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ISBN : 2843447100
Éditeur : Le Bélial' (27/08/2015)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Il y a d'abord Harrison, qui, adolescent, a échappé à une telle horreur qu'on en a fait un héros de romans. Et puis Stan, sauvé des griffes d'une abomination familiale l'ayant pour partie dévoré vif. Barbara, bien sûr, qui a croisé le chemin du plus infâme des tueurs en série et semble convaincue que ce dernier a gravé sur ses os les motifs d'un secret indicible. La jeune et belle Greta, aussi, qui a fui les mystères d'une révélation eschatologique et pense conserve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  16 janvier 2017
Un étrange roman que celui-ci… Un groupe de parole assez spécial est formé par le docteur Jan Sayer. Les personnes qui le composent sont des rescapés de l'horreur. Ce qu'ils ont vécu est assez traumatisant aussi bien émotionnellement que physiquement. Les détails de leur vie sont donnés petit à petit, l'auteur les présente graduellement en même temps, qu'une nouvelle horreur se dessine…
J'avais entendu parler de ce petit livre, je m'attendais à tout autre chose mais leurs vies si touchées et fragiles attirent l'attention. J'aurais aimé en savoir plus sur eux, ça reste parfois un peu léger. Chacune personne semble à la limite entre vie et ténèbres… L'interview de l'auteur à la fin du livre donne une lumière intéressante sur la construction du livre.
Un auteur à relire.
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BlackWolf
  31 août 2015
En Résumé : J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce court roman qui, certes, n'a pas complètement répondu à mes attentes, mais qui ne manque pas de se révéler entrainante, percutante et efficace. L'ambiance fantastique qui se développe lentement, se révèle vraiment intéressant, ajoutant une touche d'étrangeté et de mystère à l'ensemble qui colle parfaitement à ce récit qui oscille entre humour, frisson et action. Je trouve juste dommage que tout l'aspect original de l'ensemble, lié à cette thérapie et aux développement de ses personnages brisés en tant que héros, se retrouve figé à la moitié du récit une fois que la chasse aux monstres prend de l'ampleur. Surtout que les personnages ont un énorme potentiel et pouvoir en développer six n'est pas toujours facile. Cela n'empêche pas cette seconde partie de se révéler solide, pleine d'adrénaline et de rebondissements et qui fait qu'on tourne tout de même les pages avec plaisir. La plume de l'auteur se révèle toujours aussi fluide, entrainante et s'amuse avec la narration offrant une voix à chaque personnages mais aussi au « nous ». Je lirai avec plaisir d'autres écrits de l'auteur en tout cas.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Joualvert
  17 octobre 2017
Amadoué par une couverture en errant sur Babelio (celle de l'édition le Bélial, pas la version poche), puis alléché par le pitch sous-jacent, et enfin conforté par la faible épaisseur de l'objet, je me suis payé une petite (et relative) nouveauté, chose que je fais somme toute assez peu, ayant malencontreusement trop chômé par le passé et étant réduit à faire du rattrapage plus souvent qu'autrement avec des auteurs déjà actifs au siècle dernier et souvent même actuellement sous forme d'ossements ou de poussière impalpable.
Un auteur assez récemment dévoilé donc, spécialement dans la francophonie, nous offre ici une poignée d'inadaptés qui vont apprendre à se connaître et former des liens dans le cadre d'une thérapie de groupe. Tous ont vécu des expériences hautement traumatisantes et peinent à mener une vie normale, balançant sur le seuil de la folie. Chacun, à son rythme, va nous dévoiler sa fascinante et horrifique histoire, et Dieu seul sait ce qui résultera de cette démarche.
Peut-on, dans les années 2010, écrire une histoire de monstres efficace qui renouvelle et actualise le genre ? Ce livre prouve que oui. L'escapade valait le coup et je garderai un oeil sur le responsable. Très charmant petit roman (quoique foncièrement morbide et sanguinolent).
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MonsieurLoup
  12 novembre 2016
Après avoir adoré sa nouvelle dans l'anthologie des Utopiales de 2015, ce court roman ne fait que confirmer une chose : il FAUT que je lise ses autres bouquins !
Au-delà d'une jolie couverture (Aurélien Police oblige) qui donne le ton, et d'un pitch génial pour lequel j'aurais tué pour en avoir l'idée moi-même, c'est un récit prenant qui s'offre à nous, impossible à lâcher. Heureusement alors qu'il fasse moins de 200 pages.
Sa taille joue-elle d'ailleurs en sa défaveur ? Nullement à mon sens. On est immergé dès le début dans le récit et surtout dans la psyché des personnages qui se débattent tant bien que mal avec leur démon et essaient de se reconstruire et vivre après ce que chacun a vécu. L'empathie se crée à mesure que nous les accompagnons, tout en cherchant ce que peuvent cacher les non-dits lorsqu'ils s'expriment les premiers temps au groupe.
L'action n'est pas pour autant mise de côté, surtout en deuxième moité de roman, ne laissant que peu voire pas de temps mort.
On se surprend à rire par moment (surtout grâce au caractère de Stan), à frissonner face à des passages plus effrayants même si l'auteur ne sombre jamais dans le gore ou le trash. Mais le tout reste à chaque page complètement fascinant.
Les thématiques s'avèrent passionnantes, l'auteur s'attardant surtout sur les tropes du genre horrifique à travers le point de vue des victimes survivantes, évoquant également la théorie du monomythe de Campbell pour mieux la retourner. Tout au long du récit, on retrouve l'empreinte, l'influence, l'hommage et les clins d'oeil à des grands films ou romans d'horreur et de fantastique/épouvante.
Au niveau du style, celui-ci sait se faire fluide et prenant, immersif et bien senti.
Le jeu du passage d'une narration débutant par un "nous" pour se fondre dans un "je" s'avère troublant les premiers temps, puis on finit par comprendre que ce "nous" correspond au groupe lui-même, devenu une entité à part entière, un héros qui a lui aussi droit à la parole, avant de se fragmenter en "je" dès qu'on suit un peu plus le point de vue d'un des protagonistes.
La fin n'est pas complètement fermée à une suite, même si le roman tient bien tout seul sans laisser de sentiment de frustration. Mais le plaisir serait réel de retrouver ces personnages.
Une sorte de prequel-spin-off young adulte sur l'un des personnages, Harrison Squared, a d'ailleurs vu le jour, prolongeant un peu plus ce jeu de mise en abîme de Nous allons tous très bien, merci. En espérant une traduction prochainement.
En bref : petit texte, gros gros coup de coeur !
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Wazlib
  19 août 2016
C'est un charmant livre que ce nouvel ouvrage du Bélial. On a pu en entendre du bien dans la célébrissime émission science-fictionnesque qu'est la Salle 101, Raoul n'ayant pas hésité à en dire du bien. Et il faut l'avouer, « Nous allons tous très bien, merci », si ce n'est pas un chef-d'oeuvre du genre, parvient aisément à faire passer un bon moment en abordant bien des choses originales et inspirantes, comme par exemple le stress post-traumatique des personnages de romans horrifiques (la suite jamais racontée, en quelque sorte), ou encore le Mal et son empire, la marginalité et bien sûr, en filigrane de tout cela, la solitude immuable de l'être humain étant sorti de force du confort de son quotidien.
Je ne vais pas revenir sur l'histoire, bien décrite en quatrième de couverture. On se demande bien vers où tout cela va nous mener, et c'est un vrai plaisir de e faire ballotter par Daryl Gregory et son écriture somme toute assez simple. On ne trouvera pas dans ce bouquin un style légendaire mais plutôt une aisance de situation remarquable. Si l'on prend comme exemple les récits des horreurs subies par les différents protagonistes, on réalise l'effort de l'auteur qui parvient à nous scotché au fauteuil, décrivant l'innommable aussi facilement qu'une comptine d'enfant, et ce sans pour autant nous écoeurer. Pas la peine de chercher le gore à outrance ou encore l'horreur la plus expressive, la richesse du bouquin ne tient pas à ça.
Petit bouquin, d'ailleurs, que l'on range du côté des novellas. Et cette taille, couplée à une découpe étrange du livre, donne un faux rythme qui se présente à la fois comme une qualité et un défaut. Je n'ai pas trouvé la narration particulièrement immersive, ce qui se révèle mineur face à la faible épaisseur du bouquin. Effectivement, c'est un peu tiré par les cheveux de parler ici d'une page-turner puisque sa lecture « rapide » est plus une conséquence des 180 pages de récit que d'une réelle adhésion indéfectible à l'écriture de l'auteur ou son intrigue.
Mais attention, le tout est très bon. Les personnages, s'ils sont dans un premier temps méchamment grossiers et caricaturaux, prennent le temps de se creuser au fil des pages, et Gregory parvient à en saisir l'essence admirablement. On sera fasciné par l'histoire de chacun, et très vite on se sentira comme membre du groupe, connaissant les habitudes et les tensions des uns et des autres. Hauts en couleur, il sera difficile de ne pas s'impliquer dans leurs tourments et leur quête de réponse.
Tout défile assez vite, et il est un peu frustrant de ne pas creuser plus certaines parties de l'intrigue, que l'on mourrait d'envie de découvrir. Tout ce mythe autour du Scrimshander, psychopathe, mélange d'un humain et d'un parasite extra-dimensionnel, se plaisant à charcuter ses victimes pour graver la face de leurs os, est par exemple un peu frustrant, le tout se révélant passionnant. En fait, avec du recul, je me dis que j'aurais adoré lire des nouvelles complètes sur le passé monstrueux de ces personnages, m'y plonger un peu plus. Ce n'est pas pour autant un reproche que je fais, puisque le fait de n'avoir qu'un point de vue a posteriori de ces horreurs laisse un flou et un mystère favorable à l'ensemble du livre, prenant clairement le parti d'un présent post-traumatique, brisé par les fantômes du passé s'incarnant ici en d'immondes cicatrices.
Il est regrettable, également, de basculer dans une histoire plus banale d'action fantastique vers la fin du livre. le propos était si fin qu'il est légèrement dommage de le gâcher au profit d'une « fin de l'histoire », qui sans être ratée, est un peu téléphonée. Les rebondissements à la fin du livre auront leur impact, sans pour autant transcender le lecteur qui perd un peu d'intérêt en quittant cette atmosphère si intelligente que Daryl Gregory avait parvenu à installer.
Dans les thèmes abordés, c'est quasiment un sans-faute. Daryl Gregory pratique autant le dit et le non-dit, fournissant quelques pistes de réflexion (genre le monomythe de Campbell) et nous laissant l'agréable effort de se faire notre propre point de vue sur cette histoire de lutte contre soi-même et la différence, une illustration quasiment magistrale de e que peuvent ressentir ces gens tirés miraculeusement de situations à l'horreur indicible. Une horreur qui se fondera bien vite dans cette figure noire qu'est le Mal, omniscient et liant chaque être pour une mise en abime vertigineuse. Un Mal qui pousse chacun à l'interrogation car incompréhensible et source d'une lutte éternelle peu salutaire.
En conclusion, le petit ouvrage de Daryl Gregory est d'une grande qualité, s'affinant au fil des pages pour un résultat étrange, terrifiant et drôle parfois, inspirant et glaçant. L'univers de l'auteur, perpétuellement orienté vers l'hommage, parvient sans mal à se démarquer du reste de la littérature actuelle pour, à l'instar d'un Gaiman, développer des thèmes qui lui sont chers, à sa manière ce sui est synonyme ici d'étrangeté, et de manière surprenante, d'une grande sincérité. Alors bien sûr, ce n'est peut-être pas le roman fantastique de l'année, mais c'est clairement une bonne surprise prenant à contrepied à peu près tout le monde dans ce domaine. Oeuvre réussie et courte, je ne saurais trop vous conseiller « Nous allons tous très bien, merci », qui mérite d'être lue pour le simple plaisir que l'on en retire.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   28 août 2015
Elle savait depuis un moment déjà que son mari et ses enfants n'avaient pas besoin d'elle. Oh, peut-être qu'ils l'aimaient, mais de là à avoir besoin d'elle ? Ce qui leur manquerait, ce serait les repas qu'elle leur préparait, les rendez-vous qu'elle prenait à leur place, les bulletins qu'elle signait. Elle se chargeait du calendrier et des expéditions au pressing, gardait le compte de la pointure en permanente évolution des garçons, découpait les carottes, remplissait les bouteilles d'eau, ôtait les fibres de lin bleu du filtre du sèche-linge. Des activités d'entretien, en somme, facilement exécutables par n'importe qui. Pour les choses essentielles, les mâles de la maison pouvaient compter les uns sur les autres. Ils formaient une seule et même entité, une meute.
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DoVerdorieDoVerdorie   27 août 2015
[...], il se pourrait que j'entretienne l'idée d'étouffer mon nihilisme. Juste un peu. Pas parce que la vie n'est pas dénuée de sens - ça me paraît incontestable -, mais parce qu'avoir en permanence conscience de sa futilité m'épuise... L'oublier un moment ne me dérangerait pas. J'aimerais pouvoir sentir le vent sur mon visage et me dire l'espace d'une minute que ce n'est pas parce que je suis en train de tomber d'une falaise.
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shayashaya   19 janvier 2016
Nous formions une équipe d’insomniaques professionnels. Une fois que vous savez qu’il y a des monstres sous le lit, fermer les yeux, relève de l’inconscience ; on fait les cent pas, on fixe l’obscurité, on guette le grincement de la porte qui s’ouvre...
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maylibelmaylibel   11 décembre 2015
Il se pourrait que j'entretienne l'idée d'étouffer mon nihilisme. Juste un peu. Pas parce que la vie n'est pas dénuée de sens - ça me paraît incontestable -, mais parce qu'avoir en permanence conscience de sa futilité m'épuise... L'oublier un moment ne me dérangerait pas. J'aimerais pouvoir sentir le vent sur mon visage et me dire l'espace d'une minute que ce n'est pas parce que je suis en train de tomber d'une falaise.
- Vous sous-entendez que vous aimeriez être heureux ?
- Ouais. C’est ça.
(p. 16-17)
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gorjussgorjuss   06 octobre 2018
Nous nous sommes initialement découvert par le seul biais de nos paroles.
On s’asseyait en cercle et on parlait les uns aux autres,
chacun présentait une certaine version de lui-même.
On racontait notre histoire,
on testait divers comportements.
Le Dr Sayer avait dit que le groupe serait une occasion « d’éprouver la réalité ».
Qu’arriverait-il si nous nous révélions
et partagions nos véritables pensées ?
Si nous parlions de ce que nous craignions le plus ?
Si nous nous comportions en fonction de règles qui,
pour une fois,
n’étaient pas dictées par nos pires soupçons ?

Peut-être que ce serait la fin du monde.
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Video de Daryl Gregory (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daryl Gregory
Interview de Daryl Gregory par Actusf aux Utopiales 2015.
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