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ISBN : 9791026236498
Éditeur : Librinova (08/07/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Tino n'existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d'un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s'inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu'il lui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Ladybirdy
  12 août 2019
Trois noms pour trois vies, Tino, Antoine et Günther, c'est l'homme senzanome, l'homme qui n'existait pas. Tino, c'est le vendeur sur les marchés, Antoine c'est l'intellectuel qui rêve d'écrire un roman, Günther, c'est l'homme rebelle. C'est du moins par ces trois prénoms que son père le nommait au fil de ses humeurs. Fils d'un nomade, dépourvu de mère, le narrateur n'aura de cesse de remplir ses poches de trésors gratuits à défaut d'un nom sur une carte d'identité. Tino, puisque c'est ce nom qu'il préfère, vient de perdre son père, un homme profondément humain qui lui avait tout appris. Lorsqu'il dépose le corps de son père à la mer, Tino se promet qu'il vivra, une vie au moins, deux, trois et plus. À bord de son camion Citroën, près du chien, il arpente la France, l'Italie, la Belgique, la Croatie et fera des rencontres qui bouleverseront sa vie.
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas est un roman patchwork bourré d'humanité et terriblement attachant et émouvant. Il y a aussi des passages truculents où Tino empile son costume de vendeur sur les marchés pour vendre des produits invendables (un seul gant rose en caoutchouc, de la crème solaire qui transforme les enfants en schtroumpfs). Ce roman aborde tant de thèmes, allant de l'anticonsumérisme, la tolérance, la résilience, la créativité, l'amour, l'amitié, la maternité/paternité sans compter qu'il donne la part belle à une nature éblouissante avec une mer en toile de fond, mère de tous les hommes. On en aurait presque le tournis tant ce roman est diversifié avec des passages magnifiques encouragés par des réflexions sociétales, des images à fleur de peau d'une précieuse intensité. On s'y sent bien dans ce roman. Il caresse, il embrasse, il encourage, il éveille, il rassure.
Sans nom, sans identité, l'auteur nous passe le message que nous sommes tous des étrangers dans ce monde, qu'il faut composer avec ce que nous jugeons bon pour nous, sans nous faire avoir par les médias, la publicité, un monde hypertrophié où coule à l'excès le superflu. C'est un bon et nécessaire retour à la vraie vie et rien que pour cela, je remercie Laurent Grima d'avoir écrit ce roman dans un phrasé impeccable véhiculant un message qui va au devant de l'espoir, quelque part où bat le poumon de la vie.
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petitsoleil
  14 juillet 2019
Un livre intrigant, et aux personnages attachants.
J'avais déjà aimé le premier ouvrage de l'auteur, "(re)vivre", livre qui nous avait embarqué dans la lente reconstruction d'un homme, après l'accident, le deuil, les épreuves, le drame. Je vous incite à le découvrir si vous ne l'aviez pas encore fait, ce livre est aussi très intéressant.
Ici, il est aussi question de dignité, de l'essentiel et du goût de la vie, mais la partition est bien différente. Une petite part de drame, de l'émotion, certes, mais aussi beaucoup d'humour, des voyages, de l'évasion, et toujours une grande humanité.
Laurent Grima a su se renouveler, dans le style, la narration, les personnages, les rebondissements.
Tout commence par une scène un peu triste. Deux hommes en tête-à-tête, et le deuil. le père tant aimé est parti ... Maintenant, Tino va devoir vivre son deuil, puis vivre. Vivre sans son père, vivre tout court, découvrir la vie.
On va découvrir progressivement pourquoi c'est si difficile, pourquoi Tino se lance dans une grande quête, et va s'inventer plusieurs vies.
Au moins trois vies, comme il l'avait promis, à son père et à lui-même, il s'était promis de vivre au moins trois vies, trois belles vies.
Errance, quête, voyage, découvertes, ce livre nous permet une belle évasion ! Pendant que Tino (ou Antoine, c'est selon) va sillonner les routes, les plages, nous nous régalons aussi, d'anecdotes drôles, tendres, décalées ...
Les rencontres, poétiques ou non, vont aider Antoine à se trouver. Professionnellement, amoureusement, amicalement peut-être aussi ? et on suit aussi une belle quête des origines. Car Tino/Antoine sait peu de choses sur la vie de son père, homme marginal, humaniste et un peu mystérieux.
On va croiser aussi une belle galerie de personnages. Un improbable "John Wayne", finalement plus émouvant qu'il n'y paraissait, de jolies femmes, des touristes achetant des objets improbables sur des plages, un migrant, des Italiens, des passionnés de foot et des blasés de tout, des Français de différentes régions, des familles recomposées ...
Je ne vous en dis pas plus, il faut découvrir ce livre !
Merci à l'auteur pour ce deuxième livre que j'ai beaucoup aimé.
J'attends maintenant la parution d'autres livres ...
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nicobec974
  04 août 2019
Un livre inclassable... Sa dimension philosophique l'emporte sur l'intrigue pourtant prenante, ce qui classe ce roman dans un genre un peu hybride, auquel les lecteurs ne sont pas habitués.
Tino, une des trois facettes du personnage principal, incarne ce que beaucoup aimerait être: solaire, libre et humaniste.
Beaucoup de ses réflexions sur les relations humaines et la société consumériste résonnent en nous.
Laurent Grima nous livre alors une radiographie juste et éclairée du monde dans lequel nous nous débattons souvent, et nous insuffle une bonne dose d'optimisme!
Un "livre inclassable" à lire absolument!
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leslecturesdemorgane
  06 août 2019
Gros coup de coeur pour ce roman qui sort totalement de ma zone de confort. Et pourtant! Quelle belle histoire, quel bonheur de se laisser porter par ces personnages authentiques. J'ai adoré voyager avec Tino, découvrir son histoire et sa vie... J'ai stressé avec lui quand il a dû faire face à son passé. J'ai été émue par ses rencontres, toutes aussi touchantes les unes que les autres.
L'auteur nous livre ici un roman d'une beauté sans pareille. Mettant en avant des valeurs et des questions existentielles. On y parle d'amour, d'identité, de recherche de soi, de respect et de tolérance.
Bravo Laurent Grima pour ce formidable roman.
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lalectricecompulsive59
  20 juillet 2019
Un roman phénoménal, j'ai vraiment aimé et vous pouvez découvrir ma chronique ici https://la lectrice compulsive.home.blog/
Laurent est un auteur à suivre de très près!
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   14 août 2019
Les hommes aiment la mer comme on aime une femme. Pas n'importe quelle femme, hein ? La plus belle de toutes. Ils ont fait d'elle une muse qui les attire et qui les inspire. Ils y abandonnent même parfois leurs derniers rêves.
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LadybirdyLadybirdy   12 août 2019
Je ne connaissais vraiment de la Belgique que quatre choses : la bière, succulente et souvent audacieuse, les frites, franchement inimitables, Tintin, ses aventures un peu vieillottes, et enfin Jacques Brel, ce mythe unique qui donna chair comme aucun autre aux mots qu'il chantait. Pour autant, j'avais su capter au cours de mes rares passages dans le « plat pays » un esprit particulier, une façon d'être dans un décalage subtil, un petit pas de côté désenchanté, mais drôle, sans guère de prétention et armé d'un solide sens de l'autodérision. Les quelques Belges que j'avais croisés, des marginaux forcément, ne se prenaient pas pour des Américains. Ils se prenaient pour des Belges et ils s'en contentaient. 
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LadybirdyLadybirdy   12 août 2019
Elle était belle encore Vanessa en cette nuit tombante ! Aussi belle qu'hier, que demain. La permanence de sa beauté me réconfortait, comme quand on vient régulièrement se réchauffer au soleil dans le sud en se disant que l'on a de la chance. Oui, ce soleil, j'avais de la chance de l'avoir trouvé. Cette étoile bienveillante et fragile qui préservait une tiédeur douillette même lorsque du froid régnait dans ma vie. Combien de personne peuvent se vanter d'avoir, ne serait-ce qu'une nuit, fait l'amour au soleil ? 
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LadybirdyLadybirdy   11 août 2019
Il y a quelque chose d'une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d'abord, avec un titre qu'on lit la tête penchée en trahissant l'air de rien une ébauche d'inclination. Et puis le regard que l'on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d'un plaisir. L'objet de ce désir qui naît et que l'on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d'un élan décisif, une bascule... L'acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l'odeur de l'encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité.
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LadybirdyLadybirdy   11 août 2019
L’homme en lui-même, n'est rien. Il est bancal, imparfait, inachevé. Quoi qu'en disent peut-être certains récalcitrants, fondamentalistes de la solitude et de l'isolement, ou les hypertrophiés mâles de l’ego, le sexe fort lui-même est beaucoup trop faible pour s'autosuffire. Il a besoin d'une peau pour délivrer et recevoir des caresses, d'une voix et d'un regard pour se sentir exister, d'une belle âme pour grandir à ses côtés et d'un cœur aimant pour se sentir appartenir....
+ Lire la suite
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