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Critique de kathel


kathel
  10 octobre 2010
Je suis un peu mitigée après lecture de ce recueil de nouvelles que je me faisais une joie de découvrir. Depuis le temps que j'ai noté Les monstres de Templeton et pas encore trouvé le moyen de l'acquérir ou de l'emprunter, j'ai imaginé que des histoires courtes seraient un bon moyen de faire connaissance avec cette jeune auteur américaine. J'ai pensé à Lorrie Moore dès les premières pages, ce qui n'est pas très étonnant, quand j'ai su ensuite que Lauren Groff avait côtoyé Lorrie Moore à l'université, en tant qu'élève, j'imagine. Comme elle, son Amérique est celle d'une « middle class » plutôt provinciale, un peu plus décalée en ce qui concerne Lauren Groff. C'est justement là où je n'ai pas adhéré totalement : trop de glauque, de bizarre, de tordu m'ont fait passer à côté des premières histoires, pour ne commencer à m'y intéresser enfin que vers la fin du livre. Après avoir lu plusieurs nouvelles, leur traits communs ont commencé à éveiller mon intérêt…
Le thème de l'eau qui revient très souvent a fini par m'intriguer : piscines, lacs, rivières ont une importance non négligeable, à tel point qu'un titre plus aquatique aurait été préférable à ce « Fugues » un peu passe-partout. le contexte temporel m'a surpris, certains textes prennent place dans les années 20, un autre pendant la deuxième guerre mondiale, je m'attendais à des décors plus contemporains. le corps humain tient aussi beaucoup de place dans ces textes, corps obèse, malade, malingre, battu, brûlé, corps de sportif, quel qu'il soit, il s'impose et impose sa loi. Les rapports humains sont curieux chez Lauren Groff, et donnent l'impression que famille, amour, amitié n'y sont que des synonymes de rapports de forces, et que malgré tout, chacun reste toujours seul. Ce qui est loin d'être faux, d'ailleurs, mais, là, c'est de tout temps et partout, d'où une certaine impression d'étouffement. Seuls l'art, la littérature ou le sport peuvent aider à s'en sortir un peu parfois, permettant à une ou deux nouvelles de terminer sur une note plus optimiste. Une phrase dite par un des personnage pourrait résumer l'état d'esprit de ces textes, dans ce qu'ils ont de plus positif : « Je ne suis qu'un être humain, dit-il, je fais de mon mieux. »
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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