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EAN : 9782925059011
609 pages
Marchands de feuilles (11/03/2020)
3.5/5   4 notes
Résumé :
Daniel Grenier n'a lu que des livres écrits par des femmes pendant une année entière. Il vous offre avec Les constellées une réflexion sur sa position d'homme blanc privilégié, la fiction versus l'autofiction, la mélancolie de Sylvia Plath, la résurgence des voix autochtones, la place du corps des femmes dans la littérature. Il y proclame son amour pour Clarice Lispector et vous fait découvrir l'autrice d'origine québécoise Marie Grace DeRepentigny alias Grace Metal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais exactement, en soulevant la belle couverture des Constellées, mais ce n'était pas tout à fait à ce que j'y ai trouvé...

Je m'attendais peut-être à ce que le texte prenne la forme d'un journal de lecture, dans lequel chacun des livres lus serait analysé et commenté séparément. Les lectures sont plutôt regroupées par thèmes – un pour chaque mois de l'année – et présentées dans un texte suivi, au gré des réflexions de l'auteur.

Je m'attendais peut-être aussi à lire davantage le récit d'une découverte, celle d'un homme s'ouvrant à un nouveau champ de possibilités. Même si l'auteur admet avoir eu tendance à préférer lire des auteurs masculins par le passé, la littérature féminine et sa théorie ne sont pas du tout inédites pour lui. Il n'y a pas tellement de surprise ou d'étonnement dans le récit qu'il fait de ses lectures.

Et comme je pensais lire les débuts exploratoires d'un néophyte, je m'attendais probablement à retrouver plus de classiques ou de titres connus parmi ses choix de lectures. L'auteur y va plutôt de ses goûts personnels un peu nichés, qui semblent plutôt pencher du côté de l'essai et du récit autobiographique que de celui de la fiction. L'auteur semble aussi beaucoup s'intéresser à la littérature américaine, et un nombre important d'extraits non traduits se retrouvent en anglais dans le texte.

Tout ça étant dit, différent ne veut pas nécessairement dire décevant. le projet demeure pertinent, la démarche, louable et le résultat, intéressant. L'auteur aborde son sujet avec beaucoup d'humilité – peut-être même un peu trop! – et évite habilement les nombreux écueils qui auraient pu faire couler le projet. Une grande place a été ménagée aux autrices issues de communautés marginalisées, il est donc abondamment question des littératures autochtone, afro-américaine et queer. C'est un exercice d'ouverture remarquable et un exemple à suivre.

J'ai particulièrement apprécié le chapitre du mois d'août, dans lequel l'auteur suit les suggestions de lectures de ses amies et collègues féminines, ainsi que le chapitre final, où il raconte son expérience de lecteur d'un point de vue plus personnel. C'est un texte qui donne envie d'explorer et d'apprendre. J'en ressort avec une très longue liste de livres à ajouter à ma déjà-très-longue-liste de livres à lire!
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
22 juin 2020
Pendant un an, l’écrivain et traducteur québécois Daniel Grenier a relevé un défi proposé par son éditrice, Mélanie Vincelette : ne lire que des livres écrits par des femmes. Il partage le fruit de cette expérience très enrichissante dans un journal de lecture fascinant, Les Constellées.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Je veux écrire des essais comme ceux de Virginia Woolf, qui regardent le passé avec l'objectivité du scientifique et le futur avec l'euphorie de l'oracle. J'ai envie de lire celles et ceux qui arrivent, qui sont presque là, sur le point de déconstruire ce qui a été fait avant.
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Ce n'est pas un livre fait pour ouvrir les yeux à ceux et celles qui, comme moi, se prétendent les alliés de la cause autochtone quand ça fait leur affaire, c'est un livre qui a été écrit pour nous les crever alors qu'ils sont grand ouverts.
(à propos de "Je suis une maudite sauvagesse" de An Antane Kapesh)
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Je veux embarquer dans l'écriture (...), non pas en criant à l'abordage, mais en partageant le gouvernail avec celles et ceux que j'ai lus, parce que je ne sais pas où je m'en vais et que je ne l'ai jamais su.
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Ce sont ces livres-là que j'ai envie de lire (...). Ceux qui se posent les mêmes questions que l'humanité entière s'est toujours posées, mais qui le font à partir d'un endroit qui remet en question le principe même de l'universel en littérature.
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Les femmes, les artistes, les écrivaines sont habituées à se traiter elles-mêmes de folles et d'hystériques et de construire leur imaginaire à partir de cette réappropriation de ce dont ont les a qualifiées durant si longtemps pour les écarter d'une certaine idée de l'universalisme.
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Videos de Daniel Grenier (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Grenier
RÉSUMÉ Jeremiah Camp, l'oracle, a le pouvoir de voir au coeur de l'humanité. Après avoir prédit l'avenir au profit des riches et des puissants, Jeremiah Camp, dégoûté, fait voeu de silence et décide de se cacher du monde. Reclus dans l'ancien pensionnat d'une réserve autochtone, il se donne pour mission d'arracher les croix dans le cimetière du pensionnat et de les remplacer par des pierres gravées des noms de chaque enfant mort à l'école résidentielle.
Or, son passé au sein du consortium multinational, le Groupe Locken, ne tarde de le rattraper. Quand les milliardaires figurant sur une liste que Camp avait créée commencent à mourir, la directrice et héritière du consortium, Ash Locken, finit par le retrouver et exige de lui une dernière prédiction.
Seuil de tolérance expose l'extrême richesse de la directrice héritière et la disparité flagrante entre son monde et celui de la réserve autochtone. Quel est le coût social et moral de l'accumulation de richesses par des milliardaires? Et que peuvent faire les gens ordinaires face à tant d'injustice? Pour Jeremiah le reclus, la vie en communauté devient à la fois sa damnation et son salut.
Portrait satirique des fractures de l'existence moderne, SEUIL DE TOLÉRANCE est un roman audacieux et provocateur sur les conséquences sociales et politiques de l'inégalité créée par les privilèges et le pouvoir.
- Traduit de l'anglais par Daniel Grenier
+ Lire la suite
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