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ISBN : 2072797241
Éditeur : Gallimard (23/08/2018)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Kewei naît en 1950 dans une famille de paysans au pied de l'Himalaya, dans la vaste campagne chinoise. Au marché de Ya'an, sur les sentes ombragées du Sichuan, aux champs et même à l'école, Kewei, en dépit des suppliques de sa mère, dessine du matin au soir. La collectivisation des terres bat son plein et la famine décime bientôt le village. Repéré par un Garde Rouge, Kewei échappe au travail agricole et à la rééducation permanente. Sa vie bascule. Il part étudier a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  04 septembre 2018
Une découverte impromptue, époustouflante, au fil des flâneries de cette rentrée littéraire, et je n'ai pas résisté à ce roman, mettant en scène la Chine des années 50,avec au centre l'enfance et l'existence d'un paysan-peintre, Kewei...


Son propre père, paysan était doué et passionné par la peinture... Il eut une
existence terrible car il n'était pas assez docile avec le nouveau régime
de Mao...mais il aima son fils, lui transmis ce qu'il pût... car même sa
femme trouvait que c'était un malheur , une fatalité que leur fils aime
dessiner comme son père !!
"Xi Yan répondait que ça ne servait à rien, l'école , qu'on n'y enseignait pas comment devenir un bon paysan. Yongmin regardait tristement son fils. Il pensait au contraire que l'éducation était importante. Qu'il fallait que son fils apprît à lire et à écrire. Pour mieux savoir peindre et atteindre à la "Triple perfection "- alliage de la peinture, de la calligraphie et de la poésie". (p. 43)


Un roman d'une grande force dramatique et documentaire sur la longue période de bouleversements et de terreur distillée par le Grand timonier, des années 50 aux années 70...

Cette histoire ne peut que marquer les lecteurs tellement elle est terrible, sans la moindre ouverture vers un ailleurs !!! le périple de cet enfant de paysan doué pour le dessin nous prend "aux tripes " !...
Il parviendra à survivre juste grâce à ses dons, mais il ne connaîtra jamais la liberté, ni la possibilité de gouverner son destin !

Cette année particulièrement... j'ai lu plusieurs textes sur la Chine, le régime de Mao, la politique de l'enfant unique... mais celui-ci, écrit par un écrivain français est un véritable uppercut ...
Nous , lecteurs, avons froid dans le dos... de lire cette surabondance de barbaries, d'exactions provoquées par un parti ou un système politique, qui s'érigent en "Vérité unique" , pendant de si longues années !!...

Au nom d'une seule idéologie, tout est permis pour annihiler la liberté de penser... de chaque Chinois !! Très peu de livres en dehors du Petit livre rouge, qu'il faut savoir par coeur... sans parler de l'art qui ne sert qu'à célébrer le culte de la personnalité de Mao...

Très égoïstement, en parcourant ces destinées individuelles broyées par un système, nous ne pouvons que louer d'être né dans un pays démocratique, où les individus sont libres, et possédant un minimum de droits !

L'impression d'étouffer dans cette toile d'araignée, cette propagande constante du grand timonier, du soir au matin... qui dénie tout libre- arbitre à son peuple. Notre peintre-paysan n'a pas le moindre choix. Il opte pour le moindre mal... Il obéit en évitant de réfléchir, juste pour "sauver sa peau" !!!...

Un roman d'une très grande densité... impossible à oublier. Même si j'ai infiniment apprécié, je serai contente, après cette lecture, de me plonger dans un univers plus léger!!!
Notre héros ou anti-héros, Kewei, au fil d'années de souffrances, humiliations, vexations, dressages intensifs, parviendra grâce à sa docilité et ses talents de peintre ,au sommet du Parti; Cela sera à son tour de juger, rejeter , réprouver ou censurer telle ou telle oeuvre !!.
Comme il arrive dans des circonstances extrêmes... Les victimes deviennent à leur tour des bourreaux... Kewei... n'en arrivera pas là, et encore...la propagande maoïste, la peur et parfois la terreur, la misère...le broiera, lui fera oublier l'indépendance et la bienveillance contre-révolutionnaire de son père paysan-peintre, "moyen-riche"...Pour atteindre les honneurs et la considération sociale, plus de sentiments, ni de réactions aux injustices...Un individu, talentueux, brisé par un système totalitaire...
Et quelle sombre ironie que ces termes proclamés à chaque instant du quotidien des chinois , pendant de longues années: cette fatidique "Révolution culturelle prolétarienne", qui assujettira tout un peuple, et massacrera la culture à coups de censure , d'embrigadement, de morts et d'emprisonnements... ...sous le joug d'un seul homme , Mao Zedong !!
"Kewei, dans Pékin, vaquait désormais avec l'assurance de qui est devenu intouchable. du statut d'exécutant, il avait accédé à celui de mandataire. Il avait partout l'illusion de s'être extirpé de sa condition de subalterne. Et partout, il le montrait... Sommes-nous maîtres de nos destins, esclaves de nos egos ? Maîtres de nos rêves, esclaves de ce qui les concrétise ?
Le printemps ne réchauffait pas encore le monde dans ses paumes que Kewei, dans la foulée de son acceptation au Parti, intégrait déjà le département de la Propagande. (...)
mais ici, on ne peignait pas. On décidait ce qu'il fallait peindre. Ici, on gouvernait l'art. "(p. 299)

Bravo à l'auteur... le style, les multiples informations, les personnages bien campés, et attachants, la poésie lorsqu'il est question de la beauté, de la peinture, de la nature ou de l'enfance...etc. On peut également "saluer" la connaissance très approfondie de l'auteur pour son sujet ...
Inutile de préciser mon grand intérêt pour ce roman, vu l'abondance des citations déjà transmises , et encore, ...en me freinant...!!
Je reste très curieuse des écrits et des thématiques de cet écrivain, auquel
je trouve un talent certain et des sujets passionnants , "compacts"... comme la censure, la perte de liberté, la culture enrégimentée... Je pense que ma prochaîne lecture sera "les âmes rouges" , sur la période post-stalinienne, où la censure sévit sur la culture , et plus spécialement sur le Cinéma et la Littérature ! "Les âmes rouges" sont parallèlement, à la fois une ode à l'Amitié et à la dissidence !!...
Des sujets brûlants et universels...
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si-bemol
  05 octobre 2018
[Lu dans le cadre d'une opération Masse critique Babelio]
Né en 1950 dans une famille de paysans « moyens-riches », Kewei dessine et peint, d'instinct, depuis sa plus tendre enfance. En 1958 (Kewei a 8 ans), le « Grand Bond en Avant » - qui fera 45 millions de morts - s'abat sur la Chine, suivi, quelques années plus tard (1966) de la Révolution culturelle : époque de terreur absolue avec les Gardes Rouges puis la guerre civile, le bannissement des « quatre vieilleries » (les vieilles idées, les vieilles coutumes, les vieilles habitudes, la vieille culture), le petit Livre rouge, les dénonciations entre voisins et au sein des familles, les autocritiques et humiliations publiques, les lynchages, les jugements expéditifs et les exécutions sommaires…
Repéré par un Garde Rouge pour son talent de dessinateur, Kewei, désormais pensionnaire au « centre culturel pour l'édification des masses » apprend la peinture à l'huile et le portrait de propagande ; il sera ensuite étudiant en agronomie, avant d'intégrer les Beaux-Arts de Pékin, sur ordre du pouvoir. Ostracisé par ses camarades et ses professeurs en raison de ses origines sociales « suspectes » de paysan moyen-riche, il apprend à étouffer sa sensibilité d'artiste, à dissimuler sa tristesse et sa nostalgie (la nostalgie est un sentiment « bourgeois »), pour réussir à s'intégrer et, tout simplement, à survivre.
L'une de ses estampes, « La mariée parle », repérée par l'épouse de Mao, change son destin : c'est le début d'une ascension qui conduira jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir celui qui est « devenu l'aspirant dignitaire aux dents longues » (p. 264), celui qui, à force de reniements, de trahisons, de bassesse et de flatterie, saura se construire au sein du Parti une position inattaquable d'impitoyable censeur pour toute une génération d'artistes… quitte à y laisser son âme et son coeur, pour son plus grand malheur.
Du "Grand Bond en Avant" jusqu'à nos jours, Paul Greveillac dresse avec ce roman extrêmement documenté et saisissant de réalisme le portrait d'un monde d'une violence inouïe où règnent en maîtres la peur, le fanatisme, la corruption, l'arbitraire, la lâcheté et l'absence de toute forme de loyauté et d'honneur. Mais au-delà de ce parcours historique - que j'ai trouvé assez époustouflant - des heures les plus sombres de la Chine communiste, il explore également deux thématiques extrêmement riches et complexes : d'une part le dévoiement d'une vocation soumise à la terreur de la dictature et la destruction d'un talent confronté aux nécessités de la survie ; d'autre part le processus de manipulation des consciences qui transforme une victime a priori innocente en serviteur zélé et consentant de ses persécuteurs, au point de devenir elle-même, à son tour, un bourreau entièrement dévoué au régime qui l'a détruite.
« Maîtres et esclaves », ou comment faire partie des uns ou des autres, au gré des caprices des puissants et des fous, de la destinée et de l'Histoire, au gré, également, de ce qui, au plus profond, tisse la trame de nos êtres… "Sommes-nous maîtres de nos destins, esclaves de nos ego ? Maîtres de nos rêves, esclaves de ce qui les concrétise ?" (p. 299)
Avec ce grand et beau roman que j'ai beaucoup aimé, Paul Greveillac nous immerge dans un univers terrifiant qui donne matière à réfléchir et nous offre, de surcroît, un excellent moment de littérature.
Merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette belle découverte de la rentrée littéraire 2018 !
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Commenter  J’apprécie          344
Adriatik
  14 septembre 2018
Je me suis levée très tôt ce matin pour terminer les soixante pages restantes de ce roman qui m'a scotché du début à la fin.
Je pensais écrire mon avis dans les jours à venir, mais je n'ai pu me résoudre à partir au travail sans parler de ‘Maîtres et esclaves' qui est pour moi un coup de coeur.
L'histoire se déroule dans la Chine des années 50, au moment de la construction de la République Populaire. Les communistes ont enfin le pouvoir et leur travail de propagande peut commencer : façonner les gens pour les rendre esclaves de l' idéologie communiste, confisquer les propriétés sans se soucier de la pauvreté extrême, utiliser l'art et la littérature pour ‘ attaquer et détruire l'ennemi'…
C'est Kewei, un garçon doué pour le dessin qui leur fournira l'occasion. Fils d'un paysan moyen- riche, il doit peindre pour servir la grande cause. Ce sera un long et douloureux voyage pour Kewei, mais ainsi pour d' autres personnages dont le lecteur fera la connaissance au fur à mesure de l'histoire.
Maîtres et esclaves est un roman poignant et très documenté qui mêle avec habilité la fiction et la réalité historique. Il y a des passages d'une grande beauté poétique, des extraits qui expriment tout ce que je ne peux pas écrire dans cette chronique spontanée. Je posterai probablement quelques unes des citations restantes, si l'opportunité se présente…
A lire sans tarder !
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Tostaky61
  02 octobre 2018
Maîtres et esclaves, dans ce roman,  point de champs de coton ni de Grand méchant blanc.
Pas d'Afrique noire ni d'Amérique esclavagiste.
Ici c'est d'abord la province du Sichuan, où naît en 1950 celui que l'on suivra tout au long du récit. Kewei, fils de paysans, enfin, d'une mère paysanne, parce que le père,  lui ne pense qu'à dessiner des oiseaux.
Kewei montrera très tôt des prédispositions pour le dessin ce qui lui vaudra d'être repéré par un garde rouge qui facilitera son départ pour une grande école d'art de Pékin.
Au-delà de la petite histoire de ce personnage, c'est la Grande que développe Paul Greveillac.
De la politique du "grand bond en avant", (si ça ne vous dit rien je vous invite à consulter vos dictionnaires, encyclopédies ou autres Wikipedia, vous risquez comme moi d'apprendre des choses effarantes), qui causa la mort de dizaines de millions de chinois, aux événements tragiques de la Place Tian'anmen , en passant par la "grande révolution culturelle " chère à  Mao Zedong.
Pendant que l'Europe se reconstruisait dans une certaine euphorie d'après-guerre, la Chine vivait des heures sombres.
Paul Greveillac nous les rappelle au fil des pages.
Il nous raconte l'une des pages les plus dramatiques de l'histoire de notre monde.
On a arrêté, emprisonné, humilié, exécuté des hommes et des femmes.
On a créé et entretenu la famine qui poussa certains au cannibalisme.
En toute impunité on a détruit,  déchiré,  brûlé des oeuvres.
Par opportunisme ou par peur de représailles on a craché sur des hommes et des femmes, on les a insulté, battu, banni.
Mao et son petit livre rouge ont endoctriné tout un peuple épris de liberté le conduisant à l'asservissement.
Kewei est tantôt spectateur tantôt acteur.
Il comprend bien vite son intérêt à choisir le camp des maîtres du pays.
Même si, tout-puissant qu'ils soient, ceux qui dirigent peuvent se retrouver bien vite au bas de l'échelle.
Kewei est égoïste.
Enfin, le lecteur que je suis à bon rôle de penser cela, de mon fauteuil confortable, comment puis-je juger ceux qui ont vécu cet enfer quand nos dirigeants d'alors fermaient les yeux ?
Aurai-je moi aussi montré du doigt le belligérant Ou l'aurai-je protégé, secouru, caché ?
Greveillac ne fait pas le procès de son personnage il s'en sert pour nous guider dans cette Chine au passé douloureux.
Quand la Chine s'éveillera...le monde tremblera a écrit Alain Peyrefitte.
L'auteur de ce livre, nous ouvre les yeux.
Voilà par où sont passé les Chinois pour s'éveiller au monde aujourd'hui.
Je ne sais pas si nous devons trembler, mais ce que je retiens de ce magnifique roman c'est que le peuple chinois, lui, a dû beaucoup trembler pour en arriver là.
Ah ! J'allais oublié, ce roman parle d'art aussi.
D'art interdit, d'art modifié,  d'art conditionné, d'art autorisé. D'artistes muselés. Et enfin, d'art libéré...
Assurément l'un des grands romans de la rentrée.

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tynn
  13 septembre 2018
Après Les Âmes Rouges, immersion dans le système totalitaire soviétique, Paul Greveillac m'a de nouveau conquise avec ce dernier roman qui donne des visages à la grande mutation sociale que fut la République populaire de Chine en 1950.
Par la vie de son personnage principal, petit paysan du Sichuan doué pour le dessin, c'est une projection documentée qui s'associe à un souffle romanesque maîtrisé. Traversant les soubresauts de la Révolution culturelle, Tian Kewei poursuit une route personnelle semée d'embûches (famine, misère, famille bouleversée, dénonciations, persécutions), à travers 50 années de communisme, où la violence du terrorisme d'Etat est toujours au coin du chemin.
Artiste à la fois reconnu, ignoré puis à nouveau sorti du placard aux hasard des fluctuations politiques, Tian poursuivra vaille que vaille une adhésion au système jusqu'à devenir membre du Parti, plus par instinct de survie pour lui et ses proches que par idéologie.
C'est son fils qui ouvrira la porte à la contestation pour le meilleur et le pire, reniant ainsi les choix de ses ainés.
Captivant du début à la fin, Paul Greveillac est un conteur à la plume aisée, lyrique, capable de raconter la violence des faits et la détresse des êtres, tout en parsemant son récit d'aphorismes assez bien troussés et de fulgurances comiques. Au-delà de l'immersion dans la Chine de Mao et dans la politique de ses successeurs, s' ouvre aussi une réflexion sur l'utilisation de l'Art comme arme de propagande.
Un excellent livre romanesque sur fond historique qui se démarque dans le panorama éditorial actuel, trop tourné sur l'autofiction à mon goût.
+ Lire la suite
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critiques presse (1)
LeFigaro   28 septembre 2018
Le style imprimé par l'auteur des Âmes rouges semble épouser l'histoire de la mentalité chinoise.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
PchabannesPchabannes   06 octobre 2018
Dans les pays vraiment révolutionnaires, vraiment égalitaristes, la hierarchie saute toujours aux yeux.
Commenter  J’apprécie          10
fanfanouche24fanfanouche24   30 août 2018
Kewei, dans Pékin, vaquait désormais avec l'assurance de qui est devenu intouchable. Du statut d'exécutant, il avait accédé à celui de mandataire. Il avait partout l'illusion de s'être extirpé de sa condition de subalterne. Et partout, il le montrait... Sommes-nous maîtres de nos destins, esclaves de nos egos ? Maîtres de nos rêves, esclaves de ce qui les concrétise ?
Le printemps ne réchauffait pas encore le monde dans ses paumes que Kewei, dans la foulée de son acceptation au Parti, intégrait déjà le département de la Propagande. (...) mais ici, on ne peignait pas. On décidait ce qu'il fallait peindre. Ici, on gouvernait l'art. (p. 299)
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fanfanouche24fanfanouche24   29 août 2018
Kewei, quinze heures par jour, plongeait dans sa peinture aux exhalaisons puissantes. Il ruminait les critiques acerbes de son maître. Lorsqu'il allait enfin se coucher , l'odeur de la peinture l'accompagnait. Il lui semblait que ses cheveux étaient devenus des poils de pinceau. Qu'il était tout entier un manche douloureux. (p. 145)
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AdriatikAdriatik   15 septembre 2018

Mao était déjà sorti se promener dans la cour du restaurant. D’autres secrétaires de comité, dont Zhou Lin, venu du Guizhou, formaient autour du Président une nuée de papillons nocturnes attirés par la lumière. On allumait les lanternes sur leur chemin. La lune crémeuse s’accrochait au ciel du bout des ongles.

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fanfanouche24fanfanouche24   31 août 2018
(....) il n'avait désormais de cesse de s'émerveiller devant la multiplicité des formes que prenait la beauté. Les hibiscus étaient en fleur. Les femmes aussi. La Révolution culturelle, d'ailleurs, n'y était pas pour rien. La coupe "ras les oreilles", si l'on veut, c'était un peu l'équivalent de l'introduction du pantalon chez la femme en Occident. (p. 143)
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