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EAN : 9782213709840
360 pages
Éditeur : Fayard (17/06/2020)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 565 notes)
Résumé :
L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie just... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (184) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  18 juillet 2020
Quand j'ouvre un roman de Vivi, j'ai toujours peur de ce qui m'attend. Soit j'aime beaucoup soit pas du tout. Les montagnes russes. Ici, j'ai plutôt beaucoup aimé. Pas de guimauve dégoulinante mais une histoire réaliste et profonde avec de très beaux passages.
Élise est certainement le personnage qui m'a le plus touchée, elle qui a consacré toute sa vie à ses enfants, maintenant qu'ils sont grands et partis, qu'elle n'est plus qu'une mère à la retraite, elle doit se pelotonner dans ses souvenirs et grignoter un peu de moments doux comme elle peut.
On n'imagine pas comme les années filent à toute allure à côté de nos enfants. Hier ils sont nés, aujourd'hui ils papillonnent à gauche à droite. On passe de mère à temps plein à mère à la retraite. On se dit (oui, oui, je confirme!) je penserai à moi plus tard, et puis l'épicentre de nos occupations retourne vers nos enfants. Et un jour, on se retrouve seule à jouer son plus beau rôle dans la nostalgie.
À côté d'Elise qui ferme la porte de sa vie de mère, Lili l'ouvre à pas feutrés dans le service de néotat où elle vient d'accoucher prématurément.
Un livre qui émeut, des phrases qui ne peuvent que résonner en chaque mère. Une écriture à la fois tendre et juste. Je craignais une happy end facile et dégoulinante mais non, il y a un équilibre dans tout le livre qui respecte le sérieux des deux sujets.
Un bon moment de lecture qui n'apporte pas de solutions clés sur porte mais a au moins le mérite d'apporter de la clairvoyance et un peu de réconfort dans tous ces moments doux à disposition quand on veut bien les voir et les accueillir.
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Supermaman64
  06 juillet 2020
Lili va enfin devenir maman. Mais elle ne se doute pas des épreuves que la néonatalogie lui réserve.
Elise se retrouve seule après le départ de ses enfants, pour leur vie d'adulte. Elle découvre une association de câlineurs en néonatologie qui comble le vide qu'ils ont laissé.
Gros coup de coeur pour cette histoire. J'en ai encore les larmes aux yeux et la chair de poule... Difficile de lire un autre livre dans la foulée tant celui-ci prend aux tripes. J'ai ri, j'ai pleuré bref j'ai adoré du début à la fin et je l'ai dévoré.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  19 juin 2020
En équilibre. Sur ce fil fragile.
 
Virginie Grimaldi est une équilibriste des mots, des sentiments. Comme nulle autre, elle vacille entre tendresse et nostalgie. Entre rire et larmes. Entre semi-vérités et clair-obscur.
Les romans se suivent, ne se ressemblent pas. Je me demande toujours si la magie sera encore là. Et à chaque fois, ça fonctionne. Il se passe quelque chose. Comme lorsqu'une émotion monte, à l'intérieur de soi. On ne se l'explique pas. On se laisse juste submerger tout à coup par l'indéfinissable.
Virginie Grimaldi te raconte un peu ta vie, comme souvent et ça fait souvent mouche. Elle te parle de ces petites choses qui font le vrai, qui rendent si précieuse la lecture de ses romans.
Lily vient de donner la vie. Une vie fragile, sur le fil, tiens, justement. Une vie prématurée, quel drôle de mot. Son bébé arrivé si vite qu'il va falloir s'armer de courage.
Elise, elle, a cinquante ans et apprivoise le silence de l'appartement maintenant que les enfants sont partis. Enfin, il lui reste Edouard, quand même, ce chien qui m'a tant fait sourire !
Deux mères. Deux femmes. Deux jolis chemins. Deux bouleversements intimes.
Une ode aux soignants, aux persévérants, à ceux qui aident la vie à naître et qui luttent pour elle. Une ode aux mamans, aux bienveillantes, aux coeurs qui éclatent. Un roman tendre, entre sourire et larmichette.
 
Oui, Virginie Grimaldi est une funambule des mots, des émotions.
 
Dans ce monde en équilibre, sur un fil dangereusement, lamentablement fragile, Virginie Grimaldi part, la fleur au fusil, semer ces graines dont nous avons terriblement besoin : la tendresse, la vérité et l'amour des autres. Sans tricher. Sans posture.
Il y a des guerres qui se mènent en douceur et qui pourtant, à leur façon, changent un peu le monde.
Alors, merci, merci de tout mon coeur, Virginie, car au bout du chemin, il ne nous restera que ces moments doux pour nous souvenir que la route fut belle.
Tous ces moments doux et nos vies qui défilent. Avec tes mots saupoudrés dessus.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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fabienne1809
  09 juillet 2020
Voir ma vidéo : https://youtu.be/qCajL-b8B_4
Virginie Grimaldi nous revient avec un roman qui tourne autour d'un thème qui peut concerner de nombreuses personnes : la parentalité.
Le roman est construit sous forme de courts chapitres alternant le point de vue de Lili et celui d'Elise, deux femmes qui se trouvent à des moments opposés de leur maternité. Lili vient de mettre au monde une petite fille, née prématurément, tandis qu'Elise voit son cadet emménager dans son premier appartement.
Au centre de néonatologie où se trouve la première, la plupart des parents culpabilisent d'avoir fait certaines choses ou de ne pas en avoir fait d'autres et estiment que cela a pu entraîner la prématurité de leur enfant. L'enseignement que nous apporte ce roman est que la culpabilité est de la maltraitance envers soi-même. A proscrire donc.
L'auteure, qui a vécu la prématurité de son dernier enfant, décrit de manière bouleversante, mais tellement vraie, ce que la mère ressent durant les premières heures de vie de l'enfant, auquel elle s'adresse en ces termes :
« (...) ce dont j'ai le plus besoin, c'est de garder les yeux ouverts. Si je les ferme, j'ai peur que tu t'éteignes. Comme si détourner les yeux te donnerait l'occasion de nous faire faux bond, comme si te dévisager pouvait t'empêcher de mourir. »
Je suis surprise de lire ça alors que c'est précisément comme ça que j'ai vécu les premières 72 heures de la vie de mon fils. Je réalise que cette expérience que j'estimais personnelle est finalement une expérience universelle.
Pour la deuxième maman, il s'agit de remplir le vide laissé par le départ de ses enfants, auxquels elle a consacré les 23 dernières années de sa vie. Elle comprendra que son bonheur dépend d'elle. Elle s'adonnera à la danse africaine, puis s'investira comme bénévole pour câliner des bébés hospitalisés.
Chez cette auteure, j'aime beaucoup les émotions et les enseignements qu'on peut tirer. Mais derrière ces jolies phrases, ces belles personnes du roman, il manque parfois une histoire un peu plus consistante.
C'est cependant un roman dont je recommande la lecture à tous les parents quel que soit le moment de leur parcours dans la parentalité.
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Saiwhisper
  19 juin 2020
Ce livre est un gros coup de coeur ! J'aime beaucoup la plume simple, humoristique, douce et sensible de Virginie Grimaldi, si bien que je ne rate jamais ses nouveaux romans… Cependant, je ne m'attendais pas à ressentir autant d'émotions dans celui-ci ! « Et que durent les moments doux » a eu un énorme écho en moi : j'y ai vu ma mère, ma fille et moi-même. Honnêtement, vous faire cette critique va se révéler être un véritable tour de force, car je vais devoir vous parler de cet ouvrage, vous livrer un peu de moi, mais ne pas trop en dire, que ce soit pour le scénario ou ma propre vie. En tout cas, c'est une merveille ! Une véritable ode à toutes les mères, au personnel soignant, au bénévolat et à la famille. Magnifique !
Cet écrit donne la parole à deux femmes : Élise, mère de deux enfants ayant quitté le nid familial, et Lili, jeune maman d'une petite fille née prématurément, à sept mois de grossesse. Tour à tour, les deux narratrices vont conter leur quotidien, leurs doutes, leurs envies, leurs espoirs, … On s'attache énormément à elles et on ressent beaucoup d'empathie. Élise est une cinquantenaire sympathique, bonne vivante, drôle, avec ses qualités et ses petits défauts (pas très douée avec le téléphone portable). Si j'ai eu du mal avec elle au début en raison de son côté collant et surprotecteur lorsqu'elle infantilisait Thomas et Charline par textos, j'ai fini par progressivement m'attacher à elle. Je n'ai pas vécu ce dur moment où son enfant adulte quitte le nid et où on se retrouve seul. Ces longues journées où on s'attend à voir sa progéniture débarquer comme avant. Ces pièces à présent vides, mais qui sont remplies de souvenirs. Mon tour viendra. Comme Élise, je devrai apprendre à prendre du temps pour moi et à faire ce que j'ai envie de faire sans dépendre de quelqu'un. Je me retrouverai. Je vivrai de nouveau pour moi. Cette héroïne m'a fait songer à ma mère. Elles ont de nombreux points communs comme leur générosité, leur humour, leur problème face aux technologies, leur douceur et leur amour. L'une fait de la gym et l'autre fait de la danse africaine. Elles y retrouvent leurs amies. Elles ont appris à vivre selon leurs envies, tout en restant une maman malgré l'âge de leur enfant ou la distance. Au fil des pages, j'avais envie de pleurer face à Élise. Elle m'a émue que ce soit pour ses réflexions, pour sa progression et pour ce qu'elle est. Oui, dans Élise, j'ai vu ma maman… Et j'ai eu envie de lui dire que je l'aimais… Par pudeur, je n'ose forcément le dire, mais je sais que tu lis ces mots. Je t'aime et merci d'être toujours là pour moi.
Le personnage de Lili a eu l'effet d'un boulet de canon dans mon coeur. Lili, c'était moi. Non, je n'ai pas eu une enfant née prématurément néanmoins, j'envoie de douces pensées à celles qui ont vécu cela ou qui le vivront… En revanche, ma petite panda rousse a été très très malade de janvier à mars. Comme Lili, je me suis senti démunie face à ces lourds tuyaux permettant à mon bébé de respirer ou de se nourrir. Comme Lili, je me sentais mal, pleurais sans arrêt et m'émerveillais dès que l'on baissait enfin le niveau d'oxygène. Comme Lili, je me suis posé mille questions et je revivais à chaque fois qu'une bonne nouvelle parvenait à mes oreilles. Cette douleur, ce combat quotidien, ces petites victoires en hôpital, je les ai vécues. Comme Lili, j'ai tissé des liens avec d'autres mères se trouvant dans la même situation que moi et, même si je ne les reverrai pas, elles resteront gravées dans ma mémoire. Vous l'aurez compris, j'ai fait un réel transfert et je me suis retrouvée à fleur de peau tout au long de cette lecture. Ainsi, j'ai été bouleversée par les deux narratrices qui, bien qu'elles soient fictives, avaient un visage dans mon esprit.
« Et que durent les moments doux » n'est pas une simple histoire. Comme « le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie », Virginie Grimaldi s'est inspirée de ce qu'elle a traversé. le quotidien de Lili est le sien, puisqu'elle a accouché il y a peu d'un joli petit garçon venu trop tôt. Au départ, je n'avais pas lu les remerciements cependant, je trouvais que l'auteure avait toujours les mots justes pour retranscrire les scènes à l'hôpital. Cela se sentait. Or, lorsqu'on a vécu plus ou moins la même chose, on éprouve énormément d'empathie. Grâce à son oeuvre, Virginie Grimaldi m'a aussi révélé l'existence d'une forme de bénévolat que je ne connaissais pas : les câlineurs, des personnes chargées de dorloter et offrir leur affection aux nouveaux nés hospitalisés. Une belle manière de prendre le relai aux parents épuisés ou absents. Je n'ai pas pu m'empêcher de me renseigner en allant sur internet. Cette association « Petits pas » n'existe pas. En revanche, cette pratique est très fréquente aux États-Unis et existe en France avec l'association « Main dans la main » ou encore « Les Blouses Roses » (qui soutiennent aussi bien les nourrissons, que les enfants/ados ou les seniors hospitalisés). Je trouve cela super que l'on mette en avant ces associations à travers la littérature et j'espère que cela inspirera certains lecteurs. Enfin, j'ai également été ravie de la belle place que l'auteure a fait au personnel hospitalier. Certes, j'ai croisé des personnes désagréables comme cette interne qui empêche Lili, la mère de Clément, la mère des triplés et le papa de Milo de festoyer après une heureuse progression, mais j'ai surtout rencontré de bonnes fées en blouse blanche. Comme Lili, je remercie ces femmes pour leur écoute, leur douceur, leur patience, leur bienveillance et, parfois, leur humour qui redonnait le sourire malgré la situation.
Ce livre est donc une pure merveille qui a résonné en moi. Je suis passée des rires au noeud à la gorge. Certes, il n'y a pas d'action, certains passages sont lents ou répétitifs toutefois, c'est normal. Quand on est dans une chambre d'hôpital, tous les jours se ressemblent, mais l'important, c'est de voir que son bout de chou se rétablit peu à peu. Avoir son enfant en bonne santé est un réel bonheur. Bravo à Virginie Grimaldi pour cet ouvrage qui a su atteindre mon coeur… Et me surprendre par son twist final ! Un bijou.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Citations et extraits (132) Voir plus Ajouter une citation
Faanny_Faanny_   14 novembre 2020
Certains font beaucoup de bruit pour camoufler leur absence. Mais d'autres, inattendus, nous envoient une bouée quand on sombre.
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LadybirdyLadybirdy   17 juillet 2020
Mes vingt-trois dernières années ont été consacrées à mes enfants. Je ne me suis pas sacrifiée. Devenir mère a donné un sens à ma vie. Enfin, j’étais utile. Enfin, je comptais pour quelqu’un. C’est égoïste, j’en conviens. Je ne l’ai pas calculé : la maternité a réparé en moi ce que l’enfance avait abîmé.
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SaiwhisperSaiwhisper   18 juin 2020
Tout au long de la grossesse, j'ai pratiqué la pensée positive pour faire plier l'angoisse : tu naîtrais un jour de soleil radieux, les contractions se contenteraient de me chatouiller, la sage-femme se déplacerait en dansant, ton papa me déclamerait son amour, il ne ferait ni chaud ni froid, la radio diffuserait Radiohead, je pousserais deux ou trois fois dans le pire des cas, dans le meilleur je n'aurais qu'à éternuer, tu arriverais en pleine forme, on te poserait sur moi, tu accrocherais ton regard au mien, des larmes dévaleraient mes joues sans déformer mon visage, ton père nous embrasserait, et voilà, on serait une famille.
Ce n'était pas censé se passer comme ça.
Tu n'étais pas censée naître avant d'être prête.
Je n'étais pas censée être mère avant de le devenir.
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Supermaman64Supermaman64   05 juillet 2020
J'ai soulevé l'oreiller en soupirant, il cachait une petite boîte rouge. La suite paraît assez évidente, pourtant, même quand j'ai découvert une bague ornée de trois perles, j'ai passé quelques secondes à me dire qu'ils devaient avoir un gros budget, dans cette maternité, pour offrir un bijou à toutes les nouvelles mamans. Et puis, mon regard est tombé sur ton papa, qui avait un genou à terre, et j'ai compris qu'il ne posait pas de la moquette.
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Annabelle31Annabelle31   04 juillet 2020
Vous avez mis au monde votre fille, mais pas uniquement. J’ai la joie de vous présenter votre petit deuxième : il s’appelle Angoisse. C’est un enfant vorace, qui se nourrit essentiellement de larmes, de peur et de colère, à toute heure, à tout endroit, il n’est jamais rassasié. Il souffre du syndrome d’abandon, il ne tolère pas qu’on le laisse seul, la nuit, le jour, il sera là, près de vous. Il se peut que vous le trouviez également égocentrique, c’est normal. Il a besoin de toute l’attention, toute la lumière. Pour s’en assurer, il se manifeste régulièrement, avec une nette préférence pour les moments où on ne s’y attend pas. Je ne vous cache pas qu’il n’est pas facile à vivre, mais c’est la tradition. Il est offert à tous les nouveaux parents, en guise de bienvenue. C’est le secret le mieux gardé de la parentalité.
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Videos de Virginie Grimaldi (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginie Grimaldi
Extrait de "Et que ne durent que les moments doux" de Virginie Grimaldi lu par Marcha van Boven. Parution CD et numérique le 12 novembre 2020.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/et-que-ne-durent-que-les-moments-doux-9791035403782
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