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Critique de sylviedoc


sylviedoc
  16 février 2020
Grande fan de Grisham, je ne manque pas une occasion de découvrir un de ses thrillers juridiques ainsi que ses quelques incursions dans d'autres styles (comme par exemple la série "Théodore Boone", destinée aux ados). En général, j'aime sans réserve. Mais cette fois j'avoue avoir été un poil déçue par cette histoire qui pour moi flirte parfois avec l'invraisemblable. Ces trois étudiants en droit, fourvoyés dans une école si médiocre que leur avenir leur semble très noir à l'issue de leur dernier semestre, criblés de dettes, sans perspectives d'emploi et qui en plus viennent de perdre un ami cher, sont des personnages très sympathiques au départ. On ne peut que compatir à leur triste sort, et fustiger le système qui les a menés là. Mais la méthode qu'ils choisissent pour s'en sortir me semble quand même bien hasardeuse, et pas vraiment fair-play pour les clients qu'ils vont tenter d'alpaguer avec leur cabinet d'avocats bidons. Mark et Todd vont pousser très loin ce bluff, jusqu'à récolter des tonnes d'ennuis (ce qui était prévisible), alors que leur amie Zola est pour sa part rentrée à contre-coeur dans la combine, et d'ailleurs se révèle une piètre rabatteuse dans le rôle que ses acolytes lui ont réservé. Alors oui, comme il en est coutumier, Grisham dénonce des pratiques pour le moins contestables ayant pour but de pousser les étudiants à s'endetter pour de longues années (on est aux USA, mais vous l'aviez bien sûr deviné !). Comme il est écrit sur la 4ème de couv' : "il aime dénoncer les abus et travers de nos sociétés", et Dieu ou le diable savent qu'il y a de quoi faire, hélas... Mais là, même si les méchants sont clairement désignés, les gentils ne sont pas tout-à-fait nets non plus, et la fin m'a laissée un peu perplexe. Ceci mis à part les thèmes abordés sont très pertinents, que ce soit la situation inextricable des étudiant englués dans les prêts, traînant parfois ce boulet pendant toute leur vie active, ou celle des réfugiés qui de longues années d'intégration et de labeur peuvent se retrouver du jour au lendemain dans un centre de rétention puis expulsés vers le pays qu'ils ont fui à l'origine. C'est le cas des parents et du frère de Zola, forcés au bout de 26 ans de retourner au Sénégal où ils n'ont plus aucune attache. Zola est elle née aux Etats-Unis, et peut donc à priori y rester, mais quand elle part à son tour au Sénégal pour aider sa famille, on s'aperçoit vite que les étrangers n'y sont pas tous bien traités non plus, à moins de déployer de gros moyens.
Bon, je ne vais pas raconter le reste, à vous de vous faire une opinion, mais ce Grisham-là ne figurera pas dans mes favoris, même s'il reste agréable àlire
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