisans, les intrigues des uns et des autres sont mentionnés par la jeune souveraine. Et si Edward doit lutter sur le champ de bataille, Elizabeth doit elle aussi se montrer forte afin de protéger la vie de ses enfants, menacés par les rivaux d'Edward.

C'est ainsi que le prince héritier, après la mort d'Edward, sera enlevé à Elizabeth et enfermé dans les appartements royaux de la Tour de Londres, soi-disant pour garantir sa sécurité. Mais le petit garçon ne sera jamais revu vivant... C'est l'un des grands mystères de l'histoire anglaise que Philippa Gregory nous raconte dans les dernières pages du roman, et cet événement montre à quel point cette période de l'histoire fût sombre pour l'Angleterre.

Cette dureté se reflète d'ailleurs dans le caractère de la reine consort, fascinante mais de plus en plus antipathique au fur et à mesure du récit. Avant d'épouser Edward, Elizabeth était une jeune femme douce malgré son ambition. Lorsque l'autorité du roi commence à être remise en question par différents groupes d'opposants, Elizabeth est obligée de s'endurcir. Page après page, cette femme souffre des trahisons des proches de son mari et de la disparition des membres de sa propre famille. A la fin du roman, alors qu'elle est enfermée à l'abbaye de Westminster avec ses filles, Elizabeth fait preuve d'une dureté étonnante avec son aînée, qui s'appelle également Elizabeth. On assiste alors à un affrontement verbal assez brutal entre la mère et la fille, à des divergences d'opinion qui menacent une fois de plus le peu de tranquilité que la famille York a réussi à garder. Encore une fois, c'est la sorcellerie qui va rapprocher ces deux femmes, les deux Elizabeth étant aussi douée l'une que l'autre pour exploiter leurs liens avec Mélusine.

"The White Queen" est donc une histoire passionnante qui se déroule durant une période très troublée mais intéressante de l'Angleterre.
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Mariloup
  18 mai 2017
Si je me suis lancée dans ce roman, c'est parce que j'ai regardé la série télévisée The White Queen, adaptation de ce roman et que j'ai énormément aimé, et aussi parce que je lis le manga le requiem du roi des roses de Aya Kanno. Ces deux supports font que je suis plus à l'aise avec cette période de l'Histoire de l'Angleterre qui m'était encore inconnue il y a peu.
Ce roman concerne une période de l'Histoire de l'Angleterre, qui marque la jonction entre le Moyen Âge et les temps modernes. On l'appelle la Guerre des Deux Roses, guerre entre deux familles cousines et rivales, les York avec pour symbole la rose blanche et les Lancastre avec pour symbole la rose rouge, mais on notera aussi l'importance d'une autre famille que sont les Tudors, des cousins des Lancastre.
L'écriture est assez fluide pour un roman historique et je suis d'ailleurs surprise que ce soit écrit à la première personne afin d'être au plus proche d'Elizabeth. C'est très descriptif bien sûr, il y a des longueurs et c'est normal, pourtant ça ne m'a pas gêné plus que ça. Mais ça manque cruellement de dialogues pour plus de dynamisme. Aussi, plus d'une fois, j'ai failli m'emmêler les pinceaux avec les noms. Aucune originalité dans les prénoms à cette époque-là! Que des Édouard, des Richard, des Elizabeth! Il fallait donc s'accrocher pour savoir qui était qui.
On a exclusivement le point de vue de la reine Elizabeth d'York, pas comme dans la série télé où l'on voit tous les protagonistes autour d'elle ou de leur côté alors que dans le livre, ces informations sont plutôt retranscrites via des lettres, des rumeurs, des révélations qu'on lui rapporte et nous découvrons tout à travers elle. Mais j'ai noté qu'il y a certains combats qui étaient décrits en off (pas découverts par le point de vue d'Elizabeth). Je n'ai pas eu de réelles surprises, je connais tous les personnages principaux et pas mal de secondaires ainsi que les moments clés mais ce n'est pas ce que je recherchais en lisant le livre, je voulais approfondir mes connaissances, ne pas quitter cet univers si passionnant. le petit côté fantastique ajouté est fort sympathique et s'adapte parfaitement à l'histoire. Il y a vraiment tout ce qui me plaît: complots, trahisons, guerres, romances, faits historiques réels... tous les codes d'un bon roman historique.
La série télévisée reste très fidèle au roman, je trouve, et c'est bien surprenant au vu quand même de la complexité de l'histoire. D'ailleurs, j'ai aussi fait des recherches en parallèle pour voir si ça restait fidèle à l'Histoire de l'Angleterre et ça l'est (les événements clés sont gardés, les personnages, les dates aussi).
J'aimerais beaucoup découvrir les autres romans de l'auteure qui appartiennent à ce cycle (La fille du faiseur de roi, La princesse blanche et La malédiction du roi), ainsi que lire ses romans sur les Tudors (Deux soeurs pour un roi et L'héritage Boleyn).
En bref, un superbe roman historique, j'ai beaucoup aimé et je pense que ceux qui ne connaissent pas un minimum la Guerre des Deux Roses se sentiront perdus dès le début donc il vaut mieux être à l'aise avec cette période.
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Bithya
  10 juin 2015
J'ai adoré ce roman et l'esprit dans lequel il est écrit. Moi qui connaissait essentiellement la guerre des deux roses via l'oeuvre de Shakespeare et les auteurs à la solde de Tudors, j'ai été ravie de découvrir un point de vue différent.
Je pense que Philippa Gregory est très douée pour nous familiariser avec cette époque ardue, même si il n'est pas toujours facile de discerner ce qui est vraiment historique et que l'héroïne est plutôt ambiguë.
On vit les évènements tourmentés de cette période de l'histoire anglaise dans la peau d'Elisabeth Woodville et c'est très bien rendu et très efficace. A la fois plongée dans l'idéale idylle d'une fille de rien (enfin d'une fille qui ne pouvait être destinée à régner) avec un roi qui aboutit au mariage, mais aussi dans les intrigues et les cruautés vraisemblables de la cour d'Angleterre de la fin du XVe siècle, où l'on revisite même l'histoire des princes de la Tour.
Le zeste de sorcellerie, qui pimente la narration, n'était pas vraiment utile, et la fin du livre, qui appelle clairement une suite, nous laisse un peu sur notre faim. Malgré cela, j'ai littéralement bu les pages de ce livre et le recommande aux passionnés de romans historiques.
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nightsreadings
  20 août 2015
Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, je vous faisais la chronique d'un livre qui avait été un tel coup de coeur que j'avais décidé de reprendre la série du début. C'est chose faite avec ce T1 qui met en scène le début de la dynastie Tudor. Peut-être connaissez-vous la série de la BBC, The White Queen, adaptée (très fidèlement) des romans de Philippa Gregory ? Si c'est le cas, voilà la chronique du 1 bien que j'ai commencé par le 4. Si dans celui-ci, on suivait l'évolution d'Elisabeth d'York et la mise en place durable de la paix dans l'Angleterre du XVe siècle, ce n'est pas le cas avec ce premier tome qui place les intrigues et les guerres entre cousins au centre de l'intrigue.

Nous suivons donc une nouvelle Elisabeth, la mère d'Elisabeth d'York, grand-mère maternelle de mon cher Henry VIII. Elisabeth, ou une Circé en devenir. Jeune veuve, elle trahit sa famille Lancastre et réussit à gagner les faveurs d'un prétendant d'York. Edouard IV, que rien ne prédestinait à être roi, force le destin et mène de nombreuses batailles jusqu'à s'assoir de force sur le trône. Son mariage avec Elisabeth est un mariage d'amour car il n'en tire aucun avantage. Ses compagnons s'en indignent et souhaitent destituer la reine. Elisabeth rencontre donc autant d'obstacles que son ambitieux époux pour conserver sa place. Se pose alors une question constante : va-t-elle réussir à s'imposer sur un trône taché du sang de ses prédécesseurs ou subira-t-elle le sort de sa maison originelle ?

Je me rends compte à quel point il est difficile de faire une chronique d'un livre que l'on a adoré. Je ne veux pas trop vous en dire mais j'ai du mal à ne pas trop parler. Gregory a une interprétation toute personnelle de l'énigme de la Tour bien que sur le fond historique je sois totalement d'accord. Sa touche personnelle, du fantastique, reste assez légère (et très originale) pour que l'on adhère à son idée sans aucun problème. Elle sait flirter avec les limites et j'apprécie que le récit soit aussi fidèle à l'Histoire. de plus, Gregory ne développe pas l'histoire d'amour entre ses personnages et se concentre sur le côté militaire et géopolitique avec les alliances. Elle démontre clairement l'utilité des femmes à cette époque et l'intérêt des mariages. le lecteur comprend qu'après la guerre, assurer un bon mariage et une descendance importante est toute aussi importante que la bataille. Mais elle ne réduit pas leur rôle à une dimension reproductrice. Elle montre également que derrière chaque grand homme, se cache une grande femme : Elisabeth devient une manipulatrice et on a l'impression de voir Circé se définir sous nos yeux. Je me suis régalée dans ses guerres intestines où les enjeux et les protagonistes sont clairement exposés. Rien n'est flou et tout concorde parfaitement, elle pousse même le vice à annoncer le grand problème d'Henri et semble faire des clins d'oeil à son lecteur. Pour autant, ce n'est pas un livre à visée réellement historique car de nombreux détails autour des relations sentimentales ne sont pas vraiment historiques. Une part est romancée et l'interprétation du personnage par l'auteure est totalement personnelle. Un seul trait m'a perturbée : les personnages sont tous beaux et ne présentent aucun défauts physiques (allez regarder le squelette de Richard III, vous allez comprendre ^^). de même, j'ai regretté que la présence d'Edouard soit si mineure… Bon, ça et le fait que la série TV est entièrement narrée dans ce T1 ce qui fait que les évènements s'emblent s'enchainer trop rapidement. Pour autant, cela ne m'a perturbé et n'a absolument pas gâché le plaisir de la lecture. Elisabeth et ses contemporains prennent vie sous nos yeux et on s'attache à certains personnages tout en se méfiant d'autres. Comme quoi, il n'y a pas qu'à la cour des Tudors et des Borgias que les intrigues font rages, que les complots se multiplient et que les têtes tombent. Quand les exécutions sont publiques, évidemment…
Retrouvez des extraits et des infos sur les différentes séries de Gregory ainsi que mes avis sur certains ici : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2015/08/la-reine-clandestine.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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liliba
  06 mars 2013
Au milieu du XVème siècle, l'Angleterre est en guerre, une guerre interne malheureusement aussi violente et meurtrière que les guerres de conquête. Une guerre à mort entre les maisons de Lancastre et d'York, pourtant cousines, qui chacune revendique le pouvoir royal, et bien sûr le trône pour leur héritier. Cette guerre des Deux-Roses (la rose rouge étant l'emblème des Lancastre et la blanche, celle des York) fragilise le pays, et surtout, fait monter de part et d'autre les haines, les jalousies, les désirs de revanche.

Au moment où débute cette histoire, le roi Édouard IV bataille encore pour récupérer la couronne. Au détour d'un chemin, il fait par hasard la connaissance de la jeune Élisabeth Woodville, veuve de Sir John Grey et mère de deux garçons. Un hasard « aidé » car la jeune femme s'est bien postée exprès sur le passage du roi, dans le but de le séduire. Il le sera en effet, autant par sa beauté que par son caractère plus qu'affirmé et ils se marieront dans le plus grand secret. Est-ce vraiment l'amour ? Un sentiment plutôt rare dans les mariages de l'époque, qui sont généralement tous arrangés, notamment pour les familles aristocrates, ou bien les machinations d'Élisabeth et de sa mère, descendante de la déesse Mélusine, qui n'hésite pas à jeter quelques sorts et envoutements pour que le destin suive ses désirs ? Il semble qu'il y a ait des deux dans cette union.

Élisabeth devient alors reine alors qu'elle est issue d'un milieu bourgeois, une ascension sociale qui va vite lui monter à la tête, car elle tient avant tout à assurer l'avenir de sa famille, une famille du clan Lancastre, plaçant les uns et les autres à des positions enviables (et enviées) et distribuant à tout va titres de noblesse, de propriété et fortune, en commençant par ses enfants, ses parents et ses frères et soeurs, mais cherchant également des alliances dans toute l'Angleterre et dans les pays voisins pour les membres plus éloignés de sa famille, dont elle veut par les mariages arrangés faire une vraie famille royale. Mais Richard Neville, comte de Warwick et conseiller du roi déteste Élisabeth qu'il juge intrigante, et qui surtout supplante l'influence qu'il exerçait auparavant sans faille sur le jeune roi.

Les batailles font rage autour de Londres et dans tout le pays, et au sein même des familles et Elizabeth doit protéger ses enfants et tous ses proches sur lesquels s'abat la vengeance des mécontents. Son propre fils, le prince héritier sera d'ailleurs enlevé après la mort d'Edward et enfermé dans la Tour de Londres, d'où il ne ressortira jamais.

Cette histoire est très romancée et le lecteur ne sera pas tenu de connaître sur le bout des doigts l'histoire de l'Angleterre pour y prendre plaisir. Bien sûr, on s'y perd parfois un peu avec les noms de famille et les titres des nombreux personnages du roman, d'autant plus qu'ils trahissent tous dans un sens ou dans l'autre, se ralliant au plus fort du moment, mais l'histoire est fluide et très agréable à lire. Et puis il s'agit beaucoup de la reine Elizabeth, et de ses tourments. Son mariage avec le roi n'est pas reconnu par certains, car il a eu lien en secret, et on la soupçonne bientôt de sorcellerie, comme sa mère, en tout cas ce sont les bruits que vont faire courir ses détracteurs pour salir sa réputation. Il faut dire que cette femme est emplie d'un désir inextinguible de pouvoir et que rien ne lui semble jamais assez. Elle était ambitieuse, mais devient au fil des années vraiment dure, et plus encore quand elle se retrouve veuve. Il semble que rien ne l'arrête, jusqu'à prendre des décisions étranges, dangereuses pour ses proches, complotant sans relâche dans l'espoir de reprendre le pouvoir qu'on lui a arraché et de replacer ses pions sur l'échiquier international. Elle n'est pas sympathique, loin de là, de plus en plus manipulatrice et sournoise, mais fascinante dans son obstination, son idée fixe, se durcissant plus encore à chaque nouvelle trahison.
Bref, un condensé d'histoire plutôt passionnant, et extrêmement facile à lire du fait de son côté romancé. On pourra regretter cependant le côté un ampoulé du texte, qui est écrit au présent, mais dont les dialogues regorgent de passé simple, plus que parfait et de formules « à l'ancienne » qui alourdissent le texte et surtout qui ne correspondent pas à la narration dans l'immédiateté impliquée par l'utilisation du présent.
À noter que ce roman porte le titre de la reine blanche dans la version originale anglaise, un titre qui semble mieux lui convenir, car Elizabeth ne reste finalement quasiment pas dans la clandestinité.
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   20 août 2015
« - Pourquoi les frères du roi se montreraient-ils hostiles ?


- Votre influence restreint celle dont ils jouissent auprès du souverain. Orphelins de père, ces trois garçons ont combattu côte à côte. Édouard les a nommés les trois fils d’York, il a même aperçu un signe qui les identifiait dans les cieux. Toutefois, c’est à vous qu’il réservera le plus clair de son temps, à présent. En outre, il vous accordera des titres et des terres qu’il eût sans vous attribués à ses frères. Souvenez-vous que Georges héritait de la couronne après Édouard, et Richard après Georges ; ils reculeront d’une case aussitôt que vous enfanterez un garçon.


Effrayée par ses paroles, je proteste :


- Je m’apprête à devenir reine d’Angleterre, vous semblez insinuer que je m’engage dans une lutte sans merci.


- C’est de cela qu’il s’agit, confirme-t-elle. Vous n’êtes point Mélusine jaillissant des eaux pour embrasser le bonheur, ni seulement la plus jolie femme de la cour. La route que vous avez choisie sera pavée de combats, de brouilles, d’intrigues. Notre tâche consistera à vous en faire triompher. »
+ Lire la suite
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nightsreadingsnightsreadings   20 août 2015


« Les fils d’York se détruiront les uns les autres – frères contre frères, oncles contre neveux, pères contre fils. Cette famille ne se repaît que de sang ; elle versera le sien propre si celui de l’ennemi lui fait défaut.


Je pose sur mon ventre une main protectrice, comme pour prémunir mon enfant à naître contre une si terrible prédiction.


- Ne prononcez point de telles paroles, Anthony.


- Elles sont le reflet de la vérité, rétorque-t-il, assombri. La maison d’York connaîtra la ruine ; rien de ce que nous tenterons ne l’en sauvera, car ses propres enfants l’auront causée »
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nightsreadingsnightsreadings   20 août 2015
« Notre présence à la cour est maintenant requise. Les ordres du roi partiront demain. Ma sœur, écoutez mon conseil : venez vêtue modestement et accompagnée d’une faible escorte. Cela n’étouffera point la jalousie mais évitera d’empirer une situation déjà délicate. Nous comptons désormais des ennemis au sein de chaque famille du royaume, même celles que nous ne connaissons pas. Toutes maudiront notre bonne fortune et nous voueront aux gémonies. Les pères ambitieux de jolies demoiselles ne vous pardonneront jamais ce succès. Nous passerons le reste de nos vies sur nos gardes. Les immenses opportunités que nous fournit votre position n’auront d’égales que les innombrables risques qui nous menacent. Quoique le beau-frère du souverain d’Angleterre, je ne nourris ce soir que l’ambition de m’éteindre dans mon lit, paisiblement, comme un vieil homme. »
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MariloupMariloup   18 mai 2017
_ Je m'apprête à devenir reine d'Angleterre, vous semblez insinuer que je m'engage dans une lutte sans merci.
_ C'est de cela qu'il s'agit, confirme-t-elle. Vous n'êtes point Mélusine jaillissant des eaux pour embrasser le bonheur, ni seulement la plus jolie femme de la cour. La route que vous avez choisie sera pavée de combats, de brouilles, d'intrigues. Notre tâche consistera à vous faire triompher.
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Aline1102Aline1102   11 mars 2012
The sons of York will destroy each other, one brother destroying another, uncles devouring nephews, fathers beheading sons. They are a house which has to have blood, and they will shed their own if they have no other enemy.
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