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ISBN : 226614751X
Éditeur : Pocket (01/07/2004)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 198 notes)
Résumé :
Aux Etats-Unis, les facultés de droit ont en leur sein de sacrées personnalités: Rudy Baylor est l'un d'eux. Etudiant brillant et travailleur, son origine modeste en fait un paria courant les petits boulots pour payer ses études, survivant sur le fil du rasoir.
C'est pourtant lui qui, sitôt son diplôme en poche, sera à l'origine d'un procès retentissant, dont le scandale éclaboussera l'une des plus grosses compagnies d'assurances.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
clairesalander
  14 août 2016
Ce livre est le tout premier thriller juridique que je lis ; une sorte de baptême du feu si l'on veut. Le fait est que, si j'engloutis énormément de thrillers, notamment psychologiques ou à thème scientifique, j'ai toujours eu d'énormes préjugés envers ce genre. le plus prégnant étant celui qu'un roman se déroulant dans un tribunal, sans meurtres sanglants et/ou tensions stressantes, ne pouvait que s'avérer lent et rébarbatif. Avant de prendre le train, je décide donc de donner une chance à ce type d'ouvrage en emportant pour le voyage un roman du célèbre John Grisham. Et c'est là que je me dois de reconnaître que j'avais tort sur toute la ligne.
Rudy Baylor est un avocat fraîchement émoulu de la faculté de Memphis. Malheureusement, contrairement à ses camarade de promotion, il ne trouve aucun cabinet pour l'engager ; le voilà donc contraint de s'associer avec un homme d'une quarantaine d'années qui a raté l'examen du barreau six fois, et qui n'a donc pas le titre officiel d'avocat. De plus, il trempe dans des affaires louches avec deux hommes d'affaires véreux. Mais Rudy n'a non seulement pas vraiment le choix, mais il est en plus tombé par hasard sur un cas qui pourrait s'avérer mirifique pour sa carrière : une compagnie d'assurance escroquant sans vergogne ses clients. La famille Black en a fait les frais ; leur fils de 17 ans, Donny Ray, est mort d'une leucémie foudroyante faute d'avoir eu le financement nécessaire pour une greffe de moelle osseuse.
En parallèle, nous suivons l'histoire de Kelly, une jeune femme de 19 ans victime de violences conjugales, esseulée et effrayée. Rudy va faire tout pour la sauver des griffes de son bourreau.
S'il m'a fallu une petite centaine de pages pour rentrer dans l'histoire, je n'ai ensuite plus pu lâcher ce bouquin. Point de lenteur, au contraire, des rebondissements, une plongée passionnante dans la monde cruel et cynique d'une Amérique qui n'hésite pas à laisser mourir les pauvres, et en prime, de francs éclats de rire devant la déconfiture de tous ces cols blancs pourris jusqu'à la moelle. Captivant, ce roman est très bien écrit et les personnages, bons ou gentils, ont une réelle consistance. Je me suis particulièrement attachée à Dot, la pauvre mère victime d'un système corrompu, et au héros, à ses déboires tout autant qu'à son acharnement à vouloir faire tomber la compagnie véreuse.
Pour faire court, j'ai adoré, et je pense que ça ne sera certainement pas le dernier thriller juridique que je lirais...

Lien : https://clairesalander.wordp..
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Aline1102
  24 novembre 2014
John Grisham aime opposer de petites gens à d'immenses multinationales. C'est le cas dans plusieurs de ses romans et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Rudy Baylor, jeune diplômé ayant du mal à trouver un emploi, se retrouve avec un dossier sensible à traiter : celui opposant la famille d'un jeune homme atteint de leucémie à une compagnie d'assurance refusant d'assumer le coût d'une greffe de moelle.
A cause de ce refus, Donny Ray est condamné, car ses parents n'auraient pu se permettre de payer une telle opération.
Ce récit de Grisham est donc assez émouvant et nous plonge dans les difficultés des familles américaines n'ayant pas les moyens financiers nécessaires pour s'assurer des soins médicaux de qualité. Les parents de Donny Ray se sont adressés à une compagnie qui leur réclamait des primes qu'ils pouvaient se permettre de payer, mais le résultat est le même que s'ils ne s'étaient pas du tout assurés.
La dérive dénoncée par Grisham, dans ce roman, est donc celle des soins médicaux. L'auteur nous décrit la vie de ces gens que le système américain a oublié, les pauvres, les malades, ceux qui sont incapables de se défendre. C'est toute une critique de la société que nous offre l'auteur, et pas seulement une analyse des soins médicaux et du système d'assurance.
Mention spéciale pour les nombreux détails concernant la procédure et les professions juridiques : j'ai apprécié, comme dans tous les romans de Grisham.
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Corboland78
  25 mars 2012
John Ray Grisham né en 1955 est avocat, auteur américain de romans judiciaires et de romans qui décrivent le sud rural des États-Unis. Il est surtout connu pour ses livres qui ont été portés à l'écran tels que La Firme (avec Tom Cruise et Gene Hackman), L'Affaire Pélican (avec Julia Roberts) ou encore le Maître du jeu (avec Dustin Hoffman et Gene Hackman) par exemple. Ce roman, L'idéaliste, date de 1995 et se déroule dans le monde judiciaire américain de Memphis. Il a lui aussi été porté à l'écran par Francis Ford Coppola avec Matt Damon dans le rôle principal.
Rudy Baylor est en dernière année de droit, il vivote grâce à son boulot de barman pour payer son loyer et ses études. Tenu à l'écart par certains de ses camarades d'origine plus huppée il a un ami, Booker, un black marié avec deux enfants, qui lui aussi tente de passer l'examen de fin d'année. Obtenir son diplôme et se faire engager dans un grand cabinet d'avocats, tel est l'objectif de Rudy, mais les places sont chères et courues par tous les universitaires. Acculé par les circonstances et sans grands moyens, il ouvre son propre cabinet avec l'aide d'un compère un peu minable et sans diplôme mais assez malin pour dégoter de petites affaires de litiges entre accidentés et leurs assureurs.
Le hasard le met en présence d'un cas où un jeune homme atteint de leucémie en stade final aurait pu être sauvé par une greffe d'organe donné par son frère jumeau, mais l'assureur Great Benefit ( !!) détenteur de la police souscrite par ses parents, ayant refusé de payer les frais exorbitants d'une telle opération, il est désormais condamné à mourir dans les prochaines semaines. Rudy s'empare du dossier et va se consacrer entièrement à cette tâche titanesque, attaquer en justice une énorme boite d'assurance aux moyens faramineux, David contre Goliath.
Je ne vous surprendrai pas en vous révélant que le petit vaincra le géant, ce côté de l'intrigue est clair pour tout le monde avant même d'avoir entamé la lecture du bouquin. Toute l'intérêt du roman repose sur notre empathie, notre identification avec les personnages et la rage qui nous prend devant les magouilles organisées et calculées statistiquement par l'assureur pour ne presque jamais régler les factures grâce à des arguties juridiques qui le plus souvent imposent silence aux malheureux qui osent réclamer réparation.
Tout le monde adore voir le pot de terre vaincre le pot de fer, John Grisham l'a bien compris et il sait en manier les leviers. C'est le premier bouquin de cet écrivain que je lis, je ne pense pas (et j'espère pour lui) que ce soit son meilleur. Les détracteurs pourront avancer avec raison que Rudy Baylor malgré ses moyens inexistants n'a pas trop de mal à abattre cette compagnie d'assurances finalement, que John Grisham utilise parfois des ficelles trop grosses (le décès impromptu du premier juge qui était favorable à l'assureur), que l'intrigue sentimentale avec la jeune femme battue par son mari est assez simplette voire carrément fleur bleue et que ce n'est pas de la grande littérature. Oui tout cela est vrai, mais il faut aussi admettre que le roman se lit facilement, qu'il nous fait entrer dans le système judiciaire américain (un peu), que l'auteur s'est bien documenté et qu'il est assez malin pour y intercaler des péripéties secondaires qui étoffent et aèrent l'intrigue principale, enfin qu'il est impossible de ne pas hâter la lecture pour en arriver au dénouement final bien qu'il soit couru d'avance. Alors ? Ce n'est pas un grand livre mais c'est terriblement efficace et je pense que vu sous cet angle, il est à peu près réussi.
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umezzu
  09 septembre 2016
L'idéaliste est un roman typique de Grisham, où ses marottes trouvent toute leur place : les rêves de jeunesse, la défense des faibles, la justice comme réparation… A tel point que l'Idéaliste constitue presque un ouvrage type, à conseiller à ceux qui ne connaissent pas cet auteur.
Rudy un jeune avocat, sortant à peine de la fac, cherche sa place et aboutit en désespoir de cause dans un cabinet miteux. Au-delà des dossiers minables engrangés, car il faut bien faire rentrer des revenus pour vivre, il va choisir de défendre une famille modeste qui pleure encore le décès d'un fils, qui n'a pas pu être pris en charge pour sa greffe de moelle osseuse pour des raisons financières. Pourtant sa famille pensait avoir souscrit une assurance santé couvrant ce type de dépenses. Mais l'implacable raisonnement capitaliste de la société d'assurance a bloqué les fonds et conduit à l'inévitable. Rudy met toute son énergie dans ce dossier, ainsi que dans la défense d'une jeune fille blessée.
Grisham impulse du rythme à son récit, multiplie les rebondissements, joue sur nos bons sentiments de lecteurs et livre un livre de « divertissement », bien fait et porteur d'un certain optimisme.
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knitspirit
  02 juillet 2012
Jusqu'à présent, je n'avais jamais lu de livre de John Grisham ni de livres sur le déroulement d'un procès d'ailleurs. Ce fut donc une première expérience assez intéressante pour moi.
Les différents personnages sont très attachants, chacun à leur manière et leur vie dépeint bien le côté sombre du « rêve américain », tous ces laissez-pour-compte qui se font avoir par le système et qui ont du mal à s'en sortir. L'éternel pot de terre contre le pot de fer.
Le récit du procès est très intéressant car il permet de bien comprendre le fonctionnement de la justice américaine qui est très différent de la justice française.
Ce livre est plutôt bien fait mais j'ai quelque peu regretté le fait qu'on se doute à l'avance du verdict (notamment en lisant le résumé du livre), ça gâche un peu le suspens. Mais d'un autre côté, ça permet aux histoires parallèles d'avoir un peu plus d'importance, disons que c'est un mal pour un bien. Un petit point qui m'a quelque peu dérangée : j'ai trouvé que tout s'arrangeait un peu trop bien pour le héros, malgré quelques passes difficiles, et ça aussi ça diminue le suspens.
Globalement, même si je ne me suis pas ennuyée en lisant ce roman, je me suis rendue compte que ce n'est pas forcément le style de livre que j'apprécie le plus. Je ne sais pas si tous les livres de John Grisham sont basés sur ce modèle mais si c'est le cas, je ne suis pas sûre d'en lire d'autres.
Lien : http://voxpopuleek.fr/2012/0..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   25 mars 2012
Ainsi meurent les citoyens dépourvus d’assurance-maladie. Dans une société qui foisonne de médecins tous plus riches les uns que les autres, d’hôpitaux flambants neufs, de gadgets médicaux ultramodernes, dans cette pépinière de prix Nobel, la mort lente d’un Donny Ray privé de soins est extravagante, inique, scandaleuse. On aurait pu le sauver. Il avait le droit, un droit absolu, indiscutable, d’être pris en charge par Great Benefit quand il a contracté sa terrible maladie. Au moment où on a diagnostiqué la leucémie, il était couvert par une police d’assurance que ses parents avaient honnêtement payée. Great Benefit était tenue, contractuellement, de couvrir son traitement. Un jour, bientôt j’espère, je rencontrerai la personne responsable de sa mort. Qui que ce soit, modeste sous-fifre obéissant aux ordres, ou vice-président donnant les ordres. Je voudrais pouvoir prendre maintenant une photo de Donny Ray et la montrer ce jour-là à cet homme ou à cette femme pitoyable.
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clairesalanderclairesalander   13 août 2016
Je suis seul, je suis désarmé, terriblement anxieux, je n'ai aucune expérience, mais je sais que notre cause est juste. Si les Black ne gagnent pas ce procès, c'est à désespérer du système entier.
Les moments que je passerai dans cette chambre à l'avenir sont comptés. Je regarde son corps squelettique aux contours à peine visibles sous les draps, et je me jure de le venger.
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CielvariableCielvariable   09 mai 2018
Le Pr Smoot, avec sa tête d’œuf, son nœud papillon de travers, sa grosse tignasse rebelle et ses bretelles rouges, se tassait au fond de sa chaise, la panse bien remplie, couvant l’assemblée d’un regard satisfait. C’est un brave homme de cinquante ans, dont les manières ne sont pas sans rappeler celles de Bosco et de ses amis. Depuis vingt ans, il enseigne les matières que personne ne veut enseigner, ni apprendre du reste, à part quelques rares étudiants : droit des enfants, des handicapés, des aliénés, séminaire sur la violence conjugale et, bien sûr, droit des vioques comme nous disons, pas en sa présence, bien entendu. Une année, il avait prévu de faire une heure hebdomadaire sur le droit du fœtus, mais, devant la tempête de polémiques, le Pr Smoot renonça et prit quelques jours de congé sabbatique.

Il nous a expliqué dès le premier jour que le but de son enseignement était de nous mettre face à de vrais justiciables avec de vrais problèmes. D’après lui, les étudiants qui arrivent en fac de droit sont tous à des degrés divers marqués par un noble idéalisme, et souhaitent voler à la défense de la veuve et de l’orphelin.
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clairesalanderclairesalander   12 août 2016
Ils ont dû se passer le mot vite fait, bien fait : Dépêchez-vous ! Grand-mère a des millions en banque. On est sur le testament, mais elle veut le refaire. Venez vite ! Il est temps d'être gentil avec grand-mère !
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amauryimperatoramauryimperator   05 novembre 2016
'' L'idéaliste '' est le premier roman de Grisham que j'ai lu. John Grisham est un ancien avocat américain. Plusieurs de ses livres on été portés à l'écran comme La Frirme (avec Tom Cruise), l'Affaire Pélican (avec Julia Roberts et Denzel Washington). Il a vendu plus 275 MILLIIONS DE LIVRES !!!

Style: 5/5 => Le style est rapide, simple. L'auteur explique de façon simple les problèmes juridiques, les lois sans rentrer trop dans la détails, ennuyeux pour le lecteur. C'est écrit à '' JE ''. Le narrateur est un jeune diplômé de droit, un peu paumé.

Le livre est juste PASSIONNANT, POIGNANT. Je l'ai dévoré en quelques jours.

À LIIIIIIIIIIIIIIIIIIRRRRRRRRRRRRRRREEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!
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Videos de John Grisham (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Grisham
Extrait de "Le Cas Fitzgerald" de John Grisham lu par François Tavares. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-cas-fitzgerald-9782367628387
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