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ISBN : 1090743076
Éditeur : L'Agrume (17/05/2013)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Quand elle arrive dans sa nouvelle école d’art, la jeune Åsa sent qu’elle va enfin prendre confiance en elle. Au cours d’une soirée, le beau Nils vient la séduire et elle en tombe aussitôt amoureuse. Nils devient son chevalier protecteur ; avec lui, Åsa n’a plus peur de se projeter dans l’avenir. Parfois, il a pourtant des réactions étranges : il se fâche si Åsa ferme les yeux quand il l’embrasse, et s’emporte dès qu’elle cesse de prêter attention à lui. Peu à peu, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
zazimuth
  14 avril 2014
J'ai emprunté cette bande dessinée à la médiathèque et c'est un choc.
Publiée en partenariat avec Amnesty International, elle aborde la question de la violence conjugale mais a fait écho pour moi à une émission radiophonique évoquant le cas des pervers narcissiques.
Asa est heureuse de pouvoir intégrer une école des Beaux-Arts et gagner en indépendance loin de ses parents. Alors qu'au lycée son look artiste, bohème et gothique la marginalisait, elle se sent ici à sa place, intégrée et appréciée. Alors quand Nils, le charmeur de la promo jette son dévolu sur elle, c'est le rêve qui continue... Pourtant elle doit bien vite déchanter car il est sujet à des sautes d'humeur totalement imprévisibles et critique petit à petit tout ce qu'elle aime l'amenant à rejeter son style, ses vêtements, son maquillage, sa musique...
C'est une lecture dure mais le parcours de l'héroïne permet de bien comprendre comment peut fonctionner ce type de harcèlement moral au sein du couple.
Commenter  J’apprécie          90
Slava
  13 octobre 2016
Asa est une jeune étudiante des Beaux-Art, heureuse d'intégrer une école où elle pourrait s'épanouir, et fait la rencontre d'un jeune homme, Nils, sympathique, charmant et ravissant. Elle en tombe amoureuse et se met en couple avec lui. L'idylle est parfaite, tout va bien... pour un certain temps. Peu à peu, leur relation se dégrade, son amoureux a des sautes d'humeur inquiétantes et la rabroue parfois... mais elle se dit que ce n'est rien, qu'il est juste un peu "comme ça" et va s'installer avec lui. Hélas, ce qui était un beau rêve se transforme en cauchemar, Nils devenant beaucoup trop violent...
Quand on lit cette petite bande dessinée, on comprends rapidement qu'il s'agit d'une histoire autobiographique, l'auteure racontant ce qu'elle a vécue aux cotés d'un manipulateur pervers, et à travers son histoire, c'est la dénonciation de la violence conjugale. Elle témoigne ce que d'innombrables femmes ont subis où subissent encore de la part de leur conjoint...
Je reconnais que les dessins ne m'ont pas attiré au premier oeil. Très simplistes, parfois un peu brouillon, les formes un peu irrégulières et le crayon fortement appuyé à certaines cases.
Pourtant, l'histoire fait office de coup de poing, elle nous happe. On assiste à la chute aux enfers d'Asa, de l'emprise insidieuse qu'exerce Nils sur elle, la brimade psychologique, les coups... Asa est juste avec le lecteur, et explique très bien la manipulation dans le couple, comment on peut arriver à aimer quelqu'un qui nous maltraite mais qu'on n'ose pas le quitter. Elle-même décrit qu'il est difficile de se rendre compte de la situation dont on est plongé. Est relaté aussi sa prise de conscience après un ultime coup violent, la fuite et la lente reconnaissance de son cas, et la difficulté à reprendre gout à la vie après une épreuve. Même libérée de Nils, elle hésitera encore à mettre du rouge à lèvre car se trouvant 'pute" comme disait Nils...
Le récit est prenant et glaçant, d'autant plus qu'il décrit le processus de la violence conjugale de manière très réaliste, nous avertissant de la mise en place insidieux de ce genre de relation. D'autant plus que le cas d'Asa n'est pas isolé malheureusement.
Une BD qui malgré son graphisme, est à mettre entre les mains, pour la cause des femmes battues, pour alerter et aider les jeunes filles et femmes qui seraient impliqués dans cette tourmente, et combattre la violence conjugale.
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Lencreuse
  22 janvier 2016
Lorsque Åsa intègre une école d'art, c'est comme une renaissance. Loin de sa famille et de son lycée, elle n'est plus le vilain petit canard, plus cette « fille en noir » qui a du mal à se faire des amis. Ici ses piercings et son look gothique la placent plutôt du côté des gens cool, de ceux qui ont une vraie identité. C'est une artiste en devenir, parmi d'autres. A l'école, elle se fait naturellement des amis et puis il y a Nils : le « beau gosse » sûr de lui l'a choisie, elle. Cela lui paraît incroyable mais c'est pourtant vrai. Il ne cesse de lui répéter combien il la trouve belle et intelligente et talentueuse, combien avec elle, il veut « tout recommencer à zéro », « avancer ensemble, sans jamais regarder en arrière ». Que pouvait-elle rêver de mieux : le dessin, les amis, les soirées et un amoureux.
Mais peu à peu, Nils se révèle bien moins charmant qu'il n'y paraît. Derrière le couple parfait qu'ils affichent et que tous semblent envier se cache une autre histoire : celle de la violence. Psychologique d'abord lorsque Nils commence à insulter Åsa, à lui reprocher son apparence vestimentaire, sa coupe de cheveux, son maquillage, ses sorties sans lui. Et pourquoi continue-t-elle à fréquenter ses amis, Nils ne lui suffit-il pas, leur vie ne la satisfait-elle pas ? Pourquoi se réjouit-elle de la visite de son amie d'enfance ? Nils ne lui avait-il pas dit qu'il voulait avec « avancer ensemble, sans jamais regarder en arrière » ? Et « tout recommencer à zéro », c'est oublier ce qu'on est, mettre de la distance entre eux et tout ce qui a pu constituer le passé. Åsa change de look, vit sans cesse dans l'angoisse du » que dois-je faire ? Va-t-il s'énerver ? », elle apprend à « respirer sans faire de bruit », en cachant ses bleus et pas seulement ceux qu'elle a à l'âme…
Elle a songé plus d'une fois à sauter de la fenêtre de leur appartement au 7ème étage mais trouvera finalement la force, après une énième et terrible scène de violence dans la voiture, de s'en aller. Auprès de sa famille, soutenue par ses professeurs, elle porte plainte, réapprend à vivre. Mais certaines blessures laissent à jamais des traces…
Une BD piochée complètement au hasard et assez glaçante dans la description de la longue descente aux enfers d'Åsa. D'autant plus lorsqu'on comprend (assez rapidement) que c'est l'histoire vécue par l'auteur et que cette BD a été justement son travail de fin d'étude dans cette école d'art. Des vignettes en noir et blanc, un dessin presque enfantin (qui contraste avec le contenu grave et dur et de ce fait rend le tout encore plus percutant) pour dire une histoire déjà malheureusement trop entendue, celle de la violence conjugale. Un récit-témoignage, cru, sans pathos, dénué de fioritures qui ne peut pas laisser indifférent.
Lien : https://31rstfloor.wordpress..
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Pavi33
  15 novembre 2015
Emprunté "par hasard" en bibliothèque, je ne connaissais pas le thème de cette histoire, et j'attendais un récit/témoignage. Editée par Amnesty International, cette bande dessinée montre la spirale qui emporte une jeune femme dans une nouvelle vie de couple violente de laquelle elle se retrouve prisonnière. Un récit fort émouvant, très pédagogique.
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alouett
  15 octobre 2014
C'est un dessin d'enfant tout scabreux qui nous tient compagnie durant les 80 pages qui constituent cet album. Au septième étage de cet immeuble, se trouve l'appartement d'Åsa Grennvall et de Nils, son compagnon. Insidieusement, la violence s'est installée dans le couple. D'abord psychologique, il ne fallait qu'un pas pour que les coups partent… un pas que Nils a franchi.
Si l'idée d'accepter ce graphisme cagneux et approximatif n'est pas évidente lorsqu'on feuillète l'ouvrage, force est de constater qu'on élude rapidement son apparence disgracieuse lors de la lecture. Trois ou quatre pages sont nécessaires, pas beaucoup plus. Car à l'intérieur de ces cases dont les contours sont tracés à main levée, il y a une jeune femme fragile qui témoigne avec sincérité du traumatisme qu'elle a vécu. 7è étage est un récit autobiographique, Åsa Grennvall n'a pas cherché à maquiller son identité, elle regarde les faits tels qu'ils se sont passés, le propos est cru, elle ne cherche pas à l'atténuer, encore moins à le dramatiser. de fait, on occulte totalement ce qui se passe autour de nous durant la lecture car rien ne compte plus que d'écouter ce témoignage et de lui accorder l'écoute qu'il mérite.
Loin de penser que ce récit m'emmènerait aussi loin, j'ai donc découvert cette jeune femme qui, au sortir de l'adolescence, arrive avec tout son lot de complexes dans une ville de Suède pour y suivre une école d'Arts. Cette adolescente gothique s'émeut rapidement de l'accueil qui lui est réservé, de la place qu'on lui donne dans un cercle d'amis. Surprise, elle a peu à peu pris confiance en elle.
Puis vint la rencontre, l'éclosion de sentiments amoureux et la sensation de bien-être qui y était inhérente. Quelques bizarreries de langage et d'opinions font leur apparition dans la bouche de son compagnon, on n'y prête attention… Åsa n'y avait prêté attention. le scénario déplie une suite de faits plus déroutants les uns que les autres et montre objectivement, sans se faire juge ni partie, comment une femme accepte inconsciemment de se soumettre à l'emprise d'un homme. La souffrance liée à l'enfermement psychologique dont elle a été victime transpire à chaque page.
(...)
L'auteure ne formule aucun jugement, elle se contente de raconter mais la force suggestive des illustrations et les non-dits font le reste. A lire.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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critiques presse (3)
BDGest   27 août 2013
Åsa Grennvall apporte un témoignage courageux, à l’instar des démarches judiciaires qu’elle a menées une fois la tête sortie hors de l’eau. Puisse-t-il aider d’autres femmes à appréhender les signes avant-coureurs de la violence dans le couple. un livre autour duquel échanger avec des adolescents.
Lire la critique sur le site : BDGest
Du9   08 juillet 2013
Asa Grennvall fait un récit de l’intime, la chronique d’une violence et une analyse du chemin qui l’a amenée dans une situation que connaissent trop de femmes.
Lire la critique sur le site : Du9
BoDoi   29 mai 2013
Dans ce journal intime autobiographique [...] l’illustratrice suédoise Åsa Grennvall n’hésite pas à s’adresser directement au lecteur, [...] elle réussit malgré tout à communiquer son angoisse, son trouble, et toutes les difficultés pour se reconstruire.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
alouettalouett   15 octobre 2014
Règle numéro 1 : le quitter s’il me frappe
Règle numéro 2 : le quitter s’il me frappe
Mais pour aller où ? Quand tu as coupé les ponts avec tout le monde, et que tu as appris à croire que tout est de ta faute et que tu n’as que ce que tu mérites, et que rien de tout cela ne serait arrivé si tu avais fait et si tu avais dit ce qu’il fallait. Et que se passera-t-il si tu t’effondres ? Quelle sera la punition ?
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GregorGregor   16 juillet 2013
Il me disait toujours ce que je voulais entendre : "On va recommencer à zéro, rien que toi et moi, oublier tout ce qui est derrière nous. On va avancer ensemble, sans jamais regarder en arrière. C'était merveilleux ! Je voulais tout recommencer, me débarrasser du passé, des angoisses et des échecs. Chaque fois que j'étais triste, Nils me disait : "On s'est promis de ne plus penser au passé, ma chérie, on est tous les deux maintenant !" Il m'aidait à chasser mes mauvaises pensées... Il me rendait heureuse... C'était mon chevalier, il me protégeait contre tous les démons.
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alouettalouett   15 octobre 2014
Mon Dieu, j’ai tellement honte ! Je sais ce que tu penses !!! « Comment peut-elle être aussi stupide ? Pourquoi est-ce qu’elle ne le quitte pas tout simplement ?!?! » Je sais que c’est ce que tu penses. Mais je te promets que celle qui le pense le plus, c’est moi
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LegrenierdelaCelestineLegrenierdelaCelestine   19 octobre 2016
En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Au-delà de ces statistiques et de ces extrémités, beaucoup de violences, insidieuses parce que non visibles, sont passées sous silence. Parce que les femmes osent rarement en parler. Parce que personne ne veut découvrir que l'être aimé passe de la simple jalousie à l'humiliation répétée, de la violence verbale aux coups. Parce qu'enfin les violences dans le couple - psychologiques ou physiques - sont encore mal reconnues et trop souvent impunies, alors à quoi bon en parler ?
(postface d'Amnesty International)
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LegrenierdelaCelestineLegrenierdelaCelestine   19 octobre 2016
L'histoire d'Asa n'est malheureusement pas inédite. Dans le monde entier, nombreuses sont les femmes qui, chaque jour, font face à la violence au sein de leur couple et subissent la lente transformation d'un amour en enfer quotidien. (postface d'Amnesty International)
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