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EAN : 9782874896651
258 pages
Weyrich (01/05/2022)
3.55/5   22 notes
Résumé :
Juillet 2021. Il fait nuit sur les hauteurs de Liège. Un couple s’introduit clandestinement dans l’Observatoire de Cointe. Adeptes d’Urbex – l’exploration urbaine –, les deux jeunes gens s’enfoncent dans le dangereux labyrinthe abandonné des installations de la Société astronomique de Liège. L’aventure tourne court lorsqu’en passant au travers d’un plancher pourri, le garçon accroche un corps de femme dénudé, dissimulé sous des gravats. Détail sordide : la malheureu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Au départ, deux jeunes gens s'aventurent dans le très vieux bâtiment de l'Observatoire astronomique de Liège sur les hauteurs de la ville. Lucas est passionné d'Urbex : une nouvelle façon de découvrir des lieux abandonnés.
Arrivés à l'endroit le plus sinistre de leur exploration, ils tombent nez à nez avec un cadavre de femme nue sans tête.
Parallèlement, Stanislas Barberian, bouquiniste belgo-français spécialisé dans les ventes d'objets anciens dans les salles de vente séjourne à Liège pour se renseigner sur la guillotine exposée au musée de la Vie Wallonne et fréquente les Archives de l'État situées non loin de l'Observatoire.
À l'hôtel, il lit un article du journal "La Meuse" relatant cette macabre découverte et ne peut rater le parallèle qui existe entre la femme sans tête et ses recherches sur la guillotine. Une sacrée coïncidence qui éveille sa curiosité !
Il doit participer à l'organisation d' une vente qui identifie des objets liés aux guillotinés, va fréquenter assidûment les Archives et faire la connaissance du journaliste qui suit l'affaire du corps retrouvé.
Il est donc mêlé l'air de rien à l'enquête qui l'intéresse énormément.
Le roman est très agréable à lire, truffé d'anecdotes historiques et actuelles.
Un seul reproche, j'aurais voulu vivre plus près de l'enquête et pas m'embarquer dans les méandres historiques, certes intéressantes auxquelles l'auteur m'a fait participer.
C'est un avis tout à fait personnel.
Francis Groff, journaliste, réalisateur signe sa cinquième enquête aux éditions Weyrich dans la collection Noir Corbeau .

Merci à la Masse Critique Mauvais Genres de Babelio et aux éditions Weyrich pour l'envoi du livre qui se passe dans ma ville.
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Liège (Belgique).

Elle, c'est Yasmina. Elle est jeune et belle. Elle travaille dans une pharmacie. le popotin de son cher papa s'est posé par inadvertance sur le smartphone de sa fille adorée mettant un terme à son existence ! … Celle du smartphone…
Comment une jeune fille en 2022 pourrait-elle vivre sans cet engin plus vital encore qu'un pacemaker ?
Que faire, sinon se rendre dans la boutique de téléphonie pour s'en procurer un autre ? Là, elle tombe sur Ludo, un gentil jeune homme qui la conseille au mieux… Et qui souhaiterait la revoir… La jeune fille accepte et ils deviennent d'autant plus proches qu'ils ont des passions fort semblables : elle adore les « escape games », et lui l‘urbex, activité qui consiste à s'introduire dans des lieux abandonnés pour en tirer les plus belles photographies possibles. Un soir de déluge, elle lui demande de l'entraîner dans un de ces lieux à l'abandon. L'observatoire de Cointe ferait parfaitement l'affaire…

Critique :

Décidément, les auteurs qui publient dans la collection « Noir Corbeau » ont un faible pour la ville de Liège puisque sur les onze numéros parus, trois aventures s'y déroulent ! Cependant, Francis Groff innove car, à ma connaissance, c'est le premier roman, parmi une grande quantité (pensez à Simenon, notamment), qui se déroule dans le quartier de Cointe ! Je reconnais d'ailleurs que c'est un quartier de la Cité ardente où je n'ai jamais mis les pieds ! Maintenant, j'ai une bonne raison de m'y rendre.
C'est avec une joie non dissimulée que je retrouve le personnage de Stanislas Barberian, bouquiniste très cultivé, venu dans la ville… sur les traces d'une guillotine ! Eh, oui, Mesdames et Messieurs les Français, lorsque vous avez occupé, après votre révolution de 1789, ce qui aujourd'hui constitue la Belgique, vous n'avez pas manqué d'amener avec vous l'engin le plus symbolique de votre révolution et d'une partie de votre culture ! Cette splendide machine pourvoyeuse de veuves, veufs et orphelins ! Comment ça, je suis provocant ? Moi ? Navré, mais je suis contre la peine de mort, encore que pour Vladimir Poupou, je ferais peut-être une exception… Je plaisante Vladimir Vladimirovitch ! Juste cinquante ans de goulag là où les températures descendent à -57°C. Remarque qu'avec le réchauffement climatique, tu ne devais bientôt plus descendre qu'à moins 40°C. Veinard, va !
Bon, j'aimerais que vous cessiez de me dérouter sans arrêt de cet ouvrage car Francis Groff va finir par m'en vouloir…

Francis Groff, ancien journaliste, ne manque pas l'occasion de nous entraîner dans les locaux du journal liégeois « La Meuse » et de la Maison de la Presse à « Liége », fief des journalistes, via son personnage Stanislas Barberian. de son côté journaliste, l'auteur situe très précisément tous les déplacements de son héros et il met un point d'honneur à donner des informations vraies sur l'histoire et la localisation des lieux intervenant dans le récit dans un souci de grande crédibilité.
Les Liégeois retrouveront avec bonheur leur quartier de Cointe, quant aux autres, l'auteur leur donnera envie de s'y rendre car, visiblement, le coin en vaut la peine.
En gros, sachez que dans cette histoire une femme va perdre la tête… Comment ? Vous m'accusez de tenir des propos misogynes ? « Toujours comparer les femmes à des oiseaux sans tête… Et patati et patata… » Votre accusation à mon égard est parfaitement injuste ! Lisez donc le dernier opus de Francis Groff, et vous constaterez que je n'ai nullement exagéré.
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Un grand merci à Babélio pour ce polar gagné lors de la dernière MC mauvais genres. L'année du bac, c'est à dire il y a une éternité, j'avais décidé de faire un « Brel safari » de deux semaines, qui m'a fait visiter la Belgique et certaines villes de Hollande. Je suis donc passée à Liège un jour de pluie (on ne peut quand même pas demander de la neige en juillet !), cette ville m'a laissé peu de souvenirs en dehors de la promenade au bord du fleuve, contrairement à Amsterdam ou Bruges, surtout je ne me rappelle absolument pas l'observatoire qui sera le point de départ de ce roman.

Il commence très fort avec deux jeunes urbexeurs qui explorent ledit observatoire, désaffecté depuis longtemps et en mauvais état, à tel point que le garçon passe à travers le plancher du grenier sans se faire trop mal, mais les jeunes découvrent un corps décapité. Après cette entrée sur les chapeaux de roue, le soufflé retombe. Stanislas Barbérian un vendeur de livre ancien de Paris vient à Liège car il doit rechercher des documents ayant trait à la guillotine aux archives pour une maison suisse de ventes aux enchères. Il se rend aux archives de l'Etat, rencontre le directeur, mais comme il est détective privé à ses heures perdues, il enquête sur le meurtre de l'observatoire avec un journaliste avec qui il s'est rapidement lié.

Il n'y a pas beaucoup de suspense et l'histoire se déroule très lentement. A la fin, on retrouve un rythme d'enfer lorsque l'assassin est démasqué sans que rien ne nous fasse deviner son identité auparavant. J'ai eu l'impression qu'un magicien sortait un lapin de son chapeau. Je me suis beaucoup ennuyée à suivre les pérégrinations de nos deux héros dans les rues de Liège.

Je dirais que c'est un roman très régional, qui devrait beaucoup plaire aux lecteurs locaux, mais pour les autres, du moins ceux qui ne connaissent pas bien Liège, c'est très soporifique. Les détails topographiques fouillés sont agréables quand on est du coin (comme dans les romans de Nicolas Feuz pour moi), ils permettent de visualiser l'action comme dans un film, mais sans connaître les détails du lieu on est vite submergé d'information inutiles, qui laissent un sentiment de confusion. de plus l'enquête n'est pas très intéressante avec ces deux pôles menés à train d'enfer et une lenteur d'escargot entre deux.

Les renseignements historiques, notamment sur les exécutions aux dix-huitième et dix-neuvième siècle sont intéressants, comme l'histoire des bâtiments comme l'observatoire et le local de la PJ, mais cela n'a pas suffit à me distraire du profond ennui ressenti tout au long de cette lecture. Par contre je ne doute pas que les lecteurs belges y trouveront leur compte.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Premier roman de Francis Groff que je lis sur les six parus et je suis tombée sous le charme. le fait que l'enquête se déroule dans ma ville y est pour beaucoup. Connaître les lieux, certaines anecdotes, les personnages… apporte un plaisir indéniable à la lecture. Mais l'écriture de l'auteur et son érudition participent également à passer un très bon moment.

Stanislas Barberian, bouquiniste cultivé vivant à Paris, est de passage à Liège pour préparer une exposition sur la guillotine. Il est venu rencontrer un spécialiste de la question afin d'authentifier un document en sa possession que le propriétaire souhaite vendre. Alors qu'il s'installe, la presse fait écho de la découverte d'un cadavre sans tête à Cointe. L'enquête s'annonce compliquée. La coïncidence entre la décapitation et l'exposition sur la guillotine est trop belle pour Barberian. Il propose ses services au journaliste qui couvre l'affaire, lui proposant d'alimenter ses articles d'anecdotes sur de célèbres affaires criminelles soldées par la décapitation du coupable. Et bien sûr, se mêle à l'enquête par plaisir et curiosité.

Pour les non Liégeois, Cointe est une des collines qui ceinturent Liège. Au coeur de celle-ci, un parc privé de 30 hectares, appartenant jadis à la famille Hauzeur, fut divisé en parcelles à bâtir dont la première fut achetée par l'université de Liège en 1881 pour y ériger un Observatoire. Des dizaines de propriétés à quelques centaines de milliers d'euros composent aujourd'hui ce parc et la diversité des styles d'architecture en fait un lieu d'études privilégié pour les étudiants. L'adaptation cinématographique du roman de Barbara Abel a d'ailleurs été filmée dans une de ces villas. Une basilique inachevée dominant la ville et un monument art nouveau en hommage aux victimes alliées de la Première Guerre mondiale, ainsi qu'une chapelle du XVe siècle, un hôpital psychiatrique et un complexe sportif complètent ce poumon vert apprécié des Liégeois. Sans oublié le dépôt des Archives de l'Etat dont fait état le roman. Tout est vrai et agréable à redécouvrir.

Journaliste, scénariste et romancier, Groff met ses talents et son expérience au service de ses romans. L'enquête est classique et ce n'est pas ce que j'ai préféré, même si elle est plaisante et tient la route. J'ai plutôt été séduite par le style de l'auteur, son humour, la vivacité du récit, la description des lieux traversés par Barberian et les faits historiques relatés avec érudition mais simplicité. On sent le travail de recherche, les repérages de l'auteur et sa minutie dans la justesse des discussions ou la présentation des faits historiques.

Ce fut pour moi une lecture jubilatoire.
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Résumé : Juillet 2021. Il fait nuit sur les hauteurs de Liège. Un couple s'introduit clandestinement dans l'Observatoire de Cointe. Adeptes d'Urbex – l'exploration urbaine –, les deux jeunes gens s'enfoncent dans le dangereux labyrinthe abandonné des installations de la Société astronomique de Liège. L'aventure tourne court lorsqu'en passant au travers d'un plancher pourri, le garçon accroche un corps de femme dénudé, dissimulé sous des gravats. Détail sordide : la malheureuse n'a plus de tête ! En découvrant, comme tous les Liégeois, ce crime horrible, Stanislas Barberian est frappé par une coïncidence troublante : lui-même séjourne dans la Cité ardente pour travailler sur l'histoire de… la guillotine ! En compagnie d'un chroniqueur judiciaire de la Meuse, le bouquiniste carolo-parisien va se mêler de l'enquête à sa manière, avec cet humour souvent féroce qui fait tout son charme…

Mon avis

Je suis liégeoise d origine et voir un livre sur ma région ma fait tilter, tout au long du récit je redecouvre ou tout simplement découvre des choses que je ne savais pas, des anecdotes des lieux.
Ce récit est très bien étayé, on y retrouve la plume d un journaliste chevronné.
L histoire est cohérente et très bien mené.
Petit bémol certaines explications sont longuettes.
Je recommande cet auteur que je viens de découvrir avec ce roman.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
C'est alors que survint le rebondissement inattendu de l'identification de la victime dans l'affaire dite "de la décapitée de l'Observatoire". À vrai dire, le sexagénaire ne lisait que rarement la presse quotidienne et c'est seulement le surlendemain qu'il découvrit la photo de la malheureuse...
...il avait récupéré une Meuse oubliée sur une table.
Lorsque, sur le temps de midi, il l'ouvrit pour la lire en mangeant ses tartines, il faillit faire un malaise.
...
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- Je viens ici tous les jours, à l'exception du mercredi. Le bouquiniste eut un choc. Deux yeux vifs, noirs comme des éclats de charbon, venaient de le transpercer, balayant le côté apparemment effacé - voire insignifiant - du personnage. Acérés comme des dards, ils brillaient d'une intelligence probablement supérieure à la moyenne et d'une détermination farouche.
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Videos de Francis Groff (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francis Groff
Version intégrale de l'Interview du romancier Francis Groff à propos du 4e opus des aventures de Stanislas Barberian, bouquiniste aux facultés d'observation très développées, qui permet à la police de mettre la main sur les véritables assassins. Dans ce polar, la région de Waterloo où s'est déroulée la célébrissime bataille, voit l'assassinat d'un reconstituteur dans des circonstances terribles...
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