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ISBN : 2226252088
Éditeur : Albin Michel (02/10/2013)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Un soir, à Hambourg, Hélène Grimaud découvre un étrange manuscrit composé de lettres, de confidences, d eau-forte et de partitions de musique. Sa lecture la bouleverse. Elle ne sait pas que la reconstitution de l incroyable rébus dans laquelle elle se lance va la projeter dans un monde fantastique, rongé de pluies acides, hanté par la légende de Beowulf et d étranges créatures, et la ramener dans les terres inviolées du grand Nord, de la neige et des loups. Mais ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  08 décembre 2015
Hambourg, de nos jours. Hélène Grimaud, pianiste célèbre et éthologue ayant créé le centre de préservation des loups de Salem, est amenée à ses promener dans de vieilles ruelles obscures. Elle entre dans une vieille boutique d'antiquaire tenue par une petite fille, dans laquelle se trouve des trésors : le miroir (le vrai !) d'Alice au pays des merveilles, et un vieux manuscrit allemand, qui aurait été écrit par Brahms lui-même, "LE" musicien intime de l'artiste.
La narratrice partage ses doutes quant à la réalité des évènements décrits dans la manuscrit, le manuscrit lui-même, traduit au fil de l'eau par un ami, ce qu'elle sait de la vie de Brahms, notamment ses relations avec le couple Schubert, ses pensées sur sa pratique de la musique, le fameux "instant présent" appris auprès des loups, ses réflexions sur les dégats des hommes sur la planète.
J'avoue ne pas avoir été convaincue par ce Retour à Salem d'Hélène Grimaud, une pianiste connue et reconnue. C'est dommage parce que j'avais l'impression que ce livre avait beaucoup de choses pour me plaire, notamment les sujets abordés. J'ai trouvé l'alternance des histoires (celle actuelle, celle de Brahms), les pensées et réflexions de Grimaud sur l'écologie, les loups, les sorcières... plutôt maladroites, avec des parties qui m'ont plutôt moins que plus intéressée. de même, si j'ai trouvé le mystère autour du magasin d'antiquité bien amené, le contenu était en revanche particulièrement peu original. L'ensemble manquait de rythme, et si au final, j'ai découvert des choses intéressantes autour de Brahms et des Schumann, les répétitions, l'abus jusqu'à écoeurement d'utilisation de mots tels que "intuition" et équivalents, et le manque de liant entre les différentes parties m'ont amené à une quasi-indifférence vis-vis de ce livre. Dommage !
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Levant
  16 juin 2016
Se peut-il qu'il y ait autant de talent, autant de passion, autant de souffrance dans un si beau regard? N'est-ce pas d'ailleurs ce qui fait la beauté du regard d'Hélène Grimaud ?
Le talent c'est celui de cette pianiste de génie. Je l'ai découvert en cherchant à faire connaissance avec elle à l'occasion de la lecture de cet ouvrage : Retour à Salem. Je l'ai regardée, et surtout écoutée jouer Brahms. J'avoue sincèrement être tombé sous le charme.
Quant à parler de passion à son sujet, force est d'employer le pluriel. Il faut bien sûr évoquer sa passion pour la musique, mais il y a aussi celle tout aussi forte pour la nature, faune et flore confondues, au premier rang desquels les loups qu'elle évoque comme un symbole. Elle aime les retrouver, les observer au bout du monde, dans un endroit où elle leur préserve un espace de liberté, à Salem aux Etats-Unis.
La souffrance, c'est bien sûr celle qui la submerge au spectacle de cette même nature martyrisée par l'être qui s'est arrogé le monopole de l'intelligence. Hélène Grimaud est une militante écologiste fervente. Son ouvrage est un vibrant plaidoyer pour une planète à l'agonie.
Mais sa souffrance est tout sauf résignée. Elle ne s'exprime pas en jérémiades. Elle s'exprime dans un cri d'indignation, de colère, lancé à la face de l'être obstiné, méprisant et irraisonné, qui est en train de couper la branche sur laquelle il est assis. Retour à Salem est un ouvrage très sombre, voire désespéré : "Je songe à la lame des couteaux qui égorgent, découpent, éviscèrent, aux rivières de sang qui coagulent dans les abattoirs, à notre âme de boucher. Et j'ai envie de pleurer".
Il y a dans cet ouvrage un tiraillement marqué entre ses élans pour une nature enlaidie de jour en jour par l'homme d'un côté et de l'autre la beauté pure, celle de la musique. Car, se prend-t-elle à espérer en citant cette phrase de Dostoïevski, "la beauté sauvera le monde".
Il faut voir et entendre Hélène Grimaud en soliste au piano dans le concerto n°1 pour piano et orchestre de Johannes Brahms pour voir l'énergie, la passion qui se dégagent de sa personne. C'est l'expression d'une sensibilité à fleur de peau qui vit la musique comme l'ultime moyen de faire recouvrer la raison au pourfendeur de la planète. "L'essence de la musique est dans le devenir". Il se dégage de cette artiste une sensualité spirituelle transcendée par ce don qu'elle possède à faire passer des émotions au bout de ses doigts qui courent sur le clavier du piano, tantôt malmené presque martyrisé, tantôt caressé, avec la même alternance que celle des sentiments qui animent cette personne enflammée par son art et sa passion pour la nature.
L'intrigue de l'ouvrage devient accessoire devant le message à faire passer. Johannes Brahms a-t-il relaté sous forme d'un conte fantastique, et sous un pseudonyme, une échappée dans une forêt septentrionale, en quête de révélation. Une confrontation avec une nature dont on imagine qu'elle seule pourrait être l'inspiratrice de toutes ses oeuvres et dont il se plaisait à ravir ses amis et admirateurs, le couple Clara et Robert Schumann, dans la relation si particulière qui les réunissait autour de la musique.
Les espèces vivantes désertent notre monde à une cadence emballée. le silence du chant des oiseaux disparus inondera un jour la planète. Il entraînera alors avec lui le mutisme de l'inspiration. Car Hélène Grimaud nous le clame, c'est la nature qui inspire l'homme dans ses plus belles créations, au rang desquelles la musique a la meilleure place. Faudra-t-il un jour le dire à l'imparfait ?
Retour à Salem est un ouvrage difficile à lire si l'on considère que la vérité est difficile à entendre.
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zabeth55
  03 septembre 2015
Une biographie de Brahms ?
Un reportage sur la grippe aviaire ?
Une réhabilitation des sorcières de Salem ?
Une ode aux loups ?
Un pamphlet sur l'écologie ?
Qu'a voulu faire exactement Hélène Grimaud ?
Mêlant des passages autobiographiques et des annotations musicales à une sorte de conte philosophique reprenant les sujets ci-dessus questionnés, en résulte ce roman dédié à Brahmes et à l'écologie.
Je ne sais pas trop ce qu'elle a voulu faire, mais une chose est sûre, elle en a fait trop, elle a tout mélangé, et je n'y ai pas été sensible du tout. J'ai même lu de nombreuses pages en diagonale.
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ATOS
  14 novembre 2013
« Ursus et Homo étaient liés d'une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup. »
Victor Hugo.
Retour à Salem est un roman initiatique.
Ce n'est pas un conte, ce n'est pas une légende, c'est une quête, une annonciation, une prophétie.
La lecture d'une partition totale et absolue. Une feuille de route qui se pose sur le chemin de la vie.
Toute chose a son intelligence. Tout est relié et Tout se lit. A nous d'opérer le remontage.
Bachelard et Hesse sont venus naturellement me rejoindre lors de cette lecture.
"L'être est tour à tour condensation qui se disperse en éclatant et dispersion qui reflue vers un centre". Bachelard La poétique de l'espace.
Image universelle traduisant la musique du monde. .
Et puis se sont joints Nietzsche, Levis Strauss et beaucoup d'autres, que je ne connais pas encore, mais que je comprendrai un jour.
Le dehors n'étant que la résonance du dedans, partant de ce principe je ne désespère plus d'entendre un jour le concerto entier de la vie.
«  le possible est une tentation que le réel finit toujours par accepter » m'a rappelé Bachelard.
Et c'est vrai, c'est vrai que le temps est un mouvement pas une durée, et qu'il suffit de se mettre en marche pour retrouver sa demeure.
Sa demeure, pas une maison, plus que ça , le lieu où l'on se doit.
Le lieu où l'on se rappelle que «Nous venons de loin avec notre sang chaud » .
Ça ne sert à rien une mémoire si elle ne vous « rappelle » à rien.
Si le livre d'Hélène Grimaud a convoqué auprès de moi ces esprits là, ce n'est pas pour rien.
C'est qu'on y parle d'esprit, d'âme, de passage, d'imaginaire, de rêve, de poésie, de voyage, de création, d'images, de musique, d'espace, de langage, de matières. de tout ce que nous ne percevons pas, mais qui est en nous, autour de nous, et bien au delà de nous et cela depuis toujours.

Une ressouvenance, une résonance, un écho, un rappel à l'ordre , au premier ordre, celui de l'origine.
Nous n'avons rien perdu, nous possédons toute notre mémoire. Nous vivons dans ce que nous voulons être notre réalité, et nous refusons d'entendre le songe. le songe de notre humanité naît dans le rêve du monde.
«  le fait d'évoquer une idée, de représenter une réalisation, est en soi un petit pas vers cette réalisation même » me rappelle Hesse.
Hélène Grimaud ne fait pas de la musique, elle est Musicienne, comme l'était Monsieur de Saint Colombe.
Comme toutes celles et ceux qui connaissent l'espace, non pas une cavalcade autour du monde, non pas une course à la vitrine du monde, l'Espace immense qui nous habite, là où nous demeurons.
Elle porte sa musique aux autres. Je dis Sa musique parce qu'elle est sienne puisqu'elle l'a comprise.
Sartre dit « tout ce que tu comprends t'appartient ». Alors la musique de Brahms, c'est bien sa musique et elle nous l'offre pour que nous la possédions nous aussi et qu'elle devienne notre musique.
C'est une lumière, le partage d'une flamme pour que nous puissions tous ensemble lire la partition.
Parce qu'une seule âme ne suffit pas. Parce que nous nous ferons, ne construirons, n' élèverons rien si nous ne le conçevons pas pour tous, pour tout ce qui fait partie de la Création, pour l'ensemble des règnes .
Sinon cela ne veut rien dire. Une silence ou une cacophonie, voici la définition de l'enfer pour Hélène Grimaud.
Pour déchiffrer, trouver la clé qui ouvre le passage, il faut retrouver l'essentiel, l'essence commune. C'est ça le retour à Salem. le retour, le lieu du commencement.
« ...Un jour, peut être, au cours des siècles à venir, on lirait cette écriture, elle serait déchiffrée elle aussi, et traduite. Et l'immensité d'un poème illisible se déploierait dans le ciel »... Duras
« Des périodes de terreur et de très profonde misère peuvent survenir. Mais s'il doit y avoir encore un bonheur dans la misère, ce ne peut être qu'un bonheur de l'esprit, orienté, dans le passé, vers le sauvetage de la culture des époques antérieures, et pour l'avenir, vers l'affirmation sereine et persévérante de l'esprit, dans une ère qui sans cela risquerait d'être entièrement vouée à la matière.» ...Hesse.
« En tout commencement un charme a sa demeure,
C'est lui qui nous protège et qui nous aide à vivre ».
« Prépare toi à des luttes, je vois bien qu'elles ont déjà commencé. ».
….Le jeu des perles de verre. …. Hermann Hesse.
Soutenir un regard c'est toujours tenir un engagement.
Alors, placez vous devant ce miroir, et écoutez,
écoutez attentivement ce que cet esprit vous dit.
«Pour savoir, il faut s'imaginer»,
« révoquez l'inimaginable!», Georges Didi-Huberman.
Alors, autour du monde convoquons notre esprit.
Les loups resteront toujours des loups pour les hommes,
à nous de redevenir humains pour les loups.
Bon retour à tous.
Et particulièrement à toi, que je sais déjà en chemin.
« Lou, je m'appel-le Lou,
Lou, c'est moi, c'est vous ».
Lou Boland, jeune musicien , aveugle, atteint du syndrome de Morsier.

Astrid Shriqui Garain.
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clairejeanne
  12 janvier 2014
Très beau livre de la grande pianiste Hélène Grimaud ! Ce qui frappe quand on commence de le lire, c'est l'écriture: belle, soignée mais légère, riche de mots justes et évocateurs. Ensuite le lecteur est rapidement pris par l'histoire tout en se demandant ce qui est réel et ce qui est imaginé... C'est formidablement bien construit, le récit présentant des chapitres alternés d'un texte de Y. Brahms retrouvé par hasard chez un brocanteur et des moments de la vie de l'auteure dont Brahms est le compositeur fétiche, ainsi que ses refléxions; au fur et à mesure qu'elle lit le texte retrouvé, se réveille en H. Grimaud son amour pour la Nature, son sentiment d'appartenance au Monde Vivant dans son ensemble. Son expérience intime de partage de la vie des loups l'amène à s'inquiéter profondément de notre avenir sur cette Terre que nous abimons de plus en plus; elle a un discours original, sensible, intelligent. Une enquête traverse le livre, et la pianiste mettra ses pas dans ceux de Brahms pour trouver les lieux décrits et les sensations éprouvées par le compositeur lui-même ou par Robert Schumann son grand ami devenu fou, l'ensemble se terminant par l'apparition d'un loup ... Une émotion empathique, une élégance très originale se dégagent de ce récit fort où s'entremèlent Musique et Nature.
Quelques phrases fortes du récit: " le jour où il n'y aura plus d'espèces sauvages, ce sera la fin de la vie et le début de la survie".
"Sans cette incarnation, la musique n'a aucun sens: ce n'est pas le musicien qui compte, ni d'ailleurs le compositeur. C'est cette disposition à l'entendre avec tous ses sens, et à la faire entendre avec sa chair. C'est dans cet échange, et dans cet échange seulement, que la musique existe."
"J'avais appris à l'école la morale du loup et de l'agneau qui voulait que la raison du plus fort soit toujours la meilleure. On assisatait désormais à un curieux retournement. le plus fort était devenu l'agneau, et il était de plus en plus difficile de tenter d'exposer les questions de biodiversité ou de survie de l'espèce, face à la volonté de maximiser les profits et de soumettre le monde à la logique de la production."
"La musique, pour se déployer, a besoin d'un être vivant qui l'incarne. Vivant veut dire relié au monde, participant à son élaboration, à la construction de l'univers tout entier."
"Quels que soient les temps, les lieux, les cultures, la grande difficulté pour chacun restera toujours l'effort à accomplir pour se mettre à la place de l'autre, pour admettre que ses raisons ne répondent pas toujours à notre mode de pensée, qu'il n'agit pas systématiquement dans le même sens, ni pour sacrifier aux mêmes intérêts.
"J'ai brutalement mesuré la transformation intérieure de chaque individu qu'exigera le changement de nos modes de vie. Qui pourra mieux nous y aider que l'art et la musique ? Eux seuls embrassent plus qu'ils ne séparent, posent le mystère de la Création et ouvrent le coeur et l'esprit à ce mystère. Ils s'offrent ainsi comme les recours universels à la crise écologique, qui est une crise spirituelle."
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critiques presse (1)
Culturebox   15 octobre 2013
On baigne avec ce livre en plein romantisme allemand, échevelé, souvent douloureux mais toujours en quête d'absolu et d'harmonie avec les forces profondes de la Nature.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
raynald66raynald66   23 août 2015
Les sorcières ont toujours eu ma sympathie.
Leurs conversations intimes avec les divinités de la nature, leurs sabbats
joyeux m'ont toujours paru la marque d'un sacre de la vie et de la liberté
la plus charnelle et la plus spontanée qui soit, plutôt qu'un pacte avec Satan
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SepoSepo   20 avril 2014
Rügen est un paradis pour les oiseaux, pour les promeneurs et pour les mélancoliques. La saison estivale battait son plein, mais il ses marais et ses lagunes, n'était difficile d'imaginer l'attrait que cette île avait aux yeux de Brahms, épris de marche et de beauté. On y parlait alors ce rugueux plattdeutsch qui avait été la langue de son père, et quelque chose de son enfance, dans la rude musique des mots, l'avait rejoint ici. Les plages de sable blanc s'étiraient infiniment contre les franges bleues de la mer Baltique. Avec ses bras de terre qui s'égaillaient dans l'océan, ses marais et ses lagunes, ses forêts primaires et ses falaises escarpées, l'île s'enroulait et se déroulait en circonvolutions, en baies, en îlots, en hauts-fonds qui composaient une mosaïque riche de tous les verts et de tous les bleus. Rügen, pour avoir appartenu à l'ancienne République démocratique d'Allemagne, avait été préservée de l'exploitation touristique à outrance, et dans une sorte de sursaut vital, la RDA, juste avant de s'écrouler,avait accordé à de nombreuses parties de l'île le statut de parc national. Aussi retrouvait-on, presque intacte, telle que le XIX e siècle l'avait dessinée, avec ses maisons à larges balcons, ses dentelles de ferronnerie, ses gloriettes et ses façades de bois peintes d'un blanc immaculé, d'où émergeaient, parfois, des toits ronds et pointus d'ardoise. On a retrouvé dans cette nature prolixe, des traces de la présence humaine qui remontent à dix mille années."
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raynald66raynald66   23 août 2015
Le meilleur, l'essentiel, ne peut se communiquer que d'un être humain à un autre. Il ne peut ni ne doit être rendu public.
Observant sa frustration, les animaux avec qui il converse invitent Zarathoustra à abandonner la parole. Il doit apprendre à chanter,
comme le fit Socrate à l'heure de sa mort.
Dans l'idéal, le penseur doit danser ce qu'il veut dire.
Ou bien encore, peut-être, le mettre en musique
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raynald66raynald66   23 août 2015
Comme le firent nos ancêtres, il y a deux millions d'années, regardons les loups. Contemplons-les. Haïs parfois, traqués hélas, ils continuent dans l'absolue liberté de leurs courses et de leurs amours, à nous apprendre ce sens qui se dérobe à nous, qui nous échappe, qui nous effraie et que nous entendons pourtant, certaines nuits de lune, quand ils hurlent sous le ciel :
le paradis est ici, là où ils sont ?
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blandine5674blandine5674   07 septembre 2016
Qu’une fois le monde détruit, déserté par toute vie, ne resterait qu’un animal sauvage, le plus sauvage de touts mais aussi le pire – l’homme, qui a asservi, ruiné ou exterminé toutes les autres espèces ?
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Videos de Hélène Grimaud (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Grimaud
Helene GRIMAUD plays Brahms piano sonata No.3 - 3st mov
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