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ISBN : 2013224125
Éditeur : Hachette (13/08/2007)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 362 notes)
Résumé :
Le gouvernement des Lettrés a interdit les écrans et décrété la lecture obligatoire. Face à cette tyrannie, les Zappeurs se révoltent : ces jeunes rebelles, adeptes de l'image, propagent un virus qui efface les mots à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote.
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Critiques, Analyses & Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  18 juin 2017
Au début des années quatre-vingt-dix, internet et les jeux vidéos sont en pleine expansion. Beaucoup s'inquiètent alors de la menace que le livre électronique fait peser sur le livre-papier. Certains prédisent même la mort de ce dernier.
Christian Grenier explique qu'à cette époque, quand il intervenait en tant qu'auteur de SF dans des collèges ou des médiathèques, on lui posait souvent la question : "D'après vous, quand les livres vont-ils disparaître ?", comme si en tant qu'auteur de SF il avait la faculté de connaître un peu l'avenir...
Il ajoute : "Je tentais de rassurer mes interlocuteurs. Contrairement à certains de mes collègues ou camarades (comme Alain Grousset, avec qui j'avais fait un pari !), je ne redoutais pas du tout la concurrence des écrans, d'Internet et encore moins celle des e-book. Moi-même amoureux des livres, j'étais persuadé que ceux-ci perdureraient. Mais je devinais chez les intellectuels (écrivains, profs de Lettres, documentalistes, bibliothécaires) une telle angoisse et un tel désir de sauvegarder le livre (et, indirectement, leur emploi) que je résolus de leur répondre... au moyen d'un roman !"
Voici donc expliquée par l'auteur lui-même la genèse de ce drôle de livre.
Un livre fort sympathique qui a l'avantage d'offrir plusieurs niveaux de lecture. Un roman estampillé "jeunesse", mais qui peut s'apprécier à tout âge.
Les plus jeunes lecteurs y verront une histoire un peu folle, avec des personnages originaux et amusants.
Les moins jeunes apprécieront le clin d'oeil appuyé à Ray Bradbury, dans la dédicace "To Ray Bradbury, of course" et dans le récit. Mais alors que dans Fahrenheit 451 les livres sont interdits par le pouvoir qui se sert des écrans pour gouverner, dans Virus LIV 3, c'est l'inverse : le pouvoir est au mains des Lettrés qui interdisent les écrans.
Il y a beaucoup d'humour dans ce texte, là encore, plus ou moins accessible selon le degré de compréhension du lecteur. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les noms des personnages, qui font référence à des héros de romans connus. Si certains, tels Allis L.C. Wonder ou Colin B.V. Chloé se décodent facilement, d'autres m'ont donné plus de fil à retordre... mais, chut... je n'en dis pas plus et vous laisse le plaisir de les découvrir. Christian Grenier a dû bien s'amuser en les inventant, tout comme les nombreux sigles tout droits sortis de son imagination et dont le livre est truffé. Il y a même un glossaire en fin d'ouvrage pour nous les expliquer. Je ne résiste pas au plaisir de vous en donner un : l'AEIOU, qui est l'Académie Européenne des Intellectuels Officiels Unis et dont les membres sont nommés... les Voyelles !
Quel est donc ce mystérieux virus qui efface les lettres d'un livre au fur et à mesure de la lecture, et qui contamine les lecteurs qui le transmettront de livre en livre ? Et, question cruciale pour nous, lecteurs passionnés : les livres vont-ils lui survivre ?
À vous de lire Christian Grenier pour avoir la solution.
Une lecture distrayante et intelligente, une jolie façon d'initier les jeunes lecteurs à la SF.
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Luniver
  02 février 2012
"Virus L.I.V.3 ou la mort des livres" nous plonge dans l'univers des Lettrés, où la lecture et les livres sont les valeurs principales de la société : la lecture est fortement conseillée, les citoyens doivent posséder un permis pour s'exprimer devant plus d'une personne, afin que la parole ne soit plus utilisée n'importe comment. La société est dirigée par les Voyelles, écrivains émérites qui renoncent aux honneurs et à la richesse pour rejoindre le gouvernement. Tout ce qui est visuel ou électronique est mis au ban de la société : écran, Internet, cinéma, ...
Allis vient d'être acceptée parmi les voyelles. Elle est sourde-muette, particularité mal acceptée dans un monde où la parole est tellement précieuse. Mais les autres Voyelles l'ont justement choisie dans ce but : étant donné son handicap, elle est la seule à pouvoir s'infiltrer chez les Zappeurs, pour tenter de découvrir qui se cache derrière le virus du L.I.V.3 : ce virus se répand dans toutes les bibliothèques. Chaque personne qui lit un livre infecté efface l'encre du livre, et se retrouve en échange dans un monde virtuel qui retrace le roman. Toute possibilité d'imagination est donc rendue impossible, on ne peut suivre l'histoire qu'à travers ce monde.
Ce roman est destiné à la jeunesse, mais est assez agréable à suivre. Il y a de multiples références à d'autres oeuvres, je ne suis d'ailleurs pas certain de les avoir toutes relevées. Les noms des personnages par exemple sont savoureux : Céline L. F. Bardamu, Allis L.C. Wonder, ... Il est aussi intéressant de montrer que les univers littéraire et électronique peuvent s'enrichir mutuellement, au lieu de les voir comme des ennemis irréconciliables.
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Kittiwake
  15 juillet 2014
La lecture de ce court roman d'anticipation m'a fait subir les mêmes effets que ce qu'y vivent les personnages : se trouver totalement immergé dans l'histoire. A ceci près que dans cet univers où une lutte ouverte opposent les Lettrés et les Zappeurs (point n'est besoin d'explication plus précise : il y a ceux qui tournent les pages et ceux qui regardent les images....), dans ce monde donc, un virus se répand de faon extrêmement contagieuse : parcourir un livre plonge le lecteur au coeur de l'histoire mais en efface les pages.... Les livres sont donc grandement menacés et deviennent des proies hautement convoitées. La narratrice est doublement atteinte en tant qu'écrivaine, puisque les pages qu'elle crée disparaissent au fur et à mesure. Et pour cette jeune femme sourde et muette, c'est un moyen d'expression vital qui lui échappe. La voilà très motivée pour accepter la mission que lui confie l'AEIOU : découvrir qui est à l'origine de cette épidémie...
C'est à la fois drôle, attractif, et inquiétant.
Drôles les sigles utilisés (les ordis BCBG -Big Computer Bill Gates-, l'AEIOU - académie européenne des intellectuels officiels unis dont les membres sont appelés des Voyelles- ....).
Attractif pour les incursions dans plusieurs romans culte, en compagnie de la narratrice et des personnages (comme chez Jasper Fforde)
Inquiétant car le modèle de société décrit n'est pas si éloignés du nôtre.
C'est donc un très agréable roman que même les lecteurs réticents à l'anticipation devraient apprécier

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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kllouche
  17 septembre 2011
Petit livre destiné aux collégiens d'à peine 200 pages, L.I.V.3 est une petite merveille.
Le virus de la Lecture Interactive Virtuelle décime les livres. Lorsqu'un lecteur lit le texte d'un ouvrage, il pénètre dans l'histoire, la visualise en 3D et peut interagir avec les personnages devenant même l'un d'eux. Mais au fur et à mesure de la lecture, le texte imprimé disparaît totalement ne restant plus que dans la mémoire du lecteur. Face à ce fléau, le gouvernement des Lettrés, qui a interdit les nouvelles technologies, décide d'envoyer leur nouvelle recrue, la voyelle Allis, infiltré la ZZZ « zone des zappeurs zinzins » afin de mettre un terme à cette calomnie. Allis découvre alors que le leader des zappeurs zinzins est en réalité Lund/Mondaye/Sonn, le fils de sa patronne Emma. Ce dernier lui explique que ce virus avait au départ été mis en place pour contrer sa cécité et que sa propagation était un pur accident. Suite à la trahison de Céline, une autre voyelle, Emma, Allis (sourde et muette) et toute l'AEIOU décide d'allier leur effort pour développer le monde des livres ET le milieu informatique car dans les livres il y a encore des livres et que l'informatique est une porte vers le développement de la lecture.
Christian Grenier parvient à poser l'essentielle des questions soulevées autour du développement croissant du e-book à partir de la réalité actuelle dans un ouvrage de science-fiction pas si fictif que ça. Publié en 2001, je n'ai pu que constaté que les hypothèses émises sur le futur du livre et de la société sont plus d'actualité qu'il y a dix ans. Visionnaire donc, Christian Grenier était déjà bien proche de la réalité présente. Cet ouvrage est l'occasion d'expliquer à des jeunes que le mode de lecture qu'il connaisse et utilise quotidiennement n'est plus celui dont usait la génération précédente. Excitent les ouvrages papiers, nous voici dans l'air des liseuses et livres numériques. Plus facilement diffusable, sauvegarder su les ondes, même le gouvernement des Lettrés ne peut nier les possibilités qu'offre le numérique.
Le livre LIV3 en lui-même est extrêmement facile à lire. L'auteur ne se contraint pas à user d'un vocabulaire informatique complexe, les noms des lieux comme la ZZZ, l'AEIOU, le CCC (le Couvert, le Coucher, la Culture) sont très bien trouvés bien qu'enfantins – mais l'essence même du livre respire d'une volonté de simplicité. Absolument génialissime, je regrette de n'avoir découvert ce roman qu'à mes 19 ans. Les débats en cours de communication à la fac n'en aurait été que plus enrichi de citations tiré de ce chef-d'oeuvre !
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Mondaye
  10 avril 2016
Comment se fait il que je n'ai pas encore commenté ce livre?
Retard pour le moins surprenant, car après tout c'est de ce petit bijou que vient mon pseudo, j'ai ce "lien" entre le monde de la lecture et celui du net, car malgré une bibliothèque de taille respectable, je suis en bonne voie pour devenir informaticienne, et même sans cela, je surf pas mal.
Car oui c'est là la thématique de départ de l'oeuvre: le fossé séparant la lecture de l'informatique et l'incompatibilité supposée des deux.
Virus L.I.V. 3 (pour Lecture Interactive Virtuelle) est un livre de science-fiction proche, (fin du XXème) ou la société est divisée en deux groupes.
D'une part nous avons les Lettrés, qui représentent la majorité de la population et globalement la position "officielle". Ce sont des lecteurs, et souvent auteurs, qui sont dirigés par le gouvernement officiel qui est L'AEIOU pour Académie Européenne des Officiels Unis dont les membres sont aussi surnommés Voyelle (une sorte d'Académie française qui serait à la présidence pour faire une analogie).
D'autre part nous avons les Zappeurs, qui eux sont un peu les renégats de la société (les zonards de Starmania) et qui conspuent la lecture et sont entièrement tourné vers l'informatique souvent sont en partie cyborgs, et qui vivent plus ou moins cachés. Leur "cri de guerre" est "Délivrez nous des livres".

Voilà pour la peinture globale. Viennent ensuite les personnages.
Tout d'abord Allis, la vingtaine, une bonne lectrice et auteure de surcroit. Bref la parfaite petite Lettrée. Et c'est pour cela qu'elle va être appelée à occuper de très haute fonction. Mais ce n'est pas sans la troubler car son dernier livre "Des livres et nous" tient une position assez ambiguë: il appelle au consensus avec les Zappeurs.
Car oui Allis utilise le net, pour dialoguer tout les soir avec son amie Zappeuse Mondaye. Amie qu'elle n'a jamais rencontrée. Et à laquelle elle n'a jamais avouée la vérité...
elle est sourde et muette.
Et là je dois commencer à parler de l'intrigue, sans trop en dévoiler.
Les Voyelles venant la trouver pour lui annoncer son élection on tôt fait de lui faire comprendre que sa position vis à vis des Zappeurs n'est en rien une gène pour son élection en ce moment, mais bien une planche de salut. Car du fait de sa sympathie elle est la plus à même à aller mener une enquête dans une ZZZ (Zone Zappeur Zinzin) pour découvrir la vérité au sujet d'un terrible fléau du monde littéraire : le Virus L.I.V. 3
Le Virus L.I.V. 3. qui menace de toucher l'intégralité des livres d'Europe et du monde par son infection livre-lecteur lecteur-livre propulse le lecteur dans l'histoire du livre. Comme une réalité virtuelle. Mais toujours la même pour tout les lecteurs. Et de plus il efface les pages du livre au fil de la lecture.
Il est impératif qu'Allis puisse découvrir une cure contre ce virus en allant négocier avec le chef des Zappeurs.
Une des Voyelles Emma la prend également à part et lui confie une autre mission: celle de retrouver son fils Lund, autrefois Lettré mais ayant pris la fuite et trouvé refuge auprès des Zappeurs après être devenu aveugle.
je m'arrêterai là pour ne pas spoiler l'intégralité du livre.
Ce que j'ai beaucoup aimé c'est le fort message d'acceptation que transmet le livre, d'abord celui de deux univers différents que sont a lecture et l'informatique, que certains voient encore comme antagoniste malgré leur compatibilité. Ensuite aussi l'acceptation du handicap la peur de se dévoiler aux yeux de l'autre, mais aussi l'acceptation de handicap de l'autre. Je parle évidement de la relation Lund-Aliss
Et évidement la réflexion intéressante sur ce qu'est la lecture, avec à la fin une mise en abysse par rapport à notre propre monde un rien déconcertante mais néanmoins plaisante.
Toutes ces raisons font que ce livre fut un des mes plus grands coup de coeur de mon adolescence et que aujourd'hui encore même s'il est classé jeunesse je ne le renierais pas.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
mathilde08mathilde08   19 mars 2011
A cet instant de ma lecture, je sentis ma vue se brouiller; tout ce qui m'entourait bascula dans un vide coloré.
Il me fallut quelques secondes pour reprendre pied - et pour comprendre ...
Comprendre que je ne me trouvais plus dans les sous-sols de la TGB mais sur le seuil d'une maison inconnue! Face à moi, je reconnus le parc, les arbres... et l'héroïne du roman que je venais de commencer. Oui: je reconnus même la domestique qui pourtant ne figurait pas sur la couverture! Mais elle était telle que je l'avais imaginée. Au fait, l'avais-je vraiment imaginée ? Non, pas exactement; son visage et son expression étaient restés dans ce flou où sont noyés les personnages secondaires d'un texte. Mais maintenant que je l'avais en face de moi, je savais que c'était elle.
Cette réalité reconstituée était parfaite. Trop parfaite, même : la maison paraissait tirée d'une image de magazine; le paysage ressemblait à un tableau bon marché; Valérie Morris, face à moi, avait des airs de poupée fragile, et sa robe semblait sortir de chez le teinturier.
Je déplaçai mon regard. J'avançai. J'étais réellement ailleurs. A l'intérieur du texte, en quelque sorte !
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misscecemisscece   19 juin 2008
Aussi, au moment où tu vas refermer cet ouvrage, lecteur, il faut que tu admettes cette éventualité : peut-être es-tu le héros d'une autre histoire, la tienne, qu'un lecteur lit dans un monde plus réel que le tien.
Et moi, Allis, je tiens à te remercier : grâce à toi, désormais, j'existe. Peut-être pour très longtemps. Car ce sont les lecteurs qui rendent les personnages éternels.
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LuniverLuniver   31 janvier 2012
«Si les hommes ont instauré la République, ce n'est pas grâce à La Fayette, Danton ou Robespierre mais parce que Platon, Thomas More, ou Jean-Jacques Rousseau en avaient semé l'idée dans les esprits. Si l'on a conquis la Lune, ce n'est pas grâce à Tsiolkowski, Kennedy ou Wernher von Braun ; c'est parce que Cyrano de Bergerac, Jules Verne et Hergé en avaient cultivé le projet dans l'imaginaire collectif.»
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   20 juin 2017
On y trouvait aussi affichés les portraits des auteurs les plus prestigieux de toutes les littératures - c'est à dire les vrais artisans du destin de l'humanité. Comme l'avait un jour affirmé Colin : "Si les hommes ont instauré la République, ce n'est pas grâce à La Fayette, Danton ou Robespierre mais parce que Platon, Thomas More ou Jean-Jacques Rousseau en avaient semé l'idée dans les esprits. Si l'on a conquis la Lune, ce n'est pas grâce à Tsiolkowski, Kennedy ou Wernher von Braun ; c'est parce que Cyrano de Bergerac, Jules Verne et Hergé en avaient cultivé le projet dans l'imaginaire collectif."
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mathilde08mathilde08   19 mars 2011
Puis mon siège pivota et je fis face à un nouvel inconnu. Faire face n'est pas l'expression convenable, car en réalité, lui me tournait le dos.
Il était blond, vêtu d'une combinaison noire sur laquelle était brodé un superbe soleil rouge sang. A ses côtés se tenait, debout, un immense Homme-Ecran.
Oui : un géant, chauve, au sourire d'enfant et aux traits asiatiques; il me désigna d'une main le jeune homme assis, et de l'autre son propre thorax où s'inscrivait, sur l'écran :
"Bienvenue dans la ZZZ, mademoiselle. Je suis Sonn. C'est bien moi que vous désirez rencontrer ?"
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Christian Grenier nous parle de ses nouveaux romans de la collection Heure Noire chez Rageot !
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Pourquoi Allis est-elle différente des autres Voyelles ?

car ses parents sont des zappeurs
car elle utilise des écrans pour pouvoir communiquer
car elle arrive à communiquer avec Soon, le chef des zappeurs

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Thème : Virus L.I.V.3 ou la mort des livres de Christian GrenierCréer un quiz sur ce livre
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