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EAN : 9791040802204
192 pages
Sarbacane (04/10/2023)
3.37/5   23 notes
Résumé :
Lucile a un secret. Ou plutôt : mille. Mille petits secrets accumulés au fil des ans : non, elle n'est pas la fille d'un riche diplomate parti en croisière, non, elle n'habite pas au deuxième étage de ce luxueux immeuble haussmannien, non, ce n'est pas du Moët & Chandon dans la bouteille, et non, sa robe n'est pas de haute couture. Mais Lucile s'en fiche, car elle maîtrise l'art de l'esbrouffe, s'en délecte, s'en repaît : aujourd'hui elle a décidé de fêter ses quinz... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Destiné aux adolescents, C'est beau de mentir est un roman qui met en scène Lucile, une jeune fille de 15 ans qui ment comme elle respire. Avec elle, cette expression prend vraiment tout son sens car elle est tout sauf une menteuse occasionnelle : le mensonge est son quotidien et lui est vital. En s'inventant une vie qui n'est pas la sienne et en taisant certains aspects de sa réalité, elle espère se fondre dans la masse et s'attirer l'amitié de ses camarades de classe, bien plus aisés qu'elle. le jour de son anniversaire, alors qu'elle les a invités dans un appartement qui n'est pas le sien, Lucile se retrouve coincée dans l'ascenseur de l'immeuble. Les techniciens mettent du temps à intervenir et c'est l'occasion pour elle de se livrer à une introspection au cours de laquelle le lecteur comprend que la jeune fille cherche moins à impressionner les autres qu'à se protéger elle-même…
Catherine Grive signe ici un roman d'environ 170 pages et il n'en aurait pas fallu plus : la très grande majorité de l'histoire est en effet consacrée à l'attente du personnage principal dans l'ascenseur. L'ensemble se lit rapidement et avec plaisir car le personnage de Lucile est sympathique et attachant, c'est néanmoins le seul qui ait une épaisseur dans le roman, les autres personnages n'étant présentés qu'à travers son point de vue. C'est un texte bien écrit et qui aborde d'une manière plutôt originale la question de la famille et du bonheur. Cependant, je reste un peu mitigée concernant la fin du roman qui, à mon sens, s'essouffle un peu et je ne suis pas certaine de me rappeler longtemps de l'histoire…

Lien : http://aperto-libro.over-blo..
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Lucile Tournemire a quinze ans et sa vie a été bouleversée par le divorce de ses parents. Elle a dû quitter avec sa mère la jolie maison familiale en Ardèche pour un deux pièces sous les toits de Paris avenue Foch dans le seizième arrondissement de Paris. Elle vit avec des voisins devenus des amis, Serge, un ouvrier ukrainien, Lou, une étudiante, Ava, femme de ménage chez un dictateur africain, Gabrielle, une prostituée et Nathalie qui a remplacé la gardienne de l'immeuble. Après le collège Racine près de l'Arc de Triomphe, elle est entrée au lycée Louis XIV.

Afin de devenir populaire, elle a commencé à inventer sa vie, elle a prétendu que sa mère, riche héritière d'une chaîne d'hôtels de luxe, était morte et que son père, architecte, parcourait le monde. Elle est ainsi devenue amie avec des camarades de lycée de familles richissimes, Charlotte, Juliette et leurs mecs Arthur et Benoit. Elle est amoureuse d'Octave mais elle n'a pas encore réussi à lui parler réellement. Aussi, elle décide d'organiser une soirée avec ses camarades de lycée, dans un appartement de son immeuble dont les occupants sont absents mais lors de la préparation de la soirée, elle prend l'ascenseur et celui-ci tombe en panne…

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“Née à Toronto au Canada, Catherine Grive arrive en France à l'âge de quatre ans. Elle débute dans la publicité et participe à la création de la première régie publicitaire de radios locales privées. Elle vit ensuite à Londres, où elle enseigne le français à de riches et gourmandes Américaines soucieuses d'enrichir leur vocabulaire culinaire. de retour à Paris, elle part sur la trace d'une histoire familiale, un aïeul disparu dans les premiers jours de la guerre de 1914-1918, à l'origine d'un Guide des Cimetières militaires en France aux éditions du Cherche-Midi. Pendant sept ans, elle produit des émissions sur France Culture sur des sujets aussi sensibles qu'étranges (...). Puis, elle qui déteste voyager, traduit des guides touristiques notamment pour National Geographic. Par ailleurs, elle rédige des beaux-livres sur le patrimoine et des biographies familiales. Enfin, et pour son plus grand bonheur, elle écrit des livres pour enfants pour diverses grandes maisons d'édition, sur des thèmes aussi loufoques que poétiques, souvent autour de la disparition des choses et du temps qui passe.” source : Maison des écrivains et de la littérature.

Elle a publié plus d'une soixantaine de titres dont une vingtaine en jeunesse avec des traductions de documentaires chez Gallimard et l'écriture de textes d'albums chez Gallimard, Albin Michel, Thierry Magnier ou au Seuil ou au Rouergue. En romans pour la jeunesse, elle a tout d'abord publié dans la collection DoAdo au Rouergue, Des ailes dans le dos en 2009, le bureau des objets perdus en 2015, Je suis qui je suis en 2016, La plus grande chance de ma vie en 2017, La fille qui mentait pour de vrai en 2018 puis elle est passée chez Fleurus avec Bandiya : la fille qui avait sa mère en prison en 2019 dans la collection Lire en grand et enfin chez Gallimard jeunesse avec It en 2019 dans la collection Scripto.

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Une jeune adolescente est bloquée dans un ascenseur au moment où elle organise une soirée dans un appartement bourgeois du seizième arrondissement de Paris ! C'est la possibilité d'une longue introspection. Catherine Grive n'hésite pas dans l'excentricité et la caricature du roman adolescent. Tous les personnages sont extrêmes, la jeune héroïne menteuse, la mère alcoolique et dépressive, le père absent, l'ouvrier ukrainien, la prostituée, les lycéennes futiles… Elle joue aussi de la caricature entre les pauvres, vrais, bons et humains, et les riches, égoïstes, futiles et mauvais. le roman aurait pu de ce fait être drôle s'il à la fois l'intrigue avait été construite, l'écriture travaillée et le ton plus subtil. La première partie du roman avec le dialogue improbable entre l'héroïne et l'assistant technique de l'ascensoriste est vite ennuyeux puis la seconde partie avec la soirée gâchée dans l'appartement bourgeois est improbable si bien qu'il n'y a plus aucune vraisemblance romanesque. le clou étant l'arrivée des parents de l'héroïne pour une happy end ridicule…

Il est étonnant que ce nouvel Exprim' ait été publié ainsi, sans travail éditorial par Julia Thévenot.
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Lucile vit avec sa mère dans les beaux quartiers de Paris, mais sous les toits dans un deux pièces miteux. Pour elle qui vivait avant dans une belle et grande maison en Ardèche, au beau milieu de la nature, c'est assez violent. D'autant que cela fait suite à la séparation de ses parents qu'elle a très mal vécue. Ce qui rend la chose encore plus difficile c'est que son lycée de secteur n'accueille que des enfants privilégiés et c'est pour se faire accepter qu'elle commence à mentir et s'inventer une vie. Elle commence par les imiter puis à cause d'un premier mensonge c'est l'engrenage, elle qui a beaucoup d'imagination va se prendre au jeu et se met à aimer jouer avec « ses différents masques ». Mais c'est aussi parce que Lucile a eu l'impression d'être abandonnée par ses deux parents, de leur être indifférente, qu'elle a commencé à se réinventer en mieux. Elle a également commencé à le faire pour protéger un secret de sa mère, peut-être que c'est ça le "mensonge originel". Mais le mensonge répond aussi chez elle à un besoin de contrôle sur sa vie. Bref, Lucile ment, pour beaucoup de raisons et c'est devenu sa façon de vivre, elle ne sait plus comment faire autrement.
Le livre n'est pas très épais et ses chapitres sont courts, ce qui fait qu'il se lit facilement et rapidement. le ton a été un peu trop mélodramatique pour moi par moments et certaines réactions de Lucile m'ont semblé difficiles à trouver crédibles. En même temps la jeune fille n'est pas forcément très rationnelle, empêtrée qu'elle est dans le mensonge et une certaine forme de déni. Ce qu'elle traverse va la replonger dans ses souvenirs et la pousser à réfléchir à sa vie, à ses mensonges et à ses proches.
La lecture n'était pas forcément désagréable et le thème de départ était intéressant mais au final je n'ai pas été tout à fait convaincue malheureusement.
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Lu d'une traite, presque en apnée, un court roman superbe.
Lucile ment-elle ? Pas vraiment. Elle s'invente une vie, qui lui permet de tenir le coup, face à sa propre vie si difficile. Mentir constamment, ce n'est pas de tout repos. Ça demande de la volonté, une organisation sans faille.
L'anniversaire de ses 15 ans, qu'elle a entièrement organisé seule, doit être l'apothéose de ce travail d'imagination. Une grande fête qui en mettra plein la vue à tous ses amis si riches.
Le grain de sable, ce sera un ascenseur, un simple ascenseur capricieux qui va la mettre en grand danger de laisser dévoiler ce qu'elle a si bien caché jusque là. Mais qui va aussi lui laisser du temps pour réfléchir, se demander où sont ses priorités.
On va en même temps remonter avec elle le fil de ses souvenirs.
Souvenirs des temps heureux d'une vie de famille pleine de bonheur en Ardèche.
Souvenirs plus douloureux, enfouis, mais qui ne demandent qu'à ressortir.
Souvenirs plus récents de tout ce qui ne va plus, pour lesquels elle ne voit pas d'autre solution que vivre une vie imaginée plutôt que celle réelle.

Tout va-t-il aller de travers par la seule faute d'un ascenseur, ou bien au contraire, tout se mettra-t-il en place ?
Difficile dans un simple résumé de traduire combien ce texte est à la fois émouvant, poussant à la réflexion, si beau, si inattendu. Un roman que tous les ados liront avec bonheur, mais que tous les parents seraient bien inspirés de lire aussi.

Je n'avais plus rien lu de Catherine Grive depuis Bandiya, et je me demande bien pourquoi, tant son écriture est à la fois légère et puissante, posant les bonnes questions et donnant envie de se les poser.
À lire à peu près à tout âge.
Contrairement à d'autres Exprim', si celui-ci s'adresse aussi aux ados, il peut être lu plus jeune, et comme je le disais, apportera aussi pas mal aux adultes.

J'aime beaucoup cette couverture de Morgane Flodrops.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Le format très court de ce roman se prête tout à fait à l'histoire. Lucile est une adolescente de 15 ans, menteuse professionnelle : elle a fait croire à tous ses amis que sa mère est morte, qu'elle est riche, et qu'elle vit dans un luxueux appartement avenue Foch. Un tissu de mensonge qu'elle entretient et alimente quotidiennement. D'ailleurs, sa dernière idée : organiser son anniversaire dans le somptueux appartement de ses voisins, en faisant croire que c'est le sien ! Un plan bien rôdé, ou presque...

J'ai trouvé le thème de ce roman assez intéressant et prenant, d'autant plus que Lucile ne manque pas d'humour, en plus de mentir trois fois par minute ! J'ai accroché à son personnage, même si mon préféré reste Bertrand, qui est loin d'être dupe. Les chapitres dans l'ascenseur sont vraiment mes préférés et d'ailleurs, j'aurai beaucoup aimé que le dénouement de cette histoire se termine de la même façon.

D'autres personnages traversent ce roman : Octave (le crush), Nathalie, mais aussi les parents de Lucile. Toutefois, je ne me suis pas spécialement attachée à eux, contrairement à Lucile. Mais ce n'est pas dérangeant, car j'ai adoré le format du roman, même si j'entrevoyais une fin complètement différente. Je trouve aussi qu'on tire une jolie morale de cette histoire : finalement, à force de mentir, est-ce qu'on ne se perd pas soi-même ? Tromper les autres, n'est-ce pas surtout se tromper soi-même ?

Un petit roman sympa ponctué de chapitres très courts qui permettent une lecture fluide, rapide, mais efficace !
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critiques presse (1)
Ricochet
07 décembre 2023
Long monologue intérieur, le roman se lit évidemment avec un petit malaise, mais une féroce envie de croire en son libre arbitre. Une thématique pas évidente à porter et élégamment mise en oeuvre.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Moi, de mentir, je n'en retire ni culpabilité ni gloire, seulement un plaisir incroyable. Mais alors, quel boulot ! Ceux qui disent ne pas mentir parce que c'est mal, en vérité, c'est par paresse. Il faut savoir observer les détails, retenir au mot près les phrases qui sont dites et par qui, se mettre à la place de l'autre pour anticiper ce qu'il veut entendre. Il faut être capable de repérer ceux qui pourraient vous trahir, les sceptiques, ceux qui doutent de tout, même que la Terre serait ronde, et vous harcèlent de questions. Il faut rester constamment en alerte, conscient des risques pour pouvoir rebondir afin de ne jamais laisser de place au doute chez l'autre. Le doute, c'est l'antichambre de la vérité et la vérité, c'est la chute.
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- Tu as de l'imagination, Lucile, c'est une grande chance. On est plus sauvé par elle que par son intelligence, crois-moi.
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Des semaines sont passées au cours desquelles j'ai découvert que l'absence a une consistance.
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Les parents ont le droit de mentir à leurs enfants pour les faire rêver, alors pourquoi pas moi?
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Mentir pour s’échapper, se sauver.
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