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EAN : 9782072689505
160 pages
Éditeur : Gallimard (08/02/2018)
3.79/5   97 notes
Résumé :
"Voilà, ton mari est mort lui aussi, Anna. Ton mari, notre mari. J'aurais aimé qu'il repose à côté de toi." Ellinor a soixante-dix ans. Elle vient de perdre Georg, son mari, et elle a rapidement décidé de vendre leur maison, dans la banlieue chic de Copenhague, afin de retourner vivre à Vesterbro, le quartier populaire de son enfance. Et Ellinor va se raconter. Elle s'adresse à Anna, sa meilleure amie, qui était la première femme de Georg. Et la maîtresse de Henning... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  15 février 2018
Le dernier Groendhal est une histoire compliquée de familles, qu'on apprend d'Ellinor, la narratrice , qui écrit à Anna, sa meilleure amie défunte. Georg son mari vient de mourir et elle s'adresse à la première femme de ce dernier, qui couchait avec Henning, son propre mari d'antan, avec lequel elle disparut, il y a quarante ans.....les détails dans le livre. Je ne vous raconte rien, ce scénario est présenté dès le début.
Groendhal est inégalable dans son introspection des relations humaines, que ce soit couple, famille ou autre, ici il le fait à travers la confession d'Ellinor,
Ellinor qui vécut la vie destinée à Anna ,disparue à trente ans,et éleva ses jumeaux,
Ellinor qui ne connaitra jamais le mystère de l'intimité entre Anna et Henning.
Ellinor qui a honte de ses origines tragiques,
Ellinor et son secret qui lui colle à la peau,
Ellinor et la solitude.
Une confession qui traverse soixante dix ans d'une vie, un bel exercice de mémoire et de deuil. Un auteur danois dont je suis une inconditionnelle, un grand plaisir de lecture, comme toujours.

“Tout passe, tout finit par passer.”
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Annette55
  20 mai 2018
Comment ne pas être ému et bouleversé par cet exercice de mémoire et de réflexion illuminé par le " Tu "qui donne une spontanéité et une immédiateté à ce monologue , apostrophe rare et précieuse ?
Voici , en effet, un exercice fascinant que nous livre l'auteur des"Bruits-du-coeur"et de "Quatre-jours-en-mars . IL traduit en phrases simples et nous livre un récit troublant , sensible et beau, qui recèle le chagrin et l'absence, la douceur mélancolique et apaisée du deuil , la perte et le manque, les interrogations, qui peuvent épouser aussi la joie et la détresse , la rancoeur et les regrets.......
L'auteur dont je suis une fervente admiratrice, tisse la trame subtile des sentiments indicibles d'Ellinor , vieillissante , 70 ans ,qui vient tout juste de perdre son mari Georg.
Elle se raconte au fil d'une longue lettre à Anna , son amie de toujours , la maîtresse de son mari Henning, disparue avec lui dans une avalanche dans les Dolomites , il y a quarante ans ........
C'est une histoire de famille complexe ! Tissée d'existences entrecroisées .......
Elle refait sa vie avec Georg , élève ses jumeaux dans le culte du souvenir de leur mère sans jamais rien leur révéler de la liaison d'Anna avec Henning , son mari disparu ...
.Maintenant , Ellinor ne se sent plus d'attache, vend sa maison et part vivre dans le quartier populaire du Copenhague de son enfance !
Une profonde solitude embrase ce récit , mais jamais tragique, teintée de regrets et de questions une solitude qu'Ellinor tentera d'apprivoiser !
L'auteur dissèque avec délicatesse et subtilité les mensonges , les mystères et les petites vengeances , les surprises , la jalousie .......à travers les souvenirs d'une survivante , qui cherche dans son veuvage la force d'entamer une vie nouvelle !
Un exercice de mémoire magique. Un roman puissant et magnifique , nostalgique , le récit tendre d'une vie vécue longuement à la place d'une autre .
Je salue cet immense écrivain Danois qui sait nous toucher au plus intime de nous - mêmes !
Je le conseille ........
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Guylaine
  13 mai 2018
« Voilà, ton mari est mort lui aussi, Anna. Ton mari, notre mari. »
C'est ainsi que commence ce roman, c'est ainsi qu'Ellinor, veuve de 70 ans, entame ce récit, sous forme d'une lettre adressée à Anna, celle qui fut sa meilleure amie, mais qui a quitté ce monde, depuis longtemps. Elle a été emportée dans une avalanche avec le premier mari d'Ellinor, Henning, dont le corps n'a pas été retrouvé.
Sont alors restés Ellinor et Georg…
Et là, Ellinor vient de perdre Georg. C'est sans doute ce qui la décide à s'ouvrir, à se livrer à cette amie disparue. Elle lui dit ce qu'elle n'a pas eu le temps de lui dire de son vivant, elle lui raconte ce qu'Anna n'a jamais eu le temps de vivre. Elle parle de son passé, sa mère, son enfance, son histoire d'amour avec Henning. Elle raconte l'après, ses liens avec Georg, comment elle a élevé les enfants d'Anna. Elle décrit aussi le présent, l'étrange place qu'elle occupe dans la vie de ses beaux-fils. Elle se confie, analysant ce qui l'a rendue si effacée tout au long de sa vie. Elle se questionne. Elle pardonne aussi…
A ce moment si particulier et si douloureux où la vie lui prend Georg, l'isole, elle pose ses mots comme pour s'alléger de tout ce passé, comme pour en faire une force pour vivre pleinement les années qui lui restent. Elle est sur le seuil d'une porte, elle a un deuil à faire, plusieurs même et elle le sait… Elle écrit : « Tu n'entends pas ce que je dis, et c'est ça le pire. Tu ne te souviens de rien, tu n'existes pas. Je te parle seulement pour être plus qu'une simple collection de faits et leur succession. »
Jens Christian Grondahl exprime merveilleusement bien les pensées de cette femme. Il tient sa plume, exprime ses sensations face à la perte. Il laisse deviner ses souffrances présentes et passées dans cette vie où sa place n'est jamais très clairement établie. Mais il chasse bien vite tout ce qui pourrait ressembler à du gluant, du poisseux, parce qu'ainsi va la vie. Il sonde cette âme humaine maintes fois blessée mais qui au matin de ses 70 ans décide de vivre.
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pyrouette
  02 juillet 2018
Ce récit d'une vie est tout simplement beau. Beau avec son humanité, une vie avec ses failles et ses forces. Ellinor écrit et se confie à sa meilleure amie, lui confie ses doutes, lui raconte sa famille depuis qu'elle n'est plus. Aimer le mari d'une autre, élever les enfants d'une autre, alors que cette autre était son amie et aussi la maîtresse de son premier mari. Alors que cette autre restera présente dans sa vie, Ellinor essaiera d'aimer sincèrement les jumeaux, comme ses propres enfants sans jamais remplacer leur maman, aimer le père de ces petits avec beaucoup de tendresse et de complicité. Mais voilà Georg est mort et avec lui, la cohérence de cette famille. Soixante-dix ans est un bel âge pour reprendre sa vie en main et retourner vivre dans le quartier populaire de son enfance.
La maison est mise en vente et les jumeaux n'apprécient pas.
Pendant ce temps Ellinor raconte à son amie son enfance sans père, le manque de complicité avec sa propre mère, la rencontre avec son premier mari, l'avortement et la stérilité ensuite, comme une punition.
Les meilleures années étaient celles de leur amitié.
Ellinor fait son deuil avec des mots qui grincent et qui heurtent. le deuil de Georg, de Henning son premier mari, d'Anna son amie.
Très belle lecture.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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spleen
  07 avril 2018
Dès les premiers mots de ce long monologue : " Voilà , ton mari est mort lui aussi Anna. Ton mari, notre mari ", le ton est donné .
A la fois récit d'une vie multipliée par quatre, Anna et Georg, Ellinor et Henning , Anna et Henning puis Ellinor et Georg , interrogation sur la force des sentiments d'un couple, et constatation de la volatilité de la reconstitution d'une famille .
Ellinor , soixante dix ans , s'adresse à Anna, son amie dont elle a pris la place lorsqu 'elle a disparu dans une avalanche avec son amant, le mari d'Ellinor .
Sans doute, faut-il pour vraiment apprécier ce livre avoir déjà vécu, pas forcément les mêmes drames , mais des changements d'orientation dans une vie sentimentale et familiale : ressentiments , c'est certain, doute sur sa place réelle dans le coeur de celui qui reste et encore plus dans le regard des enfants de l'autre , avec parfois l'impression d'être déplacée, surtout lorsque pour Ellinor se rajoute une différence de milieu social qui revient forcément comme un boomerang lorsqu'elle se retrouve seule devant des enfants devenus adultes .
C'est nostalgique et sensible et tellement réaliste !
Un auteur dont je n'avais encore rien lu mais ça va changer ...
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critiques presse (3)
LActualite   06 août 2018
Tout est limpide dans cette histoire de vengeance, de deuil et de reconstruction, qui marque et ébranle notre propre morale.
Lire la critique sur le site : LActualite
LeMonde   22 mars 2018
Une femme cherche dans son récent veuvage la force d’entamer une vie nouvelle. Avec « Quelle n’est pas ma joie », le romancier danois transcende l’ordinaire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   15 février 2018
L'écrivain danois dissèque les sentiments troubles, les mensonges, les petites vengeances, à travers les souvenirs d'une survivante.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   15 février 2018
J’ai hésité quelques secondes devant la porte de l’appartement qui a encore le nom d’une autre personne. Deux pièces vides qui donnent sur la rue et une pièce tout aussi vide donnant sur la cour. Le plancher a grincé sous mes pas, des pas qui résonnaient. J’ai eu le sentiment de déranger. Déranger quoi ? Le vide, l’absence en soi.
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Annette55Annette55   20 mai 2018
"L'amour ne sait pas, pas vrai ? Il ne connait que le présent, tant que ça dure........Les amants prennent le droit, avec violence ou avec ce qui y ressemble, et ils ne songent pas à s'expliquer .
Parce que c'était lui, parce que c'était toi ......Nous , qui ne sommes plus aimés nous devons choisir entre la vengeance et la compréhension ......."
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PiatkaPiatka   29 mars 2018
L’amour était là. Ne l’est-il plus ? Si, il ne meurt pas avec la personne, mais pendant combien de temps peut-il flotter ainsi, tout seul, dans le salon vide, au milieu des grains de poussière dans un rayon de soleil ? À quel moment le souvenir d’un sentiment cesse-t-il d’être le sentiment lui-même ?
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GuylaineGuylaine   12 mai 2018
Comment peut-on connaître quelque chose aussi bien sans avoir les mots pour le décrire ? Son odeur est là, dans mon souvenir, comme un fait, et elle y reste, sans pouvoir être décrite. Elle existait, elle n'est plus qu'un souvenir muet.
Commenter  J’apprécie          160
spleenspleen   19 mars 2018
L'amour était là. Ne l'est-il plus? Si, il ne meurt pas avec la personne, mais combien de temps peut-il flotter ainsi, tout seul, dans le salon vide, au milieu des grains de poussière dans un rayon de soleil ? A quel moment le souvenir d'un sentiment cesse-t'il d'être le sentiment lui-même ?
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