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EAN : 9782266286749
Éditeur : Pocket (15/11/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Un squelette d'enfant décapité est retrouvé sous la porte d'une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S'agit-il d'un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d'un petit pensionnaire échappé de l'orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l'archéologue Ruth Galloway rejoint l'équipe de l'inspecteur Harry Nelson, partenaire d'investigation – et parfois plus dans l'intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  03 octobre 2017
Deuxième tome mettant en scène l'archéologue Ruth Galloway, ce volume peut toutefois se lire seul car les éléments principaux de l'intrigue précédente sont repris et l'enquête policière est indépendante.
Ruth Galloway est une archéologue et une femme peu commune, cette célibataire très enrobée n'a que faire de la mode ou du regard des autres.
Elle n'est pas du genre à mettre une heure pour choisir sa tenue chaque matin ni à compter les calories de ce qu'elle avale, pour elle, seul son travail a de l'importance.
Pour le reste, elle vit et profite des plaisirs du quotidien sans aucune culpabilité.
Elle ne ressent pas davantage de culpabilité alors qu'elle est enceinte d'un homme marié.
Si vous êtes à cheval sur les valeurs traditionnelles, passez votre chemin, car dans ce roman, on croise quelques personnages aux modes de vie hors normes.
En ce qui concerne l'enquête policière, Ruth va être amenée à aider la police car un squelette d'enfant a été découvert sur un site de fouilles archéologiques.
J'ai été séduite par ce roman, j'ai aimé me plonger dans le travail laborieux des archéologues, j'ai appris des tas de choses sur les sites romains, j'ai aussi beaucoup apprécié cette héroïne qui sort des sentiers battus, une femme indépendante, touchante, qui n'attend rien de personne mais n'est pas froide ou insensible pour autant.
J'ai relevé quelques petites incohérences dans le scénario toutefois, le squelette trouvé est censé être celui d'un enfant d'une certaine tranche d'âge, mais quand il sera finalement identifié, cela ne correspondra pas vraiment. Il est aussi question de soins dentaires très particuliers mais il semble très improbable que ces soins aient pu être effectués sur la personne concernée en raison de son milieu social qui ne cadre pas du tout.
A part ces petits bugs, j'ai dévoré ce roman qui a un charme indéniable car on s'y promène dans des grands espaces, on y respire l'odeur de la mer, les personnages sont originaux et le travail des archéologues est vraiment bien expliqué.
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Sharon
  16 septembre 2017
Je vais vous parler aujourd'hui d'un roman policier qui m'a vraiment énormément plu, au point qu'à peine fini, j'allais chercher le premier tome de la série à la bibliothèque.
Qu'est-ce qui m'a donc tant plu dans cette lecture ? Les personnages, tout d'abord. Nous trouvons un duo classique, l'archéologue spécialiste en datation Ruth Galloway, dont le nom fleure bon la Grande Bretagne et l'inspecteur Harry Nelson, qui n'est pas sans rappeler un autre inspecteur, américain celui-ci, et aussi un célèbre amiral. Classique, oui, sauf dans leur portrait. J'en ai plus qu'assez de ces livres dans lequel des personnages féminins ont des physiques parfaits, des hanches "minces", des ventres "plats" ou alors des "courbes pulpeuses". Ruth, et bien, est une femme qui ne rentre pas dans cette injonction littéraire et sociétal, elle a une silhouette un peu ronde, banale, porte des vêtements confortables, pratiques et ne fait rien pour modifier sa silhouette. Célibataire, athée convaincue ayant du mal avec ses parents "born again", elle est passionnée par son métier et adore son chat, qui le lui rend bien. Elle a des amis, très différents d'elle parfois. Je pense à Shona, la femme fatale splendide et flamboyante ou Cathbad, l'excentrique sur qui elle peut toujours compter.
L'inspecteur Harry Nelson est un enquêteur survolté. le flegme anglais ? Vous le trouverez dans un autre roman, sans doute, mais là, non. Homme de terrain, Nelson ne ménage pas sa peine, utilise au mieux les capacités de ses enquêteurs, et va au bout des pistes qui se présentent à lui, sans rien négliger. Côté vie privée, il ne se ménage pas non plus. Marié, deux filles, il essaie de mener une vie de famille, une vie de couple presque sereine. Oui, tout est dans le presque, comme souvent, mais Nelson aime les siens, personne ne peut dire le contraire.
Pour ces deux personnages singuliers, pour des personnages secondaires qui le sont tout autant, et qui se découvriront peu à peu au cours de la lecture, il fallait une intrigue qui l'est tout autant. La découverte du squelette d'un enfant décapité n'est pas une affaire banale. Pas de faux suspens : le lecteur sait le plus vite que la technique le permet que nous ne sommes pas face à une tombe médiéval. Comme le lieu a été il y a quelques décennies un orphelinat, le lecteur a forcément des références, des clichés qui lui viennent, surtout quand il apprend que deux enfants, frère et soeur, ont disparu et que nul, en dépit des recherches effectuées, ne sait ce qu'il est advenu d'eux. Cold case ? Oui, presque, parce que Nelson va aussi relancer cette enquête, retrouver des personnes qui ont vécu dans cet orphelinat. le prêtre, d'abord, qui, à prêt de 80 ans, semble avoir conservé la même bienveillance. Un ancien pensionnaire, qui garde un bon souvenir de lui et de cet époque. Une soeur, tourmentée par l'âge et la maladie. Les propriétaires aussi, dont la volonté de transformer les lieux a conduit à retrouver le corps, ainsi que celui d'un chat décapité. Nelson retrouve aussi un des policiers qui a enquêté pendant les années 70 et se souvient de l'énergie déployée à l'époque.
Energie, oui, c'est le mot qui domine vraiment parce qu'à la force déployée par les enquêteurs pour découvrir la vérité s'oppose une autre force qui fait tout pour nuire à l'enquête. Pas les traditionnels bâtons dans les roues des puissants pour que l'on ne sache rien, non - bien trop classique. C'est à la fois plus subtil et plus violent. 
Si vous aimez les romans policiers, la mythologie, si vous savez que l'homme est capable du meilleur mais aussi du pire, si vous êtes capable de regarder en face sa cruauté et sa violence, alors vous aimerez lire ce livre.
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croc1706
  24 septembre 2017
Etant lectrice assidue d'Elizabeth George, je n'ai pas laissé l'occasion de découvrir Elly Griffiths, qui prétend au titre de nouvelle dame du polar britannique . Alors j'ai plongé !
Dans ce polar, nous découvrons (pour moi) ou retrouvons Ruth Galloway. Cette héroïne accro à la malbouffe et aux vêtements amples , éminente archéologue judiciaire est appelée sur un chantier de fouilles, où le squelette d'un enfant décapité a été découvert. Elle viendra en aide, au rustique et rugueux, inspecteur Nelson, connu pour son mauvais caractère. Mais ces deux-là ont un passé, qui ne va pas tarder à leur sauter à la figure.
Ce qui frappe dans ce roman ce sont ces personnages. Les deux héros sont extras, notamment Ruth , parfait mélange de Tempérance Brennan et de Barbara Havers . le druide Cathbad est lui aussi quelqu'un de haut en couleurs , qui apporte à ce récit très sombre, une bonne dose d'humour britannique, duquel on se délecte au fil des pages. Et le grizzly Nelson, nous attendrit quand il parle de ses enfants.
En ce qui concerne le récit, il est très bien construit. L'histoire est tortueuse, le suspense est là, sous forme de présences suggérées et de souffles mystérieux, qui nous font passer de retournement de situation et en retournement de situation. le twist final très prenant donne une scène grandiose où la brume , connue dans cette région du Norfolk, vient jouer son rôle et donner une sensation d'étouffement qui jaillit des pages, et nous enveloppe.
Une bonne intrigue, des personnages fascinants dans leur humanité, une ambiance toute anglaise , donne un roman à déguster avec un bon thé, cet automne.
En tout cas pour moi pari gagné, Elly Griffiths se situera désormais dans ma bibliothèque à côté d'Elizabeth George.
Lien : http://livresforfun.overblog..
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florigny
  01 novembre 2020
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Ruth Galloway, spécialiste reconnue dans le domaine des os, de la décomposition et de la mort, qui dirige le service d'archéologie médico-légale à l'université du North Norfolk. Ruth est enceinte et pour la première fois de sa vie n'est pas obligée de se soucier de sa ligne ou de son indice de masse corporelle, de trouver une position sur la balance qui lui permette de peser deux kilos de moins. Ruth n'est plus seulement en surpoids, elle attend un bébé, quel merveilleux alibi pour succomber à de nourrissantes tentations.

Comme dans Les disparues du marais, Ruth est sollicitée par la police, en l'occurrence Harry Nelson qu'elle connaît très bien, pour dater, identifier le squelette d'un jeune enfant découvert sur le chantier d'un immeuble résidentiel, où était préalablement érigé un orphelinat. Rien n'est pire pour un promoteur que de voir débarquer des archéologues qui bloquent l'avancement de leurs juteux projets pour gratter à la brosse à dents des vestiges de poteries ou de vieux os.

Dans le secret des orphelins, une fois encore, l'enquête policière pimente la vie privée prépondérante des personnages, pour le plus grand plaisir du lecteur. L'intrigue, bien que classique, se suit avec intérêt et fournit d'instructives informations et anecdotes sur la mythologie ou le mysticisme celtique. Au final, une très agréable lecture intelligente et distrayante. Ce serait vraiment bien que son éditeur français se rappelle que depuis le secret des orphelins paru en 2010, Elly Griffiths a écrit 10 autres opus de la série Ruth Galloway, qui attendent d'être traduits. Merci.

Omnia mutantur, nihil interit. Tout change, rien ne meurt.
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Biancabiblio
  27 octobre 2017
Une macabre découverte a lieu un beau matin de printemps dans le Norfolk. Un squelette d'enfant décapité a été mis au jour sur le site d'un ancien orphelinat et futur emplacement d'une résidence de luxe construite par Edward Spens.
L'inspecteur Harry Nelson fait une nouvelle fois appel à Ruth Galloway, une professeure d'archéologie, spécialiste des ossements et plus spécialement de l'âge de fer.
Le site sur lequel le squelette a été découvert a des fondations qui remontent à l'époque romaine, l'enfant, au vu de la taille du squelette ça ne fait pas de doute, pourrait avoir été sacrifié au dieu Janus, dieu des portes et des ouvertures.
En attendant les résultats de l'autopsie et de la datation au carbone 14, Nelson fait son enquête auprès du personnel de l'orphelinat fermé depuis près de trois décennies. le père Patrick Hennessy lui apprend que de ses pensionnaires se sont enfuis à la fin des années 60, le squelette retrouvé pourrait-il être l'un d'entre eux ?
Après Les disparitions du Marais, voici le retour du docteur Galloway, l'universitaire la plus solitaire du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, et surtout célibataire attendant un heureux événement de l'inspecteur Nelson.
Elly Griffiths a eu la bonne idée de mettre une nouvelle fois en scène son duo d'enquêteurs atypique et attachant : un policier et une archéologue, réunis pour résoudre l'énigme de disparitions d'enfants, le tout sur un site datant de l'empire romain !
J'avais beaucoup aimé le premier opus de la saga Ruth Galloway et j'ai à nouveau apprécié cette enquête mêlant intrigue policière et archéologie. Elly Griffiths nous donne à lire une intrigue certes classique mais bien menée même si j'ai deviné la fin avant qu'elle n'arrive mais ce qui me plait vraiment dans cette série, c'est son atmosphère et bien entendu ses deux personnages principaux.
Le duo marche formidablement bien et se complète à merveille la solitaire Ruth et le bougon Harry, bientôt parents d'un enfant, le tout dans le plus grand secret car l'inspecteur est marié et que l'archéologue est allergique à la vie à deux, forment une paire attachante, que j'ai grand plaisir à suivre dans le dénouement de leurs enquêtes.
Bien que le suspens n'est pour moi pas mené jusqu'au bout, qui ne veut pas dire qu'il ne le sera pas pour vous, j'ai trouvé dans l'ensemble ce thriller mêlant archéologie et enquête policière très réussi.
L'archéologie est aussi très présente dans le roman mais dosée juste ce qu'il faut et j'ai aimé découvrir les pratiques funéraires de l'empire romain et certains dieux qui m'étaient jusque là inconnus.
Une enquête classique mais efficace et un roman à lire si vous aimez les ambiances de ce genre, spécialement en automne / hiver, histoire d'être totalement en symbiose avec l'atmosphère créée par Elly Griffiths.
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ILLEILLE   21 janvier 2021
Nelson n'aime pas parler de son travail, et encore moins qu'on le qualifie de "flic"
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SharonSharon   14 septembre 2017
- La vache, chef ! Je ne vous voyais pas croyant.
- Je ne le suis pas. On n'a pas besoin d'être croyant pour être catholique.
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vero35vero35   27 juillet 2020
Ruth passe à présent entre deux rangées d'arbres dont les branches se rejoignent au dessus de la route. Les bas-côtés sont envahis de cerfeuil sauvage. Bientôt les arbres disparaitront comme par magie, et la mer surgira devant elle. Ruth ne se lasse jamais de cet instant où l'horizon s'étire soudain à l'infini , le bleu laissant la place au blanc, puis au doré. Elle accélère, jusqu'au terrain de caravaning qui marque le début de la dernière portion de route. Là, elle s'arrête et sort de la voiture, laissant l'air marin souffler dans ses cheveux.
Face à elle se dressent les dunes dont les formes fantastiques ont été sculptées par le vent. C'est marée basse, la mer n'est plus qu'une ligne bleue à peine visible sur le gris du sable. Les mouettes crient dans le ciel, tandis que la voile rouge d'un véliplanchiste scintille au loin.
Sans crier gare, Ruth se penche pour vomir.
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Enya75Enya75   12 janvier 2019
Le temps qu'il sorte la tondeuse, qu'il se rende compte qu'elle n'a plus d'essence, aille chercher le bidon de secours dans le coffre de sa Mercedes, se fasse tomber la porte du garage sur le pied, répare le câble d'embrayage et déplace la corde à linge de Michelle, il a eu tout le loisir de réfléchir.
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vero35vero35   27 juillet 2020
Ruth prépare deux verres de vin, en espérant que Shona ne remarquera pas la lenteur avec laquelle elle videra le sien. Ces derniers temps, le vin lui donne envie de vomir. Elle a l'impression que ses papilles arrivent à dissocier les différents composants : les grains de raisin acides, l'alcool fermenté, une touche de feuille de vigne... Elle croirait presque sentir le goût des pieds du paysan.
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