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EAN : 9782266278102
576 pages
Éditeur : Pocket (01/02/2018)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 101 notes)
Résumé :
En 1830, la vie idéale de James Pyke est sur le point de basculer. Lui, le fils d'un planteur et d'une esclave qui a dû fuir sa Virginie natale, a réussi à se hisser dans la haute société de Philadelphie en cachant ses origines, et vit une passion avec une ravissante aristocrate. Jusqu'à ce que Henry, l'homme qui lui avait sauvé la vie vingt ans plus tôt, ne vienne frapper à sa porte pour lui demander de l'aide à son tour.
Son fils Pan, serviteur et protégé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  29 janvier 2019
Ce n'est pas tout à fait une suite de "La colline aux esclaves", même si on entraperçoit quelques personnages du précédent, l'histoire est tout autre, avec un sujet, lui, bien similaire : la condition des esclaves dans les plantations du Sud entre 1810 et 1830.
Le récit alterne entre plusieurs personnages. Nous sommes le plus souvent avec James Pykes (alias James Smith, alias Mr James Burton), fils d'un planteur blanc et d'une esclave noire, à l'apparence bien blanche, mais qui cache ses origines et vit comme un blanc de la haute société. Puis il y a Pan, un enfant noir protégé par le premier, qui sera enlevé et vendu comme esclave... la source des péripéties que vivra James pour le récupérer.
Parfois ce sont d'autres personnes qui s'expriment, par exemple Sukey qui nous dit son parcours avec les mauvais traitements et les souffrances subis en tant qu'esclave.

J'ai trouvé assez laborieux le récit pour nous faire savoir comment James en était arrivé à cette place dans la société. Je n'ai pas aimé ce héros un peu lâche, qui reniait sa "négrité" jusqu'aux tréfonds de lui et détournait les yeux sur certaines exactions si cela risquait un tant soit peu, d'être une menace pour son secret.
M'ont plus touchée ce qui se rapporte à la vie des esclaves ou la seconde partie du livre, quand la situation se retourne, avec un James qui change d'attitude après avoir dû fuir et subir une traque en compagnie de Pan et Sukey.
Je n'ai pas détesté, loin de là, mais j'ai un peu moins aimé que le précédent livre cité plus haut... l'histoire étant plus alambiquée (et à mon avis, pas très vraisemblable) avec une fin un peu facile.
Mais si vous avez lu le premier et que vous l'avez beaucoup aimé... pas de doute, il faut lire celui-ci.
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Annette55
  03 septembre 2019
Je vais essayer de faire court .
Je ne connaissais pas Kathleen Grissom ni n'avais lu « La colline aux esclaves » dont cet ouvrage serait la suite ...
Pourtant je me suis attachée à ce récit bien construit de près de 600 pages, contant le destin de —-James Pyke,—-alias James Smith—-alias James Burton—-qui , toute sa vie se sentira piégé, ne cessera de mentir .
L'histoire se passe de 1810- 1811 à 1830.
Blanc de peau doté d'un cache oeil noir , fils du planteur blanc Marshall Pyke qui dirigeait une exploitation à Tall Oaks,——dont Il s'est longtemps cru le frère—- et d'une Jolie esclave noire , Belle , que Marshall viola, , James nia très longtemps sa «  négritude » .
Il devra bientôt fuir sa Virginie Natale ...
Lâche et Fugitif toute sa vie, il considéra les noirs très longtemps comme des gens stupides et dénués d'émotion, plus près des animaux que des êtres humains .

Au fil de ses aventures il apprit à les connaître ,à être témoin de leur courage et de leur intelligence supérieure qui leur permettait de survivre aux conditions les plus cruelles ...
Au sein de cette Amérique sudiste parviendra t- il à sauver Pan , le fils d'Henry , disparu pour être vendu comme un esclave?
Il vivra une passion pour Caroline —-une aristocrate mal mariée a un certain Preston alcoolique — dont il aura une petite fille .
Nous suivons passionnément ses aventures et ses états d'âme qui le conduiront à se hisser d'abord dans la haute société de Philadelphie tout en cachant ses origines.
Ainsi que sa quête, ses interrogations, ses colères, sa course dangereuse, ses ruses et les dangers mortels lors de son enquête fébrile pour retrouver Pan, le fils d'Henry , l'homme qui lui avait sauvé la vie vingt ans plus tôt ...
C'est un ouvrage bien documenté que l'on ne lâche pas où l'on sent que l'auteure a fait des recherches approfondies de l'époque et des sites dans les bibliothèques de Philadelphie , et à propos de divers endroits de la Louisiane.
Elle possède un remarquable talent de conteuse., en tout cas .
Je vais me procurer «  La colline aux esclaves .. » .
Livre choisi presque par hasard dans ma librairie préférée....
Mais ce n'est que mon avis bien sûr !

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belette2911
  09 octobre 2018
Le premier opus, "La colline aux esclaves" m'avait retourné les tripes, me procurant des émotions en grand.
J'avais un peu peur de ne pas ressentir la même chose dans sa "suite" puisque je ne serais plus en compagnie du personnel de la plantation du capitaine Pyke à Tall Oaks puisque nous allions suivre la destinée de James et celle de Suckey, dont on avait fait connaissance dans le précédent volume.
Niveau émotions, elles furent différentes mais toujours au rendrez-vous car le personnage de James – qui s'est enfui de la plantation et apprend à se débrouiller seul – est émouvant dans le fait qu'il refuse sa condition de Nègre (sorry pour le mot, mais à cette époque de 1830…) puisqu'on lui a toujours dit qu'il appartenait à la classe Blanche.
Son secret, il va falloir le préserver, le protéger, car si les gens qu'il fréquente à Philadelphie apprennent ses origines négroïdes, il peut dire adieu à sa vie sociale, à sa position, à tout.
Bien que nous soyons dans le Nord et que les Noirs soient un peu mieux traité que dans le Sud, ils sont toujours esclaves et exclus de la Société. Nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours et même si la liberté a une meilleure saveur dans le Nord que dans le Sud, il s'avère que les Noirs occupent toujours les places les plus basses dans la société.
Une trame prenante, plusieurs récits qui s'entrechoquent, car en plus de découvrir la vie de James, nous aurons celle du jeune Pan, enlevé par des marchands d'esclaves et celle de Suckey, qui n'a rien à envier à ses semblables.
Les conditions de vie déplorables et inhumaines des Noirs en ces temps reculés est bien décrite, et quelques scènes sont assez éprouvantes, comme ces colonnes d'esclaves, enchaînés et tirés par des cavaliers hargneux maniant le fouet en cuir avec violence et plaisir.
Ce roman est différent du premier, mais il m'a permis d'avoir des nouvelles des personnages qui évoluaient dans le premier et ces nouvelles m'ont fait plaisir pour certains et j'ai été peinée pour d'autres.
James est un personnage intéressant, émouvant et qui va évoluer au fil du temps, apprenant à considérer les Noirs comme des êtres vivants, des êtres humains et non comme des animaux. On ne peut pas trop lui en vouloir, on l'a élevé dans cette mentalité et en changer prend du temps.
Il va vivre des aventures stressantes, éprouvantes et devra renaître différemment pour pouvoir avancer sur le chemin de l'acceptation de soi et des autres. L'auteur amorce ces changements de manière subtiles ou brusques, tout dépend du moment et des événements, mais le tout est amené de manière réaliste.
Le récit est, une fois de plus, éprouvant pour l'âme et le coeur, il tord les tripes, donne envie de hurler, d'entrer dans le roman et d'en liquider quelques uns.
Mon coeur s'est serré plusieurs fois, dont une fois de trop car j'aurais aimé une autre destinée pour un personnage, mais il est vrai que nous aurions franchi alors les limites du réalisme pour entrer dans l'ère des Bisounours et que cela aurait enlevé cette part de réalité au récit.
Un roman qui m'a ému, comme son précédent, mais d'une autre manière car l'auteur, tout en restant dans le même sujet qu'est l'esclavage, a su renouveler son récit tout en gardant ce qui avait fait la recette du premier.
Un roman fort, profond, émouvant, dont on ne sort pas vraiment indemne. J'ai donc demandé à Bianca, ma complice pour cette LC, de nous mettre des Oui-Oui et des Petzi au menu de nos prochaines LC.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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PrettyYoungCat
  14 mai 2018
Je vais la faire courte... J'avais adoré la Colline aux esclaves et je me suis tout autant régalée (à m'en pourlécher les babines tel un chat !) avec ce tome-ci, Les larmes de la liberté, qui se veut une suite. En fait il y a quelques passerelles entre les deux livres mais l'histoire n'est pas une continuité de la première à proprement parler.
On retrouve cette plume fluide si agréable de l'auteure, on tourne les pages sans s'en rendre compte (alors qu'il s'agit tout de même d'un petit pavé), on est pris par l'histoire qui ne manque pas de rebondissements, on s'attache aux personnages et on retrouve des sentiments, sans niaiserie, mais qui font chaud au coeur ou qui émeuvent.
Bref, superbe !!! A quand le troisième tome, je m'y mets tout de suite !!!
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LadyRomance
  28 avril 2017
Les larmes de la liberté est la suite de la colline aux esclaves dont je n'avais pas du tout apprécié l'aspect invraisemblable de quelques situations comme vous le savez déjà probablement si vous me lisez. Vous avez certainement lu également que je me suis retrouvée avec ce second roman sans l'avoir cherché car la bibliothécaire l'a remis dans les mains de ma soeur lorsqu'elle est allée avec ma fille à la bibliothèque pour récupérer notamment deux autres romans Charleston que j'avais suggérés à l'achat. Et elle a bien fait car j'ai beaucoup aimé cette suite "Les larmes de la liberté". Il est très réussi !
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier roman. le second est très compréhensible sans cela, mais il est vrai que cela peut aider à mieux appréhender le contexte et connaître toute l'histoire antérieure si le coeur vous en dit.
Ici, l'histoire qui se passe au début du 19ème siècle se focalise sur le personnage de Jamie, le fils de Marshall, propriétaire héritier d'une plantation, et de Belle, une mulâtre esclave. Je ne dirais pas ici les raisons qui mène Jamie dans la ville de Philadelphie pour ne pas spolier celles qui voudraient lire le premier roman. Jamie, du fait qu'il a été conçu par une mulâtre et malgré qu'il soit blanc, risque d'être découvert parce qu'il a la particularité reconnaissable d'avoir un oeil aveugle. Cela le rend facilement identifiable par les terribles contremaîtres qui le recherchent et cela peut durer toute une vie. Les esclaves en fuite ne le savent que trop bien et Jamie est désormais considéré comme l'un d'entre eux bien qu'il ait été élevé tout à fait comme un blanc jusqu'à sa fuite parce que son père veut le vendre comme esclave. C'est pour cette raison qu'il doit passer sa vie à taire ses origines et sa véritable identité, notamment pour ne jamais être considéré autrement qu'un blanc et pouvoir vivre en liberté. A treize ans, il est totalement apeuré dans sa fuite lorsqu'il trouve de l'aide auprès d'un esclave prénommé Henry ayant fuit lui aussi et vivant dans la peur également d'être découvert un jour. Quinze ans plus tard, Henry se cache toujours vivant éloigné de son fils Pan et de sa femme s'aventurant uniquement à aller les voir une fois par semaine. Mais sa femme malade, bien qu'il en rejetait l'idée, finit par décéder. Henry n'a alors pas d'autres solutions que de confier Pan âgé de douze ans à Jamie dont la nouvelle identité après avoir été celle de James Smith, est devenu légalement celle de James Burton, un homme notable qui donne des cours de dessin. Pan se plait dans sa nouvelle vie de domestique où tous ses besoins sont satisfaits comme jamais. James et Pan s'attachent fortement l'un à l'autre. C'est la curiosité surprenante du garçon, son côté vif et joyeux qui plaisent beaucoup à James. Pan, lui, est en admiration devant son maître qui le protège et dont il apprécie l'humour et la chaleur. Mais voilà que Pan qui souhaitait offrir un second perroquet à son maître pour le rendre de nouveau heureux, défit l'interdiction de son père qu'il a pourtant suffisamment entendue, de s'approcher du port car il risquait grandement d'être enlevé pour être vendu comme esclave. Ce qui va se produire évidemment. A partir de ce moment, l'histoire de James nous sera racontée, dévoilant l'évolution de sa vie depuis son arrivée à Philadelphie jusqu'à son ascension et devenir James Burton pour ensuite le suivre dans sa recherche pour retrouver Pan, ce qui va le mettre face à ses pires cauchemars car il risque d'être découvert.
C'est une histoire si prenante et qui monte tant en puissance que l'on s'inquiète vraiment pour nos héros. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé leur personnalité : Pan est un garçon touchant par sa candeur, sa fraîcheur de coeur et d'esprit, et James est un héro très intéressant dans son évolution personnel avec une pointe d'humour bienvenue et agréable. Certains personnages secondaires sont très attachants également. Par ailleurs, j'ai trouvé original le thème du roman par rapport au regard porté sur l'esclavagisme et la place à trouver lorsque l'on est métisse, particulièrement comme dans la situation de James où on a été élevé et considéré comme blanc et libre par certains, et est pourtant résolument un noir-esclave de sang pour d'autres. de plus, lui-même possède ses propres préjugés sur les noirs qu'il considère comme inférieurs de par l'éducation qu'il a reçu de sa grand-mère blanche qui ignorait, si mes souvenirs sont bons, qu'il était l'enfant d'une mulâtre. Il est alors très intéressant de voir comme son regard va évoluer de par le fait qu'il vit tour à tour deux situations opposées, celle de penser et se sentir blanc et celle d'être considérée et traitée comme un esclave. Pour finir, ce roman évoque aussi une passion contrariée que James va vivre avec une jeune femme de la haute société.
Les larmes de la liberté est une histoire forte, poignante et passionnante qui réservent de belles surprises et de très beaux personnages qui pour survivre et/ou aider ceux qui sont asservis sont amenés à se dépasser devant l'adversité en devenant de véritables héros agissant dans l'humilité et l'altruisme le plus total.
Un très bon roman coup de coeur !!!
www.ladyromance.over-blog.com
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   29 janvier 2019
- la prochaine fois que ton papa sera ici, remarque comment il reste toujours debout. L'as-tu déjà vu s'asseoir ? Non, et je vais te dire pourquoi. Il est toujours prêt à partir. Il s'est sauvé quand il était esclave, et il pense tout le temps qu'ils vont venir le chercher. Il travaille aux portes de Philadelphie, dans une taverne où s'arrêtent toutes les diligences. En surveillant qui arrive en ville, il pense qu'il va savoir si quelqu'un est à sa recherche. Ici, ton papa a toujours peur que quelqu'un le voit et le dise à son ancien maît'.
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Annette55Annette55   03 septembre 2019
«  Une caravane d’esclaves apparut , menée par deux hommes à cheval.

L’un d’eux faisait claquer son fouet dans les airs , comme s’il dirigeait du bétail.

La double file de nègres enchaînés avançait d’un pas lourd mais régulier.

Mon cœur s’emballa dans ma poitrine quand j’aperçus, parmi les prisonniers à peau noire, un visage presque aussi blanc que le mien .
Cet homme trébuchait en essayant de suivre les autres , et quand le fouet s’abattit sur son épaule , je tressaillis comme si j’avais moi- même reçu le coup .. »
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LadyRomanceLadyRomance   24 avril 2017
Après avoir quitté ma maison du sud de la Virginie, je n'avais parlé à personne durant le trajet, de peur d'être découvert. Je voyageais avec deux secrets, plus accablants l'un que l'autre. Le premier était que, quelques semaines auparavant, j'avais découvert que j'étais à moitié nègre, une race qu'on m'avait appris à honnir. Le deuxième était que j'avais tué mon père. Même si j'avais été élevé par sa mère comme son propre fils, et même si j'avais la peau aussi blanche que mon géniteur, il refusait de reconnaître mes droits et s'apprêtait à me vendre comme esclave.
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ILLEILLE   19 février 2018
Naturellement,je connaissais les quakers et leurs vues anti-esclavagistes.Dans le cercle social où j'évoluais à Philadelphie,ils étaient critiqués pour leur propension à exprimer clairement leurs opinions.J'espérais seulement que tout ce que j'avais entendu sur eux était vrai.
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ILLEILLE   19 février 2018
Mon Nate,qui est un homme fier,commence à pleurer et demande au neveu de ne pas faire ça.Le neveu se fiche qu'on soit une famille.Il faut deux hommes pour attacher mon Nate et le mettre dans le charriot.C'est tout ce que je vais dire là-dessus.
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Video de Kathleen Grissom (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathleen Grissom
La suite du best-seller de Kathleen Grissom, La Colline aux esclaves est enfin disponible !
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