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EAN : 9782266219709
384 pages
Pocket (28/06/2012)
3.87/5   73 notes
Résumé :
Rade de Brest, 1781 ; Basile, jeune Breton que rien ne semblait conduire à un tel destin, se retrouve à bord de la Diane, frégate sous commandement du capitaine Selcy en partance pour Fort-Royal de la Martinique. Là-bas, la France défend âprement ses possessions antillaises face à la couronne britannique. C'est dans ces batailles sur mers lointaines que Basile apprendra le métier de marin, mais découvrira aussi bien des choses sur sa propre existence...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Magnifique

Basile, jeune breton, enrôlé de force dans la marine de guerre française sous Louis XVI va s'avérer être un atout précieux, car sachant écrire et parler Anglais. Mais il est plus qu'un simple quidam, ce qui va pimenter l'histoire.

L'auteur se réclame notamment des plus grands classiques que sont les Hornblower, Bolitho et Aubrey. Il le peut. le roman, écrit comme étant les souvenirs de Basile (avec quelques rajouts pour la fluidité de l'histoire) a du coup un style qui fait (volontairement) un peu daté, ce qui est tout à fait raccord avec les nombreux termes techniques de la marine à voile de guerre de l'époque. Un look-like parfaitement réussi en quelque sorte. A côté, les livres de Fabien Claw font plus modernes. (mais il me reste à lire les Thomas Kidd pour en faire la comparaison).

C'est bien construit, bien rythmé, haletant et somme toute assez facile à lire si on a déjà plongé dans les romans sus-cités. Pour les autres, un petit temps d'adaptation du au vocabulaire un peu technique parfois, sera nécessaire.

Et puis j'aime les romans d'aventures navales français. Parce qu'à force de lire de l'Anglais on finissait par croire que pas un seul navire français n'arrivait à couler un ennemi…
Rassurez-vous Mme Bourdel, c'est français, c'est la police française.
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Avec L'énigme de la Diane, Nicolas Grondin nous offre une superbe épopée maritime et un grand roman d'aventure dans la droite ligne de ses devanciers britanniques mais aussi dans la filiation des Garneray et consorts.

Bien sûr, il est toujours satisfaisant de voir la Navy en fâcheuse posture mais au-delà de ce chauvinisme guerrier de bon aloi, l'histoire que nous conte l'auteur est très agréable à lire et fort bien construite. Ses personnages ont une réelle épaisseur qui évolue tout au long du roman.

L'auteur fait l'effort de tremper sa plume à l'encre de la marine à voile et de cette fin de XVIIIème. Et le moins que l'on puisse souligner, c'est que ce pari est réussi. le lecteur est propulsé sur le pont de la Diane et vit au rythme des houles océanes. Cela donne parfois un texte un peu difficile à lire pour qui n'est pas amariné mais le glossaire de fin d'ouvrage vous sauvera sans doute.

En conclusion, que n'ai-je cédé plut tôt aux sirènes de cette course au large qui m'attendait sagement dans ma pile à lire…
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Premier essai pour Nicolas Grondin dans l'univers maritime du XVIIIème siècle, et qu'il est frais d'enfin voir un auteur français se lancer dans cette bataille envahie d'écrivains britanniques. Un nouveau point de vue s'offre à nous, sans faire preuve de patriotisme excessif, un recul objectif sur cette époque nous éclaire et nous enorgueillit. Basile, jeune breton aisé, embarque sur une frégate de guerre et traverse l'Atlantique pour se retrouver dans les Antilles Françaises où il devra relever ses premiers défis. Malgré ma fierté de voir un auteur breton nous conter ces aventures dans un décor fabuleux, il faut s'avouer vaincus, les britanniques excellent dans cette art, bien mieux que nous ne le faisons, les Patrick O'Brian et autres Julian Stockwin sont à quatre ou cinq niveaux au-dessus. Nicolas Grondin tente vainement de se rattraper en inondant le lecteur de termes marins, une tâche inutile n'apportant rien au récit, aux détails, et noyant les fidèles. Pourtant, là excellent les anglo-saxons précédemment cités qui, dans leurs très nombreux romans, distribuent avec parcimonie les termes alambiqués de la marine de guerre. D'autre part, l'auteur , pour donner un souffle nouveau à ce style littéraire échaudé sous les plumes britanniques, va trop loin dans l'intrigue et les rebondissements, il perd son équilibre entre roman de guerre et intrigues du « club des 5 ». Préférez les aventures de Thomas Kydd ou Jack Aubrey, qui, bien qu'anglais, nous transportent littéralement. En espérant que l'auteur rectifiera le tire dans les (nombreux ?) tomes à venir.
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Très belle aventure qui vous fera traverser les océans aux mille périls sur fond de conflit franco-anglais.
Certes, l'auteur prend plaisir à noyer son lecteur sous l'avalanche de termes maritimes extrêmement précis. Ne quittez pas le navire pour autant ! Novice en la matière, vous ne vous en sentirez que plus proche de notre malheureux Basile, marin malgré lui avec lequel vous apprendrez la rude existence qui attend chaque pensionnaire de la Diane. Cette gracieuse frégate constitue elle-même un personnage à part entière. Son évolution et ses démêlées avec les Anglais vont tiendront en haleine tout au long de l'intrigue et bientôt, le branle-bas de combat n'aura plus de secret pour vous.
Le dénouement est peut-être un peu attendu mais Nicolas Grondin déroule tranquillement son histoire sans s'encombrer d'invraisemblances. Lorsque La Diane vous dévoilera son (ses ?) secret(s), c'est le sourire aux lèvres que vous accueillerez ce que vous pressentiez dès les premières pages.
Cette quasi-transparence ne gâche en rien le plaisir de la lecture, la découverte de toutes ces individualités perdues sur cette dame de bois, de voiles et de canons.
A l'abordage !
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Je viens à peine de le terminer et il n'y a qu'un aspect du livre qui m'a empêché d'avancer plus rapidement dans sa lecture: le vocabulaire maritime qui m'a franchement rebuté.

Parce que je dois bien l'avouer je n'ai aucune connaissance de ce côté là, je sais différencier babord et tribord et je considère que c'est déjà pas mal, pour le reste je m'en fiche un petit peu. Mais c'est un choix assumé de l'auteur de toute évidence, il nous livre un récit précis et détaillé qui peut permettre de visualiser en détail ce dont il parle et le petit lexique à la fin du livre est là pour nous y aider mais du coup, il faut sans arrêt aller regarder pour comprendre ce qu'on lit et ce n'est pas dans mes habitudes. Malheureusement pour moi je suis donc passée à côté de certaines descriptions mais ça ne m'a pas empêché d'aimer ce que j'ai compris.

L'histoire en elle même est prenante et merveilleusement bien écrite et menée, c'est un plaisir de suivre les aventures de Basile et d'en découvrir d'avantage sur lui et sur les mystères qui l'entourent. de même les exercices de navigation et les batailles sont très bien écrits.

Au final, c'est un vrai récit d'aventure à l'ancienne que l'auteur nous livre, c'est plaisant à lire mais le livre aurait sans doute était plus accessible sans tout ce vocabulaire maritime...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
La puissance des caronades se lisait encore dans les bois hachés des lisses, des batayoles et des bas de mât. Cela semblait ne jamais devoir finir, et je me contraignais à ne pas regarder pour ce qu’ils étaient les esquilles d’os et les morceaux de chair indistincts que déplaçaient mes fils de carets.
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Sa peu farouche moitié était si ambitieuse, si attentive aux pas qu’elle faisait à Versailles et aux Tuileries, si regardante à qui elle ouvrait le compas, que son éventail était plus dangereux que les mortiers des chebeks maures qu’il avait combattus de la dunette du Galopin.
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Ainsi donc, j’allais connaître mon premier combat naval. Je n’avais pas peur et, pour tout dire, j’en étais même curieux, fort de cette naïve intuition d’invulnérabilité dont la jeunesse pare son ignorance.
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Les bois de la frégate craquaient encore de se mettre à leur aise, et chaque grincement me faisait sursauter, certain que le mince rempart de chêne entre les abysses et moi allait céder sous les coups de bélier des lames grises.
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Où je découvre que le combat n’est pas honneur mais précipitation apeurée, alors même qu’il révèle la détermination des forts et la lâcheté des faibles.
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