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EAN : 9782874896040
Éditeur : Weyrich (30/11/-1)
3.96/5   12 notes
Résumé :
Binche, Mardi gras, quatre heures du matin. Un Gille quitte son domicile, accompagné de son tamboureur. Les sabots claquent en mesure sur le pavé, au rythme des premiers roulements de tambour. Et puis, la scène se fige… On retrouvera vite deux corps sans vie. La main d’une victime est crispée sur un masque de cire. Celui de l’assassin ?
Au même moment, dans le centre de Binche, Stanislas Barberian découvre, fasciné, les coulisses d’un des plus beaux carnaval... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  20 octobre 2020
Orange Sanguine - Francis Groff - Éditions Weyrich-Noir corbeau - Lu en octobre 2020 - Roman policier.
Merci de tout coeur à Nicolasbabelio et son équipe Masse Critique du 7 octobre 2020 ainsi qu'aux éditions Weyrich pour le plaisir de lecture que m'a apporté "Orange sanguine" qui est le 3ème livre de Francis Groff mais le premier que je lis. J'ai donc découvert un nouvel auteur.
Si je vous dit : Binche, vous situez ?
Si je vous dit : Carnaval, vous voyez ?
Si je vous dit : Les Gilles et les oranges, là vous y êtes sûrement, le franc est tombé !
Mardi gras, 4h du matin, on s'affaire chez Cédric Lebarnier et sa femme Myriam.
Cédric est un Gille célèbre à Binche, ayant fait l'objet d'un reportage par une équipe de France 3 l'année précédente .
Le bourreur est là, pour remplir de paille le costume de Cédric, le bourrage est une spécialité, il est important que ce soit bien exécuté, la paille ne peut en aucun cas blesser ou gratter la peau du Gille qui va porter son costume durant 24 heures sans pouvoir se déshabiller et battre le pavé de ses sabots au son du tamboureur, lui aussi un spécialiste. Tous ces préparatifs doivent suivre un processus très précis et minuté.
Cédric, assureur (entre autres) de son métier attend impatiemment son tamboureur qui a du retard. Quand celui-ci arrive enfin, il est surpris de voir que ce n'est pas celui qu'il attendait, mais un remplaçant qu'il n'avait jamais vu, Gianni Cortese.
Les voilà partis, tambour battant, pour rattraper le retard et "ramasser" tous les gilles de la société les Inégalables afin de rejoindre l'Hôtel de Ville où toutes les sociétés de gilles se retrouveront avant le départ officiel.
Vont-ils y arriver ? Et bien non, ils seront assassinés de manière barbare avant que d'arriver chez le deuxième Gille.
Qui ? Pourquoi ?
"De mémoire de Binchou (Binchois en wallon), on n'avait jamais vu cela"
C'est ici qu'entre en scène Stanislas Barberian, bouquiniste à Paris, né à Charleroi, spécialisé en livres anciens et sa fiancée Martine, vivant à Bruxelles et tenant boutique au Sablon. Ils sont de passage à Binche pour le travail de Stanislas. le commissaire Moineau et sa brigade. Omer Clarinval, haut fonctionnaire au Service public fédéral des Finances, ami du collectionneur Clément Janowski et de son épouse avec qui Stanislas doit négocier une vente et Samuel Delecourt, entrepreneur de pompes funèbres.
Les conversations vont bon train, les supputations sur le mobile des crimes sont retournées en tous sens. Il est question de mafia italienne, spécialisée dans la fraude aux ouvrier du bâtiment baptisée "L'affaire des négriers de la construction" dite aussi "l'affaire Bongiorno" qui éclata dans le Hainaut en 1989. Certains lecteurs s'en souviennent certainement.
Mais qu'est-ce que cela vient faire dans l'assassinat de Cédric et Gianni ?
J'ai été scotchée jusqu'à la fin de ma lecture.
Un petit bémol, quelques longueurs dans les descriptions des livres de Stanislas le bouquiniste et dans l'emploi du temps de Martine, qui n'ont pas de rapport avec l'enquête.
Par contre, j'ai apprécié les informations sur le carnaval de Binche, classé par l' UNESCO au Patrimoine mondial immatériel de l'humanité en 2003,
J'ai aimé le style de l'auteur et sa plume acérée.

Une carte du centre de Binche, avec ses remparts nous situe les lieux du carnaval et de l'enquête.

Je suis tentée par ses deux autres livres "Mort sur la Sambre" et" Vade retro, Félicien"
Et j'ajoute que dans un encadré, il est dit que la collection de romans policiers Noir Corbeau bénéficie du regard averti de François Périlleux, Commissaire Divisionnaire (e.r.), ancien chef de la Crime à la Police Judiciaire Fédérale de Liège.
Bonnes lectures et prenez soin de vous, prendre soin de soi, c'est aussi prendre soin des autres.

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paroles
  23 octobre 2020
Quand on est fille du Nord, on n'est pas sans connaître Binche, cité médiévale de Belgique connue pour son célèbre carnaval et ses lanceurs d'oranges, les Gilles. Aussi quand Babelio et sa non moins célèbre masse critique proposent de découvrir un auteur du plat pays qui nous parle de cette tradition séculaire, c'est avec grand plaisir que l'on accepte ce cadeau de lecture.
Alors pour commencer un grand merci bien sûr à Babelio et aux éditions Weyrich.
Si dès le départ, j'ai été séduite par cette lecture, c'est grâce à son auteur, qui a d'abord joué au guide touristique pour bien partager ses connaissances autour de ce fameux carnaval du mardi-gras, ainsi que les traditions auxquelles se soumettent les habitants de Binche quand ils revêtent leurs fameux costumes bourrés de paille et enfilent leurs sabots, le tout ornementé d'une panoplie de grelots que l'on entend résonner bien avant de les voir.
Ensuite, j'ai été conquise par le héros, bouquiniste de son état, originaire de Charleroi mais vivant à Paris. Héros sympathique, bon vivant, amateur de bonne chère et de bons vins et qui plus est, curieux de nature et adorant se mêler et démêler les histoires policières. Ce qu'il fera, vous vous en doutez, à Binche puisqu'un double meurtre vient d'être commis lors de ce fameux carnaval.
Mais... mais oui quel dommage, tout partait si bien... trop de bavardages autour « des négriers de la construction » (affaire très connue en Belgique dont l'auteur utilise les tenants et les aboutissants pour installer son intrigue) ont eu raison de mon fol enthousiasme et ce beau soufflé s'est dégonflé. Si bien que même après ce long passage, je n'ai pas réussi à retrouver mon élan premier.
Il en reste cependant une lecture intéressante car l'auteur a su mettre en avant, en plus bien sûr de ce surprenant carnaval, la criminalité, les trafics d'influence et la petite mafia locale, tout en dénonçant le chômage provoqué par les grandes entreprises, comme Caterpillar ici.
Il en reste aussi la découverte d'une série policière sympathique dont le héros semble prendre de l'ampleur puisque le voilà à sa troisième énigme résolue. La pesée finale reste donc positive :0)
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saigneurdeguerre
  01 août 2020
Binche (Belgique).
03 :05 du matin, jour du Mardi gras.
Myriam prépare pour son homme un copieux petit-déjeuner. Une rude journée attend Cédric. Cédric est ravi d'être un Gille. A Binche, encore plus que partout ailleurs, Gille vous confère un statut dont vous pouvez être fier et dont vous devez vous montrer digne !
Habiller un Gille n'est pas à la portée du premier venu. Si le bourrage à la paille est mal réalisé, le Gille va souffrir mille morts et risque d'être blessé au cours des vingt-quatre heures durant lesquelles il doit porter son costume. Myriam a suivi des cours et une fois elle a habillé son mari. Ce fut un désastre ! Aujourd'hui, c'est Gaëtan, un bourreur chevronné qui s'occupe de Cédric. le voilà fin prêt, mais bon sang où reste Antoine, son tamboureur ? le Gille ne peut sortir de chez lui qu'en dansant accompagné de son tamboureur pour effectuer le ramassage des autres Gilles.
Déjà un quart d'heure de retard ! … Enfin le coup de sonnette tant attendu ! … Mais où est Antoine ? Qui est ce type qui se présente à sa place ? Après de brèves explications, le Gille et le tamboureur se mettent en marche, mais Cédric a décidé de ne pas prendre l'itinéraire habituel pour se rendre chez le Gille suivant ! Il doit rattraper le temps perdu.
Ayant à peine parcouru une cinquantaine de mètres, une forme sombre surgit devant les deux hommes. En se rapprochant, Cédric se rend compte que la forme noire arbore le masque que les Gilles ne portent normalement que pour entrer à l'hôtel de ville quelques heures plus tard ! Il y a là quelque chose d'incongru… Et de menaçant !
Critique :
Voici donc le troisième épisode mettant en scène Stanislas Barbarian, sympathique bouquiniste à Paris, mais natif de Charleroi. Son sens de l'observation en fait une sorte de Sherlock Holmes ou d'Hercule Poirot.
Francis Groff est journaliste et cela se sent dans la précision des affaires qu'il évoque et qui ont secoué la Belgique. En l'occurrence, ici, l'affaire des « négriers de la construction ». Des entrepreneurs qui soumissionnaient à des prix défiant toute concurrence, et qui, malgré tout, réalisaient de plantureux bénéfices grâce à des fraudes à la TVA et parce qu'ils ne payaient pas les lois sociales de leurs ouvriers, des ouvriers « sous-loués » par des entreprises fantômes. Lorsque la fraude était mise au jour, l'entreprise tombait en faillite et l'entrepreneur soumis à de lourdes amendes… qu'il ne payait pas puisqu'il était insolvable ! L'entrepreneur redevenait simple maçon ou retournait en Italie, et un autre homme de paille devenait entrepreneur… Parfois, l'entrepreneur disparaissait et les ouvriers ne recevaient même pas leur dernière paie. Il a fallu plus de quinze ans pour mettre un terme à ces agissements… Mais aujourd'hui encore, des entreprises fantômes continuent à « sous-louer » des ouvriers…
Pour ceux qui se rappellent de l'affaire, ils se souviendront de Carmelo Bongiorno qui graissait la patte à nombre de fonctionnaires et avait des accointances avec un adjudant de la gendarmerie de la Louvière, Michel Dubuisson, à qui il « rendit service » en faisant exécuter le journaliste Stéphane Steinier par le turc Nejdet Demirkaya.
Dans le roman de Francis Groff, pas de Bongiorno (« bonjour » en italien), mais bien un certain Buonasera (« bonsoir »)… Bien entendu, l'auteur ne rapporte pas fidèlement les faits que je cite ci-dessus puisqu'il s'agit d'un roman… Où, cerise sur le gâteau, l'humour est très présent.
Comme à son habitude, Francis Groff nous fait découvrir les lieux par où passe son héros et évoque des pages d'histoire. Ici, c'est Binche qui est mise à l'honneur. Binche et son carnaval entré au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais rassurez-vous, ce n'est pas pesant du tout et cela cadre parfaitement avec son personnage principal, Stanislas Barbarian, homme de goût très cultivé.
En conclusion : il me tarde de découvrir la suite des aventures de SB !
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daniel_dz
  06 janvier 2021
Pourquoi donc sauvagement assassiner un Gille et son tamboureur le matin du mardi gras, à Binche? Francis Groff nous entraîne dans le monde des malfrats de la région du Centre et j'ai eu du mal à lui lâcher la main tant son récit était prenant !
C'est toujours un plaisir de voir les personnages de Francis Groff évoluer dans un décor bien belge ! Dans « Orange sanguine », il nous emmène à Binche, ville célèbre pour son carnaval du mardi gras. Les Gilles sous leurs chapeaux en plumes d'autruches y lancent des oranges sur les passants, d'où le titre du roman. Je ne suis pas trop attiré par les manifestations de foules, mais je dois dire que l'auteur m'a donné l'envie de flâner dans les vieilles rues de Binche que je connais fort peu, ainsi que de découvrir les collections du Musée du masque. Merci Francis pour l'ambiance et les idées de balades ! (Permettez-moi une parenthèse de publicité pour le trop peu connu Centre de la gravure et de l'image imprimée, à La Louvière, autre lieu de ce roman).
Comme dans ses deux romans précédents, nous retrouvons une fois encore Stanislas Barberian, bouquiniste spécialisé qui ne peut s'empêcher de jouer à l'enquêteur. le style reste celui d'un policier classique, à l'ancienne. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une « enquête de Stanislas Barberian » parce que finalement, il enquête assez peu. En gros, il va découvrir un élément qui s'avèrera central, mais sans trop chercher, dirais-je. Cela pourrait peut-être décevoir certains amateurs trop orthodoxes du genre, mais moi, cela ne m'a pas dérangé. Je dirais même que parmi les trois romans de Francis Groff, c'est celui-ci que j'ai trouvé le plus prenant ! Je l'ai lu d'une traite, le temps d'un aller-retour en train. Pas vraiment un suspense, mais juste prenant. Je pense en particulier à une longue scène de repas où l'on raconte les méfaits (inspirés de faits réels) d'un négrier de la construction italo-belge de la région du Centre. Passionnant comme les aventures d'un parrain maffieux !
Je ne le dirai jamais assez: nos auteurs belges valent le détour ! Dans le genre policier, j'ai déjà vanté les milles rebondissements de Barbara Abel, la profondeur des personnages et la minutie de Paul Colize et maintenant le charme de belgitude sous une forme délicieusement désuète de Francis Groff. Trois plaisirs fort différents, mais tout aussi intenses !
Donc bref, lisez Francis Groff ! Je suis déjà impatient de savoir quel sera le décor de son prochain opus. Mon aller-retour en train, c'était pour aller au Musée de la vie wallonne à Liège, voir une superbe exposition de motos anciennes issues de la région liégeoise (FN, Gillet, Saroléa, …). Allez, Francis, ça ne t'inspire pas, ces vieilles fabriques ?
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beatriceferon
  29 juillet 2020
A Binche, le mardi gras est une institution sacrée. Les Gilles se lèvent très tôt pour se préparer, car bourrer de paille leur costume est tout un art. Cédric Lebarnier est fin prêt pour rejoindre ses amis qui doivent déjà l'attendre sur la place. Un coup de sonnette. Ouf, son tamboureur est à l'heure. Tous deux s'engagent dans les ruelles encore sombres à cette heure matinale, quand soudain une ombre se dresse devant eux et les agresse avec une violence inouïe, avant de se fondre dans la nuit, laissant toutefois son masque dans la main d'une des malheureuses victimes.
Le roman s'ouvre donc sur une scène particulièrement horrible après laquelle, pauvre âme sensible, j'ai dû pendre un petit moment pour me remettre. Aussi le lecteur est-il surpris de se retrouver, au chapitre suivant, en pleine liesse populaire. La fête bat son plein et Stanislas, qui était venu dans la région pour affaires, en profite pour marteler le sol en cadence et avaler maintes flûtes de champagne.
Sacré personnage que Stanislas Barberian. Je l'ai découvert dans le premier volume de ses aventures, paru dans cette nouvelle collection Noir corbeau, dont j'ai pris plaisir à lire tous les titres parus à ce jour. Et j'ai eu le temps de m'attacher à lui, puisque « Orange sanguine » est déjà sa troisième apparition. Ce qui me plaît chez lui ? Non seulement il est malin et voit ce que les autres ne remarquent pas, mais c'est aussi un bon vivant. Il est bien agréable de sillonner les villes en sa compagnie, à la recherche d'une table typique et de savourer d'alléchantes spécialités, le plus souvent régionales. Évidemment, ce qui m'attire le plus, c'est son métier et celui de Martine, sa fiancée, car tout ce qui touche au domaine des livres me passionne.
Ce nouvel épisode permet au lecteur curieux de marcher à sa suite dans les rues de Binche, qu'on a d'autant plus de plaisir à explorer que Francis Groff a eu la bonne idée de publier sur sa page d'auteur les photos des principaux endroits repérés par notre ami. Plaisir pour ceux qui les connaissent de les considérer d'un oeil nouveau et motivation pour les autres à aller les parcourir. J'ai pourtant regretté de constater que, si Stanislas passe par deux fois devant le musée du masque, il n'y met pas les pieds. Qui sait ? S'il avait eu la curiosité d'en pousser la porte, peut-être aurait-il eu la chance d'une visite guidée par mon amie Laurence, qui est un véritable puits de science.
En revanche, sa déambulation le mène vers un charmant petit cimetière, car il est, tout comme moi, « passionné par ces lieux qu'il photographiait souvent au gré de ses voyages ».
Francis Groff a le chic pour intégrer à ses récits quelques détails historiques et architecturaux qui mettent en valeur la vie de la région et il est très documenté à propos de certains faits divers qui ont, en leur temps, défrayé la chronique Ainsi place-t-il dans la bouche d'un de ses personnages une relation très claire de l'affaire des « négriers de la construction » qui m'avait pourtant paru très compliquée. J'imagine que l'auteur l'arrange à sa sauce, évidemment, mais on y retrouve des cadavres dissous dans l'acide ou coulés dans du béton (et le « parrain » qui, si je ne m'abuse, se nommait en réalité Bongiorno a été transformé en Buonasera, ce qui prouve que, même dans l'évocation d'un épisode aussi sordide, l'auteur garde son sens de l'humour.)
Francis Groff ne craint pas non plus de malmener son héros. Aussi, dans cette histoire, le pauvre Stanislas en prend pour son grade. A tel point que le lecteur effrayé craint que cette aventure ne soit sa dernière. Quant à son honneur, il est, lui aussi, mis à mal. Mais tant pis pour lui. Voilà où ça le mène de boire plus que de raison ! D'autant qu'il n'hésite pas à reprendre le volant après avoir vidé quelques verres d'une excellente grappa.
Certains épisodes m'ont fait bien rire. Ainsi, on se figure bien la tête du chien qui présente à son maître un visage innocent et dirait, s'il pouvait parler : « Ce n'est pas moi. Je n'ai rien fait. Je ne sais pas du tout comment ce plat est tombé. » Ça sent le vécu, je peux vous l'assurer. Et j'ai une certaine expérience avec mes deux chiens et mes quatre chats !
Des allusions littéraires très réussies se glissent dans le récit, tel ce portrait d'un patron de pizzeria dont le numéro semble « du Pagnol revu par Andrea Camilleri » On croit l'entendre. Sans oublier un clin d'oeil à sa propre production, puisque Stanislas prend « son carnet quadrillé dans lequel il notait régulièrement – toujours au crayon - les idées ou les projets qui lui passaient par la tête. » (On pense, bien sûr, à « L'homme qui écrivait au crayon »)
Enfin, un épisode m'a replongée dans le passé, tandis que ma soeur et moi mangions dans un petit restaurant grec. Voilà que les clients de la table voisine interpellent la serveuse en reprochant avec aigreur à leur purée d'être de fabrication industrielle. C'est à cet instant que le patron jaillit telle une tornade de sa cuisine et menace les malheureux de façon si effrayante que nous nous efforcions de nous transformer en souris. Il se tourne alors vers nous avec un grand sourire pour savoir si nous sommes satisfaites de notre repas. Nous nous sommes écriées que oui, bien que lui n'ait eu aucune arme à la main, et n'avons plus jamais mis un pied dans cet endroit.
J'ai donc passé un excellent moment en compagnie de Stanislas, et, s'il poursuit son tour de Belgique, je peux affirmer que je serai à ses côtés avec la plus grande joie.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
parolesparoles   23 octobre 2020
Stanislas était fasciné. En écoutant ses interlocuteurs, il découvrait les a-côtés d’une tradition séculaire qui cimentait littéralement les Binchois à leur carnaval. Un attachement profond, sincère, indéfectible qui les touchait tous, pauvres ou nantis, jeunes ou vieux. Une sorte d’amour partagé au nom de la célèbre phrase : « il n’y a qu’un Binche au monde » et que l’Unesco avait apprécié à sa juste valeur en versant les festivités au « patrimoine mondial immatériel de l’humanité » en 2003.
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Vidéo de Francis Groff
Version intégrale de l'Interview du romancier Francis Groff à propos du 4e opus des aventures de Stanislas Barberian, bouquiniste aux facultés d'observation très développées, qui permet à la police de mettre la main sur les véritables assassins. Dans ce polar, la région de Waterloo où s'est déroulée la célébrissime bataille, voit l'assassinat d'un reconstituteur dans des circonstances terribles...
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