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ISBN : 1092444130
Éditeur : Atelier Cont (07/09/2014)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Parce que toute histoire est trouée et chaque souvenir un récit, parce que je ne pouvais accepter que la perte des origines italiennes soit synonyme d’abandon ou de disparition, les ricordi – ces souvenirs qui appartenaient à d’autres que moi et sont désormais aussi les miens – ont jailli dans le désordre, entre liste et litanie, à la manière de Joe Brainard ou de Georges Perec.
Ici, Mi ricordo ne veut pas dire « Je me souviens » mais « Je se souvient » : de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
silencieuse1
  18 novembre 2014
480 fragments pour peindre la fantastique Italie qui nous fera toujours rêver. La mémoire est un mystère, grâce à elle « une forme d'éternité devient possible ». Les fragments, un peu de magie, sont illustrés par Daniel Schlier et cela nous donne à l'ensemble une dimension hors du commun. Cela peut paraître déstabilisant, mais c'est bien ainsi que se présentent dans le désordre nos souvenirs, s'ils sont nos souvenirs, ou ceux empruntés à la mémoire du temps. Cet ouvrage courageux, édité par une maison d'édition qui prend des risques et les assume, cet ouvrage courageux nous ouvre des portes et nous livre des secrets. Il se lit mot à mot et se déguste. Des mots d'amour et de rêves, de tendres nostalgies qui viennent se poser sur nous comme de petits papillons.
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alexandrebertin
  02 octobre 2017
"Mi ricordo". C'est par ces deux mots en italien que débutent chacun des 480 fragments de texte qui nous plonge dans L Histoire récente italienne. En mélangeant des souvenirs personnels, vécus ou racontés car Christophe Grossi est français d'origine italienne. On progresse dans L Histoire par petites touches déposées, esquissées, suggérées.
Grossi mêle délicatement la grande Histoire celle qui a fondé l'Italie contemporaine avec des choses plus terre-à-terre : ses références sont à la fois politiques, sociales, cinématographiques, géographiques etc.
Si le livre peut dérouter dans sa forme, le fond est réellement intéressant.
C'est également une expérience intéressante que de lire ce livre à voix haute.
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ProfesseurDan
  21 septembre 2017
Ce livre peut vraiment être considéré comme un remake italien du Je me souviens de Georges Pérec.
Il est vrai que lus les uns après les autres, de manière rectiligne, il est vrai que les "Mi ricordo" ne semblent pas avoir grand intérêt, mais ce qui est chouette dans cette lecture, c'est qu'on se rend compte, au fil de la lecture, qu'il s'agit en réalité de diverses petites histoires (le "règne" de Mussolini, la Résistance avec les grèves dans les usines italiennes (notamment chez Fiat) durant la Seconde Guerre mondiale, l'histoire de l'Arte povera italien, une histoire de Miss Italie, un parcours du cinéma italien, diverses citations de grands artistes...) découpées et mélangées (comme un certain embrouillamini dans les souvenirs humains) qui donnent certes un côté déconcertant à l'oeuvre mais qui, une fois les histoires réassemblées donnent un point de vue relativement clair et intéressant de l'Histoire italienne (tant politique qu'artistique).
Qui plus est, en plus de ces "mi ricordo", le livre est ponctué de doubles pages de dessins à la signification tout aussi mystérieuse, ce qui peut nous amener à réfléchir pour quérir une signification à ces dessins comme pour un test de Rorschach, ce qui ajoute un certain intérêt à l'oeuvre.
Bref, un voyage mi-littéraire, mi-pictural dans l'Italie contemporaine qui suscite tout de même un peu de réflexion pour savoir bien le lire, ce qui peut parfois rebuter.
Lien : http://leslecturesduprofesse..
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camille1993
  25 septembre 2017
Etrange, ce livre... Format inhabituel pour commencer : une succession de phrases numérotées auxquelles il faut ajouter "Ricordi" au début pour comprendre le sens. Les thèmes abordés sont multiples et plus ou moins intéressants. Je ne suis pas particulièrement fan de la forme utilisée par l'auteur qui offre une lecture décousue proche de la prose poétique. Par contre, très jolie couverture, et une bien belle édition.
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critiques presse (1)
NonFiction   16 janvier 2015
Ricordi est une prose poétique, écriture au-dessus du vide. Face à cette mémoire impossible, depuis ce lieu du vertige qui fait perdre pied, tout contact avec le sol et le fil du temps, l'écriture de Ricordi s'élève en art de fabriquer des cordes. Les 480 fragments sont des souvenirs filés à partir d'une matière d'images et de textes tordus et tressés ensembles.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   03 novembre 2014
323. Mi ricordo

quand ont été institués dans l'usine Fiat des tribunaux où siégeaient des dirigeants et des contremaîtres.

324. Mi ricordo
qu'au moment où cet acteur commença à imaginer qu'il portait en lui tout le Néoréalisme, on venait juste de passer aux comédies.

325. Mi ricordo
que sa famille idéale tient dans une photographie en noir et blanc : un père penché qui fume et une mère qui (se) défile.

326. Mi ricordo
qu'elle ne jetait pas de sorts, ne mangeait ni cafards ni rats ni épluchures pourries et encore moins de toiles d'araignées.

327. Mi ricordo
que chacun de ses gestes était comme un salut au dehors (fermer un livre, la main, les yeux, les rideaux, les parenthèses).

328. Mi ricordo
qu'il la croisait partout : elle tenait un poste à souder, une trousse de secours bourrée à craquer, un balai hirsute).

329. Mi ricordo
de ceux qui ont attendu l'aube sans avoir jamais cherché à savoir ce que l'autre avait fait ou pas pendant la guerre civile.

330. Mi ricordo
que se côtoyaient dans les bordels le gratin de la politique locale, la presse turinoise et l'élite de l'édition italienne.

331. Mi ricordo
que les structures, celles qui avaient rendu le fascisme possible, sont restées en place après la mort de Mussolini.

332. Mi ricordo
de ceux qui sont partis travailler dans les mines, en Lorraine ou au Luxembourg.

+ Lire la suite
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AunryzAunryz   03 septembre 2015
207. Mi ricordo
De ceux qui vivaient au milieu des vignes, au
bord d'un lac, à la campagne, dans la forêt,
près d'un ruisseau, peu importe.

http://wp.me/p5DYAB-1hQ
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AunryzAunryz   07 mai 2015
1. Mi rocordo
que quelqu'un a parlé dans l'obscurité,
quelqu'un a parlé, dans le noir quelqu'un vient
de dire Oublie.
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AunryzAunryz   24 juin 2015
59. Mi ricordi
d'accolades tap tap tap dans le dos, puis, dès
la frontière franchie, de bras qui se lèvent, de
mains qui s'agitent : adieu.

http://wp.me/p5DYAB-10O
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AunryzAunryz   20 juillet 2015
103. Mi ricordo
Des ruraux qui pestaient quand on leur
parlait de miracle industriel

http://wp.me/p5DYAB-18R
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Vidéo de Christophe Grossi
Entretien avec Christophe Grossi
Le web a t-il changé, modifié, voire permis une nouvelle forme d'écriture ? Rencontre avec Christophe Grossi, l'auteur de la revue en ligne « Déboitements ».
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