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EAN : 9782748515015
96 pages
Syros (21/08/2014)
3.5/5   85 notes
Résumé :
Dans la classe d'Anatole, une main anonyme a tracé au tableau ce sinistre message : dehors les sept usurpateurs. Anatole ne se sent pas concerné car il n'a rien à se reprocher : c'est un adolescent poli, respectueux et docile en toutes circonstances. Un jour pourtant, ses parents reçoivent une enveloppe au contenu énigmatique et Anatole se pose des questions sur ses parents soudain mystérieux.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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Des menaces ciblent sept élèves dans une classe de collège. le mystère qui les entoure se double d'une réaction étrange de leurs parents qui décident de les tenir sous surveillance.

Alors qu'ils sont très bons élèves et considérés comme des anomalies par leurs camarades, ils vont devoir s'unir afin de découvrir quel secret cache leur perfection !

Un court roman qui interroge sur la relation parent enfant et sur la notion d'adolescent parfait. Quelle doit être la place d'un adulte dans la vie de jeunes à la recherche de limites ?

La lecture est facile et le dénouement attendu mais il a le mérite de provoquer la réflexion !

Lien : http://cdilumiere.over-blog...
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Anatole se sentait tout chose.
Peut-être amoureux de Célia. Il ne savait pas. le contact de peau était assez nouveau, presque indécent car non autorisé dans une certaine intimité.
Différent. Il se sentait différent.
Déroger à la règle au collège, se trouver seul dans la chambre de Célia, tout ça n'était pas approuvé par les parents ou l'école mais ce qu'il se passait pour Célia et Anatole était encore différent d'un début de crise d'adolescence.
Leurs camarades de collège en étaient les premiers surpris.
Ils étaient finalement un peu comme eux, un peu moins exemplaires, parfaits.
Mais Anatole et Célia savaient que les choses avaient commencé à changer avec les casiers dévalisés au collège, les lettres anonymes à l'intention des parents, les mensonges des parents pour les dissimuler et enfin, le meurtre de leur camarade Olaf trouvé dans quelques cm d'eau près de l'établissement, camouflé en suicide.
Non, ce n'était pas une crise d'adolescence qui tournait mal. Anatole se rappelle le mot posé sur le tableau en classe "Dehors les sept usurpateurs".
Il en a cherché la définition dans le dictionnaire :
"Se dit de quelqu'un qui s'est emparé par la violence ou la ruse d'un bien, d'une dignité, d'un pouvoir auxquels il n'a pas le droit."
: L'intrigue de "Des ados parfaits" est intéressante.
D'emblée, le philtre SF permet de garder une distance car à la lecture et malgré quelques détails techniques futuristes et modernes apportés, cette réalité pourrait ressembler à la notre. le charme de l'Anticipation. Avec un titre pareil et une collection SF SOON, nous nous demandons si nous allons avoir affaire à des robots à l'image humaine ou des manipulations génétiques sur deux jambes mais peut être dépourvues d'empathie. Tout est possible.
Yves Grevet pose au départ subtilement une autorité parentale contestable à hauteur d'ados en paravent, l'arbre cachant la forêt, au point de ne pas tout de suite comprendre où est l'erreur. Lorsque le thriller prend doucement le pas, la rigueur monte d'un cran et le vrai système, le monde de 2037, fait son apparition, révélant ses implications dans l'éducation d'Anatole et Célia.
Ces deux ados "parfaits" découvrent avec le temps, les interdictions multipliées, l'encadrement renforcé et injustifié que leurs parents ne sont pas l'incarnation parfaite qu'ils connaissaient.
Mais sont-ils eux-même ceux qu'ils prétendre être? 
Jusqu'où des parents à bout mais non démissionnaires sont-ils capables d'aller dans l'univers Yves Grevet?
Au programme recadrement, manipulation de la personnalité et des accès à l'information dans un souci de sécurité globale et d'une société apaisée.
Un ado parfait est-il un ado parfaitement obéïssant?
L'auteur ajoute une note extrême afin de proposer son intrigue et sa nuance sur les notions de rébellion, de subversion ( chez les ados). Nous percevons à la lecture la frontière entre la constitution du libre-arbitre, l'affirmation de la personnalité et une nature contestataire violente et extrême.
La chute fait la pleine lumière sur les vandalismes du début et apporte la petite note d'émotion finale.
2037 va être terrible, soyez sage!
Bien vu, bien amené. Une histoire qui tient la route. Mini Syros + est un peu plus épais qu'un Mini Syros, la qualité reste identique et toujours accessible avec un peu plus de pages.
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Dernier roman d'Yves Grevet chez les éditions Syros, il inaugure la nouvelle collection de science-fiction de l'éditeur. Celle-ci se positionne entre les mini soon (8-10 ans) et les soon (ado) avec une conservation du petit format poche mais une augmentation quand à la quantité de pages.

En ce qui concerne le roman lui-même, il s'agit en réalité de la réécriture d'une histoire parue dans le Je Bouquine de janvier 2012. Racontée par Anatole lui-même, on sent bien dès les premiers mots que quelque chose cloche chez lui. Il n'a pas le comportement d'un être humain lambda, je dirais même plus d'un adolescent lambda. Il est trop sage, pas curieux pour un sous et ne remet jamais en question les ordres des adultes.

L'arrivée d'une enveloppe pour les parents de chaque élève va mettre le feu aux poudres car seulement 7 d'entre elles contiennent un message. Celle d'Anatole en fait partie. Et puis, petit à petit, d'autres évènements vont l'amener à discuter avec Célia, l'une des 7, à se rapprocher et à cherche la vérité, si cruelle soit-elle.

On reconnait bien dans ce roman la plume d'Yves Grevet dramatique et implacable. le suspens monte crescendo quand à l'identité réelle d'Anatole et des 6 autres ados. La fin m'a surprise, étonnée et choquée à la fois. L'attitude parentale qui y est décrit m'a paru improbable mais sans doute cela reflète-t-il des angoisses réelles chez les enfants (vous avez vu comme je vous préserve le mystère…).

Un roman qui lance cette collection comme il se doit.
Lien : http://boumabib.fr/2014/09/1..
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Ce livre est construit comme un roman policier. Un adolescent paisible et extrêmement sérieux d'une classe de 4e, Anatole, est amené à enquêter sur son passé et découvre l'impensable : parce que leur fils a eu un comportement détestable avec sa bande d'amis, ses parents l'ont envoyé en camp de redressement et ont participé à une expérience visant à l'échanger contre un clone car ils le jugeaient « irrécupérable ». Tirant les conséquences de leurs erreurs passées, ils éduquent le clone de leur garçon de 13 ans avec une attention toute particulière. Ainsi, ils favorisent son individualisme, l'empêchent de se créer des amitiés solides pour éviter d'avoir les mêmes soucis que précédemment : il ne doit absolument pas fréquenter de nouveau ses anciens camarades.
Personne ne devait être au courant de cette expérience EP1 mais les véritables enfants ont réussi à s'échapper de leur prison et ont décidé de se venger. Conscients de ne pas avoir été parfaits et d'être coupables de la mort du gardien du collège causée par un incendie qu'ils ont allumé, ils pensent néanmoins que leurs actes ne justifient pas le total rejet et abandon de leur famille qui, elle aussi, est responsable de ne pas les avoir suffisamment encadrés.
Afin d'éveiller les consciences et de perturber la petite vie aseptisée de leurs parents, la véritable Célia et ses acolytes se cachent au collège d'où ils envoient des messages. Ils écrivent tout d'abord « dehors les sept usurpateurs » sur un tableau de classe puis font parvenir un courrier aux sept familles de la classe qui ont été les leurs.
Dans une lettre adressée à son clone, la vraie Clélia explique aussi à sa copie conforme qu'au départ ils avaient l'intention de tuer leurs clones pour se venger de parents qui ne s'étaient jamais bien occupés d'eux puis les avaient littéralement effacés de leur vie, comme s'ils n'étaient pas des êtres vivants. Toutefois, la pensée de tuer des innocents les a arrêtés et ils se sont contentés de révéler la vraie nature de leurs géniteurs. Malheureusement, Olaf, trop curieux, a absolument voulu rencontrer son double, mais ce dernier est devenu fou et s'est brisé le crâne contre une pierre après avoir tenté d'éliminer son sosie.
Le récit est bien mené dans le sens où il est pris en charge par Anatole, le clone sans histoire qui va peu à peu sortir de son rôle d'enfant parfait quand il va commencer à comprendre que les parents en qui il avait mis toute sa confiance lui ont menti et l'ont manipulé. Il se promet de les renier comme eux ont abandonné leur véritable enfant au lieu de se battre pour lui.
Le roman dresse le portrait d'un monde de science-fiction en déliquescence dans lequel les riches s'enferment dans leurs cités protégées et n'accordent pas assez d'attention à leurs enfants qui, laissés à eux-mêmes, deviennent des délinquants. Ce qui est effrayant, c'est que même la personne humaine est réifiée et monnayable. Vous avez raté l'éducation de votre premier enfant et il est devenu un danger pour la société à cause de vous ? Pas de problème, on va vous donner une seconde chance en les bannissant de l'État et en vous fournissant un clone que vous prendrez soin, cette fois, de modeler selon des consignes bien précises.
Le seul bémol de cet ouvrage est qu'il ne laisse pas ou trop peu la parole aux parents. L'avantage du point de vue interne d'Anatole c'est qu'on voit progressivement l'innocent découvrir une horrible vérité mais l'inconvénient c'est que les motivations profondes des parents ne sont jamais approfondies.
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Alexis, Célia, Dimitri, John, Olaf et Violette sont surnommés "les robots de la classe" au collège. Calme, très bien élevés, excellents élèves, les autres les trouvent bizarres, vieux avant l'âge. Ils suscitent à la fois la jalousie et la méfiance. Un matin, sur le tableau de la classe, quelqu'un a écrit "dehors les usurpateurs. ce message crée un terrible malaise. D'autant plus que peu de temps après, les élèves reçoivent des lettres anonymes destinées à leurs parents. Or, les parents de six-là s'empressent d'en cacher le teneur à leurs enfants. Mais, la mère de Célia a l'imprudence d'oublier la sienne et Célia découvre l'inquiétant et énigmatique message.
Comme avec "l'école est finie", Grevet nous offre encore une fois un petit roman de science fiction permettant aux petits lecteurs effrayés par la taille des livres de ce genre littéraire d'aborder des sujets intéressants aussi bien sur l'avenir que sur le présent des adolescents. Pas vraiment une nouveauté car paru il y a eux dans la revue J'aime lire. Mais tout à fait dans les sujets d'actualités
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critiques presse (1)
Ricochet
01 octobre 2014
Un récit de SF bien écrit et qui interpelle par son caractère très actuel lié aux questions bioéthiques que soulève le clonage.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
« [Olaf] faisait partie de ceux qu'on appelle les ''robots de la classe'', comme Anatole, Alexis ou Célia, des intellos obéissants, qui ne parlent jamais aux autres, qui ne rigolent pas, sauf Olaf hier, mais c'était la première fois. » (p. 42)
« Nous allions très rarement au supermarché, plutôt réservé aux gens modestes qui voulaient économiser le surcoût des livraisons. À la maison, nous étions équipés de placards intelligents qui évaluaient les quantités consommées et transmettaient l'état de nos besoins directement aux magasins pour un approvisionnement quasi quotidien. » (p. 85)
« Nous renonçons à nos enfants naturels, jugés à l'unanimité de la présente assemblée comme irrécupérables. Ils purgeront leur peine d'emprisonnement de trois ans puis seront bannis de nos familles et interdits de résidence à vie dans l’État. Nos enfants seront par conséquent remplacés. » (p. 101)
« Nous ne sommes rien de plus que des souris de laboratoire, reprit-[Célia], sur lesquelles on fait des expériences. Nous sommes des ''remplaçants'' à qui on a implanté la mémoire d'un autre. Les ''vrais'', ce sont ceux qui se cachaient au collège ou dans les bois et qui étaient venus faire je ne sais quoi...Anatole, nous ne sommes pas des humains, nous sommes...nous ne sommes rien. » (p. 104)
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Tout avait commencé un lundi matin par la découverte de nos casiers personnels fracturés. Rien n'avait été volé, mais l'idée qu'un individu avait fouillé dans nos affaires nous avait tous mis à l'aise.
Le lundi suivant, nous découvrîmes sur le tableau blanc interactif de la classe un message écrit au feutre rouge indélébile en lettre capitales et souligné de trois traits :

DEHORS LES SEPT USURPATEURS.
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des ados parfaits est un livre qui comporte des enquêtes, du suspense, de l'action... .Cette histoire concerne des enfants.Tout commence dans une classe, la maîtresse reçois des lettres pour les parent des élèves mais les élèves on pas le droit de l'ouvrir. Qui y a-t-il dans cette lettres ?Puis des messages anonyme sur le tableau .Quelle est le mystère de cette histoire ?les enfants vont-il découvrir la vérité un jour ?

J'ai adoré ce livre car je l'ai dévoré en quelques jours, l'histoire est passionnante, les personnages sont attachants. Dans cette histoire les événement s'enchaînent vites et elle est simple à comprendre.
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De mon côté, je n'avais jamais eu de secret pour mes parents. Je leur racontais mes rêves et toutes les idées bizarres qui me traversaient parfois le cerveau. J'écoutais toujours leurs explications et leurs conseils. Ils étaient les seuls repères, les modèles en toute chose. Depuis tout petit, ils m'avaient toujours protégé de l'extérieur, m’avaient inculqué de bonnes valeurs, comme l'honnêteté, la prudence, la politesse, la réserve en toute situation. Quand la vie nous forçait à nous mêler aux autres, on devait garder nos distances. Il ne fallait jamais leur montrer ce qu'on ressentait et ne jamais les toucher. Jusqu'à récemment, je croyais que ces règles étaient les seules valables et qu'ils se les appliquaient toujours à eux-mêmes. Mais désormais, je sentais le doute s'insinuer, peut-être à cause de Célia.
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Olaf, commença Charlotte, je m'excuse de le dire comme ça, mais je ne l'aimais pas trop. Il faisait partie de ceux qu'on appelle les "robots de la classe" comme Anatole, Alexis ou Célia, des intellos intelligents, qui ne parlent jamais aux autres, qui ne rigolent pas , sauf Olaf hier, mais c'était la première fois.
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Vidéo de Yves Grevet
Dans le cadre du cycle Visiteurs du soir, le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) de la BnF propose des rencontres avec des professionnels du livre et de l'enfance. Auteurs, illustrateurs, éditeurs ou chercheurs viennent présenter leurs projets et partager leurs expériences.Cette séance invite le romancier jeunesse Yves Grevet, dont l'oeuvre foisonnante nous plonge dans les mondes de l'imaginaire. Rencontre enregistrée le 8 juin 2023 à la BnF I François-Mitterrand.
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