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EAN : 9782896980291
Le Quartanier (11/04/2012)
2.94/5   16 notes
Résumé :
On dit qu’à Saint-Henri, tout est possible. Ici, les filles ressemblent toutes à des actrices de cinéma et Louis Cyr est encore assez fort pour porter n’importe quel destin sur ses épaules. Toutes les lignes du métro convergent et le bruit de fond de l’autoroute n’empêche pas les gens de rêver ‒ à un avenir meilleur, à leur lointain pays tropical. On dit qu’ici des histoires s’écrivent, malgré tout, au milieu des obsessions débridées, des défaillances technolo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Jamais le quartier Saint-Henri ne sera plus présent que dans Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy quand il est question de fiction et que dans Occasions de bonheur à St-Henri du notaire Maurice Proulx, quand on parle de souvenirs.

Le titre accrocheur choisi par Daniel Grenier pour réunir ses nouvelles laissait croire que ce quartier où il a atterri il y a quelques années, après un long séjour dans le 450, serait omniprésent dans Malgré tout on rit à Saint-Henri. Ce n'est pas le cas. Il y a bien quelques clins d'oeil ici et là, au fil des anecdotes que nous livre l'auteur. Des noms de rues sont mentionnés. le très beau parc Sir-George-Étienne-Cartier, autant méconnu par ceux qui habitent hors du quartier que chéri par ceux qui le fréquentent, est présent, tout comme le marché Atwater.

Mais les lieux comme l'esprit du quartier m'ont semblé plus absents que mis en évidence. Cela n'enlève rien à ces nouvelles que nous offre Daniel Grenier, lesquelles forment un tout hétéroclite, l'auteur passant avec un certain bonheur d'un accent et d'un niveau de langue à l'autre.

C'est à une galerie de personnages colorés faisant face en alternance à des situations hors de l'ordinaire ou des plus banales que nous convie ce recueil, qui s'ouvre sur une histoire mettant en scène un lecteur qui m'a paru familier et qui le sera pour tout libraire (ou ex-libraire) qui a eu dans sa clientèle un dévoreur de titres de psycho pop. Autrement dit, un excellent début!

Même si les nouvelles n'ont pas toutes les qualités de la première, pas plus qu'elles ne provoquent le même effet sur le lecteur, chacune propose un regard de biais qui met en évidence le côté parfois insolite de certaines situations. Cela m'a plu, tout comme la façon de raconter de l'auteur dont la plume alerte a été remarquée alors qu'il n'avait que 18 ans. Il a en effet reçu en 1999 le Grand Prix Bruno-Roy-COOP du cégep André-Laurendeau pour son court essai sur la littérature québécoise, lequel a été publié dans XYZ. La revue de la nouvelle. Trois ans plus tard, il y publiait une nouvelle qui a été remaniée depuis et intégrée à Malgré tout on rit à Saint-Henri.

Le premier recueil de Daniel Grenier, sans être parfait ni uniforme, possède déjà un souffle et un ton qui devraient se faire une place dans la littérature de chez nous.

Saint-Henri est un quartier inspirant. Jean Pelchat et Martyne Rondeau y habitaient eux aussi au moment de la parution d'un premier recueil de nouvelles pour l'un et d'un premier roman pour l'autre. Puisse celui-ci continuer à inspirer Daniel Grenier qui l'a mis à l'honneur dans quelques-unes de ses nouvelles.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Avec un tel titre, je me serais attendu à ce que le quartier Saint-Henri de Montréal soit plus présent, qu'il occupe une place privilégiée parmi les décors de cet ensemble de nouvelles, qu'il soit l'assise de diverses aventures, qu'il soit le quartier général de ce recueil. Or, ce n'est point le cas. Je crois que Saint-Henri aura plutôt été le lieu de création, le contexte qui a permis la naissance de cette écriture multiple, l'atmosphère génératrice d'idées à mettre en textes.

Après un Chèque en blanc particulièrement réussi où la psychopop du Secret trône, Daniel Grenier s'aventure vers des portraits, des anecdotes et quelques errances, sur des tons variés, en adoptant divers niveaux de langages, en s'étendant plus ou moins sur les univers ainsi créés. Et puis il y a Les mines générales où le narrateur, féru de langue portugaise, adopte, par l'intervention du hasard, une famille brésilienne qui le changera à jamais.

Dans toutes ses interventions en forme de nouvelles, Daniel Grenier met à contribution un souffle qui ne s'épuise pas. J'ai particulièrement hâte d'aborder son récent et premier roman L'année la plus longue.

Lien : http://rivesderives.blogspot..
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Grosse déception pour ma part.

Je m'attendais à des nouvelles pleines de vie face aux problèmes quotidiens. Je m'attendais peut-être à trop de chose en vue du titre que je n'ai pas retrouvé à l'intérieur... Peut-être est-il juste passablement Trop décousu à mon goût....
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Grosse déception pour ma part.

Je m'attendais à des nouvelles pleines de vie face aux problèmes quotidiens. Je m'attendais peut-être à trop de chose en vue du titre que je n'ai pas retrouvé à l'intérieur... Peut-être est-il juste passablement Trop décousu à mon goût....
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Un excellent premier ouvrage pour un jeune auteur on ne peut plus prometteur!
Lien : http://regardslitteraires.tv..
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critiques presse (1)
LaPresse
02 septembre 2015
Un premier roman au souffle épique et à l'écriture maîtrisée.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Après on est sortis dans la rue et il faisait beau, ça se dessinait comme un début de printemps à Montréal. Tu mets ta tuque noire à cause d’un coup de vent entre deux blocs, t’enlèves ta tuque noire à cause d’un rayon de soleil généreux, tu remets ta tuque, tu renlèves ta tuque, on sait c’est quoi,
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Videos de Daniel Grenier (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Grenier
RÉSUMÉ Jeremiah Camp, l'oracle, a le pouvoir de voir au coeur de l'humanité. Après avoir prédit l'avenir au profit des riches et des puissants, Jeremiah Camp, dégoûté, fait voeu de silence et décide de se cacher du monde. Reclus dans l'ancien pensionnat d'une réserve autochtone, il se donne pour mission d'arracher les croix dans le cimetière du pensionnat et de les remplacer par des pierres gravées des noms de chaque enfant mort à l'école résidentielle.
Or, son passé au sein du consortium multinational, le Groupe Locken, ne tarde de le rattraper. Quand les milliardaires figurant sur une liste que Camp avait créée commencent à mourir, la directrice et héritière du consortium, Ash Locken, finit par le retrouver et exige de lui une dernière prédiction.
Seuil de tolérance expose l'extrême richesse de la directrice héritière et la disparité flagrante entre son monde et celui de la réserve autochtone. Quel est le coût social et moral de l'accumulation de richesses par des milliardaires? Et que peuvent faire les gens ordinaires face à tant d'injustice? Pour Jeremiah le reclus, la vie en communauté devient à la fois sa damnation et son salut.
Portrait satirique des fractures de l'existence moderne, SEUIL DE TOLÉRANCE est un roman audacieux et provocateur sur les conséquences sociales et politiques de l'inégalité créée par les privilèges et le pouvoir.
- Traduit de l'anglais par Daniel Grenier
+ Lire la suite
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